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31/12/2009

L'almanach - Janvier 2010


Janvier 2010
Pensée du mois

Du dire au faire il y a un grand pas

Nouvelles de Brise dhe Mar

Brise dhe Mar et son équipage

vous souhaite une très bonne année

20100101Voeux.jpg

En cette année débutante, et profitant des froidures de l'hiver, l'équipage prépare son programme de printemps tout en finissant de retaper bateau et équipage. Il apprends à prendre le temps pour faire.

Evènements du monde

Un sommet de Copenhague qui bien que décevant dans ses résultats immédiat, contribue à la prise de conscience internationale de la fragilité de notre bien commun: la terre.


Météo du mois

Les premières neiges ont saupoudré la Bourgogne avec des froids sibériens, atteignant un record pour un mois de décembre avec -18°. Le jour de l'an verra un temps printanier sur l'ile de Noirmoutier. D'un extrème à l'autre.

19/04/2009

Baptême

Du concept à la mise à l'eau
Le fil de la journée

Le ciel avait sorti ses plus beaux atours avec une belle traîne de cirrhus sur mousseline de cumulus épars, chatoyants sous le soleil revenu après les orages de la veille qui avaient testé les capacités de Brise dhe Mar. Le Canigou n’était pas en reste avec un costume de neige fraîchement repassé.

Le Canigou
On se prépare

Revêtant son Grand Pavois, Brise dhe Mar se préparait à accueillir les invités et à sa consécration.

Conseils éclairés de Bruno
A hisser
On hisse

Venant des terres bourguignonnes, des sommets jurassiens et des régions expatriées, tous les amis étaient fidèles aux rendez-vous. Un petit tour du propriétaire permettait à tous de faire connaissance avec le futur baptisé.

Découverte
Intérieur
Extérieur

C’est l’occasion pour chacun de tester les aménagements. La beauté du navire et la qualité du travail était reconnue par tous.

Des coussins confortables
Une petite douche
Chez les cap't

Le pont se transformait très vite en entrée de mosquée, et on pouvait assister à une aussi belle montée des marches qu'à Cannes.

Les marches
Se déchausser
avant d'entrer
Il y a foule
L'a-t-elle bien monté

A l’heure dite, les équipes de manutention du chantier, prennent le petit par la main pour le conduire sur les fonds baptismaux..

Préparation de la remorque
Manoeuvres
Bord de cale

Sur l’air de Star war puis de flight of the Gull de Jonathan Livingston Seagull, Brise dhe Mar approche doucement de l’eau. Quelques hésitations, un petit pas en avant, un petit pas en arrière et il prend contact avec l’élément liquide à 14h56 sous les applaudissements de l’auditoire.

En approche
Bientôt la mer
14 h 56

Avec Bruno, le skipper du chantier, aux commandes, les amarres sont lancées et le bateau rejoint le quai Belem pour son baptême.

Lancer d'amarre
A régler les aussières
Au quai

Avant de recevoir son sacrement, c’est l’occasion de présenter l’équipe du chantier à l’assemblée qui nous ont fait la gentillesse d’être venu en ce jour de repos pour eux. Ce bateau est leur œuvre et celle de tous ceux qui y travaillent au sein du chantier (environ 40 personnes) et nous les en remercions par un Ban Bourguignon bien frappé.

L'équipe
Un bon ban bourguignon
Repris en choeur

Vient le moment pour la marraine, Jeanne, qui a réalisé la décoration du bateau, de procéder au Baptême. François, le parrain, notre webmaster émérite, est présent par la pensée. La chanson fétiche de Brise dhe Mar chanté par mon père et qui a bercé mes rêves et reprise en choeur par les hommes de la famille. A écouter en regardant la suite :

podcast

C’est par un geste énergique, que Jeanne fera exploser la bouteille de Crémant de Bourgogne, en provenance des Hautes Côtes, qui inondera la proue arrosant le blason de Brise dhe Mar : Tastevin d’argent, lambrequin de pourpre et d’Or, voguant sur Mer émeraude.

Le cap’tain baptise ensuite les participants au crémant offert par Jacky, retenu sur ses terres de Bellenot.

La marraine
Il est baptisé
Les amis aussi

Tous se retrouvent sur le bateau pour figer sur la pellicule (ou plutôt sur la carte SD, modernité oblige) ces instants inoubliables.

La famille
Bienvenue
Les amis

Afin de s’exonérer de sa dette envers sa Maman, Emeric est condamné à prendre un bain complet. Ses frères lui apportent un soutien moral et ils se retrouvent tous les trois à la baille après un magnifique festival de plongeon. C’est l’occasion d’entendre des cris d’otarie, la température de l’eau frisant les 14°.

