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02/12/2013

De Tarrafal à Mindelo

Nous levons l’ancre du  mouillage de Tarrafal au lever du soleil avec une mer plate et peu de vent. Une petite traversée de 45 MN nous attend. Nous décidons de laisser les  ilheu Raso et Ileu Branco sur notre tribord pour profiter des courants de marée dans les chenaux. Cela nous donnera environ 2 nds supplémentaires au passage des iles.

Départ de Tarrafal
Les ilots
Ilheu Branco

Nous laissons Santa Luzia à tribord pour aborder sao Vicente par le sud pour avoir la marée avec nous.. En début d’après midi, nous arrondissons la punta Machado  cap sud de Sao Vicente, et prenons le canal entre Sao Vicente et Santo Antao par calme plat.

Punta machado
On arrondi le cap
la baie

Nous arrivons dans la baie de Mindelo . Après repérage de la marina, nous faison le plein de gaz oil et après discussion avec les responsables de la marina nous rejoignons notre place au Cat way.

Coté cour
La marina
Coté plage

Nous envisageons de rester une dizaine de jours ou moins pour attendre la bonne fenêtre météo pour la traversée.

Cette escale est notre dernière escale au Cap vert après avoir visité les ilhas du Barlavento.

capeverdemap.jpg

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22/11/2013

De Puerto Velas (Canaries ) à Sal (Cap Vert)

Nous appareillons le 16 au matin sous 2 ris et moteur pour s’éloigner des calmes de la côte de la Goméra. Notre route nous fait longer Hiero dernière iles des Canaries vers l’Ouest. Rapidement le vent monte à 15/20 nds. Le bateau marche bien à 7 nds.

 
Départ de Puerto Velas
 


Le vent qui adonne (à chercher dans le lexique pour les néophytes) nous fait remonter vers l’ouest. En début de nuit nous décidons d’empanner pour pouvoir ensuite faire un bord direct vers Sal au Cap Vert notre prochaine destination. Il y a 25 nds de vent et une mer déjà formée. L’empannage se passe bien mais lorsque l’on relâche l’écoute au vent, le ris lâche. Rapidement nous prenons le troisième ris. On verra demain pour la réparation.

 
Tenue de Gros temps
 


La nuit nous permettra d’avancer sous un vent entre 15 et 20 nds et mer pas trop formée. La journée du 17 sera agréable avec un vent régulier et mer belle. Nous profitons de ce temps pour repasser la bosse de ris dans les réa de la bôme. Exercice de pendule en bout de bôme pour Thibault et opération réussie. Nous gardons le troisième ris, car du vent plus fort est annoncé sur les fichiers météo pris avant le départ et confirmé par ceux pris en Nav par le téléphone satellite.

 
Réparation en bout de bôme
 


La vie s’organise avec surveillance - quelques bateaux seront croisés - navigation, lecture et sieste pour être en forme pour les quarts de nuit.

Nav, lecture et
sieste

Nous avons droit à notre premier grain tropical en début de nuit avec le vent qui monte à 30 nds en quelques minutes et une petite pluie fine. Je suis sorti rapidement pour aider Dominique en tenue de nuit. Cela réveille. Une fois réduit la toile d'avant, retour dans la couchette pour moi et quart pour Dominique.

20131120poissonvolant.jpgEn milieu de nuit le vent rentre jusqu’à 30 nds. Nous roulons un peu de solent et nous sommes content d’avoir déjà notre 3eme ris en place. Le bateau est bien équilibré sous cette voilure et file bon train.  Le vent est établi et va souffler entre 25 et 30 nds (force 6 à 7) pendant plus de trois jours La mer se forme sur un train de houle de 3 mètres. Chacun essaie de dormir pour se préserver. Au petit matin, la mer est blanche. Le bateau taille la route poussé par le vent et la houle.

 

Nous avons la visite régulière sur le pont de poissons volants dont un qui s’explose contre la coque. Cela nous permet d’admirer ses magnifiques ailes avec lesquels ils surfent au-dessus des vagues.

 

La cap’tine fait une nouvelle fois la démonstration de ses talents culinaires avec un choix de menu et de desserts dignes d’une grande table marine. Elle est concurrencée par Thibault qui nous sert une magnifique tarte au citron. Pour ceux qui s’inquiéteraient de notre ligne, nous vous donnons un petit aperçu de la carte du bord.

Bonite fraiche – ratatouille - salade ananas,mangue arrangée au rhum

Pâtes sauce au thon -  gâteau de semoule.

Souffle au fromage -  salade mélangée - melon d’Espagne

Salade composée – tortilla -  fruits

Cabillaud - pomme de terre à la peau – mayonnaise - Tarte aux pommes Au troisième jour, décommandé pour la première journée de mer)

Pizza faite maison -  petits pois –carottes - banane

Escalopes de porc -  pâtes tomates -  quatre quart aux pommes fait maison

Omelette jambon cru - salade haricots verts - tomate

Et la superbe Mousse au chocolat  de la Chef.

 
Concours Master Chef Maritime
 


Le mercredi, le vent commence à baisser mais reste établi vers les 22 nds dans la matinée. La Houle reste présente .

En fin de journée, le vent se calme un peu et nous finissons la traversée à la barre pour ne pas avoir à empanner et passer la pointe de l’Ile de Sal.

Nous arrivons vers 3 heure du matin. Tout le monde est réveillé et se retrouve sur le pont pour le mouillage. L’approche n’est pas difficile mais il faut faire attention à des tonnes d’amarrage mal éclairée. Nous nous calons sur les feux de mouillage des autres voiliers et sur les trajectoires que nous avons préparé sur la carte. A 4 heures , l’ancre est au fond après 4 jours et demi de navigation dans la baie de Porto Da Palmeira. Nous avons fait une bonne moyenne avec des conditions un peu musclées, mais sans plus pour ce type de bateau.

Tout le monde rejoint ses bannettes. Nous jetons un oeil dehors le jeudi matin tôt pour apprécier la qualité du mouillage. Nous sommes dans le chenal d’entrée du port. On décide de se rapprocher de la côte pour dégager le chenal quand la police maritime approche le bateau. On leur montre que l’on change de mouillage et ils nous font signe qu’il n’y a plus de problème. Ils doivent être habitués. Trois autres bateaux se trouvaient dans la même situation que nous.

 
Baie de Port Palmeira
 


La baie est abritée dans un environnement très désertique. Nous prenons notre premier bain Cap Verdien dans une eau à 24° avec une pensée pour ceux qui sont sous la neige. C’est l’occasion de faire une bonne toilette à l’eau de mer et rinçage eau douce.

 
Petit Bain du matin
 


Il faut procéder aux formalités d’arrivée. Thibault nous débarque avec Dominique. On se rend à la policia municipal au centre ville (200 m du port). Nous sommes bien accueilli. La première partie des formalités est rapidement menée. On doit laisser le livret de francisation au bureau pour le récupérer avant de partir. Il nous faut ensuite aller à l’aéroport distant d’environ 6 km. Un bus local nous y emmène, récupérant des usagers le long de la route.  Compte tenu des nombreux départs par avion, la douane ne peut nous tamponner les passeports. Nous devrons revenir amanhà….. ce qui sera fait sans difficultés.

Afin de fêter la belle traversée réalisée par un équipage émérite, on sort le crémant et tenue de sortie. Menu : cuisses de canard confites et spaghettis – Crème au chocolat arrosé d’un Chateauneuf du Pape 2006. Le cap’tain a sorti sa tenue de soirée tahitienne.

 
fête de la traversée
 


Sur un beau coucher de soleil, l’équipage va s’offrir une belle nuit réparatrice suivie d’un bain matinal.

20131121couchersoleil.jpg

Page réalisée en direct de l'ocean Cafe de Santa Maria de Sal

15:45 Publié dans 10 Carnets de navigation | Commentaires (2) | Tags : navigation

15/11/2013

De Gran Tarajal à La GOMERA

On quitte Gran Tarajal en début d’après-midi pour une traversée de nuit  afin d’arriver au petit matin au mouillage d’Anfi del mar sur Grande canarie dont nous a parlé Patrice. C’est une tirée de 55 MN et la première nuit de navigation pour les nouveaux équipiers. On organise les quarts pour la traversée. Les équipières feront le début de nuit, les équipiers la nuit.

Gran tarajal
Crépuscule
Barre de nuit


Petite brise pour partir jusqu’à la zone de survente qui contourné les iles avec un vent qui forci à 23-25 nds.  Le bateau sous I ris+ Solent allonge la foulée avec 8 à 9 nds de moyenne. Résultat nous arrivons un peu tôt au mouillage et nous mouillerons de nuit en nous calant sur l’enseigne lumineuse d’un grand hôtel de luxe. Le lendemain matin, nous sommes au milieu d’un circuit de jet ski et nous nous rapprochons de la côte pour être tranquille.

La journée débute par un petit bain matinal de la cap’tine dans une eau à 23°. La baie est entourée d’hôtels, mais reste agréable. Le mouillage est bon.

La baie
Petit bain
Mouillage


Nous consacrons la journée à la visite de Grande Canarie. Nous louons une voiture et  notre première étape nous conduit à puerto Mogan, joli petit port d’une vingtaine d’années avec des canaux et des ruelles fleuries.

 
Puerto Mogan
 


Nous poursuivons notre périple par les dunes de Maspalomas à la pointe sud de l’Ile.  On se croirait en plein Sahara, d’autant plus que le soleil est de la partie.

Les dunes
de
Maspalomas

 

C’est l’occasion pour l’équipe de jouer aux explorateurs.

     


Cap au nord vers Arucas pour visiter une distillerie de Rhum Canarien. Pas de chance, elle est fermée. Cela nous donne l’occasion de visiter  les rues de cette petite ville, de découvrir sa cathédrale en pierre de lave et de se restaurer de quelques tapas.

 
Arucas
 


Nous rejoignons Firgas, réputée pour ses fontaines qui dévalent les rues.

les Fontaines
Firgas
 


Des céramiques représentent  les diverses iles des Canaries. Un petit panel de nos escales.

