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23/05/2009

Merci

À

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Jeanne, ma nièce, dessinatrice professionnelle et artiste qui a su traduire mes pensées à la pointe de ses crayons pour créer des harmonies pour la coque de Brise dhe Mar,

 

 

 

 

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Christophe et Rachel, qui nous ont ouvert leur toit pour nos derniers préparatifs, nous abritant des intempéries qui ont permis une mise à niveau des nappes aquatiques de la région durant notre séjour. Un petit os pour Jack et Caline,

 

 

 

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Benoist et son équipe de Technimédiaservices toujours prêt à mettre leur gentillesse et leur sourire à disposition pour nous donner un coup de main ou un coup de net,

Sans oublier Marie la reine des hauts fourneaux,

 

 

 

Gérard et Josette qui veillent avec gaieté et jeunesse sur l’abri bourguignon,

Gérard et Geneviève, aussi à l’aise avec leurs clubs qu’avec leur pilon, pour la préparation des potions et autres onguents,

Au Docteur Marc pour la trousse destinée aux petits bobos,

Mes amis, qui ont nous ont apporté leur amical enthousiasme. A cause d’eux, afin d’alléger Brise dhe Mar, nous avons du rapidement nous mettre au régime pour effacer les traces des agapes qu’ils nous ont offert avant le départ,

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Mes frères et sœurs, neveux et nièces, cousins, cousines qui nous ont prodigué leurs encouragements,
Fanfan qui nous fait rencontrer des gens merveilleux et bien d’autres choses,
Philou, pour toutes les tâches assumées,

 

Toutes les amies de la Cap'tine au Zonta club qui la soutiennent moralement dans sa nouvelle condition féminine,

La vieille garde, dont la présence et la disponibilité est toujours sans faille,

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À l’équipe des professionnels du chantier Catana qui a fait un superbe travail qui devrait nous permettre de pousser plus loin le rêve, à Vivian qui a accompagné la construction du bateau, à Bruno, le skipper du chantier pour ses conseils, à Didier, marin, menuisier, photographe pour les conseils et l'aide précieuse apportées et tous les autres, électriciens, plombiers, accastilleurs, manutentionnaires, approvionnement...
À l'équipe de Technivoiles, pour son coup d'oeil et le travail de qualité réalisé.

 

Ils sont tous proches de nos pensées et Brise dhe Mar se fera une joie de les accueillir à son bord autant de fois qu'ils le souhaiterons.

16:51 Publié dans 05 Rencontres | Commentaires (0) | Tags : amis, famille

26/11/2008

31 du mois d'Août

Nous vîmes venir sous le vent d’à nous, une frégate d’Angleterre, qui fendait la mer et les flots, c’était pour attaquer Bordeaux……..