Repèrage
Plongeon
Les Cat'boys

Il est temps pour tous de se retrouver autour d’une bonne coupe de champagne et d’un petit en-cas.

Surprises
Trousse urgence
Les jurons de la cap'tine

Nous avons le bonheur de recevoir de merveilleux cadeaux : Fanfan, nous offre une magnifique trousse de survie avec nourritures énergétiques. Merci à Mone, Pierrot, Gégé, Agnès, Anne, Francis pour la magnifique Cloche. J’aurai une pensée reconnaissante chaque fois que je devrai faire les cuivres et chaque fois qu’elle délivrera son ton clair alors que je me prépare à une petite sieste. La cap’tine va bientôt pourvoir s’exprimer clairement avec les marins de passage après la lecture de l’intégrale des Jurons du Capitaine Haddock et nous ne serons pas à Sec avec les liquides bourguignons apportés par Danielle. Nous n’oublierons pas Brigitte, qui en prévision du baptême ne s’est pas relevée de sa génuflexion. Nous lui souhaitons un bon rétablissement et nous lui assurons que sa chouette sera en bonne place à Bord, ce qu’elle pourra constater par elle-même lors de son passage à bord à La baule.

Portant nos insignes de la Confrérie, nous faisons un dernier tour sur le bateau pour vérifier que tout est en ordre avant de le laisser pour sa première nuit sur l’eau.

La cloche
Tête à tête
La chouette

La soirée se poursuit au restaurant « Le Manuia » sur le port dont les propriétaires, Eric et Karine, nous ont fait la surprise de préparer une décoration autour du bateau avec une maquette de celui-ci en bonne place pour la sangria.

L’apéritif nous donne l’occasion d’applaudir la fille des hôtes et son partenaire de danse pour une magnifique démonstration de danse de salon. L’assurance de ses deux jeunes et leur maîtrise de la danse subjugue l’assistance. Il faut dire qu’ils sont vice-champion de France de danse de salon à 11 et 12 ans.

Un joli couple
Brise dhe Mar
Rumba

Comme dans toute aventure Française, la soirée se termine autour d’un festin accompagné à la musique par Francisco, jeune gitan de 71 printemps, qui nous charme de ses chants au rythme magique de sa guitare. Certaines zontiennes tomberont sous son charme…..

Une belle tablée
Francisco et sa guitare
Arrosé au bourgogne

Jeanne nous transportera des complaintes manouches, andalouses ou mexicaines vers les folk songs et la country. La soirée se terminera par un petit pas de danse des jeunes au son de la guitare.

Une journée mémorable pour nous se termine. Brise dhe Mar est né sous de bonnes augures : ciel magnifique, paysage splendide, amitié et convivialité.  Dès le lundi, le cap'tain est sur place aux aurores pour assister à la sortie du bain pour positionner le jeune adolescent devant les ateliers pour les dernières touches à terminer par les équipes du chantier. Il ne lui reste plus qu’à appareiller et prendre le large après de sérieux essais en mer.

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26/11/2008

Essayer - partir

Aller frotter sa réalité à ses rêves

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En hommage à Bernard Moitessier (photo), très modestement…

" Tamata (dernier bateau de Bernard Moitessier) veut dire « essayer ». Mais, le problème, dans la vie, c'est que « essayer » veut dire aussi « risquer d'avoir peur ». La peur de ne pas y arriver, la peur de ne pas être assez fort. J'écoute ma peur et je ne fais rien. Je préfère faire seulement ce qui ne m'occasionne aucune peur. Et alors je ne fais rien. Et il est possible aujourd'hui de réduire la peur au minimum. Mais la peur est une chose très importante, biologique, c'est une émotion primaire. Sans la peur, on ne vit pas, on végète. «Essayer», je pense, signifie tout simplement entreprendre une action tout en acceptant la peur. Le courage sans la peur n'existe pas. Si tu n'as pas peur, tu ne fais preuve d'aucun courage, tu es simplement con.
Et je retrouve l’idée de Bernard : tu as peur, mais tu essaies, tu dois essayer et si ça ne marche pas, au moins, tu as essayé. C’est ça le devoir, ce n’est pas de réussir, c’est d’essayer.
"
Ugo Conti - (Bernard Moitessier - Au fil des rencontres Veronique Lerebours - Edition Arthaud)

"
Prendre la mer, c’est tout sauf une fuite, c’est au contraire une discipline et une contrainte. Décider d’aller chevaucher les vagues, c’est une conquête et, pour conquérir, il faut partir. C’est l’extraordinaire tentation de l’immensité. La mer, c’est le cœur du monde. Vouloir visiter les océans, c’est aller se frotter aux couleurs de l’absolu. "
Olivier de Kersauson - (Ocean’s song)