Nous sommes à près de 600 mètres et il fait nettement moins chaud qu’au niveau de la mer.

Lanzarotte
 Fuertoventura  Gran Canarie


Après une soirée calme au mouillage, nous appareillons au lever du jour. Un petit tour à Puerto Rico, port proche de notre mouillage pour faire le plein de gaz oil et nous mettons le cap sur Ténérife (55 MN). Après quelques milles nous rencontrons la zone de survente ouest. Pour une navigation plus tranquille nous avons pris un deuxième ris en prévision. Nous filons quand même à 8 nds. C’est l’occasion pour la cap’tine qui s’est pris un petit paquet de mer, de lancer la mode tendance du ciré mini-jupe, et pour les hommes notre mannequin du bord propose le ciré short.

Mode tendance femme
Un monstre
Mode tendance homme


Nous apercevons à mi-parcours le pico de Teide (3718 m) plus haut sommet d’Espagne qui sort des nuages. Nous croisons un monstre des mers qui se détourne pour passer derrière nous. Nous arrivons en fin d’après-midi à Los Christianos. Il n’est plus possible d’entrer dans le port et nous mouillons devant une petite anse pour admirer un magnifique coucher de soleil sur l’ile de la Goméra, notre prochaine destination.

Pico de Teide
déjeuner
Coucher de soleil sur Gomera


Une traversée courte débutée au moteur, permettant de charger les batteries et de faire fonctionner le dessalinisateur pour remplir nos réservoirs d’eau, retrouve nos habituelles zone de survente qui nous permettent de faire du chemin. Malgré un vent soutenu de 23-25 nds, chacun s’occupent entre jeux de société, farniente et barre.

Pointe de la Goméra
Jeux
la Cap'tine à la Barre


Nous atteignons la pointe de l’ile de la Goméra impressionnante avec ses falaises multicolores qui plongent dans la mer.

 
Les falaises
 


Nous arrivons en début d’après-midi au Puerto de Veltas pour nous mettre à quai. Des pécheurs viennent de rentrer et nous en profitons pour acheter une belle bonite. Le port est au pied des falaises, très encaissé. Des rafales de vent dévalent de la Vallée. Mais nous sommes bien amarré.

 
Puerto Velas
 


La journée d'escale nous permet de préparer le bateau et de visiter Gran Valley avant de partir pour le Cap vert demain.

20131111firgasgomera.jpg

la Goméra

A la prochaine

10/11/2013

De Lanzarotte à Fuertoventura

Nous quittons Arrecife au matin pour tirer sur l’Isla Lobos au nord de Fuertoventura. Le mouillage est paraît-il très beau derrière une ile, réserve naturelle. C’est l’occasion pour les nouveaux équipiers de se remettre à la manœuvre et à redécouvrir la barre. Belle traversée tranquille qui nous permet de mouiller sur un fond sableux.

Arrecife vu du large
premières manoeuvres
On teste la barre


La houle contourne l’ile et nous balance par le travers. On descend avec l’annexe pour découvrir cette ile volcanique, avec quelques maisons de pêcheurs, des lagunes d’eau de mer et un restaurant dont le restaurateur prépare les poulpes. Nous n’irons pas les déguster car la nuit nous met en évidence que le mouillage, s’il est bien protégé du vent ne l’est pas de la houle.

le petit port de pêche
lagune
Le restaurateur


Nous appareillons le lendemain pour Gran Tarajal où j’ai repéré une baie qui pourrait nous abriter pour les vents forts annoncés pour le lendemain. La traversée se termine avec des vents de 20 à 25 nds portants, nous permettant de faire de belle vitesses à 8/9 nds. Deux grands bords. La cap’tine est à la barre et nous mène dans la baie  qui s’avère agitée par la houle. Nous faisons un tour dans le port qui offre des places libres. Nous allons pour les deux jours rester à l’abri et profiter de cette belle petite bourgade.

Le guetteur à la barre
Arrivée
La cap'tine à la barre


Nous retrouvons nos compagnons de voyage, Arnaud et Michel sur leur bateau AlterEgo que nous avons déjà rencontré à Gibraltar et Arrecife. Ce sera l’occasion de faire plus ample connaissance autour d’un apéritif amical.

Entrée du port
Brisedhemar au ponton
Le port de pêche


La journée de repos sera consacrée à la visite de la ville aux maisons décorées de dessins amusants. Les jeunes partent faire de la plongée et farniente pour le reste de l’équipage.

les promeneurs
le chameau
la murène


Demain à l'abordage des Grandes Canaries.

20131109abordage.jpg

11:08 Publié dans 10 Carnets de navigation | Commentaires (0) | Tags : navigation

02/11/2013

Descente musclée aux canaries

20131026depart.jpg

Départ à 10h30 pour respecter les impératifs  de marée et de courant dans le détroit. A chaque fois un casse tête : Soit on part à l’heure on va trop vite on rattrape les courants contraires, soit c’est l’inverse. Enfin bref, sans peu de vent on rejoint Tarifa.




Dernier coup d'oeil au rocher
Adieu Gibraltar
Tarifa

On traverse le rail des cargos et on tire vers l’ouest en attendant la renverse des vents qui doivent passer Nord. Il faudra attendre le lendemain dans la nuit pour toucher un nord encore un peu faiblard. Il va se rattraper.

Chacun prend son quart de 4 heures avec gestion de la navigation et barre, quand Bebert l’équipier clandestin n’est pas au travail.

Chacun son style

La barre pépère
Le style appliqué
le style kyteur

Chacun s’organise pendant son quart pour répondre aux besoins quotidiens :

Repos
Cuisine
Sextan

Au petit matin, on atteint les 20/25 nds (force 4 à 6) . La houle générée par une très forte dépression en atlantique commence à nous rejoindre avec une belle hauteur (environ 3 m) qui se conjugue avec la mer du vent. Comme dirait James se sera au shaker pas à la cuillère. Dans ce cas la, chacun porte son harnais de sécurité car étant seul sur le pont, une chute passerait inaperçue (et les côtes africaines sont un peu loin à la nage).

capelé
de jour comme
de nuit

Dans la nuit et les trois jours qui vont suivre, le vent va osciller entre 25 et 30 nds (force 7) avec des rafales un peu supérieures. La bateau sous 2 ris et solent passe très bien la mer. A l’intérieur, c’est un peu plus bruyant avec les vagues  qui n’altèrent pas la marche de Brisedhemar qui file entre 7 et 9 nœuds en surfant.

vitesse du vent
vitesse du bateau

On enverra un contre bord vers Casablanca avant de retirer vers les iles solvagens entre Madère et Canaries. Un dernier grand bord de largue nous mènera tout droit  à la pointe de l’Ile de Graciosa pour y trouver un bon mouillage à la Playa Francesa. 

en approche
Dernier cap
Notre mouillage


Vivre la traversée en vidéo :



Descente musclée aux Canaries

Un petit punch, au soleil,  avec vue sur la baie et repos pour l’équipage.

Notre montagne
A votre santé
Vue de la terrasse

Après une bonne nuit de sommeil bercé par le vent qui continue à souffler et par les petites oscillations du bateau, l’équipage est d’attaque pour une journée de découverte. Matinée de préparation du moteur d’annexe et de divers petits travaux .  Après un bon graissage, le moteur part au quart de tour et  on part faire un tour de rodage. Thibault part à la chasse sous-marine ave une belle prise à la clé qui fera l’ordinaire du déjeuner.

Préparation moteur annexe
essai moteur
Une prise

Alors qu’il est sur le retour en levant les yeux on voit l’annexe dériver vers le large. Thibault avec ses grandes palmes la rattrape alors qu’un marin d’un autre bateau qui avait vu ce qui se passait prend au passage le coupe circuit qui permet de faire démarrer le moteur. De retour au bateau on s’aperçoit que c’est l’amarre en dynéma qui a lâché sur l’annexe. Une petite frayeur qui permettra de refaire la fixation au propre.

Après-midi promenade, on gravit le sommet de la colline  qui surplombe le mouillage (200 m de dénivelé)  qui nous permet d’avoir un beau point de vue sur la baie et le bateau.

Ile Graciosa
Au sommet
Le tumulus

Sur la crête, le vent souffle fort, mais permet d’admirer l’ile désertique qui nous abrite.

Le temps devient favorable pour partir vers Arrecif où Philippe va nous quitter et où nous allons retrouver la cap'tine et Anne So. Dominique sera aussi de la partie. 35 milles avec 25 nds de vent nous emmène à la marina en travaux mais accueillante.

18:44 Publié dans 10 Carnets de navigation | Commentaires (3) | Tags : navigation

23/10/2013

De Canet à Gibraltar

20131016equipage.jpg

 La Cap’tine nous quitte pour rejoindre la Bourgogne avant de nous retrouver plus tard. Une petite photo de l’équipage s’impose sous le soleil. Après avoir pris livraison de la bôme que nous allons emmener au Canaries et l’avoir amarrée consciencieusement, nous appareillons en début d’après-midi pour profiter des vents de Nord avant que cela ne repasse au Sud-Est.Le vents de 10 nds nous pousse jusqu’au Cap Creus.

Transport de bôme
Cap Creus

 Nous organisons les quarts de 4 heure et après un bon diner, on débute notre première nuit de cette croisière. Le petit matin nous offre son premier lever de soleil. Les petits vents de la nuit nous ont fait alterner gennaker et moteur. L’objectif étant de rejoindre les Canaries assez rapidement nous faisons de la route. Les chasses de thon, nous incitent à sortir le matériel de pêche.

Lever de soleil
Preparation des cannes

Chacun vaque à ses activités journalières : préparation des repas, sport et jeux de société.

Abdos
Peluche
Déjeuner

Compte tenu du vent nous tirons un bord vers les Baléares et le petit matin de ce deuxième jour nous ouvre une belle journée avec 10 à 15 nds de vent au près sur mer belle. Au près entre 9 et 10 nds, on apprécie d'être sur un catamaran.

