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06/12/2013

Révision technique

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Dès le lendemain de notre arrivée, nous entreprenons le nettoyage du bateau après près d’un mois de mer sans toucher de port. On refait un peu le plein de frais et miracle, pour les intimes, on trouve même à Mindelo de l'Ovomaltine

Nettoyage du pont à l’eau de mer et rinçage à l’eau douce, car sur Mindelo l’eau douce est comptée (elle provient d’usine de dessalinisation) et nous essayons de l’économiser comme en navigation.

On décape les inox qui ont pris du sel, ce qui permet de vérifier tous les écrous et l’ensemble des points de fragilité.

Nous nous occupons du frigo car depuis Sal il est en panne. Nous avions constaté qu’il ne faisait pas de froid. Thibault notre chef méca avait cherché les causes de la panne, sans trouver le problème. Nous avions décidé d’attendre Mindelo pour approfondir la question. En attendant, nous faisions congeler des bouteilles dans le congelateur et les mettions dans le frigo transformé en glacière.

Un spécialiste local fait le tour de la question avec Thibault remontant le long du circuit du froid. Après une demi-journée de recherche on s’aperçoit que le courant ne passe plus entre le thermostat et le moteur. On est obligé de sortir le frigo de son logement et on s’aperçoit que le câble électrique est rongé sur 10 cm. C’est le cadeau d’adieu de notre passager clandestin (voir la note). Un fois tout remonté, nous retrouvons le froid à bord.

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On termine l’inspection par un tour en tête de mat. Cela donne l’occasion de revisser une antenne. Ensuite, Thibault vérifie la fixation des cadènes et remarque un aspect anormal qui nous pose des questions. On interroge le chantier. Au vu des photos réalisées in situ, il apparaît qu’il existe un problème nécessitant de consulter l’assurance et de réaliser une expertise.

Nous devons donc attendre que toutes ces démarches se mettent en place pour prendre une décision sur la suite à donner. Il est conseillé de ne pas naviguer en attente d'avis spécialisé.



Notre programme est mis en stand-by et nous allons devoir attendre plusieurs jours avant d'en savoir plus. Nous essayons de garder le moral et décidons de visiter l'ile proche de Santo Antao dont on nous a dit le plus grand bien. Nous décidons de partir trois jours pour se changer les idées.

16:26 Publié dans 11 Escales | Commentaires (2) | Tags : escale, techniques

08/06/2010

Escale technique

Devant les divers problèmes techniques, certains anciens (problème de dérive qui tape dans le puits bâbord, certains récents (pompe à eau bâbord défectueuse, eau chaude en continu sur le circuit bâbord....), il est décidé de rentrer vers le chantier.

Après avoir dit au revoir à nos équipiers qui rentrent sur Paris, nous quittons Puerto do Soller le vendredi matin car du NW est annoncé assez fort et nous aimerions passer avant. Nous allons tirer un grand bord de près serré avec 20 à 23 nds de vent et une mer qui vient de face, qui nous mènera au niveau de Blanes, puis nous longerons la côte toujours au près pour arriver à Canet en Roussillon le lendemain après 30 heures de nav. Le vent se lèvera peu après notre arrivée et bercera un nuit réparatrice.

Dès le lundi, le programme des réparations est mis en route. Il est décidé de sortir le bateau pour mettre des cales dans la partie basse du puits de dérive. La pompe est changée, mais la neuve est défectueuse d'emblée (comme quoi il existe encore un certain manque de fiabilité dans les matériaux installés dans les bateaux). Elle est changée et le problème du chauffe eau est vu avec comme diagnostic un clapet anti-retour défectueux (problème connu du chantier) qui nécessite la mise en place d'un clapet extérieur. On fera de même sur l'autre chauffe eau en préventif. Tout cela prend un peu de temps, et la semaine s'écoule avec un vent qui souffle les trois premiers jours avec 30 à 35 nds dans le port. Les nuages du vent s'étalent en lenticules depuis le Canigou.