Ecoutez cette vieille chanson de marins

podcast


C’est sur cet air, chanté par mon père, qu’enfant je m’endormais. Cette belle chanson de mer s’est ancrée profondément en moi et allait progressivement me conduire vers des voies (maritimes) qui paraissaient bien éloignées de ma Bourgogne natale.
Plus tard, aux récits d’aventures que me contait parfois mon père, je me suis plongé dans les lectures de voyage qui foisonnaient dans la bibliothèque familiale. Mon père, dont la vocation de marin avait semble-t-il, été contrecarrée par ses parents, avait accumulé une littérature importante en ce domaine. Après les aventures de Thor Heyerdahl sur le Kon Tiki, ce fut Henri de Monfreid, puis Alain Bardiaux. Ce qui m’avait frappé, c’est que ce dernier avait effectué son tour du monde l’année de ma naissance.
Mon premier contact à la mer eu lieu lors d’un camp scout à l’age de 12 ans, dans la rade de Brest. Nous avions construit pendant un an des équivalents d’Optimiste et, déjà, des catamarans, avec comme flotteur, des réservoirs d’avion de récupération. Nous étions amené à nous frotter aux scouts marins et nous n’étions pas peu fièr de pouvoir de temps en temps les gratter en régate. Au cours de ce séjour sur l’Ile aux Morts en face l’île Longue , j’ai pu découvrir les longues heures de rame sur des baleinières qui nous donnait un aperçu de ce qu’avait du être les galères.
Pendant plusieurs années, je ne reverrai plus la mer. Je tâtais du dériveur sur un simplet, sur le réservoir de Panthier, petit lac qui sert à approvisionner en eau le canal de Bourgogne.
La mer était un peu délaissée en faveur de la montagne avec un service militaire aux chasseurs alpins : Annecy puis Chamonix, permettant de faire de belles courses en montagne. Puis, avec la reprise des études de Masso-kinésithérapie, les loisirs étaient partagés entre les sorties de ski avec les amis et les premiers grands voyages : Grèce, Yougoslavie en Ami6.
Dans les années 1970, lors de mes premières vacances en compagnie de Martine, nous faisons un séjour en Bretagne à Concarneau. C’est la première fois que je rencontre des groupes dépenaillés, traînants dans Concarneau avec des vareuses élimées et des pantalons souvent plein d’accrocs. Je me demandais alors qui pouvaient bien être ces êtres hirsutes à la démarche chaloupée. Je venais de rencontrer pour la première fois « un glénanais » pur souche.
Dans les années qui suivirent, je m’élançai sur les premières planches à voile avec des débuts un peu réfrigérants, en avril sur le lac Kir à Dijon. Il faisait environ 15°dehors, l’eau était à 14° et je n’avais comme seul équipement qu’un pull en laine qui dès le premier plongeon se transformait en lest glacé. Cela incite à trouver rapidement l’équilibre, pour passer le moins de temps possible dans l’eau. Très rapidement, des régates locales s’organisèrent et après la Dufour, belle planche plate, on passait à des planches plus profilées permettant de faire un très beau cap au près. On ne parlait pas encore de glisse. La régate était une régate de dériveur entre trois bouées avec un bord de près qui faisait la différence. Souvenir de belles empoignades.
Puis le diplôme en poche, je partis travailler comme assistant dans un cabinet de kinésithérapie à Autun,capitale du Morvan, laissant Martine à Dijon. Mes soirées étant particulièrement calmes, je me remis à la lecture. Le premier livre qui me tomba dans les mains, allait, comme pour tant d’autres, décider de la suite : C’était la longue Route de Bernard Moitessier.
Le livre dévoré, j’achetais le meilleur cours de navigation à savoir « le cours de navigation des Glénans ».
Je partageais mes soirées entre la lecture de cette bible et la méthode assimil en Portugais car je projetais de partir au Brésil pour y exercer mon métier.
La préparation de mon émigration était bien avancée, quand l’état brésilien décida de cesser les possibilités d’émigration pour ma profession.
Devant l’impossibilité de réaliser mes projets initiaux, je décidai approfondir ce beau métier qui apporte une aide très importante dans le domaine du handicap et dont je sentais des limites à mes connaissances. J’allais compléter ma formation en reprenant des études de Médecine.
Pour cela, il va falloir passer le concours de première année, puis s’engager pour au moins dix ans d’études pour exercer pleinement cette activité de réadaptation dans toutes ses composantes.
Après avoir remis mon cabinet à un ami, je m’octroie deux semaines de vacances avant une année qui s’annonce difficile (j’ai quitté le lycée et son programme, il y a déjà cinq ans) et il va falloir se remettre à niveau.
Je m’offre mon premier stage de voile « Aux glénans » .
L’aventure qui allait me mener à mes projets actuels était lancée sans que je le sache encore.

24/11/2008

Désirs et appréhension

20020504Martine001.jpgLa Cap’tine
Juriste, Epouse, Mère et dans quelques mois Navigatrice.

De belles pages pour le livre d’une vie, ne trouvez vous pas ?