Partie de yam
Au près à 10 nds

  Entre 8 et 10 nds sous gennaker et GV nous entendons la cane qui défile, se bloque et casse au raz du manche. Heureusement on peut tout ramener à bord avec en prime un magnifique Thon.

20131019lethon.jpg

Tout cela  va vite se transformer en filets puis en carpaccio délicieux.Du producteur au consommateur au rayon frais.

Découpage
On lève les filets
Carpaccio

 Les visiteurs se succèdent à bord (oiseaux). Nous apercevons une troupe de Globicéphale et des dauphins qui viennent nous saluer et jouer avec nos coques.

Transport gratuit
les petits visiteurs
Les dauphins

20131019ibiza.jpg

 

Fin de journée devant Ibiza où nous n’irons pas en boite, préférant admirer l’islote Vedra avec ses parois rocheuses qui tombent dans la mer.

 Nuit débutée au moteur puis sous GV+gennaker à 8 nds et retour au moteur le matin. Nous pénétrons dans une bulle anticyclonique sans vent. Nous descendrons le long de la côte à l’extérieur du rail des navires de commerce de toutes taille jusqu’à Cartagéne.

On profite des calmes pour procéder à la grande toilette avec une eau à 23°. Une famille dauphin vient jouer avec les étraves , pendant que nous procédons au lavage du pont et aux menus travaux qui sont le lot du quotidien. Heureusement nous avons le chef méca’ à bord qui supervise tout cela. Après Carthagene le vent se lève pour atteindre 12 nds.

Sous gennaker et GV le bateau file sous le ciel étoile et la lune pleine de lumière à 7/8 nds. C’est un moment magique. Avant le cap Gata le vent refuse nous obligeant à abattre et à tirer plusieurs bords pour se recaler. L’équipage commence à bien connaître le bateau et les manœuvres sont bien maitrisées . l’équipier Chichinou tient son quart seul et règle le bateau en respectant les consignes du Cap’tain. Lever du soleil magnifique sur mer belle qui nous voit arrondir Gata à 10 heures.

 

20131021petitdej.jpg

 

Petit déjeuner sur terrasse panoramique Grande tirée le long de la côte espagnole sans beaucoup de vent. Jusqu’aux abords de Gibraltar et ses courants qui nous font tirer des bords un peu carré, avant de pouvoir s’approcher une nouvelle fois du « Rocher ».

 

 

Bien sur on croise les monstres qui suivent leur rail de navigation et qui sont amarrés par dizaines. Après 5 jours, la pointe de l’Europe est arrondie pour pénétrer dans la baie.

Paquebot
Le Rocher
passage Pt Europa

 On va faire le plein chez les british en passant et on s’amarre en milieu d’après-midi dans la nouvelle marina de « La Linéa ». Le lieutenant Thibault nous fait une magnifique manoeuvre par vent de travers pour nous loger entre deux catway.

17:35 Publié dans 10 Carnets de navigation | Commentaires (1) | Tags : navigation

25/07/2010

Calme à Porto Santo

20100719CColomb.jpgDécouverte un an avant Madère en 1418 par un bateau portugais en route pour les côte d’Afrique, qui s’était réfugié dans la baie lors d’une tempête, d’où le nom de Porto Santo (Port béni). De la, ils avaient aperçu une ile plus montagneuse visible au sud-ouest , qu’après un retour rapide à Lisbonne fut explorée lors d’un nouveau voyage l’année suivante. Bartolomeu Perestrelo qui accompagnait les  navigateurs lors du deuxième voyage fut le premier gouverneur de l’ile et devint le beau-père de Christophe Colomb.

Comme Madère, elle est d’origine volcanique et reste très désertique à l’intérieur, sa côte est s’étalant sur une longue plage de sable de plus de 9 km.

C’est sur cette ile que fut construit le premier aéroport de l’Archipel en 1960 qui traverse toute l’ile d’ouest en est. Après un afflux de touristes dans ces années la, l’ile retrouva une vie plus calme après l’ouverture de l’aéroport de Madère. Le rythme de vie s’écoule lentement et les touristes qui occupent les hôtels le long de la plage restent en nombre limité, ne troublant pas la quiétude des lieux.

La longue plage
vue du haut
et le port

La marina située dans le port où arrive deux fois par jour le ferry, est bien abritée de la mer, quelques rafales descendent des montagnes. Nous y avons été très bien accueilli, tant par les autorités douanières, que par Nelson, responsable de la marina dans un français impeccable. Nous assisterons à la mise à quai deux soir de suite d’un chimiquier guidé par deux remorqueurs, sous les commentaires éclairés du lieutenant du bord.

Vila Baleira
Maison de Colomb
Dans les rues

La plage de sable fin, débute de l’autre côté de la jetée du port, avec une eau limpide vert émeraude. Nous la longeons jusqu’à Vila Baleira, capital de 5000 hab, éloignée d’un quart d’heure à pied du port. Des jardins fleuris, s’étalent de la mer à la vieille ville où nous visitons la maison (présumée) de Christophe Colomb.

L'équipée sauvage
en quad
et scoot'

Nous nous motorisons pour faire le tour de l’ile qui ne fait que 11 km de long sur 6 de large. La pointe sud-ouest, fin de la longue plage, est rocheuse et découvre à marée basse une piscine naturelle.

La calheta
bleu azur
et piscine naturelle

Nous rejoignons la côte ouest par les chemins de terre où le quad est le scooter ont parfois du mal à grimper les côtes. Cette côte, très découpée, voit la roche plonger dans la mer. Anne-Sophie et Thibault sont très intéressés par la diversité des roches rencontrées qui dessinent des formes variées avec une palette de couleur du blanc au noir en passant par l’ocre.

Sur les hauteurs
une eau limpide
Tout terrain

Après rencontre d’animaux insolites sur fond d’ile sauvage, nous ferons une pause pique-nique à la vereda da fonta de Areia, où des lézards, en grand nombre, font preuve d’une insolence incroyable, montant dans les sacs, sur les casques sans aucune crainte. Nous vérifierons avant de partir que nous n’emmenons pas de passager clandestin.

Rencontre
Veredada da
fonte de Areia

Restaurés nous nous attaquerons à un des sommets de l’ile, le pico do Castelo (444 m) d’où nous aurons une belle vue sur l’ensemble de l’ile.

Côte Sud-Ouest
Pico do Castelo
Le jardin au sommet

Le lendemain, nous finirons notre périple à la pointe nord est de l’ile, où une baie rocheuse est balayée par les vagues venant du large : la Serra de fora. Une petite bière Coral et des patelles grillées nous permettront de parfaire notre connaissance du portugais sur les corrections de la serveuse.

Serra de Fora
Géologie
Restauration

Après ces journées agréables, nous partirons dans la matinée vers Madère éloignée de 30 MN. Après une traversée rapide, sous 15 à 18 nds de vent, nous virerons l’Ilheu de Fora, pointe est de l’ile de Madère 3 heures plus tard. Le vent forcissant et tournant dans la baie, nous tirerons un bord au près pour s’approcher de la côte.

Approche de Madère
Pointe est
Ilheu de Fora

La marina de Quinta do Lorde, nous enverra Bruno, un Marineros, pour nous guider vers notre place. Nous ferons connaissance de l’équipe de la marina avec un accueil très amical de Catia, la capitaine de la marina et de son équipe : Joanna, Carlos, Bruno, Orlando.  En début d’après-midi, nous étions amarrés devant l’immense falaise de roche noire qui protège la marina. A proximité de la sortie du port, nous avons la vue sur ce village en construction, actuellement inhabité et qui devrait devenir un complexe touristique respectueux de l’environnement.

La roche
Le phare
Au catway

17:28 Publié dans 11 Escales | Commentaires (0) | Tags : escale, navigation

18/07/2010

Cap sur Porto Santo

En larguant les aussières à 8 heures du quai de Gibraltar, Brise Dhe Mar et son équipage mettent le cap sur Porto Santo, ile de l’Archipel de Madeira à 570 MN (soit plus de 1000 km). C’est la première grande traversée océanique à la voile pour tout le monde. Nous avons estimé la traversée de trois à quatre jours. Les vents annoncés sont de NW à NNE 15 à 20 nds.

Départ de Gibraltar
dans le détroit
la cap'tine à la bare

Nous hissons la grand-voile à 1 ris et mettons le cap sur la Punta Carnéro pointe ouest de la baie. Nous sommes partis deux heures après la pleine mer pour profiter des courants favorables. Arrivé à la pointe la mer moutonne et devient une vraie marmite, le vent passe à l’ouest et forcit nous obligeant à prendre rapidement un deuxième ris. Le vent face au courant lève une mer courte. Nous allons nous appuyer au moteur pour tirer des bords serrés dans le courant près de côte qui nous emmène dans le bon sens. Jusqu’à Tarifa, nous devons jouer avec les veines de courants dont les limites se remarquent bien au bouillonnement de la mer.

Le phare de Tarifa
flotille de pêche
Cap Spartel

A Tarifa, limite ouest du détroit, il est possible d’abattre un peu et de serrer moins le vent qui diminue car l’effet goulet est moindre. Nous larguons le deuxième ris et c’est sous GV et Solent que nous essayons d’atteindre le waypoint que je me suis fixé pour tirer sur Porto Santo. Le courant encore fort commence à s’inverser et s’oppose à notre route, diminuant notre vitesse de près d’un nœud. Au large du Cap Spartel à la pointe du Maroc, il nous faut tirer assez ouest pour ensuite être à des allures portantes.  Nous passons au milieu d’une flottille de pêche qui est installée sur des hauts fonds. Nous aurons des vents d’W presque jusqu’à 15 heures, puis nous devrons attendre le milieu de nuit pour trouver les vents de NW qui soufflent entre 15 et 18 nds avec une  mer par le travers assez hachée.

La première nuit s’installe et les quarts se succèdent de trois heures avec une surveillance étroite du radar et de l’AIS car nous sommes encore proches du rail des cargos qui défilent à tribord et bâbord, impressionnants par leur masse.