Nuages lenticulaires
signe de grand vent

Les problèmes réglés, on se prépare pour un retour vers Soller. La météo annonce une fenêtre pour le dimanche et lundi avec du NW et du NE avec retour ensuite au sud qui nous ferait repartir au près ce qui donnerait du grain à moudre à Lucien (qui comprendra). La journée du samedi, après un rinçage à l'eau douce du bateau qui a récupéré le sable après les vents de terre, est consacrée au farniente. Nous passons un agréable moment avec Christophe et Rachel à la terrasse de la pagode de la plage où sangria et Manzanilla apprécient la brumisation régulière qui nous rafraichit.

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Le départ se fait sous un ciel couvert et laiteux avec une visibilité limitée à 5 MN. Le vent prévu nous abandonne rapidement et nous poursuivons au moteur. Ce sera l'occasion de passer le Cap Creus de près entre les deux ilots qui le prolonge où Nastia, catana 58 qui sort du chantier, nous rattrapera avant de mettre le cap sur Cadaques.

Au Cabo de San Sebastian nous mettons le cap sur Soller et l'ENE prévu, qui se renforcera au petit matin nous permettra de rallier Soller avec des pointes à 9 nds sous solent et GV haute avec une moyenne de 7 nds. Notre vie à bord a pris son rythme de croisière. Une petite vidéo pour vivre ces instants

Nous arrivons à Midi à Puerto do Soller, après 170 mn, où nous mouillons dans la baie. Après un bon déjeuner, une sieste  réparatrice s'impose pour récupérer du manque de sommeil au cours de la dernière nuit passée en mer. Le lendemain matin,  un premier bain du matin dans une eau à 22° permet de vérifier que l'hélice n'est pas entravée. Il est ensuite temps de s'occuper des nouveaux problèmes techniques découverts durant la traversée :
- barre qui vibre à bâbord : suite aux réglages de barre effectués au chantier, plusieurs boulons sont dévissés. On ressert le tout ce qui s'averera efficace.
- nous nous somme rendus compte, au mouillage,  que nous n'avions plus d'information au sondeur. Appel aux spécialistes c'st le capteur qui est déficient et qui sera remplacé par un neuf.

Comme quoi, il y a toujours quelque chose à faire à bord d'un bateau. Mais que ne ferait-on pas pour profiter d'un aussi beau coucher de soleil

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02/11/2008

Sommaire techniques et trucs

 

Comme disait Thierry Le Luron, Vous venez avec vos questions, je viens avec mes réponses.....

Cette catégorie sera alimentée au fur et à mesure. Si des questions pratiques dans les domaines évoqués vous semblent utiles, laissez un commentaire et nous essaierons d’y répondre.


lecapdoc.jpgLes conseils du cap’doc

. Les gestes d'urgence

. La pharmacie du bord

 

 

 

 

 

delicecaptinew.jpgLes délices de la cap’tine

. A venir Les meilleures recettes de la cap'tine

 

 

 

 

 

 

longuevue.jpgTrucs et astuces

. Le loch à bateaux

. Se protéger de l'humidité

.Sigles GPS et autres outils de navigation

 

 

 

 

 

rosedesvents.jpgInfos pratiques

. L'assurance

- Une révision de l'annexe de survie

01/11/2008

Révision de la Survie

La révision de la survie est l'occasion de voir au calme et au sec ce que l'on espère ne jamais voir en conditions agitées et humides.

Je ne saurais trop recommander d'assister une fois à cette révision pour avoir les idées claires sur le sujet.

Du bout d'armenent vers le percuteur
L'anneau de percussion
Ouverture du sac sous vide

 

Bouteille et sac
Débute du gonflage
La survie se déplie

 

Gonflage des arceaux
De face
de dos

 

Le matériel de survie

Détail

La survie reste gonflée pendant plusieurs heures en surpression pour vérifier l'étanchéité de l'ensemble. Les packs d'eau sont changés, la lampe de secours est vérifiée et les piles changées. Le fusées périmées sont remplacées.

Un certificat de révision est fourni.

00:25 Publié dans 06 Techniques et trucs | Commentaires (0) | Tags : techniques

Sigles GPS et outils de navigation

Utiliser les outils modernes de navigation (GPS, logiciel de navigation) relève d’une initiation cabalistique.

