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16/12/2013

Soirée Amicale avant retour

Nous nous retrouvons pour un apéritif à bord de Brise Dhe Mar avec Sev et Mathieu, du Figaro Sylva de 9,5m qui nous font face sur le Catway, les Brigantins sur leur bateau en acier du même nom et Yves sur son Gin Fizz Marie-Galante.

20131215amis.jpg

Après avoir dégusté des pousse-pieds pour la première fois, nous partons pour une soirée musicale à la Casa de la Norma, où le chanteur Cap Verdien Tito Paris se produit avec ses amis.

La soirée débute vers 23h00 et, comme nous sommes en avance, quelques tournées de Punch miel permettent de patienter.

Des rythmes
à
Danser

Les rythmes entrainants de Tito Paris qui a composé de  nombreuses chansons pour Cesaria Evora, nous poussent vers la scène pour quelques danses endiablées en compagnie des danseurs Cap Verdiens. Nous avons les félicitations des locaux sur notre façon de danser ce qui nous montre que nous ne sommes pas encore trop rouillés (par l’eau de mer).  Le retour se fera tôt le matin, et la nuit sera un peu courte en raison d’une houle qui rentre dans la baie et tire un peu sur les aussières.


Le lendemain devant les difficultés à résoudre nos problèmes, nous décidons de rentrer en France en laissant le bateau à la marina. Avec les fêtes qui s’annoncent, nous pensons que ce sera plus facile de discuter de notre problème en se rapprochant du chantier.

Nos compagnons de ponton gardent un oeil sur le bateau (merci Yves et les équipages de Sylva, Marie-Galante, Brigantin et Robin'Home dont certain ont repris la mer en direction des Antilles)

Coucher de Soleil à Mindelo

En attendant nous vous souhaitons de bonnes fêtes de fin d'année et une bonne année 2014.

17:51 Publié dans 05 Rencontres | Commentaires (1) | Tags : rencontres

26/07/2009

Lagune de Faro

De Portimao à la lagune qui s’étale entre Faro et Olhao (prononcer »O-lé-o ») protégée par les ilha de Barreta et Culatra, environ 30 milles. Départ à 8 heure pour essayer d’arriver à l’étale de pleine mer à l’entrée de la lagune à Cabo de santa Maria, pour éviter les courants forts.

La marina est quittée rapidement et nous envoyons la GV dans la rade de Portimao. Dès la sortie le vent monte rapidement d’un cran pour atteindre 18 à 20 nds ce qui nous oblige de prendre un ris car nous sommes au bon plein. La mer est courte, un peu hachée mais non formée car le vent vient de terre. Le bateau file à plus de 8 nds qui nous font gagner de l’avance sur l’horaire. C’est la fin de la brise de terre qui devrait nous lâcher vers 10 heures. Une veille permanente est nécessaire devant la présence de nombreux filets de pêche. Comme prévu le vent molli en fin de matinée et nous finirons au moteur sur une mer lisse pour franchir l’entrée de la lagune par la barra nova. Il faut bien arrondir la pointe car il existe une remontée des fonds par banc de sable. Nous arrivons au bon moment de la marée et le courant est encore un peu favorable. Après avoir repéré les bouées, nous prenons le chenal qui nous conduit à Ponte Cais, petit port sur l’île de Culatra devant lequel nous mouillons à l’endroit prévu par 3 mètres de fond. A côté de nous, un beau cata du nom de Boa Ideia, dont le propriétaire nous fait un salut que nous lui rendons.

Après-midi farniente, pour prendre la mesure du mouillage est être certain que le bateau est solidement ancré au fond.

Port et Mouillage Ponte Cais
Coucher de soleil sur Faro

Le lendemain, on part en repérage en annexe pour une petite ballade dans l’île. Un port de pêcheurs, pas de voitures, quelques tracteurs. Nous traversons la rue principale du village recouverte de grandes dalles posées sur lit de sable qui nous conduit par un petit chemin sur pilotis jusqu’à la plage en face de l’océan de l’autre côté de l’île.

