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14/12/2008

Le Nautic 2008

200812lenautic.jpgAprès un solide petit-déjeuner, car la journée va être rude, nous appareillons gare Montparnasse, sac au dos et ordinateur à la main, prenant le chenal de la ligne 12 pour accoster Porte de Versailles. Le temps est mitigé et le passage à la douane se fait sans difficulté grâce à la bienveillance des sauf-conduits fournis par certains fournisseurs que je remercie.

Nous faisons escale au stand Catana, où trône un magnifique 41 pieds, flambant neuf, qui attirera les visiteurs.

Nous avons le plaisir de rencontrer Serge Paillard, à la barre du chantier, et d’aborder les nombreux points qui restent en suspend.

Commence alors le louvoyage entre les stands, suivant une feuille de route établie au préalable. Il faut régler les problèmes administratifs (douane, affaires maritimes) ainsi que prévoir les fortunes de mer et leurs conséquences. Et il n’est pas si facile de naviguer entre les diverses compagnies d’assurance qui nécessitent la vigilance et les compétences juridiques de la cap’tine pour soulever les écueils cachés. Il ne faut pas oublier non plus, la dernière main avec l’affréteur du bateau, autrement dit la compagnie de LOA.

200812navigrue.jpgIl faut aborder ensuite les problèmes d’énergie (production et consommation) qu’il m’est plus facile d’aborder après mes stages à Sail the World (merci Alain et Laurent). Pour l’annexe, le choix est plus vite fait, deux constructeurs ayant passé le cap des pré sélections. Nous choisirons une Shearwater 310 de Southern Pacific, produit néo-zélandais, distribué depuis peu en France, pour sa légèreté et sa carène en aluminium. Après avoir fait tous les stands à la recherche d’un moteur deux temps, plus léger et plus facile d’entretien, le problème du moteur d’annexe n’est pas encore réglé.

Il est déjà l’heure de la fermeture et nous arrosons l’annexe avec l’équipe de Jepa, d’une petite coupe de champagne. Une soirée de détente nous attend vers les compères des « Deux Anes ».

La semaine va se poursuivre avec un rythme soutenu, les jambes sont lourdes le soir. Il nous faut poursuivre notre approvisionnement en ampères et nous optons pour une Aerogen 6. Elle a résisté au Tour du monde de Francis Joyon, elle devrait tenir facilement pour nous. Théoriquement nous ne devrions pas rencontrer, ni les mêmes vents, ni surtout les mêmes mers.

200812catana41.jpgAprès les recettes, les dépenses. Je complète Maxsea, mon logiciel de navigation que j’avais acheté il y a déjà un an, pour profiter du passage à la dernière version Time Zéro, par des cartes supplémentaires et bénéficie d’un petit bonus salon. Il reste à affiner la communication et, après bien des réflexions, allant du oui, bien sur, au non cela ne sert à rien, en passant par cela serait pas mal, au gré de mes lectures et de mes rencontres, je décide de ne pas prendre de BLU. Ce sera un Iridium, et le prix de la BLU me laisse une bonne marge de minutes de communications. Peut-être, la BLU sera-t-elle pour plus tard ? (comme quoi la question n’est toujours pas résolue). L’éclairage est un gros consommateur d’énergie et nous nous orientons vers les LED. Des contacts intéressants sont pris et il reste à finaliser après étude technique.

Deux éléments importants vont encore nous occuper, l’antifouling et le mouillage. Des solutions intéressantes se dessinent, mais nous en parlerons plus tard quand tout sera fait.

L’armement de sécurité, c’est comme l’assurance, on préfère ne jamais avoir à s’en servir, mais il vaut mieux y avoir pensé avant. En effet, en cas de besoin, il n’est plus temps d’avoir des regrets. Nous demandons au chantier de passer sur une autre survie que celle prévue, pour200812survie.jpg des raisons techniques et de facilité de suivi d’entretien dans le monde. L’armement de sécurité est complété d’une balise Kannad et d’un système traceur par satellite qui permettra à nos proches de suivre la progression du bateau sur internet.