Lever du soleil
Quart de jour
Au largue

Le lendemain matin, gratifié d’un magnifique lever de soleil, le vent reste NNW par notre travers et le bateau est bien équilibré avec un ris et le solent. Vers 11 heure mise en route du groupe électrogène pour recharger les batteries.  Ah ! Au passage la pompe tribord qui nous avait déjà causé souci, ne fonctionne à nouveau plus et nous finirons la traversés sous le tank bâbord. On n’use pas trop d’eau car la toilette est assez brève.

Et pendant ce temps-la, le vent est passé plus au nord car nous avons gagné dans l’ouest et nous pouvons commencer à entamer notre descente vers Porto Santo. Nous allons croiser plusieurs isobares qui génèrent à chaque passage, une remontée des vents qui oscillerons entre 15 et 23 nds, nous obligeant à passer du solent au gennaker, souvent rapidement, sous une variation rapide du vent. La mer nous présente à plusieurs reprises une houle de travers arrière atteignant 2 à 3 mètres. Sous la couverture nuageuse, elle est d’un bleu profond. Les crêtes blanchissent et lancent des reflets bleus turquoises. Le bateau glisse, dévalant les pentes avec aisance. Puis en s’éloignant de l’isobare la mer se calme et devient plus plate.

C’est l’anniversaire d’Anne-Sophie, que nous fêterons à l’arrivée, car notre bretonne est malade, mal de mer et coup de froid la rende peu disponible pour les festivités.  Des dauphins sont venus au matin lui souhaiter un bon anniversaire. Nous alternons quart de jour et quart de nuit avec période de sommeil pour récupérer de la fatigue qui s’installe insidieusement. La cap’tine et le lieutenant sont fidèles au fourneaux et nous assurent une alimentation simple mais régulière pour garder la forme. On se fera même des petits tournedos congelés, délicieux. Un gâteau de semoule au beurre salé agrémente nos petites faims des quarts de nuit.

Nous ne croisons plus depuis la veille aucun bateau, et seuls les poissons volants décollent devant notre étrave pour un vol de plusieurs dizaines de mètres. Nous verrons à nouveau des bans de dauphins qui seront notre seule compagnie durant deux jours. Ils glissent au surf sur la vague avant de rejaillir plus loin d’un coup de queue.

Le soleil se couche de plus en plus tard avec notre avancée vers l’ouest ce qui nous sera utile pour l’arrivée. Le 16 au matin, nous approchons d’une zone de haut fonds. De 3500 mètres de fonds, cela remonte à 168 mètres. Nous passons un peu sud pour éviter la mer qui doit se lever dans ces parages.

Au matin du 16, notre estimation d’arrivée s’affine et nous pensons pouvoir être à Porto Santo avant la nuit.  Nous recevons le vent sur la hanche arrière et pour optimiser la marche du bateau nous allons changer plusieurs fois de voile du gennaker au solent en fonction des variations de force du vent. Nous décidons de barrer plus souvent pour profiter au mieux des surfs que le pilote a plus de mal à assumer. Nous alternons les période de barre toutes les heures avec Thibault ce qui nous permet sur une mer plus régulière de faire de belles vitesses avec des pointes à 12 nds (max : 12,6nds). La moyenne horaire s’en ressent et nous devrions pointer à l’heure prévue à l’Ileu de Cima qui marque la pointe de la baie de Porto Santo.

La cap’tine a droit à la double (ration de rhum), car c’est elle qui voit la terre en premier à 18 heures. Elle nous refera la même quelques moments plus tard en apercevant au loin l’Ile de Madeira.

En approche
la côte
se précise

C’est une émotion particulière que de voir surgir la découpe de la terre dans le cap après trois jours sur l’eau. Je pense à ce moment à tous ceux qui nous ont précédés, mais qui ne naviguaient pas avec nos moyens modernes, adaptés à notre temps,  et qui avaient plaisir de se voir confirmé dans leur navigation avec leurs propres outils de navigation, modernes pour leur époque. Ce n’est pas Christophe Colomb dont nous allons découvrir la maison présumée à Porto Santo qui me contredira.

Les contours de l’ile se précisent et on repère progressivement les divers sommets qui nous permettent de nous confirmer notre cap par rapport à l’électronique. A 22 heures, nous contournons l’Ileu de Cima et rentrons dans la baie. Le soleil vient juste de se coucher, et il nous reste environ moins d’une heure avant la nuit. Nous passons les jetées du port et cherchons notre quai d’amarrage. Il faut faire attention aux bouées d’amarrage devant l’entrée des pontons de la marina. Une belle place nous attend le long du ponton d’accueil et nous accostons en marche arrière entre deux bateaux dont un catamaran breton devant lequel nous tournons nos aussières. Le loch indique 551 Mn au compteur.

Un gateau
d'anniversaire
bien mérité

Cela fait 94 heures que nous sommes partis, et les yeux marquent un  peu de fatigue. Mais nous n’irons pas nous coucher sans avoir fêter l’anniversaire à Anne Sophie avec un gâteau au chocolat fait maison, un crémant de Bourgogne et du bonheur dans les cœurs. Avec l’heure portugaise, nous avons une heure de moins ce qui nous permet de veiller sans s’en rendre compte. La bannette sera la bienvenue tout de même après avoir salué nos voisins qui semblent très heureux de cette escale.

La traversée se termine le lendemain matin avec la clearance à la douane et le passage au bureau de la marina. L’accueil est chaleureux. C’est l’occasion de tenter mes premières phrases en portugais acquises grâce à assimil. Il y a du travail pour les deux mois à venir. Une matinée est consacrée au bateau pour le dessaler au karcher, changer la pompe à eau par notre chef méca .

Au ponton
La baie
de Porto Santo

Ces menus travaux terminés, nous profitons d’un bon petit repas et d’une bonne douche avant de passer un après-midi tranquille pour récupérer. Thibault et Anne Sophie vont tâter de l’eau à la magnifique plage de sable blanc de 9 km qui jouxte le port. Des eaux turquoises engagent à la baignade, mais l’eau paraît fraiche (21°) en comparaison avec celle que nous avons quitté à Espalmador.

18:42 Publié dans 10 Carnets de navigation | Commentaires (4) | Tags : navigation

12/07/2010

D'Ibiza à Gibraltar

La grand voile hissée dès la sortie du mouillage nous mettons le cap au 232° sur le cap de Gata. Par 10nds de vent sur mer plate le bateau trace sa route sous Gennaker et GV. La vie s’organise avec les quarts. Dans la mesure où Anne-Sophie ne connaît pas bien le bateau, elle fera le quart avec la cap’tine, Thibault et le cap’tain se répartissent le reste. Nous ferons des quarts de 4 heures. Le diner pris, les hommes du bord vont se coucher tôt car ils feront la deuxième partie de nuit.

Départ d'Ibiza
Avec des barreurs
de qualité

Au matin, le vent s’oriente franchement vent arrière et nous affalons la GV pour filer sous gennaker seul. Plus on se rapproche du cap de Gata, plus le vent monte en puissance jusqu’à 25 nds de vent réel. La mer grossit et les crêtes des vagues se couvrent de trainées blanches. Le bateau est bien équilibré et part au surf sur les crêtes. Cela fera décrocher le pilote et je reprends la barre pour quelques heures en début de nuit. On recale le cap, permettant au pilote de reprendre assidûment son travail.

Chaque matin et chaque soir nous avons la visite de nos amis les dauphins qui viennent jouer quelques instants avec les étraves du bateau. Nous croiserons deux tortues qui nagent sous la surface. Espadons et thons sautent sous nos yeux de pêcheur encore néophite, poursuivant des bans de poissons. Thibault verra le bateau flotter sur une eau luminescente aux reflets d’émeraude sous l’effet du plancton.

Nous avons rejoint le cap de Gata sur un bord, puis le vent nous lâche progressivement en entrant dans la baie d’Alméria. Nous retrouvons un temps anticyclonique qui nous fait requérir la voile vapeur qui va recharger nos batteries. Pour profiter des courants favorables nous longeons la Costa del Sol surmontée de ses hauts sommets jusqu’à Gibraltar. Le diner est l’occasion de fêter la St Thibault avec au menu : Tomate Mozarella, quiche Lorraine et Miko au Chocolat conservé précieusement dans le congélateur du bord.

Repas de fête
Une bonne glace
Début de quart

Au petit matin, en approche la brume vue au loin nous rattrape. On la voit monter à l’assaut du Rocher et bientôt le submerger. Nous passons la pointe Europa à l’aveugle, au milieu des monstres marins, sur lesquels navigue Thibault, qui sont mouillés autour du cap. L’AIS et le radar s’avèrent très utile dans ces circonstances, venant utilement compléter les yeux des équipières placées à l’avant.

Petit Matin
en approche
de Gibraltar

A l’entrée dans la baie la brume se dissipe et sous le soleil nous rejoignons Marina Bay, où nous étions il y a un peu plus d’un an. L’accueil est toujours aussi convivial et une place nous attend en face nous, nez au vent le long du quai. J’avais réservé par mail depuis le bateau : la magie du progrès. Il faut se réhabituer aux marées dans les réglages de la tension des aussières. Après un bon repas, comme durant toute la traversée, tout l’équipage rejoint les couchettes pour une sieste réparatrice après deux nuits parfois courtes.

La rade
La marina
Le quai

Nous irons faire la rituelle visite aux singes du rocher et Anne-Sophie va essayer de retrouver ceux qu’elle avait connus il y a une quinzaine d’année lors de son passage en famille. Un petit tour dans la Cave San Michaels nous permettra de passer le plus gros de la chaleur au frais en admirant ces orgues de pierre. Nous finirons de nous rafraichir au Gibraltar oldest bar.

Anne-Sophie et ses singes
Orgues de pierre
The oldest bar

Tenue de soirée pour tout l’équipage pour fêter l’anniversaire de la cap’tine au Los Gauchos, spécialités de viandes argentine et New Zelande. Ce restaurant est situé dans les anciennes casemates qui protégeaient les portes de la ville. Nous y dinerons très bien d’une viande délicieuse.