La Grande Rue
de Ponte Cais

Une fête se prépare pour l’anniversaire de l’île. Dimanche, c’est fête au village avec accordéons, démonstration de danse de salon sur une piste de danse improvisée avec lino posé sur le sable. Les jeunes couples montrent leurs talents et les danses arabes sont particulièrement appréciées par les spectateurs hommes. Tous les officiels sont là : sapeurs pompiers, officiers de marines… Une forte activité anime le port et la soirée se poursuivra tard dans la nuit « berçant » nos oreilles par une sono bien sentie. On vous l’avait dit, on est abonné aux fêtes estivales portugaises.

La place des festivités
la Chapelle

Un gros nuage noir et du vent nous tirent de la couchette sur le matin. Le plan d’eau sera un peu animé jusqu’en fin de matinée avec même quelques gouttes, puis tout se calme. Nous invitons nos voisins de Boa Ideia à venir à bord. C’est l’occasion de faire connaissance de Pedro et Eduarda. Ils laissent leur catamaran, un casamance datant de 1991 de Chez Fountaine Pajot, depuis un an ici après l’avoir retapé lors de l’achat. Ils s’expriment très bien en Français et nous pouvons mieux faire connaissance des lieux dont ils sont devenu des familiers. Ils prennent leur temps pour découvrir et connaître.

Boia Idiea
Les voisins de mouillage

Prendre son temps, cela ne va pas de soit, contrairement à ce que l’on pourrait penser. C’est toute une éducation à mettre en œuvre. En deux mots passés avec un navigateur français au mouillage, venu me demander une météo, lui qui vit de cette façon depuis plusieurs années, il m’indique qu’il faut parfois plusieurs mois pour s’adapter à ce nouveau rythme du temps.

Petit matin sur Culatra
Le ferry pour Faro

Par temps un peu voilé, nous prenons le bus de la lagune en direction d’Olhao avec remontée du chenal qui nous laisse tout loisir d’admirer les nombreuses cigognes qui se sont établies ici. Elles ne descendent plus au Maroc pour hiverner, signe d’un réchauffement climatique. Il faut dire qu’elles ont tout ce qu’il faut ici : soleil, poissons à profusion et lagune découvrant largement à marée basse permettant de picorer. A marée basse c’est les travaux « des champs ». Chacun va ramasser des coques dans sa parcelle découverte.

Travail "aux champs"
Les cigognes

Le bateau-bus nous dépose près de la marina, qui est d’un accès difficile avec des bancs de sable qui ne laissent qu’un passage étroit pour y accéder.

Après un petit tour au marché couvert où s’étalent de nombreuses variétés de poissons, nous exerçons notre portugais auprès d’un policier local pour trouver un taxi pour Faro. Les sons commencent à rentrer dans l’oreille car nous trouvons facilement, sur ses indications, le chemin à travers de petites rues piétonnes très agréables et animées.

La vieille ville de Faro, où l’on pénètre par l’Arco da Vila où sont perchés les nids de cigogne est très calme. De petites rues pavées permettent d’accéder à la Se cathédrale qui préside une belle place où poussent les orangers. Une fois les remparts franchis, on aperçoit les bateaux au mouillage dans les derniers méandres du chenal de la lagune. Les rues piétonnes du quartier commerçant nous mène à un restaurant avec sa terrasse ombragée où s’entremêlent orangers, citronniers, arbre à fruit de la passion. Les perroquets de l’estaminet voisin contribuent au charme de l’endroit.

Arco da Villa
La Se

Sur le chemin du retour, nous rencontrons Pedro et Eduarda en discussion avec Loic, Français qui séjourne sur place avec son bateau dans la marina et effectue des petits travaux en électricité pour faire bouillir la marmite.

Ils sont venus avec leur bateau et nous allons rentrer au mouillage à leur bord.

La soirée se déroulera sur leur bateau qu’ils ont aménagé avec goût, à déguster des huîtres de la lagune et écouter des musiques originales. Morceaux de fusion entre Bach et musique Africaine très étonnant ainsi que Vivaldi et musique irlandaise (c’était l’époque des échanges musicaux : 0’Carolan, musicien irlandais aveugle qui avait rencontré le compositeur Geminiani découvrait par son intermédiaire les œuvres de Vivaldi qu’il allait diffuser à travers l’Irlande avec des arrangements personnels). La soirée se termine par un magnifique coucher de soleil sur la lagune avant un retour en annexe à bord.