Pour la sécurité en navigation, nous optons pour des gilets de sauvetage de chez Certec, que je regarde depuis plusieurs années au salon. Ils reprennent les conceptions qui avaient été développées au Glénans avec notamment une sous-cutale, indispensable pour sortir un équipier de l’eau. Le déclenchement par pastille de sel me paraît intéressant pour ses capacités de remplacement facile. Petite touche qui vient renforcer mon choix, la société équipe le Centre des Glénans. J’en profite pour réserver des pare-battages gonflables qui ont l’avantage de ne pas tenir de place.

Nous faisons régulièrement des points sur l’avancée de nos orientations avec SP dans les bureaux du stand qui nous sont gracieusement ouverts.

200812carre.jpgPendant que je m’occupe des problèmes techniques, la cap’tine cherche les bons compromis pour compléter notre garde robe marine qui commence à s’élimer. Elle prospecte pour contribuer à la finition du confort de vie à bord, primordial pour une croisière prolongée.
Pour souffler, une petite soirée agréable nous permet de retrouver, Hed et Didier, avec qui nous avons assuré du Mexique à la Thaïlande, en passant par la Vénétie et La Californie. Marine et Sophie, ma filleule, qui prépare le 4L Trophy sont de la soirée qui se terminera tôt le lendemain matin.

Au cinquième jour, le plus gros est fait et nous finissons par le repérage du petit accastillage et un point important pour améliorer l’ordinaire du bord en traversée, le matériel de pêche.

200812traine.jpgNous nous arrêtons au stand de Nounours, spécialiste de la pêche au large qui nous délivre ses conseils. Une bonne canne, un bon moulinet et des leurres de taille appropriés à la vitesse du bateau.

En attendant la première dorade…

C’est le retour, bien chargé de documentations diverses qu’il va falloir détailler pour finir l’accastillage du bord.

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28/11/2008

L'envol

Beau navire de 50 pieds, armé pour la croisière hauturière.
Une belle garde robe en Hydranet: Grand voile de 98 m2, Solent de 36 m2, Gennaker de 100 m2 et Spi symétrique de 170 m2.
Le détail de l’armement sera complétée plus tard lors de la mise à l’eau prévue en Mars 2009.

caracteristiques.gif

Le 17 Octobre 2008


AAdemoulage.jpgQuittant son berceau, l’oiseau des mers a déployé ses ailes et s’envole dans les airs pour respirer pour la première fois l’air du large par les portes entre-ouvertes du hangar. Un rayon du soleil d’automne fait briller les coques fraîchement sorties du moule tel un rêve qui s’éveille. Lentement ses géniteurs, une race particulière appelée « les stratifieurs », avec une grande attention, le laissent se poser dans son nouveau nid où va se poursuivre sa gestation. Les portes du hangar se referment et il est possible de toucher pour la première fois ces coques qui ne toucheront l’eau que d’ici quelques mois.  Comme un oisillon, les ailes sont encore toutes fripées avec un gel-coat qui va devoir être ébardé, mais elles ont déjà fière allure.
Pour fêter l’événement, des vins à la fois bien charpentés et présentant une belle légèreté et une fine saveur au palais : les Hautes côtes de Nuits rouge et Hautes Côtes de Beaune blanc, réunissent toute l’équipe autour d’un bon jambon persillé. Une belle naissance sous les auspices du travail bien fait et du plaisir partagé.

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27/11/2008

Nom du bateau

Le nom d’un bateau est une alchimie. C’est un peu de son âme qui se mêle à celle du navire qui va vivre sa propre vie. Issus de matériaux informels modelés par des professionnels, celui-ci prend vie lors de sa mise à l’eau.