Qui eut dit qu’un jour, je partirais voguer sur ces eaux tour à tour caressantes et tumultueuses pour approcher de terres si lointaines en empruntant « le plus lent, le plus inconfortable, le plus coûteux des moyens de transport » dixit  un marin.
Rien ne me prédestinait à cette échappée liquide. Je ne connaissais de cet élément mouvant que les baignades, les parties de plage et à l’adolescence les rencontres troublantes des soirs d’été.
Bien que  la mer me soit apparue sous son jour le plus noir, je ne l’ai pas laissé m’effrayer. Totalement néophyte, je me suis laissé embarquer, amoureuse et confiante dans l’aventure marine par le futur Cap’tain.
Quelle entrée en matière ! Partie pour la première fois fin décembre avec quelques copains pour une traversée vers la Corse, tranquille et sympathique nous avons fini « en fuite » (terme marin appris ensuite) sous un vent de force 10,faisant des allers et retours au large pour éviter les écueils de la côte, toute une nuit attachée dans le cockpit et regardant avec le calme de l’ignorance se déchaîner les éléments. Cette expérience allait-elle être le début et la fin d’une histoire ?
Tous les marins disent que jamais ils n’y retourneront, quand cette grande dame ou ce géant déploient toute la panoplie du cauchemar. Et pourtant tous repartent. Ne voulant pas m’avouer vaincue dès la première fois et poussée par le Cap’tain je me suis remise « en selle ». Je dois reconnaître humblement que la mer a dû m’apprivoiser car au cours des croisières qui suivirent l’appréhension  résiduelle s’estompa.
Un petit tour aux Glénans pour parfaire mon éducation marine. Puis de multiples croisières entre amis et en famille se succèdent. Chacune est différente et procure son lot de sensations, l’envie d’évasion en est l’aiguillon.
La première grande expédition fut notre escapade sous voile aux Antilles. Ce fut l’occasion, pour tous les deux, de passer les fêtes de Noël sous le soleil et les éclats d’écume avec un passager clandestin niché dans son milieu aquatique personnel, notre futur petit mousse. Puis sont venus les deux autres moussaillons, force vive de nos futures croisières.
Et voilà qu’approche ce jour tant imaginé, parfois idéalisé, parfois rejeté, parfois craint mais je suis sûr au fond de moi qu’il sera plein de promesses et de découvertes, de liberté et d’harmonie, de rencontres autochtones et marines, de solitude acceptée et recherchée. Ce sera surtout une histoire forte et unique loin des faux-semblant , le début d’une grande aventure à deux d’où nos garçons ne seront jamais très loin de nos pensées.

La Cap'tine vous salue bien

 

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00:00 Publié dans 04 Chez la Cap'tine | Commentaires (0) | Tags : cap'tine, famille

23/11/2008

Les cat'boys

Le premier équipage embarqué dans le bateau de la vie s’est renforcé progressivement au cours du temps.

Très tôt, il a goûté aux joies de la plaisance, faisant participer activement la cap’tine aux petits pots en aller et retour, au calfatage des couches culottes et autres menus plaisirs de la vie.

Acquérant rapidement une bonne faculté d’adaptation, les membres d’équipage purent rapidement participer à la vie du bord.

Brice, en barreur assidu, a un œil toujours posé sur la prochaine bouée. Les activités nautiques diverses et variées, sur l’eau ou sous l’eau, viennent compléter sa vie professionnelle au service de ses patients.
Thibault, le navigateur du bord, a décidé de ne plus quitter la mer et d’en faire son métier. Il navigue désormais sur toutes les mers du globe sur des navires dont, ceux qui l’ont bercé, pourraient servir de chaloupe.
Emeric, le technicien, a appris à longuement méditer, avant de se lancer dans des équations à côté desquelles le calcul de la méridienne est d’une banale simplicité. L’œil fixé sur la balle, il est capable de trouver le waypoint d’atterissage à 300 km/h.

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Depuis les premiers bords, l’équipage s’est forgé un corps et un esprit solides, du tatami aux avirons, lui permettant de faire face aux vents de la vie. Il aura son mot à dire lors des prochains embarquements où il ne manquera pas de nous rejoindre.

Avec les salutations de l’équipage...