Voisins de mouillage
Coucher de soleil

17:01 Publié dans 11 Escales | Commentaires (2) | Tags : escales, rencontres

16/07/2009

Au gré des rencontres

Un des plaisir de la navigation, et qui fait partie de nos objectifs, est la capacité de rencontres diverses. Les temps de contact étant souvent brefs, ils n’en sont que plus riches. Pas de long temps d’observation. Un salut, un sourire, une réponse sympathique et c’est un nouveau contact qui se noue.

20090716bateaumouillage.jpgLors de notre mouillage à Portimao, nous voyons un bateau français arborant les couleurs de STW (Sail the World) ainsi qu’un pavillon breton et un corse. Je hisse à babord mon propre pavillon de STW (association qui regroupe des plaisanciers) et c’est l’occasion d’un salut et d’une invitation à bord.

Chacun vaquant à ses activités, nous nous retrouvons le lendemain soir dans le cockpit de Brise dhe Mar. Nos voisins ont accosté avec leur annexe, une bouteille de champagne à la main. Présentations réciproques et la soirée s’engage. Patrick et Josiane viennent de Toulon et sont partis pour 18 à 24 mois sur leur monocoque de 33 pieds. La conversation va bon train sur les expériences passées, les escales pratiquées et à venir. Etant un peu plus ancien dans le mouillage, c’est l’occasion de donner quelques tuyaux qui facilitent la vie. Ils sont en attente pour rejoindre Madère, puis le Sénégal.

Le lendemain, nous quittons le mouillage pour deux à trois jours à la marina, histoire de dessaler le bateau, faire quelques menus travaux et l’avitaillement.

20090716mack1.jpgAprès un créneau nécessitant une sérieuse attention nous sommes placés entre deux catway. Après une première journée de travaux pour nettoyage de la coque et entretien des inox, nous avons un peu le temps de faire connaissance de notre voisin d’en face, Ted. Je lui demande les moyens pour se rendre au supermarché et il me propose très gentiment de nous y conduire avec sa voiture le lendemain. Rendez-vous est pris pour le soir pour lui faire déguster, ainsi qu’à Loren, sa femme un petit Côtes-de-Nuits. C’est devant un verre, que nous apprenons qu’il a quitté l’Angleterre et qu’il vit depuis six ans dans la marina sur son bateau, Mack1, qui n’en bouge pratiquement pas. C'est un autre style de vie. Une bonne soirée franco-anglaise qui nous aide à perfectionner la langue. Il fera le voyage au supermarché uniquement pour nous : merci Ted.

17:11 Publié dans 05 Rencontres | Commentaires (0) | Tags : escales, rencontres

05/03/2009

Atelier informatique avec le webmaster ;-)

La préparation d’un tour du monde suppose un engagement total dans tous les domaines. Rien ne doit être laissé au hasard et surtout pas les problèmes informatiques. Nous avons donc sacrifié une nouvelle soirée pour les dernières mises au point techniques en compagnie de Paquito dit Picsou, le webmaster de brisedhemar.com.

Ci-dessous une photo où l’on voit le cap’tain et la cap’tine affairés à lire et relire fébrilement l’ordre du jour et la documentation technique, dans le cadre trompeur d’une guinguette du nord de la Saône-et-Loire, qui pourrait laisser à penser la soirée fut une partie de plaisir.

Que nenni, il ne faut pas se fier aux appâts rances : nous avons dans un premier temps alimenté le débat avec « les deux fois gras, l’un poêlé aux fruits secs et croûtons de pain d’épice, l’autre froid au vin rouge ». Après ce préambule, nous sommes entrés dans le vif du sujet avec « une noix de ris de veau rôtie, zestes d'agrumes torréfiés, déclinaison de pommes de terre » suivie d’une « grande assiette pour les amateurs de chocolat »

Je vous passe les breuvages succulents, les amuse-gueules, mignardises, mises en bouche et autres friandises qui ont ponctués tous les chapitres traités.

L’ordre du jour étant épuisé (et nous aussi …), nous avons clôturé cette réunion de travail studieuse et  particulièrement  chaleureuse au cours de laquelle la cap'tine a fait montre d'un grand intéret pour le sujet et de sa parfaite maîtrise des thèmes abordés.