Tenue de soirée sur le pont
Casemates Waterport
Le Gauchos

 

Les cadeaux
Le champ'
Le t'bone steack

Le plein de gaz-oil fait, notre chef méca répare la pompe à eau tribord qui nous faisait défaut depuis quelque temps. Un diagnostic sérieux est fait et il apparaît que c’est le relais de protection du pressostat qui pose problème. Il va falloir attendre Madeire pour le changer, car impossible de trouver la pièce à Gibraltar.  Sur les conseils du SAV, on peut se servir de la pompe en l’état pour le moment. Pendant que les hommes sont à la technique, les femmes sont au marché où elles font le plein de produit frais en vue de la traversée vers Madeire dont le départ est prévu pour le lendemain.

Et on souffle
les bougies

16:43 Publié dans 10 Carnets de navigation | Commentaires (1) | Tags : navigation

Entre Palma et Ibiza

L’avitaillement fait, les pleins de gaz-oil et d’eau également, nous appareillons en direction de Cabrera, avec cette fois une autorisation en bonne et due forme. C’est l’occasion d’une petite traversée pour permettre à Anne Sophie de s’amariner. Nous retournons vers ce havre de paix à la nature préservée pour le faire découvrir à notre nouvel équipage. On voit que le mois de juillet est engagé, car il y a déjà plus de monde que lors de notre précédent passage, mais le cadre reste aussi beau avec son eau limpide et ses collines vertes. Note à redécouvrir

La Cap'tine et le lieutenant
Bain à Cabrera
Une baie paisible

Après une bonne nuit et un bon bain, nous mettons le cap sur Ensenada de Santa Ponsa au sud de Majorque. Le vent nous abandonne et c’est au moteur que nous terminons cette traversée. Après être passé entre Isla Malgrats et Islo de Los conejos, passage étroit d’une centaine de mètres. Nous mouillons dans la bonne humeur devant la Playa Gras de Toro, belle plage mais entourée d’hôtels peu esthétiques.

Passage Isla Malgrats
Islo dos Conejos
Ambiance à bord

Nous tirons le lendemain en direction de l’ile d’Ibiza, distante d’une quarantaine de milles, par vent faible nécessitant de s’appuyer sur la voile vapeur. Mais nous devons commencer à descendre dans le sud pour prendre la bonne fenêtre météo pour arriver à Gibraltar. Nous aurons la chance de voir un espadon jaillir de l’eau précédé par un gros thon: ils doivent être en chasse. Nous ferons escale à Cala San Vicente (patron des vignerons) qui nous bercera avec la houle une partie de la nuit.

Cala San Vincente
Bercé par la houle
Nos voisins italiens

Le puerta de Santa Eulalia nous accueillera le lendemain sous un ciel grisâtre pour une escale de deux jours. Nous avons remarqué que les antennes en tête de mat bougent et nous voulons les refixer avant les traversées à venir.

20100705Thibaultmat.jpg

Thibault, notre monkey du bord, sera hissé en tête (22 mètres). Malheureusement en bricolant, il se fait une grosse entaille au pouce qui nécessite de le redescendre rapidement. Le médecin du bord reprend du service et après désinfection il est mis en place des stéri-strip pour refermer la plaie, Heureusement rien n’est touché. Pour se remettre de nos émotions, nous irons déguster une caipirhina au Sydney Café, d’où nous pouvons relever nos mails et la météo par le net, le WIFI étant gratuit pour les clients. De plus l’accueil est charmant par des jeunes filles souriantes dont une parle français couramment. Le lendemain, Thibault retournera en tête de mat pour finir de fixer les antennes avec du grip autofixant. Nous devrons revoir cela à Madeire. Ce port est très onéreux et la promenade le soir sur la rambla en bordure de plage reflète le caractère très touristique de cette station. Même la victoire de l’Espagne sur le Paraguay n’arrivera pas à donner une âme à cet endroit. Nous faisons le lendemain un avitaillement complet et après une dernière météo, nous sommes près à appareiller le lendemain, sans nostalgie de ce lieu.

Vers Santa Eulalia
Approche
Préparation pour le mat

A 15 milles, nous retrouvons des eaux couleur émeraude sur fond de sable au sud de l’Isla d’Espalmador, derrière Los Trocados, prolongement plat de l’ile de Formentera. Une langue de sable, recouverte de moins d’un mètre d’eau relie cette pointe à Espalmador, ile privée. Après une bonne sieste, au frais dans les cabines, pendant les grosses chaleurs, nous débarquons avec l’annexe sur Los Trocados.  Nous en profitons pour regarder les fonds autour de notre ancre pour vérifier qu’il n’y a pas de rocher mal placé que nous pourrions toucher si le bateau évitait durant la nuit sous l’action des brises thermiques. (Eviter : bateau qui tourne au tour de son ancre en fonction des vents, ou des courants). Nous prenons le petit chemin de sable qui suit la crête de cette avancée où nous croisons une race déjà rencontrée sur les bateaux à Cabrera : les Qunus. Ils se répartissent sur les plages et les criques avec des mœurs particuliers : Certains portent leurs vêtements sur la tête, d’autres se cachent pour se couvrir après être sorti de l’eau nu comme un ver. Beaucoup sont des mutants récents si l’on en croit la couleur claire ce certaines parties de leur anatomie.

Des eaux d'émeraude
On ne peut résister
En famille

Nous découvrons des monticules de pierre et de déchets de la mer qui forment une multitude de compositions variées et débordantes d’imagination. Le squelette construit autour d’une petite roche en forme de bassin, reste encore bien vivant selon son constructeur et le trône de ce village fantasmatique recevra sa déesse marine.

Un squelette en vit'alité
Chateau fort
Le trône de la déesse

Le soir, les bateaux à moteurs retournent sur Ibiza et nous bénéficions quasiment seul de cette baie aux eaux cristallines. Nous avons droit à un coucher de soleil qui nous découpe Isla Vedra à la pointe d’Ibiza, ressemblant au rocher de l’Indien dans les plaines de Monument Vallee. Le bain dans l’eau à 27° le lendemain est parfait avant le petit déjeuner. Nous ferons le plein d’eau avec le dessalinisateur pendant que le groupe électrogène qui a retrouvé ses capacités rechargera les batteries du bord.

Nous profitons une bonne partie de la journée de ce mouillage magnifique avant de mettre le cap sur Gibraltar pour une traversée de 3 jours.

Calme du soir
avec coucher de soleil
de rêve

10/07/2009

Lisbonne (Oeiras) - Portimao

Départ à 9h 15 fixé par le cap’tain pour prendre la marée pour une traversée de 23 milles afin de rejoindre Sesimbra à l’est du Cabo Espichel. Après trois semaines sans naviguer et avec nos jeunes équipiers pas amarinés on fait une petite mise en jambe. Nous quittons la marina d’Oeiras où la gentillesse du personnel et l’environnement agréable nous ont fait passer les semaines d’attente dans les meilleures conditions. Une marina à recommander.

Cabo Espichel
Baie de Sesimbra

Par 8 Nds de NW nous partons portant sous Genaker et GV. Les vitesses sont moyennes et la petite houle n’incite pas à des repas pantagrueliques. Après le passage du cap, le vent fraîchit à 18 nds et par travers nous filons à 7 nds vers l’anse de Sesimbra. Nous mouillons devant la forteresse avec un mouillage balayé par le Nordata qui nous fait un peu danser. On apprécie le catamaran dans cette situation. Ces vents vont nous bercer jusqu’en milieu de nuit où ils se calment. Ce n’est pas le cas pour la sono de la fiesta sur la plage qui poussera la fête jusqu’aux premières heures de l’aube. Compte tenu de certains impératifs d’inscription universitaire pour Laura, nous décidons de repartir pour Portimao avec une escale à Sines.

En route ....
... vers Sines

Petit temps le matin avec brise qui monte progressivement jusque vers 14 heures, heure à laquelle nous mouillons devant la marina de Sines (prononcer « cintch) après une petite ballade de 30 milles.

Coucher de soleil ...
... à Sines

Nous avions repéré de loin les cheminées des industries lourdes et pétrochimiques de ce port qui peut accueillir des tankers de 500000 t, mais une fois au port on se trouve devant une jolie petite bourgade surplombée par son château. Ce petit port de pêche qui a vu naître Vasco de Gama, s’est adjoint une superbe petite marina. Pour le premier soir, on décide de rester tranquillement au mouillage où nous serons bercés par des chants locaux. On doit faire la tournée des fiesta côtières.

Le port de pêche
Vasco de Gama

Nous décidons de rester 24 heures pour visiter et de bon matin (vers 8 heures, j’en vois qui sourient), nous quittons le mouillage pour s’amarrer en douceur à quelques encablures sur le ponton de la marina sous notre vent. Très agréable accueil du personnel, qui voyant que nous sommes Français s’empresse de nous dire que c’est le Festival de la gastronomie qui se déroule en ce moment avec concours des meilleures recettes de sardines.

La marina
La Praia

Après les formalités d’usage, nous tentons un bain sur la plage à côté. Une particularité des côtes Portugaises est la fraîcheur de leurs eaux. Nous ferons quand même quelques brasses, bien réveillés ensuite.

Après une petite sieste, nous sommes dans le sud et le soleil tape dur, promenade dans la vieille ville qui grimpe à flan de colline. Ses petites rues sont très agréables et la vue sur la marina confirme bien l’abri de qualité accessible par tout temps entre Lisbonne et Cap St Vincent.

La vieille ville
et le castello

Après une petite Caïpirinha (Recette) pour fêter le passage en deuxième année d’école d’ingénieur d’Emeric qui a été prévenu par ses amis, nous nous se coucherons tôt, car une grande journée de navigation nous attends le lendemain pour rejoindre Portimao.

Départ prévu et effectif à 6h30 de façon à passer le cap St Vincent si possible avant 14 heures, heure à laquelle le vent devrait forcir. Pour avoir passé le Cap, presque sans vent à l’aller et avoir vu les marmites générées par les courants, je préfère tenir l’horaire.