Le nom de notre bateau a été trouvé assez rapidement avec l’idée d’associer éléments marins et éléments personnels.
Ne désirant pas le dévoiler avant que le bateau n’ait pris forme, il a fait l’objet d’un jeu au sein des proches. Les lettres sont lâchées à chaque phase de la construction, bien sur dans le désordre, pour corser la recherche.


Les pronostics ont été bon train, ce qui a donné lieu à quelques perles intéressantes : Thibault nous a fait cette brillante analyse transmise par mail en provenance de son méthanier au large de la mer rouge : « salut pas facile mais je reste sur mon idée  que c des initiale pke  b r s h sa fait pas un mot » (pour la traduction apprendre le langage SMS).
La cap’tine, qui n’était pas dans la confidence, nous a proposé : brise d’hamer  et Brice connaissant mon goût pour la musique classique, nous évoquait les « Ire de Brahms »
Mon ami Philippe, très prolifique, nous a produit un florilège.
Bris de harem :  Des intentions bizarre au moyen orient ?
Herbe mardis : Un programme de détente hebdomadaire en cas de stress ?
Sabre de rhim : Qui est ce type là ?
Hi bras de mer :  du franglais  ?
Dream Breish : Pourquoi rêverais tu d'un chanteur occitan ?
Hardi mer Seb : Sauf à ce que tu sois sponsorisé je ne vois pas (Les cocottes minutes produites à selongey, à proximité de Dijon)
Hardi brémes  : Bof bof
Brise me hard : Pas plus.

Le bateau démoulé, il était nécessaire de dévoiler le nom car le salon nautique approchant, nous en aurions besoin, notamment pour créer un logo qui nous servirait à personnaliser la coque.
BRISE DHE MAR était découvert par la cap’tine, dont certains ont supposé qu’elle avait usé de moyens particuliers à mon égard pour l’obtenir, ce qui est totalement inexact…. Emeric, avait approché de très près le nom, et il ne manquait que l’emplacement du H.


Pourquoi BRISE DHE MAR ?
L’idée de belles brise de mer est sous-tendue derrière ce nom qui peut paraître proche d’un espéranto marin.

Le premier mot est constitué des premières lettres des prénoms de mes fils (Brice, Thibault, Emeric) mais, bien entendu, avec un th qui se prononce « se » en anglais.

papamanV.jpgL’article permettra à ceux, sans qui je ne serais rien, d’être présent à nos côtés : Denise, ma mère, qui garde toujours son sens de l’humour après 95 années de vie. Henri, mon père, à qui je dois, parmi beaucoup d’autres choses, mon désir de la mer et qui est parti voguer sur les nuages. Edgard, mon grand-père, qui m’a appris très jeune une certaine philosophie de la vie et m’a confié la veille de sa mort, à 90 ans passés, le message qui lui paraissait le plus important à savoir : il n’y a rien de plus court qu’une vie. Chez un jeune homme de 20 ans, un tel message provenant d’une personne qui paraissait avoir eû une si longue vie est resté gravé profondément.

MARtine ne pouvait être absente du nom du navire, comme il est la tradition parmi les marins pêcheurs, travailleurs de la mer, pour lesquels j’ai le plus grand respect.

Le logo était tout trouvé, associant nom du navire, tastevin, ancien outil des vignerons bourguignons devenu l’insigne de la Confrérie des Chevaliers du Tastevin dont j’ai l’honneur de faire partie et notre belle planète à la découverte de laquelle nous conduiront nos voiles .

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00:04 Publié dans 02 Le bateau | Commentaires (0) | Tags : le bateau, construction

21/11/2008

Marcel Bardiaux - Un marin indépendant

 

" En ce qui concerne ma franchise, je m’imaginais candidement que c’était une qualité… Tout cela et bien d’autres choses aussi prouvent qu’il vaut encore mieux se mouiller les fesses en mer que de se salir à terre… "
(Marcel Bardiaux -
Aux 4 vents de l’aventure – Ed. Arthaud)

199911Bardiaux.jpgMarcel Bardiaux (photo) est avant tout un esprit indépendant. Né en 1910, il réalise le premier tour du monde à la voile contre les vents à partir de 1950 sur le voilier de 9,38 m en bois qu’il a entièrement construit de ses main Les Quatre-Vents. Il est le premier solitaire à avoir franchi le cap Horn d'est en ouest (contre les vents dominants), en plein hiver (austral) 1952 .