La pensée du jour : Ne jamais faire de pari stupide avec le cap'tain ... (Paquito)

23:55 Publié dans 05 Rencontres | Commentaires (0) | Tags : amis, rencontres, cap'tain, cap'tine

21/11/2008

Marcel Bardiaux - Un marin indépendant

 

" En ce qui concerne ma franchise, je m’imaginais candidement que c’était une qualité… Tout cela et bien d’autres choses aussi prouvent qu’il vaut encore mieux se mouiller les fesses en mer que de se salir à terre… "
(Marcel Bardiaux -
Aux 4 vents de l’aventure – Ed. Arthaud)

199911Bardiaux.jpgMarcel Bardiaux (photo) est avant tout un esprit indépendant. Né en 1910, il réalise le premier tour du monde à la voile contre les vents à partir de 1950 sur le voilier de 9,38 m en bois qu’il a entièrement construit de ses main Les Quatre-Vents. Il est le premier solitaire à avoir franchi le cap Horn d'est en ouest (contre les vents dominants), en plein hiver (austral) 1952 .

En 1966, Bardiaux achève la construction par lui-même, particulièrement difficile, d'un second voilier de 15 mètres et 22 tonnes, premier navire de plaisance en Inox connu, d'où son nom.

Marcel Bardiaux rapatrie son voilier en France (sa 40e traversée de l’Atlantique en solitaire à 88 ans !) et s'installe à Redon où il décède en 2000 dans l'anonymat.

Je rêvais de rencontrer ce personnage hors du commun dont j’avais entendu parler par mon père dans mon enfance. Je l’avais raté lors de son passage à Nantes, d’où il était reparti, têtu, chassé par la bêtise administrative incapable de faire une place honorable à ce grand monsieur qui avait porté les couleurs du pays à un haut niveau.

En 1999, j’apprends par hasard qu’il est revenu en France et que son bateau Inox est amarré au port de Redon. Après lui avoir écrit une lettre lui demandant s’il était possible de le rencontrer, il me donne rendez-vous à 11 Heures un samedi.

199911cockpitinox.jpgJe vais découvrir ce marin,qui rêvait de devenir le premier marin centenaire, fidèle à son image. Etant à l’heure au rendez-vous, il m’accueille à l’entrée de son minuscule cockpit. Ses premiers mots sont : «  c’est vous qui aviez rendez-vous à 10 heures, il faudra revenir. Je n’ai pas que cela à faire à attendre les gens qui arrivent en retard. » (je rappelle qu’il a alors 89 ans)

Je le rassure et lui montre son courrier comme quoi, je suis bien à l’heure. Il m’observe un instant, pose le regard sur la Cap’tine et les mousses qui nous accompagnent. Je suppose que l’examen est satisfaisant car nous entamons la conversation. Après une bonne demi-heure, le deuxième examen doit être réussi car nous sommes invités à monter à bord.

Nous pénétrons dans ce carré où il vit depuis 33 ans sur toutes les mers du monde. La simplicité règne, et je capte le regard, un peu inquiet, de la capt’tine posé sur le coin cuisine, noir de fumée où trône une casserole pleine de riz collé.

Ayant gardé son esprit malicieux, il propose à la cap’tine qui porte Emeric sur ses genoux de venir s’asseoir sur les siens pour faire de la place. Le végétarien est encore vert.

Nous abordons ses navigations et particulièrement cette traversée hivernale entre Halifax et La France (novembre 1994), où il essuie un ouragan force 12. À 84 ans, le vieux marin est projeté à la mer au cours d'une manœuvre. Il parvient miraculeusement à regagner son bord et touche enfin la France après 33 jours de mer. A ma question comment avez-vous géré cela, il me répond simplement : « je me suis attaché sur ma couchette, et j’ai attendu que cela se passe »

Je l’invite ensuite au restaurant, moment qui reste inoubliable. Il faut dire que le service est d’une lenteur que je n’ai jamais vue. Après avoir demandé à la serveuse si elle allait pêcher le poisson avant de nous le servir, ce grand impatient commence à fulminer en disant qu’il n’a pas que cela à faire. Il doit être sur son bateau au cas où on viendrait lui acheter ses livres ou autres choses. Pour vivre, il vend progressivement des pièces de son bateau et ses livres.