" Voyez vous, dans la vie, il n’y a pas de solutions. Il y a des forces en marche : Il faut les créer et les solutions suivent.
"
Antoine de St Exupéry - (Vol de nuit - Chapitre XIX)


Ces quelques pensées résument à elles seules l’objet du projet relaté dans ce site.
Aller se frotter à l’absolu, sans vouloir, ni pouvoir se comparer aux illustres prédécesseurs, c’est prendre sa décision, la mettre en œuvre, la réaliser et voir si le choix fut juste.

Le seul moyen de le savoir est de le tenter.

Au-delà de la mer, cette aventure en couple, est l’occasion de poursuivre la découverte du monde sur un projet commun, en l’abordant par ses propres moyens.
Chacun ses motivations : pour le Cap’tain, la voile et la mer ; pour la Cap’tine le voyage et les rencontres ;

Pourquoi un site ?
Partir ne veut pas dire se couper du monde, c’est au contraire l’ouvrir.
La technologie nous permet de faire profiter notre famille, nos amis et tous ceux qui le désirent de cette expérience. Une parmi tant d’autres.

On s’enrichit souvent de l’expérience de l’autre, espérons que nous contribuerons à alimenter celle de nos lecteurs.

12:00 Publié dans 01 Histoire de partir | Commentaires (0) | Tags : historique

31 du mois d'Août

Nous vîmes venir sous le vent d’à nous, une frégate d’Angleterre, qui fendait la mer et les flots, c’était pour attaquer Bordeaux……..

Ecoutez cette vieille chanson de marins

podcast


C’est sur cet air, chanté par mon père, qu’enfant je m’endormais. Cette belle chanson de mer s’est ancrée profondément en moi et allait progressivement me conduire vers des voies (maritimes) qui paraissaient bien éloignées de ma Bourgogne natale.
Plus tard, aux récits d’aventures que me contait parfois mon père, je me suis plongé dans les lectures de voyage qui foisonnaient dans la bibliothèque familiale. Mon père, dont la vocation de marin avait semble-t-il, été contrecarrée par ses parents, avait accumulé une littérature importante en ce domaine. Après les aventures de Thor Heyerdahl sur le Kon Tiki, ce fut Henri de Monfreid, puis Alain Bardiaux. Ce qui m’avait frappé, c’est que ce dernier avait effectué son tour du monde l’année de ma naissance.
Mon premier contact à la mer eu lieu lors d’un camp scout à l’age de 12 ans, dans la rade de Brest. Nous avions construit pendant un an des équivalents d’Optimiste et, déjà, des catamarans, avec comme flotteur, des réservoirs d’avion de récupération. Nous étions amené à nous frotter aux scouts marins et nous n’étions pas peu fièr de pouvoir de temps en temps les gratter en régate. Au cours de ce séjour sur l’Ile aux Morts en face l’île Longue , j’ai pu découvrir les longues heures de rame sur des baleinières qui nous donnait un aperçu de ce qu’avait du être les galères.
Pendant plusieurs années, je ne reverrai plus la mer. Je tâtais du dériveur sur un simplet, sur le réservoir de Panthier, petit lac qui sert à approvisionner en eau le canal de Bourgogne.
La mer était un peu délaissée en faveur de la montagne avec un service militaire aux chasseurs alpins : Annecy puis Chamonix, permettant de faire de belles courses en montagne. Puis, avec la reprise des études de Masso-kinésithérapie, les loisirs étaient partagés entre les sorties de ski avec les amis et les premiers grands voyages : Grèce, Yougoslavie en Ami6.
Dans les années 1970, lors de mes premières vacances en compagnie de Martine, nous faisons un séjour en Bretagne à Concarneau. C’est la première fois que je rencontre des groupes dépenaillés, traînants dans Concarneau avec des vareuses élimées et des pantalons souvent plein d’accrocs. Je me demandais alors qui pouvaient bien être ces êtres hirsutes à la démarche chaloupée. Je venais de rencontrer pour la première fois « un glénanais » pur souche.
Dans les années qui suivirent, je m’élançai sur les premières planches à voile avec des débuts un peu réfrigérants, en avril sur le lac Kir à Dijon. Il faisait environ 15°dehors, l’eau était à 14° et je n’avais comme seul équipement qu’un pull en laine qui dès le premier plongeon se transformait en lest glacé. Cela incite à trouver rapidement l’équilibre, pour passer le moins de temps possible dans l’eau. Très rapidement, des régates locales s’organisèrent et après la Dufour, belle planche plate, on passait à des planches plus profilées permettant de faire un très beau cap au près. On ne parlait pas encore de glisse. La régate était une régate de dériveur entre trois bouées avec un bord de près qui faisait la différence. Souvenir de belles empoignades.
Puis le diplôme en poche, je partis travailler comme assistant dans un cabinet de kinésithérapie à Autun,capitale du Morvan, laissant Martine à Dijon. Mes soirées étant particulièrement calmes, je me remis à la lecture. Le premier livre qui me tomba dans les mains, allait, comme pour tant d’autres, décider de la suite : C’était la longue Route de Bernard Moitessier.
Le livre dévoré, j’achetais le meilleur cours de navigation à savoir « le cours de navigation des Glénans ».
Je partageais mes soirées entre la lecture de cette bible et la méthode assimil en Portugais car je projetais de partir au Brésil pour y exercer mon métier.
La préparation de mon émigration était bien avancée, quand l’état brésilien décida de cesser les possibilités d’émigration pour ma profession.
Devant l’impossibilité de réaliser mes projets initiaux, je décidai approfondir ce beau métier qui apporte une aide très importante dans le domaine du handicap et dont je sentais des limites à mes connaissances. J’allais compléter ma formation en reprenant des études de Médecine.
Pour cela, il va falloir passer le concours de première année, puis s’engager pour au moins dix ans d’études pour exercer pleinement cette activité de réadaptation dans toutes ses composantes.
Après avoir remis mon cabinet à un ami, je m’octroie deux semaines de vacances avant une année qui s’annonce difficile (j’ai quitté le lycée et son programme, il y a déjà cinq ans) et il va falloir se remettre à niveau.
Je m’offre mon premier stage de voile « Aux glénans » .
L’aventure qui allait me mener à mes projets actuels était lancée sans que je le sache encore.