En 1966, Bardiaux achève la construction par lui-même, particulièrement difficile, d'un second voilier de 15 mètres et 22 tonnes, premier navire de plaisance en Inox connu, d'où son nom.

Marcel Bardiaux rapatrie son voilier en France (sa 40e traversée de l’Atlantique en solitaire à 88 ans !) et s'installe à Redon où il décède en 2000 dans l'anonymat.

Je rêvais de rencontrer ce personnage hors du commun dont j’avais entendu parler par mon père dans mon enfance. Je l’avais raté lors de son passage à Nantes, d’où il était reparti, têtu, chassé par la bêtise administrative incapable de faire une place honorable à ce grand monsieur qui avait porté les couleurs du pays à un haut niveau.

En 1999, j’apprends par hasard qu’il est revenu en France et que son bateau Inox est amarré au port de Redon. Après lui avoir écrit une lettre lui demandant s’il était possible de le rencontrer, il me donne rendez-vous à 11 Heures un samedi.

199911cockpitinox.jpgJe vais découvrir ce marin,qui rêvait de devenir le premier marin centenaire, fidèle à son image. Etant à l’heure au rendez-vous, il m’accueille à l’entrée de son minuscule cockpit. Ses premiers mots sont : «  c’est vous qui aviez rendez-vous à 10 heures, il faudra revenir. Je n’ai pas que cela à faire à attendre les gens qui arrivent en retard. » (je rappelle qu’il a alors 89 ans)

Je le rassure et lui montre son courrier comme quoi, je suis bien à l’heure. Il m’observe un instant, pose le regard sur la Cap’tine et les mousses qui nous accompagnent. Je suppose que l’examen est satisfaisant car nous entamons la conversation. Après une bonne demi-heure, le deuxième examen doit être réussi car nous sommes invités à monter à bord.

Nous pénétrons dans ce carré où il vit depuis 33 ans sur toutes les mers du monde. La simplicité règne, et je capte le regard, un peu inquiet, de la capt’tine posé sur le coin cuisine, noir de fumée où trône une casserole pleine de riz collé.

Ayant gardé son esprit malicieux, il propose à la cap’tine qui porte Emeric sur ses genoux de venir s’asseoir sur les siens pour faire de la place. Le végétarien est encore vert.

Nous abordons ses navigations et particulièrement cette traversée hivernale entre Halifax et La France (novembre 1994), où il essuie un ouragan force 12. À 84 ans, le vieux marin est projeté à la mer au cours d'une manœuvre. Il parvient miraculeusement à regagner son bord et touche enfin la France après 33 jours de mer. A ma question comment avez-vous géré cela, il me répond simplement : « je me suis attaché sur ma couchette, et j’ai attendu que cela se passe »

Je l’invite ensuite au restaurant, moment qui reste inoubliable. Il faut dire que le service est d’une lenteur que je n’ai jamais vue. Après avoir demandé à la serveuse si elle allait pêcher le poisson avant de nous le servir, ce grand impatient commence à fulminer en disant qu’il n’a pas que cela à faire. Il doit être sur son bateau au cas où on viendrait lui acheter ses livres ou autres choses. Pour vivre, il vend progressivement des pièces de son bateau et ses livres.

Le repas arrive enfin. Les enfants prennent une bonne leçon de vie. Alors qu’ils laissent quelques feuilles de salade dans l’assiette, il s’adresse à eux. « Quand on a quelque chose dans l’assiette, on mange tout. On ne sait pas si on aura quelque chose le lendemain. » . Ayant toute sa vie voulu ne compter que sur lui-même, il est très ancré sur des valeurs simples, mais efficaces. Pour finir le repas, où j’avais commandé à la carte et lui au menu, il me demande pourquoi je ne mange pas de fromage, ponctué d’un «  c’est compris dans le prix ».