00:00 Publié dans 09 Le coin de l'équipage | Commentaires (0) | Tags : famille

18/11/2008

Antilles - Noël 2000

Après cinq ans sans naviguer, pris pas les impératifs professionnels et familiaux, il est temps d’entonner un bel air d’opéra en retrouvant sur « Tosca » les airs chauds des Antilles. Il y a 20 ans, l’aîné des mousses naviguait dans les eaux maternelles, réchauffé dans les eaux Grenadines. Le mousse a grandi, rejoint par les autres membres de l’équipe. C’est avec un équipage physiquement solide, que nous embarquons au Marin, en Martinique,sur un Venezia 42 en cette veille de Noël.

Découverte du Tosca
Aube au marin
Découverte du Tosca

Romain, Yolande, Quentin et Erwan arrivé depuis deux jours, nous attendent au bateau avec un petit punch et des acras qui nous remettent du décalage horaire. La première nuit sera bercée au son d’un orchestre antillais proche.

Après les formalités d’usage, nous pouvons appareiller le lendemain après un déjeuner à bord en direction de Grenade. L’alizé est bien établi et soufflera entre 15 et 30 nds toute la nuit avec grains. Nous mettons rapidement deux ris dans la grand voile avec le génois.

Départ du Marin
Réglages avant la nuit
Petit matin sur Grenade

Le bateau file au petit largue avec des pointes à 10 nds. Je tire au large des îles pour limiter les effets des canaux entre les îles.

L’équipage n’est pas dans la meilleure forme, la mer étant un peu agitée pour s’amariner. Le réveillon de Noël sera frugal, sauf pour les poissons. Après les grains, le ciel nous offrira une belle nuit étoilée ou Capella brille au zénith.

Après avoir laissé dans l’est, Ste Lucie, St Vincent, Bequia, Canouan, Union, Cariacou, à 6 heures avec le lever du jour, Grenade est en vue dans le sud. Nous longeons Grenade par l’ouest et remontons ensuite au près sur Prickly Bay où nous mouillons à 11 heures le jour de Noël. Nous sommes descendus à sept nœuds de moyenne.

Petite fatigue du matin
Grosse fatigue du marin
Réveil du marin

Dans le calme de la baie, sous le soleil, le moral de l’équipage remonte au beau fixe et les estomacs se remplissent avec un petit punch pour arroser la première grande traversée de nos amis.

La douane étant fermée pour cause de « christmas day », il nous faudra attendre le lendemain pour faire la clearance. C’est l’occasion des premiers bains alternant avec les siestes pour récupérer de la traversée et du décalage horaire.

Diner de Noël
St Georges
Diner de Noël

La clearance peut être faîte le lendemain, où le douanier sera présent à neuf heures, bien que nous soyons jour férié. A juste titre, dans un cadre aussi enchanteur, il demande, d’un ton sévère « somebody smoking ? » et une femme fumeuse de redescendre de la terrasse du cabanon qui sert de douane, ce qui nous permettra de passer remplit nos 8 exemplaires de liste d’équipage. Nous en profitons pour faire également la clearance de sortie, pour nous éviter un nouveau passage en douane lorsque nous quitterons les eaux de Grenade après la Petite Martinique.

Dans les rues
de
St Georges

Nous partons ensuite en minibus pour un tour dans l’île. Après arrêt à St George, la capitale avec ses rues en pente, où nous accompagne un grand gars en planche à roulette, nous partons pour Annandal falls. De solides gaillards, plonge d’une quinzaine de mètres dans la vasque sous la cascade. Les nôtres se lancent mais de plus bas.

Rencontre musicale
Annandal
Falls

On poursuit à travers de petites routes jusqu’à un lac d’altitude dont les eaux douces et la chaleur ambiante incitent au bain.

Noël
sous les tropiques
un hôte des lieux

Nous retrouvons des quantités importantes de noix de muscade dont Grande est le 2éme producteur mondial.
Les jeunes jouent à tarzan avec les lianes et rencontre Chita à proximité.

Affaire
de
lianes

La première soirée est l'occasion de prendre en main l'annexe pour les jeunes équipiers.

D'annexe
en
annexe

C'est l'occasion de quelques parties de cartes devant de belles unités comme Velesdha.

Velesdha
Matelotage
Coucher de soleil

Après cette bonne journée à Grenade, nous mettons le cap sur La Petite Martinique par 20 nds d’est.