25/11/2008

La vague

Septembre 1976

L’arrivée à Bananec, sur l’Archipel (bateau des liaisons du Centre Nautique des Glénans) reste inoubliable. Cette petite langue de terre, qui se transforme en presqu’île à marée basse, avec ses bâtiments au raz de terre, était en prise directe sur l’océan.

cavalenurbs-450x337.jpgAlors que ce stage représentait un vrai plaisir pour moi, je n’ai pas oublié cette jeune stagiaire qui avait été envoyée en punition dans ce stage par son père, car elle n’avait pas suffisamment travaillé. Il faut dire que son père possédait une goélette de 16 mètres, et qu’elle aurait dû naviguer avec lui sous des cieux plus chauds que l’air vivifiant des côtes de Bretagne sud.

Très vite, un peu plus âgé que les autres, et ayant bien potassé la théorie, j’en vins à prendre les responsabilités de chef de bord à la journée sur Cavale construit par le chantier Stephan en Contre Plaqué Marine.  Ce petit bateau-école des Glénans, de 5,50 m de long avec un tirant d'eau de 0,80 m avec dérives, était très vif et très marin avec beaucoup de plaisir à la barre.

cavalevagueR.jpgAu cours d’une « expédition » à l’ile aux Moutons, à cinq milles de l’Ile de Bananec, nous avons mouillé dans une petite anse. Très rapidement,avec les effets de brise, le vent a tourné, et a commencé à rentrer dans la baie. Cafouillage de débutant oblige, il faut relever les mouillages, qui bien sur,sont emmêlés . J’y laisserai trois orteils, écrasés entre deux plats bord (première leçon : ne jamais manier les mouillages sans chaussures). Ces déboires sont vite oubliés devant les sensations  d’un retour portant au largue pendant lequel la cavale a pu exprimer ses qualités, avec des surfs fantastiques.

C’est là que je l’ai rencontrée, pour la première fois : La vague. Celle qui vous fait basculer vers le monde des sensations, des émotions physiques, des perceptions indescriptibles. Celle que vous recherchez, avec parfois une certaine crainte au creux de l’estomac, mais qui pourra vous donner un plaisir insondable. Cette première fois reste aussi vivante aujourd’hui qu’en ce jour de septembre, où je l’ai vécue sous les lumières d’une soirée d’automne débutante.

Cette Vague me conduira à modifier ma vie future et à la transformer, sans renier  mes engagements.

 

07/11/2008

Les Glénans

Faire face aux éléments, lorsqu’ils sont déchaînés, n’est certes pas une petite affaire. Il faut alors connaître la mer, savoir que vous la connaissez, et ne pas oublier qu’elle a été faite pour qu’on navigue dessus. Joshua Slocum (Sailing alone around the world).