Le repas arrive enfin. Les enfants prennent une bonne leçon de vie. Alors qu’ils laissent quelques feuilles de salade dans l’assiette, il s’adresse à eux. « Quand on a quelque chose dans l’assiette, on mange tout. On ne sait pas si on aura quelque chose le lendemain. » . Ayant toute sa vie voulu ne compter que sur lui-même, il est très ancré sur des valeurs simples, mais efficaces. Pour finir le repas, où j’avais commandé à la carte et lui au menu, il me demande pourquoi je ne mange pas de fromage, ponctué d’un «  c’est compris dans le prix ».

Pour finir notre entretien, je lui pose quelques questions sur sa vie actuelle. J’ai appris qu’il était désormais seul, ayant perdu sa sœur à l’age de 87 ans l’année précédente. J’en profite pour lui exprimer mes regrets. Il me remerciera par cette sentence : « Elle est morte jeune, car elle a eu une vie trop facile » (ce dont je sais que ce fut pas totalement le cas). Un bon moyen de cacher son émotion.

199903portredon.jpgNous nous quitterons après le récit son dernier exploit. L'hiver précédent , nous sommes en mars, il est tombé dans le port de Redon. Il m’explique, qu’un imbécile avait laissé traîner un tuyau d’arrosage sur le quai. Rentrant de ses courses avec son mini-vélo, il s’est pris les roues dedans et à plongé dans les eaux particulièrement fraîches du port.

Tout à chacun, aurait immédiatement rejoint le bord. C’est mal connaître notre homme. Il a continué à surnager, ayant serré les jambes autour du vélo pour ne pas le perdre : « je n’en avais pas les moyens ». Sous les encouragements des sauveteurs qui cherchaient à le sortir de l’eau, il a fini par le lâcher.

Il n’a pas été question d’aller à l’hôpital, malgré les conseils éclairés de l’entourage. Et, fidèle à son image, le lendemain matin ce marin de 99 ans, draguait le port avec un grappin pour récupérer son vélo qui a rejoint le bord.

Nous nous quittons définitivement après que je lui ait acheté, les livres de lui que je n’avais pas. Lui ayant apporté, ceux que j’avais déjà en ma possession, il tiendra à tous me les dédicacer. Alors que je lui disait qu’une dédicace serait déjà très sympathique, il m’a dit de son ton bourru, que quand il s’engageait il le faisait jusqu’au bout. Chacun de ses livres dont je recommande la lecture, porte une dédicace spécifique et adaptée dont j’en rapporte une, reflet de discussions de deux têtus : « Au docteur Dominique C. qui ne partagera peut-être pas tous mes points de vue, mais ils ont fait leurs preuves pour transformer un gamin chétif en homme costaud » Il aura eu le dernier mot.

Merci Marcel Bardiaux

Ses bateaux: une belle collection photo d'inox réalisée par Thierry Weber

Les 4 vents
Inox

Opiniâtre, entêté, il supportait mal les critiques injustes et vouait un culte à la -ou sa- vérité dit un article sur lui.

Le souvenir bref et inoubliable que j’en ai est celui d’un homme fier et attachant qui n’a pas été reconnu à sa vraie valeur de marin. Marin qui a tracé un formidable sillage de quatre cent mille milles, l'équivalent de dix-huit fois le tour de la Terre, un exploit probablement inégalé…


Dernières nouvelles d'Inox: pour savoir ce qu'est devenu INOX aller sur le site de http://www.entre2toursdumonde.com/index.htm  qui permet de voir la remise à neuf de ce bateau mythique


Bibliographie:

- L'école de la vie (1910-1994) - publié en 1994 par l'auteur,
- La mer ou la fille - publié en 1959 par les Editions Plaisance,
- Les aventures de Marcel Bardiaux - édité en 1960 par Marcel Bardiaux,
- Aux 4 vents de mes amours - édité en 1975 par Marcel Bardiaux,
- Entre deux tours du monde - édité en 1995 par Marcel Bardiaux,
- Aux 4 vents de l'aventure : 1. le défi au cap Horn - éditions Arthaud,
- Aux 4 vents de l'aventure : 2. Par le chemin des écoliers - éditions Arthaud.

00:00 Publié dans 05 Rencontres | Commentaires (29) | Tags : rencontres, le bateau