Sous Gennaker/1 ris nous prenons le vent dès la sortie du port à 13-15 nds avec mer de l’arrière. Nous marchons 5 à 6 nds avec le courant pour nous au grand largue. Dans la matinée le vent monte progressivement en force et nous arrivons à st Vincent avec  18 à 22 nds et une mer qui se forme avec de belles vagues de trois quart arrière. Le bateau augmente sa vitesse et nous dépassons pour la première fois les 12 nds en surf sur une vague.

Nous tirons un peu au large pour éviter les remous et pouvoir envoyer sur un seul bord après avoir empanné. Nous profitons de l’empannage pour rouler le gennaker car nous sommes à plus de 25 nds de vent réel et nous envoyons le solent. Après l’empannage nous allons quitter le grand largue pour un travers/bon plein et un vent qui monte encore d’un cran. Nous prenons le deuxième ris et roulons un peu de solent. Le vent atteint et dépasse les 30 nds et heureusement la mer est cassée car nous passons sous le vent de la côte. Le bateau file entre 8 et 10 nds sur une mer un peu hachée mais sans houle. A 15h30 nous laissons la pointe de Sagres dans notre nord et nous bouclons les derniers 20 milles à 8 nds de moyenne.

Après le passage de la baie de Lagos, où le vent remonte un peu car nous ne sommes plus protégés de la côte nous arrivons à 18 heures à Portimao où nous mouillons à l’intérieur du brise lame à l’embouchure du Rio Arade sur fond de sable. La brise nous bercera jusqu’en fin de soirée avant de nous donner une bonne nuit calme.

Cette traversée est la première de Laura qui aura vaillamment lutté contre les éléments avec un estomac un peu barbouillé qui s’oubliera vite sur les derniers milles. Mimi, selon ses vieilles habitudes a profité de la couchette, mais était toujours présent, en cas de besoin, pour les manœuvres.

Le lever est matinal le lendemain pour emmener en annexe Emeric et Laura qui doit trouver un cybercafé pour faire son inscription universitaire dans un créneau horaire serré. Tout sera fait à temps. On s’offrira une nouvelle Caïpirinha pour fêter cette belle traversée qui a vu Brise dhe Mar passer la barrière des 12 nds et rencontrer ses premiers vents de plus de 30 nds.

Départ en annexe
Anniversaire cap'tine

Le lendemain, afin de poursuivre le rodage du moteur de l’annexe nous remontons le Rio Arade jusqu’à Portimao et nous fêterons l’anniversaire prochain de la Cap’tine avec nos vaillants équipiers devant de magnifiques poissons grillés à Ferragudo. Retour pour sieste post-prandiale et post-rosé de l’Algarve.

07/07/2009

Messages de Brise dhe Mar

7 juillet 2009
Nous sommes partis de Sines à 6h30, portant grand largue avec 18 nds de vent (gennaker + 1 ris dans la grand-voile) forçant en arrivant au cap St Vincent où nous avons empanné, changé le gennaker pour le solent et pris un deuxième ris pour faire un second bord au bon plein avec 25 à 30nds de vent. Nous avons fait des pointes à 12nds au surf et des bords réguliers entre 8 et 10nds. Une moyenne de 7 nds sur la traversée avec arrivée au mouillage à Portimao à 18h (74,26 milles nautiques au compteur).
A+ Dom

10 juin 2009

Brise dhe Mar amarré à la marina d'Oeiras à 7h45. Belle remontée depuis le cap St Vincent avec des pointes à 9 nds au bon plein par 13 nds de vent. Belle houle. Le catway tangue un peu à l'arrivée.
A+ Dom

9 juin 2009
Brise dhe Mar a franchi la barre des 1000 milles nautiques le 8 juin à 20h30 à 5 milles nautiques au sud du Cabo de Santa Maria (au sud de la ville de Faro) par mer agitée avec houle de sud-ouest et vent de sud-ouest à 16 nds. Point : 36°53'722 N et 7°51'751W. Il tirait des bords pour se dégager du cap en direction de l'ouest. Contrôle police maritime Portuguaise à 4 h du matin au sud de Vilamoura.
L'équipage ayant passé une meilleure nuit avec un peu de sommeil et le cap'tain également (certaines mauvaises langues disent même qu'il a ronflé). Après avoir étudié la météo qui laisse envisager du SW portant jusqu'à Lisbonne, le cap'tain soumet avis de l'équipage et décide de pousser jusqu'à l'étape prévue. A midi nous sommes dans le sud du Cap de Sagres puis nous laissons le Cap St-Vincent dans notre est. Le Saint patron des vignerons s'est fait beau avec une belle houle Atlantique et une mer d'un bleu profond pour laisser passer Brise dhe Mar aux couleurs de la Bourgogne et de la Confrérie des Chevaliers du Tastevin. Le tastevin en proue de Brise dhe Mar goûte aux eaux Atlantiques à défaut d'un Côtes de Nuits ou d'un Côtes de Beaune (ne faisons pas de jaloux).
A+ Dom

8 juin 2009
Nuit un peu fatiguante, beaucoup de bateaux de pêche et de filets. Nous tirons des bords depuis Gibraltar pour essayer de passer le Cap St-Vincent. Après s'être extrait difficilement des courants du détroit de Gibraltar et avoir tiré un grand bord le long des côtes du Maroc, le deuxième bord nous a emmené voir la Baie(le) de Cadiz, entre le Cap St Vincent et Rio Guadanie au sud du Portugal. Elle ne nous a pas fait les yeux  de l'amour et c'est sous un ciel bas et gris et avec un vent de 18 à 20 nds, que nous tirons des bords en direction du cap St-Vincent. La météo est instable Nous ferons certainement un arrêt à Lagos, car compte tenu des temps de route nous serions trop tard à Lisbonne pour le retour de Raphael. Cela devrait correspondre aux premiers 1000 milles de Brise de Mar qui a besoin de révisions. Cela permettra également à la cap'tine et au cap'tain de souffler un peu après ces longs mois assez denses. Arrivée normalement prévue demain.
A+ Dom

1er juin 2009
Le 31/05, en milieu d'après-midi, nous sommes dans l'est du cap de Gata où nous devons ruser avec les courants et un vent qui vire au SW. Grâce au système AIS (Automatic Identification System) embarqué sur notre logiciel de navigation, il est possible de connaître en temps réel le nom, la position, la direction et la vitesse des navires de commerce qui nous cernent dans les deux sens lors du passage du rail maritime que nous croisons.
La nuit déroule sa voie lactée et nous nous engageons dans la baie d'Alméria. La nuit sera plus calme que la précédente et Colombine a pris ses quartiers de nuit, bien à l'abri du bimini pendant que les femmes et les hommes de quart veillent.
Ce matin, les vents variables dans la baie nous obligent à adapter cap et voiles pour gagner dans l'W. Dans la matinée la brume nous entoure dans son coton léger et incite à la veille radar et visuelle.
Profitant des brises de mer nous tirons des grands bords sur mer plate avec le courant que nous sommes allés chercher près de la côte.
A+ Dom

31 mai 2009
Cette nuit Brise dhe Mar a subi le baptême du feu. A 1h30, le ciel s'illumine par intermittence tout autour du bateau. On fait des tours dans le solent et prend un ris. A 2h la fête commence avec des éclairs qui cernent le bateau tout autour. Le vent monte et sous pluie battante il faut barrer devant les changements incessants de direction du vent.
Sous 26 nds, Brise dhe Mar s'envole à près de 10 nds. La fête dure une heure; impressionnant ! Une deuxième tournée deux heures plus tard, puis la fin de nuit se calme. Colombine, notre tourterelle adoptive depuis deux jours s'est abritée en pied de mat et réapparaît ce matin pour un petit en cas. Le temps est encore incertain avec des vents variables faibles. A 11h : 36°45N / 0°43 W.
A+ Dom

30 mai 2009
Position 37°47 N, 1°26 E. Nuit avec des vents variables de NE. 100 miles en 24 heures. On descend un peu sud avant de tirer W pour rejoindre les côtes Espagnoles. On a un courant favorable. On marche à 6,5 nds au travers avec 12 nds de vent WN, on va mettre plus de temps que prévu pour rejoindre Lisbonne vu la météo.
A+ Dom

29 mai 2009
On quitte Palma. Mouillage à bord à 8H. Vent NE 5 à 8 nds. Sortie de la baie tranquille au portant.
Direction Ibiza à laisser à Tribord.
So long - Dom

27 mai 2009
Après une traversée sans problème nous avons mouillés à 8h30 sur une plage à Palma de Majorque pour laisser passer le coup de vent (48 h de traversée). Traversée un peu longue car nous étions parti pour Salou, nous avons obliqué Barcelone n'étant plus dans les temps pour voir Emeric.
248 milles au compteur pour Brise dhe Mar. Vent 0 à 20 nds. Nous avons évité les zones à coup de vent.
Rencontres : marsouin, baleine, requin et autres...
On reste là jusqu'à demain ou après-demain selon évolution météo.
So long - Dom

11/06/2009

Gibraltar - Lisbonne

Départ 6h30 fixé par le cap’tain en raison de la marée et des prévisions météo qui nous laisse entrevoir des vents de SW après le cap St Vincent qui nous mèneraient portant sur Lisbonne. L’appareillage a été préparé la veille et en un quart d’heure les amarres sont larguées et Brise dhe Mar quitte la marina sans bruit.

Le départ ...
... de Gibraltar

La grand voile est envoyée et nous tirons sur Tarifa qui marque la fin de la baie de Gibraltar. Le vent est faible et nous marchons au moteur. Passé Tarifa, on envoie le gennaker.

La passage ...
... de Tarifa

Nous voilà passés dans l’Atlantique et la houle lente se fait sentir. Nous quittons la Méditerranée avec ses vents changeants et souvent imprévisibles pour une mer plus puissante mais plus régulière.

En laissant Tanger à babord à quelques milles, on descend le long des côtes Marocaines sur une option du logiciel de routage par rapport à la prévision météo donnée par les fichiers Grib reçus par internet.