Cap sur Petite Martinique
La vaisselle
Le matelotage

Cette fois l’équipage est amariné et profite pleinement de la navigation sous un soleil radieux.
Lectures, farniente et  quelques leçons de matelotage pour les novices.

Lecture
Farniente
Cariacou devant

Nous naviguons sous Grand voile haute et génois, partant de bonne heure pour profiter pleinement de la journée à l’arrivée. Il ne faut pas oublier que sous ces latitudes, le jour dure une douzaine d’heures avec lever à 6 heures et coucher à 18 heures.

Le catamaran nous offre des moyennes de 8 nds qui nous permettent d’abattre de la route dans d’excellentes conditions.

Cariacou
Déjeuner en mer
Systers Rock

Nous mouillerons à Albert Bay. Après une chasse au lambis sur fond de sable noir et visite d’un petit chantier naval où deux bateaux sont en cours de construction, nous finirons la soirée au Palétuvier Beach pour déguster nos premières langoustes de la croisière.

Petite Martinique
Albert Bay
Départ de Petite Martinique

Direction Union, après être passé entre Morpion et Punaise. Deux petits îlots de sable avec son parasol unique pour Morpion.

La traversée est rapide, et ce sera pour nous une escale technique. Nous nous amarrons au quai pour procéder à un certain nombre de réparations avec un technicien de l’agence que j’avais contacté par radio. Nouvelle Clearance qui nous fait défiler devant de nombreux agents en uniforme aux galons nombreux.

Velesdha
Goelette
Mayereau

Nous repartons rapidement après avoir refait le plein d’eau et de pain  en direction de Mayereau. Nous retrouvons avec plaisir Salt Whistle Bay où nous avions fait escale il y a 20 ans. La baie n’a pas changé avec sa langue de sable bordée de cocotier qui la sépare à l’est des Tobago Cayes. L’ancre bien accrochée à 20 mètres de la plage, c’est l’occasion pour chacun de mettre les masques et de partir à la recherche des poissons. A défaut de poissons , peu nombreux, les enfants rencontrent le Zizou national qui vient de débarquer d’un monocoque sur lequel il navigue.

La baie
La chapelle
Petit matin

Nous ferons la visite de cette petite île de 200 âmes, avec sa chapelle au sommet de la colline qui domine le village. Montée par un chemin ombragé et descente par une rue bétonnée avec vue sur Union. Les maisons comportent un système de récupération d’eau de pluie sur le toit. Le  Paquebot voilier du Club Med, mouillé dans la baie devant la plage du village déverse à grand renfort de navettes les transat et les matériels de plage pour les premiers GM qui débarquent pour la journée. Nous rejoignons notre petite baie beaucoup plus calme.

Après une sortie un peu difficile du mouillage en raison d’un bateau qui a collé son mouillage à côté du notre, nous gagnons les Togago en une heure.

Les Tobago
Langoustes à vendre
Cayes

Un premier essai de mouillage derrière Petit Rameau se solde avec un filin dans l’hélice qu’il faut aller débrider au couteau. Nous repartons pour mouiller au sud de Barabal, derrière la Horse Shoc reef. Cette fois-ci, contrairement à il y a 20 ans nous avons un moteur d’annexe et nous pouvons débarquer sur les îlots, dont Jamesby. Dans une eau turquoise, visite aux poissons coffre et aux tortues marines qui viennent tourner autour du bateau.

Nous avons la visite du vendeur de langouste et c’est un dîner festif qui nous attend.

De belles bêtes
Une bonne soirée
annoncée

La barrière arrête la mer mais pas l’alizé. Nous serons bercés toute la nuit par le vent qui joue sa musique entre les coques.

Sous 1 ris , génois avec un ou deux tours, nous allons tirer quelques bords par 20 à 30 nds en direction de Mustique où nous mouillons à Grand Bay après une traversée à 7 nds de moyenne.

Pour le dernier jour de l’année, du siècle, du millénaire, nous nous offrons une escale à l’île des milliardaires. (Bowie, Jagger, Welsh…).