Un langage réservé aux initiés permet d’approcher l’utilisation de ces outils qui apportent un plus indéniable dans la pratique de la navigation. Il faut toutefois rappeler qu’il ne faut pas se rapporter exclusivement à cette technologie et savoir y avoir recours en conservant son sens marin pour en analyser les données.

N’ayant aucune pratique de ce type d’outil, il m’a fallu passer par l’initiation à ce nouveau langage.

On s’aperçoit qu’il est souvent difficile de comprendre déjà ce que signifient tous ces sigles, puis de voir ensuite à quoi ils correspondent.

Ayant passé « un certain temps » pour déchiffrer ses hiéroglyphes des temps modernes, j’ai décidé de mettre à disposition des candidats à ce nouveau monde de la navigation, une synthèse de mes recherches.

Vous en trouverez le contenu dans le fichier à télécharger

 

Se protéger de l'humidité

Avec le développement des matériels électroniques à bord, l'humidité qui a toujours été liée à la vie maritime est un problème qui peut avoir des conséquences importantes.

Les solutions miracles n'existent pas, mais on peut essayer de composer avec l'élément.

J'ai pris comme option de recourir au Silica gel. (les petits sachets que l'on trouve dans les étuis d'appareil photographique).Le gel de silice est plus connu sous son nom anglais silicagel. Il existe sous forme de granulés de diamètres variés ou précis après sélection.Doté d’une capacité d’absorption de 30% de son poids, il a le grand avantage de conserver les liquides sans suinter, ni fondre

Compte tenu des besoins en bateau, il est nécessaire de recourir à des quantités importantes. La société Aqua-control propose des packages intéressants de 1000 g. A partir de ce conditionnement, il est possible de s'adapter à ses besoins.

Quelles quantités ?

 Environ 1 kg pour un espace de 10 m3 (estimation personnelle sans valeur d'engagement). Cela peut éviter une partie du ruissellement sur les coques intérieures.

Comment l'utiliser ? 

 Mettre le produit dans un bocal étanche pour la conservation (peut se conserver très longtemps). Pour l'utilisation ouvrir le bocal dans l'espace concerné. Le produit est actif lorsqu'il est orange, lorsqu'il passe au vert sombre, il faut le régénérer.

Comment le régénérer ?

 Mettre les billes dans une poêle à feu doux et lorsqu'elles retrouvent leur couleur orange, le produit est à nouveau opérationnel.

Pour le petit matériel :

L'ordinateur dans une sacoche : un sachet de 100g.

La caméra : un sachet de 50 g

L'appareil photo : un sachet de 30 g

Comment faire : faire des petits sachets avec du tissus coton (de vieux draps font l'affaire) et les fermer avec un velcro. Lorsque le produit est à regénérer, on le sort du sachet et on procède comme auparavant.

Cap'truc : les boites d'Ovomaltine, excellent pour le petit déjeuner du cap'tain, sont très adaptées à la conservation de ce produit. Ne pas enlever le capuchon en carton qui se trouve dans le couvercle.

N.B. les produits cités dans cette note ne le sont qu'à titre d'information et font référence à ce que j'utilise, sans intérêts particuliers.

00:15 Publié dans 06 Techniques et trucs | Commentaires (0) | Tags : techniques, trucs

Assurance

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, alors que la démarche d’assurance permet de protéger les personnes et les biens, l’assureur ne semble pas là, pour vous aider dans cette démarche.

Arriver à se faire une opinion sur le type et la nature des assurances les mieux adaptées à son projet relève du véritable jeux de piste, marqué par des termes bien souvent incompréhensibles noyés au milieu de textes d’une longueur infinie et mal définie

La cap’tine étant juriste de formation s’est attelée à la tâche fastidieuse consistant à défricher les contrats.

Après des heures de travail, il a été possible de dégager une base de comparaison qui permet de faire un appel d’offre auprès des différentes compagnies.