Les côtes ...
... Marocaines

On en reparlera plus tard. Cette option sera mauvaise car les fichiers qui servent à faire ces calculs ne sont pas adaptés à la marche réelle du bateau. Il faudra les réactualiser mieux que ce que j’avais déjà fait sur des données théoriques.

Après avoir fait le point, nous virons de bord en direction de la baie de Cadiz. La mer est belle avec une grande houle. Nous nous rapprochons du cap de Trafalgar qui fût le spectateur de la célèbre bataille navale du même nom.

A partir de la nuit, un grand bord avec un vent qui adonne (terme à creuser pour les curieux) nous allons dessiner le contour de la baie avec notre route.

Au petit matin le temps devient maussade et la Baile ne nous fait plus les yeux de l’amour. Il va falloir tirer des bords avec un vent qui monte à 15-18 nds en plein dans notre direction dans une mer un peu formée avec la houle de face.

A 20h30, Brise dhe Mar franchit la barre des 1000 milles par 36° 53’ 722 N et 7°51’351W à 5 milles dans l’W du Cabo de Santé Mana. Ne seraient-ce les problèmes inhérents au manque de finition du chantier, il marche bien et peut être fier de ses premiers pas.

Toute la nuit nous allons enchaîner les virements de bord pour franchir le cap ;

Vers 4 heures du matin, je suis réveillé par Raphaël pour reprendre mon quart avec de la visite. La policia Maritima vient au nouvelles. Très courtoisement, on nous demande par VHF les informations sur le bateau, l’équipage et la destination et après un Obrigado nous poursuivons notre route.

Au large de Portimao, nous croisons des pêcheurs au travail qui font leur dur métier toute la nuit pour que nous ayons une bonne sole dans l’assiette à midi.

Rencontres ...
... de chalutiers

On envisage un moment de s’arrêter à Lagos, car l’équipage est fatigué par ces nuits un peu difficiles.

Profitant de mon quart je reprends des fichiers météo par téléphone satellite qui confirment une situation favorable avec des vents de N jusqu’à St Vincent et de SW après ce qui ferait nos affaires. Je réveille les équipiers pour leur annoncer la bonne nouvelle de la poursuite de l’étape.

Au petit matin le Nord est là et nous pousse gentiment vers le cap de Sagres puis celui de St Vincent que la cap’tine aborde sans complexe. Le St-Vincent, patron des vignerons veille sur Brise dhe Mar et nous laisse passer au milieu des courants qui viennent perturber la grande houle de NW qui nous cueille dès l’abri des caps dépassés.

Le cap de Sagres
Le cap de St-Vincent

Par ce petit temps, c’est déjà impressionnant. J’imagine ce que cela doit être lorsqu’il y a vraiment du vent. Je pense qu’il faut mieux s’éloigner sérieusement et suivre le vieil adage : Si tu veux faire un vieux marin, arrondis les caps et salue les grains.

Passé le cap, nous allons pouvoir tirer un grand bord jusqu’à Lisbonne soit 100 milles d’une traite. Le bateau monte bravement à l’assaut d’une forte houle qui devient régulière lorsque nous sortons des hauts fonds.

Le vent annoncé arrive et sous 13 nds au bon plein, Brise dhe Mar s’en donne à cœur joie et file entre 8 et 9 nds. C’est grisant. Qu’est ce que cela doit être à 25-30 nds sur les navires de course.

N’ayant rien d’autre à faire qu’à surveiller le passage d’autres navires, c’est le moment pour le cap’tain de récupérer un peu et de s’envoyer un petit somme.

Pendant ce temps là, la cap’tine nous prépare un superbe clafouti aux cerises qui sera le bienvenu au réveil.

Les pronostics nous placent une heure d’arrivée plus tôt que prévu qui nous fera profiter de la marée montante pour arriver juste à l’étale, évitant ainsi les forts courants qui courent sur le Tage.

L’arrivée de nuit nous permet de repérer facilement les feux qui vont guider notre atterrage. La bouée N° 2 du chenal est relevée puis les feux d’entrée de la marina. Un vilain nuage noir nous arrive par le nord et nous sommes très satisfaits d’embouquer le chenal Barra Sul au bon moment de la marée.

L’entrée de la marina est très étroite et il faut faire un 90° quasiment sur place pour entrer. Le jour se lève à peine que nous avons une belle place qui s’offre juste devant nous. On ne se pose pas de question et on vient terminer tranquillement notre erre contre le catway. Les aussières sont tournées.

La capitainerie n’ouvre qu’à 8 heures. Les équipiers s’offrent un petit somme pendant que le cap’tain finit de ranger le bateau. On n’avait pas fait attention que le Portugal vit avec une heure de décalage avec la France. C’est l’occasion d’admirer le forte Buggio qui protégeait le chenal et qui se trouve en face de la marina ainsi que le Ponte de 25 abril au loin qui traverse le Tage.

Le forte Buggio
Le ponte de 25 Abril

Nous sommes très bien accueilli par un jeune personnel. Premiers échanges en anglais puis en français à la capitainerie avec un jeune qui se fait un plaisir de se perfectionner dans notre langue. On échange pour apprendre les premiers mots de portugais. Les formalités sont vites expédiées. Les douches sont à 10 mètres et la première, bien chaude est à savourer. Je m’en étais fait une petite durant la traversée pour tester la faisabilité en navigation se qui rend jaloux la cap’tine qui s’était lavé à l’ancienne dans un petit bac d’eau : « les privilèges du cap’tain »

Ensuite finir d’amarrer correctement le bateau, brancher eau et électricité et on se fait un petit jambon-comté qui retape.

Raphaël a pu réserver un avion pour le début d’après-midi et je l’accompagne jusqu’au taxi un peu plus loin car l’accès à la marina est bloqué pour cause de triathlon. Nous nous retrouvons en tête à tête, la cap’tine, Brise dhe Mar et moi. Il va être temps de réfléchir à notre nouvelle vie, ce que nous commençons à faire par un petit pot au bar de la marina.

C’est jour férié, aujourd’hui à Lisbonne et beaucoup de monde marche, court ou régate. Il y a parait-il bal dans les rues ce soir.

La cap’tine est déjà plongée dans les documentations de la région qui nous ont été offertes par la marina. Le cap’tain fera une bonne nuit avec ou sans bal et demain grand nettoyage et début des réparations du bateau avant promenades et découverte de Lisbonne où nous retrouverons des amis en fin de semaine.

Après 1100 milles nautiques parcourus (plus d’une demi-traversée de l’atlantique), Brise dhe Mar et l’équipage vont se refaire une petite santé quelque temps avant de poursuivre l’aventure.

04/06/2009

Palma - Gibraltar

On lève l’ancre à 8h pour quitter la baie de Palma avec vent faible de NE. Les premiers milles alternent voile et moteur car le vent est très faible et instable. Vers midi le vent rentre ce qui nous permet d’envoyer gennaker et GV.
A 17 heures, nous sommes à 28 M dans l’est de l’ile de Tomago d’Ibiza, nous croisons un gros porte container et une flottille de pêche. Mélanie nous fait une tournée de crêpes assaisonnées au caramel au beurre salé. Un délice. La nuit se poursuit sur le même cap avec alternance de force du vent. On marche à 4 ou 6 nds.
Sur le matin une tortue fait ses ablutions à coté du bateau et salue d’un petit coup de nageoire.
L’après-midi le vent est favorable pour envoyer le spinnaker qui va nous tirer pendant deux heures à 6,5 nds. Le vent forcit et un petit coquetier nous incite à l’affalage bien aidé par la chaussette à spi.
Nous sommes suivi par deux thons qui ne nous lâchent pas pendant deux heures. On n’a pas encore eu le temps de préparer le matériel de pêche.

Le spinaker
Diner en mer
Dauphins

En début de soirée, un ban de dauphin vient jouer avec nos coques et nous montrer leurs belles figures artistiques.

Vers 23 heures, des orages apparaissent sous le vent, ils se rapprochent. A 30 milles dans l’est da Carthagène, les évènements se précisent et nous rentrons le gennaker, roulons un peu le solent et prenons un ris. Bien nous en prend car un quart d’heure plus tard, c’est le festival son et lumière. Nous sommes au milieu de la piste, et les responsables son et lumières s’en donnent à cœur joie. Le vent forcit jusqu’à 27 nds dans les grains et le bateau bien calé file ses 8 à 10 nds sous une pluie battante qui tient bien éveillé à 3 heures du matin. Après une légère accalmie, deuxième représentation, deux heures plus tard. Les éclairs frappent la mer à coté du bateau. C’est impressionnant. On était au méridien de Greenwich que nous avons coupé vers minuit.

Enfin vers 6 heures, cela se calme et nous pouvons relâcher les tours sur le solent. La matinée voit le vent nous abandonner certainement pour se reposer de sa nuit ce qui nous permet d’en faire autant.

Colombine, notre tourterelle adoptive qui a squatté le bord depuis la veille réapparaît après s’être sagement abritée au pied du mat pour la nuit. Elle n’est pas sauvage et commence à grignoter les miettes qu’on lui donne. Elle en profite pour nous laisser quelques souvenirs sur le pont.
En milieu d’après-midi nous sommes dans l’est du Cap de Gata où nous devons ruser avec les courants et un vent qui vire au SW. La présence de bateaux marchands en nombre oblige à une veille attentive.

Grâce au système AIS (Automatic Identification System) embarqué sur notre logiciel de navigation il est possible de connaître en temps réel le nom du navire, sa position, sa direction et sa vitesse. Ce système est embarqué sur les gros navires. Il nous apporte une aide précieuse pour pouvoir éviter les collisions en prévoyant les routes convergentes et en adaptant notre cap en conséquence.

La nuit déroule sa voie lactée et nous nous engageons dans la baie d’Alméria. La nuit sera plus calme que la précédente. Colombine a pris ses quartiers de nuit et pendant que les femmes et hommes de quart veillent, elle dort bien à l’abri sous le bimini.