20081119captainglenans.jpgC’est dans la diversité des situations que l’on acquiert l’expérience, la mienne débute au Centre Nautique des Glénans.

Stage à terre
(en savoir plus)
Après deux stages à terre, j’ai la chance de me former au monitorat avec un homme remarquable qui se cache derrière des coups de gueule fantastiques : Jean-Louis Goldschmidt, dit Goldo.
Il disait : « Le stage à terre prépare la navigation. Fautes ou laxisme dans la manœuvre engendrent les pépins. Cela dit, relever une erreur ne met pas en cause la personnalité ou l’honneur du stagiaire. Le débutant est là pour faire des bêtises, nous, pour y parer. »

Des bêtises, j’en ai fait, dont la perte de mon mat sur ma première croisière comme chef de bord sur Mousquetaire car je n’avais pas pris garde au courant traversier en remontant l’Odet avec le flux. Depuis, je prête une attention toute particulière à l’observation de la surface de l’eau pour m’imprégner des rivières marines engendrées par les marées.

Monitorat (en savoir plus)
20081119dogre.jpgLes années passées comme moniteur puis chef de bord et chef d’île au Glénans m’ont apporté une richesse d’expérience. Prévoir, éviter ou réparer les erreurs accumulées par les stagiaires, représente des années de navigation. La diversité des bateaux et des gréements contribue également à s’imprégner du sens marin : De la Cavale au Dogre des îles en passant par la Caravelle puis les Choses pour revenir au dériveur avec le Vaurien ; du Corsaire à la Goélette des îles au doux nom de Folavoahl, tous les gréements nous passe entre les mains (sloop, voile au tiers, voile à corne…..)

Le bateau des liaisons (en savoir plus)
20081119PENAMEN.jpg L’Archipel (12,50 m) et le Pen a Men (12 m) peuvent embarquer chacun 50 passagers et des vivres. Ces deux bateaux assurent les transports en tout genres entre Concarneau et les îles. C’est une formidable école de mer, que de se voir confier la bonne marche de ses bateaux et d’en assurer les manœuvres tant au port qu’au mouillage. Une saison durant, j’ai pu assumer la fonction prodigieuse de patron des Liaisons. Au delà de l’expérience maritime, la notoriété de la fonction qui consistait notamment à livrer le cidre sur les îles, débouchait sur un accueil chaleureux sur les différents stages.

20081119bequillage.jpgInitiation Croisière et stages chef de bord (en savoir plus)
Après les stages à terre, vient la croisière avec les stages sur Mousquetaire, Dogre, Cotre des Glénans, Nautile, où l’on apprend à manœuvrer au bon moment, faute de winch. On apprend également à anticiper ses atterrissages, faute de moteur. On apprend également la vie à bord, le respect des autres et la sécurité.

La Sécurité
S’il était demandé à ceux qui, vaille que vaille, tentent, jour après jour, de recréer aux Glénans l’esprit de sécurité « Qu’est-ce que la sécurité en mer ? », ils pourraient répondre : « C’est quand il y a suffisamment de gens qui respectent la mer ».
Ce combat mené depuis l’origine des Glénans, est d’autant plus nécessaire que s’est établie une alliance objective entre des administrations qui s’alignent sur les fantasmes et les peurs du public et des marchands qui exploitent l’éventaire des nouvelles amulettes obligatoires. (extrait de la mer vue des Glénans- Ed. Seuil 1978)

La Croisière et la course-croisière
198211stanneappareillage.jpgLa navigation sur Sereine et Saint-Anne VII, c’est déjà le rêve aboutit du glénanais de base. Sereine, belle dame de 12,50 m lancée en 1952, pèse ses 12 tonnes que l’on mesure à leur juste valeur lorsqu’il faut ramener le bateau à la godille par faute de vent. Sereine est désormais classée au Monument historique du patrimoine français depuis 2001 et à reçu plus de 300000 stagiaires. Un regret, je n’ai jamais eu l’occasion de naviguer sur Glénan, sloop de 13,07 m aux lignes racées.


198104snimmarseille.jpgUn bon souvenir, la participation à la SNIM (Semaine nautique internationale de Marseille) sur le magnifique sloop dénommé Palinodie avec humour par son ancien propriétaire, Monsieur Gaston Deferre, avant qu’il ne devienne pour quelques années propriétés des Glénans. Ce fut l'occasion de découvrir la course croisière et et l'euphorie des départs et du passage de la première bouée.

Voir le DIAPORAMA

 

Cotre et Dogres des Glénans
Le Folavoahl
Cotre des Glénans
Mousquetaire