Pour finir notre entretien, je lui pose quelques questions sur sa vie actuelle. J’ai appris qu’il était désormais seul, ayant perdu sa sœur à l’age de 87 ans l’année précédente. J’en profite pour lui exprimer mes regrets. Il me remerciera par cette sentence : « Elle est morte jeune, car elle a eu une vie trop facile » (ce dont je sais que ce fut pas totalement le cas). Un bon moyen de cacher son émotion.

199903portredon.jpgNous nous quitterons après le récit son dernier exploit. L'hiver précédent , nous sommes en mars, il est tombé dans le port de Redon. Il m’explique, qu’un imbécile avait laissé traîner un tuyau d’arrosage sur le quai. Rentrant de ses courses avec son mini-vélo, il s’est pris les roues dedans et à plongé dans les eaux particulièrement fraîches du port.

Tout à chacun, aurait immédiatement rejoint le bord. C’est mal connaître notre homme. Il a continué à surnager, ayant serré les jambes autour du vélo pour ne pas le perdre : « je n’en avais pas les moyens ». Sous les encouragements des sauveteurs qui cherchaient à le sortir de l’eau, il a fini par le lâcher.

Il n’a pas été question d’aller à l’hôpital, malgré les conseils éclairés de l’entourage. Et, fidèle à son image, le lendemain matin ce marin de 99 ans, draguait le port avec un grappin pour récupérer son vélo qui a rejoint le bord.

Nous nous quittons définitivement après que je lui ait acheté, les livres de lui que je n’avais pas. Lui ayant apporté, ceux que j’avais déjà en ma possession, il tiendra à tous me les dédicacer. Alors que je lui disait qu’une dédicace serait déjà très sympathique, il m’a dit de son ton bourru, que quand il s’engageait il le faisait jusqu’au bout. Chacun de ses livres dont je recommande la lecture, porte une dédicace spécifique et adaptée dont j’en rapporte une, reflet de discussions de deux têtus : « Au docteur Dominique C. qui ne partagera peut-être pas tous mes points de vue, mais ils ont fait leurs preuves pour transformer un gamin chétif en homme costaud » Il aura eu le dernier mot.

Merci Marcel Bardiaux

Ses bateaux: une belle collection photo d'inox réalisée par Thierry Weber

Les 4 vents
Inox

Opiniâtre, entêté, il supportait mal les critiques injustes et vouait un culte à la -ou sa- vérité dit un article sur lui.

Le souvenir bref et inoubliable que j’en ai est celui d’un homme fier et attachant qui n’a pas été reconnu à sa vraie valeur de marin. Marin qui a tracé un formidable sillage de quatre cent mille milles, l'équivalent de dix-huit fois le tour de la Terre, un exploit probablement inégalé…


Dernières nouvelles d'Inox: pour savoir ce qu'est devenu INOX aller sur le site de http://www.entre2toursdumonde.com/index.htm  qui permet de voir la remise à neuf de ce bateau mythique


Bibliographie:

- L'école de la vie (1910-1994) - publié en 1994 par l'auteur,
- La mer ou la fille - publié en 1959 par les Editions Plaisance,
- Les aventures de Marcel Bardiaux - édité en 1960 par Marcel Bardiaux,
- Aux 4 vents de mes amours - édité en 1975 par Marcel Bardiaux,
- Entre deux tours du monde - édité en 1995 par Marcel Bardiaux,
- Aux 4 vents de l'aventure : 1. le défi au cap Horn - éditions Arthaud,
- Aux 4 vents de l'aventure : 2. Par le chemin des écoliers - éditions Arthaud.

00:00 Publié dans 05 Rencontres | Commentaires (29) | Tags : rencontres, le bateau