Il faut retenir en première approche plusieurs cadres :

L’assurance du bateau : Un élément important repose sur la notion de valeur agrée ou de valeur vénale.

Valeur agrée : C'est la valeur fixée contradictoirement par l'assureur et l'assuré (utilisée pour tout ce qui est difficile à chiffrer, elle n'a pas pour principe de donner une valeur supérieure mais de servir de preuve à l'assuré). En cas de contestation c'est à charge de l'assureur d'amener la preuve de la valeur du navire ou du yacht si celle ci est différente. Particulièrement important en cas de perte totale où le bateau n'est plus visible (lorsque la matérialité fait défaut). Cette valeur est déterminée sur la base d'un rapport d'expert agréé (certaines compagnies exigent l'agrément CESAM). Cette expertise pour être complète doit généralement être réalisée hors d'eau. La durée de validité de l'expertise est le plus souvent de 3 ans. Pour un bateau neuf, la valeur agrée peut correspondre à la valeur du navire à la sortie du chantier. Cela doit être défini contractuellement

Valeur vénale : Ou valeur économique, c'est la valeur du bateau à dire d'expert sur le marché de l'occasion au jour du sinistre. Cette valeur doit correspondre à celle de votre déclaration. S'il est constaté une différence entre la valeur déclarée, l'assuré est considéré comme son propre assureur pour la différence et supportera sa part proportionnelle des dommages. Si le bateau a une valeur supérieure à celle assurée, on indemnise dans la proportion existante entre la valeur réelle et la valeur déclarée.

La responsabilité civile pour assurer les dommages causés à autrui dont la responsabilité pourrait être imputée au bateau et à ses responsables.

La protection juridique : Elle ne prend en charge les frais souvent que de manière limitée et bien souvent que sur les territoires européens.

L’individuelle accident comprend une assurance décès et une assurance invalidité dont les montants sont variables. A comparer avec ses assurances privées par ailleurs.

L’assurance santé : il faut savoir que les soins sont beaucoup plus onéreux hors de France. Les caisses d’assurance maladie française prennent en charge certains soins dans la zone européenne sur les tarifs français. Il est donc indispensable de souscrire une assurance privée qui prendra en charge les soins de première urgence à l’étranger ainsi qu’une assurance rapatriement en cas de problème de santé grave. A savoir que les assurances rapatriement comprises dans certains contrats liés aux carte bancaire ne couvrent en général que trois mois après avoir quitté la France.

L’assurance responsabilité civile individuelle famille pour les dommages causés à autrui en dehors du bateau par l’assuré.

Une fois ces grands cadres définis, la partie de plaisir commence pour aborder les détails de chacune de ses assurances.

Les deux plus importantes à préciser sont l’assurance bateau et l’assurance santé.

Pour apporter une contribution à la réflexion nous avons mis en place un fichier excel que nous mettons à la disposition de ceux qui se lancent dans le jeux de piste.

Télécharger le fichier

Loch à bateaux

En cas de panne d’électronique, il est possible d’affiner son estime en ayant recours à un loch inspiré du « loch à bateau » de la vieille marine à voile, extrapolé du matériel décrit dans le cours des Glénans de 1982, qu’il peut être utile et facile d’emporter en matériel de secours ou de survie.

La théorie : le principe est de laisser filer une ligne, reliée à une planchette de bois lestée pour flotter à la surface, sur laquelle on a fait des nœuds tous les 7m71 (soit 1/240 de mille). On laisse filer la ligne et on compte, à partir du premier nœud, combien de nœuds passent dans la main en 15 secondes (Soit 1/240 d’heure) ce qui donne la vitesse en Nœuds

filer 8 nœuds, c’est faire 8 milles dans l’heure….

 

lochabateaub.jpg

Si on a pas eu le temps de préparer son loch perso, il est possible d’improviser.

 On utilise une bouteille remplie d’eau de manière à lui laisser une flottaison en limite de surface, on l’amarre sur la ligne de sonde avec les nœuds à la bonne longueur et le tour est joué. Et cela ne tombe jamais en panne.

00:00 Publié dans 06 Techniques et trucs | Commentaires (1) | Tags : techniques