Au matin, il faut surveiller les flottes de pêche qui quittent la baie. Les vents variables nous obligent à adapter régulièrement notre cap et nos voiles pour gagner dans l’W.

En milieu de matinée la brume nous entoure dans son coton léger et incite à la veille radar et visuelle. Colombine a pris ses aises et nous laisse des traces de son passage un peu partout. Maintenant que nous sommes près de terre, nous allons l’inciter à un retour à terre, lui ayant offert le voyage, le gîte et le couvert pendant deux jours.

Dans l’après-midi, défilent sous nos yeux les montagnes de la Sierra Névada : arcajon de Miurtas (1493 m), Pico Mulhacon (3481 m) avec ses sommets enneigés, puis Monte Maroma (2134 m). Au coucher du soleil, une troupe de Globicéphale (entre le dauphin et la baleine) s’ébattent à proximité et deux curieux viennent plonger entre nos deux coques. Vu la taille des bestiaux, on reste très attentif.


La nuit sera encore une peu agitée avec une houle d’W qui secoue l’équipage et une brume épaisse qui nous laisse voir guère plus loin que l’étrave du bateau. Heureusement AIS et Radar nous permettent de suivre les gros navires qui nous croisent. La corne de brume qu’ils émettent est assez sinistre et nous avons une pensée émue pour ceux qui se trouvent dans la même situation sans système de détection.

Au petit matin, la brume se déchire et nous apercevons les côtes de Marbella, où se succèdent des murs d’immeubles peu esthétiques.

Gibraltar s’offre à nous à une trentaine de milles. La mer en décidera autrement. Vers midi se lève le Poniente, vent d’W qui va souffler entre 20 et 25 nds en plein dans notre direction. Les courants qui auraient du être favorables sur une navigation tranquille s’en mêlent pour nous barrer la route. Nous allons tirer des bords toute l’après-midi dans une mer formée. Brise dhe Mar se comporte bien, mais il faut se ranger à l’évidence, nous ne passerons pas ce soir. On met le cap sur la côte et on mouille à l’abri du château de la Duchesse à Puerto Depotivo de la Duquesa. Nous passerons la nuit au calme bien accrochés dans 4 mètres d’eau sur fond de sable.

Réveil matinal pour ne pas se faire piéger une deuxième fois. Nous mettons le cap sur le Rocher en longeant la côte, puis dès le débouché du Caillou, nous retrouvons notre Poniente favori qui nous souhaite la bienvenue.

Le Djebel Tarik ...
... devenu Gibraltar

Nous croisons au passage les monstres des mer sur lesquels Thibault sera susceptible de nous croiser un jour. On se sent petit.

Monstres ...
... des mers

Brise dhe Mar décolle et en deux bords nous retrouvons la baie de Gibraltar où la mer et le vent se calment. Nous venons de passer notre premier Horn. C’est le nom du phare à la Europa Pte.

Passage ...
... du phare ...
... le Horn

Il nous faut trouver une marina pour régler divers problèmes techniques survenus depuis le départ du fait d’une finition imparfaite.

Un premier tour à Ocean Village qui est pleine à craquer et nous longeons la piste d’atterrissage qui plonge dans la mer pour rejoindre Marina bay où nous recevons un accueil chaleureux au Pier Office. Après un accostage parfait (mes chevilles vont bien), les formalités sont expédiées. Nous pouvons bénéficier d’une bonne douche au port et d’un bon petit repas avant la dernière manœuvre pour rejoindre notre place. Ce sera un peu chaud, car le Poniente s’exprime et venir placer un Cata de 16 m en marche arrière sur deux cent mètres entre deux quais avec le vent de face de 20 nds, cela donne quelques chaleurs au cap’tain. Il s’en tire pas mal et nous faisons une belle arrivée de quai. Après préparation d’une prise de quai adaptée, branchement de l’eau , nettoyage du bateau et des vêtements, il nous reste à découvrir ce gros caillou qui représente déjà une belle aventure pour l’équipage et 751 milles pour Brise dhe Mar.

La marina ...
... de Gibraltar

Canet - Palma

Aller couper la ligne là où est né le projet il y a trente ans est le moins que nous pouvions faire pour associer pleinement Brise dhe Mar à notre périple. Nous allons essayer d’y arriver.

Avant de partir, il faut procéder à l’avitaillement avec élimination des emballages superflus, marquage des aliments pour s ‘y retrouver. La réserve spéciale du cap’tain est mise de côté.

Avitaillement
La réserve

Le 25 à 8 heures nous quittons le port du Canet en Roussillon où depuis deux mois, les finitions du bateau n’en finissent pas de finir. C’est le début de l’aventure, et ce n’est pas sans émotion que nous franchissons la passe sous un ciel bas. Des avis de grand frais sont annoncé pour le lendemain sur toutes les zones qui nous concernent et nous ne voulons pas manquer la fenêtre météo.

Ciel bas
La passe

Direction Salou en Espagne où nous devons être avant le lendemain midi pour dire au revoir à Emeric. Compte tenu des calmes, nous alternons moteur et GV et gennaker pour essayer de garder une moyenne nous permettant d’arriver à temps. Vers le cap Béar, nous voyons un bande de requins, qui nous paraissent mutant, n’ayant pratiquement pas de queue et un poitrail très développé.

Les cap défilent les uns après les autres, cap Bear, cap Creus, cap Morfeu puis les premiers caps espagnols Bagur et San Sébastian.

Avec la nuit qui arrive s’organisent les quarts, qui pour nous seront des tiers. Cela permet de partager la nuit en quatre quart de 3 heures (c’est de la rytmétique).

Vent variable qui oblige des adaptations fréquentes. Vers 4 heures du matin, il est évident que nous ne serons pas à Salou à temps : décision est prise de piquer vers Les Baléares, d’autant plus que les avis de coup de vent se multiplient sur les divers bulletins météo en fFançais et en Espagnol. Eh, oui Mano, je comprends la météo espagnole…

On va alterner moteur et voile, car compte tenu d’un bateau encore mal maitrisé et d’un équipage à l’estomac encore peu solide, je préfère ne pas me trouver dans des conditions trop difficiles.

Au matin, visite d’un ban de marsouins qui viennent jouer avec nos coques.

Vers le milieu de l’après-midi on aperçoit les falaises de Palma, émergeant sous les cumulus qui nous avait déjà signalé l’île.

Un nouveau ban de marsouins vient réveiller la torpeur qui gagne l’équipage sur une mer lisse et un ciel voilé. Un peu plus loin deux baleines ondulent tranquillement. C’est décidément le jour des visites, un piaf vient faire escale à bord. Il visite le carré, fait une pause sur le pont et requinqué repart vivre sa vie.

Baleine
Marsouins
Piaf

Le vent qui a du entendre le chant des marsouins, arrive. On renvoie le gennaker.

Une nouvelle nuit se prépare : mettre les gilets, prendre les frontales, préparer la liste des feux rencontrés. Pendant que l’homme, et la femme de quart veillent, les autres essaient de récupérer un peu de la fatigue. L’amarinage se fait mais n’est pas encore totalement opérationnel. On prend toutefois un repas solide préparé par la cap’tine qui a veillé à une alimentation régulière depuis l’appareillage.

Nous parons la pointe de l’île et embouquons le chenal entre Majorque et Ibiza. Une bonne brise de 15 nœuds permet à Brise dhe Mar de montrer ses qualité avec des vitesse de 7 à 8 nds au près. Nous rentrons dans la baie de Palma à 5h30 où l’on tire des bords pour rejoindre le mouillage prévu à côté du Puerto de Cala Gomba.

Lever de soleil
sur Palma

A 8h30, l’ancre croche le sable, 48 heures après notre départ.

L’équipage est fatigué et a peu dormi car il faut le temps de trouver ses marques et de s’habituer à tous les bruits qui donne le ton à bord.

Un bon petit déjeuner, et chacun rejoint sa couchette pour un petit sommeil réparateur.

Après un déjeuner breton, cidre et crêpes préparées par Mélanie. On met l’annexe à l’eau ce qui est un peu sportif compte tenu de petites vagues qui nous font danser. C’est l’occasion de tester le moteur électrique en situation. A quatre dans l’annexe, on attaque les vagues avec 15 nds de vent. Il nous mène à bon port avec une consommation qui laisse envisager quatre allers et retour dans les mêmes conditions. Cela répond aux besoins attendus.


En attendant l’amélioration météo pour notre étape vers Lisbonne, la journée du lendemain va nous permettre de faire quelques travaux d’accastillage qui se sont révélés nécessaires comme notamment tendre un bout pour faire une main courante sur les côtés du bimini. L’option d’avoir choisi une main courante de soutien du bimini se révèle très utile. Un constat les dérives battent dans le puits. Il faudra trouver une solution pour remédier à ce problème qui à la longue pourrait entraîner une usure rapide.

La soirée se terminera autour d’un rôti de porc arrosé d’un petit Rioja pour fêter la première traversée de Brise dhe Mar. Le lendemain, premier bain matinal qui réveille sur fond de sable fin. Plusieurs allers et retours sont nécessaires avec l’annexe pour s'approvisionner en gaz-oil; il nous faut en gros, deux heures pour faire le plein. L’après-midi sera consacrée à faire le plein d’eau avec le dessalinisateur.

Déjeuner
1er bain
Terrasse vue sur mer

C’est l’occasion de se rendre compte qu’il y a des fuites sur le circuit de remplissage du réservoir tribord. Après avoir épongé et fait l’inventaire des causes probables, il s’avère que c’est certainement une fuite sur un tuyau dans un endroit peu accessible qu’il nous faudra réparer à Lisbonne. A priori, là comme pour beaucoup d’autres choses, aucune vérification n’a été réalisée par le chantier. Puis c’est le tour des toilettes qu’il faut démonter pour se rendre compte que la pompe fuit également. Après démontage complet, la fuite persiste. On condamne les WC jusqu’à Lisbonne.

Après cet après-midi bien rempli, petit moment de détente avant de faire une bonne nuit en perspective de l’appareillage du lendemain.