Nous visitons cette île aux pelouses tondues ras entourant des villas rivalisant en surface et en architecture. Le seul établissement de l’île « le Basil Bar » rassemble une foule cosmopolite de l’américain aux scandinaves, en passant par les italiens et les anglais typiques. Les orchestres affinent leurs décibels pour la soirée.

Mustique
Voisin de palier
Baie de Bequia

Dès la tombée de la nuit, les trompes de brume, les pétards et les fusées de détresses illuminent le ciel. Les français fêtent le passage de l’année en France, Vers 20 heures, ce sont les Anglais. Vers minuit, tout le monde remet cela.

De nombreux bateaux ont sorti les guirlandes et les lumières et ce sont autant de sapins de Noël qui illuminent la baie.

Pour le cap’tain, le deuxième coup de semonce pour annoncer la nouvelle année passera totalement inaperçu. La fatigue du début de croisière cumulé avec celle de l’année, a laquelle se rajoute un ou deux punch ont eu raison de son état d’éveil.

Après une grasse matinée, en ce premier jour de l’année, on met le cap sur Port Elisabeth de Bequia que nous allons atteindre en deux heures avec de belles pointes à 10 nds, terminant au louvoyage par 30 nds de vent. Qui dit que les catamarans ne remontent pas au près.

L’après-midi permet la plongée avec PMT qui donne l’occasion de voir de beaux oursins noirs ainsi qu’une murène en ballade. La nuit sera calme.

C’est l’occasion de refaire du frais en visitant les étals et le marché de Port Elisabeth le lendemain. On traîne un peu le long des boutiques des vendeurs d’artisanat.

Les marchés
Côtes de baleine
Plage de Bequia

L’après-midi donne l’occasion de baignade sur la plage.

Lever de bonne heure, nous partons en direction de Ste Lucie. Le vent reste soutenu, et nous naviguons sous 1 à 2 ris et quelques tours dans le génois par 15 à 25 nds. Laissant st Vincent sur notre ouest, nous sommes obligés de faire un peu de moteur sous le dévent de l’île. Le canal entre St Vincent et Ste Lucie est avalé au près avec une houle régulière. Nous arrivons à Marigot Baie en milieu d’après-midi.

Les amis
Vers St Lucie
Les équipiers

La clearance faîte, nous pouvons constater la dégradation de cet endroit qui était si plaisant il y a 20 ans. De nombreux voiliers se bousculent sur une eau noire peu engageante. Une seule idée : quitter rapidement cet endroit promu, à tort, dans tous les dépliants touristiques.

Les pitoons
Marigot Bay
Derniers milles

Nous quittons la moiteur de Marigot bay, après la clearance, en direction de Rodney bay. Nous retrouvons un bon air marin. Nous voyons défiler le complexe pétrolier de Port Castries avant d’atteindre l’anse de Rodney Bay à 10 milles de notre point de départ.

L’anse est délimitée au nord par la presqu’île du Pigeon. Le national landmark est une zone protégée qui se visite.

Un hôtel assez vaste au toit bleu borde la plage calme près de laquelle nous mouillerons notre ancre. D’énormes étoiles de mer sont posées sur le sable sous le bateau.

Après un petit tour en haut du mat, pour vérifier les drisses, nous finissons l’après-midi en baignades et visite de la presqu’île du Pigeon où les arrivées de plage sont un peu sportives avec les rouleaux.

Après un magnifique départ sous voile du mouillage, pour le plaisir d’une belle manœuvre, nous mettons le cap sur la Martinique pour une traversée à 5 nds par 15 nds de vent. Le canal est avalé rapidement et nous mouillons devant St Anne pour une soirée calme sans être gêné par les Club-Med proches. C’est l’occasion de mettre un peu d’ordre dans les affaires et de procéder au nettoyage du bateau, en alternant avec les baignades.

Bricolage
Vieille marine
Ohé du mat

Après un dernier bain du matin, retour du marin au Marin.

La croisière va se terminer comme elle a commencé avec Ti-punch et accras.

Je remercie Romain et Yolande pour les commentaires transcrits sur le livre de bord, qui concluent cette première partie de ma courte expérience de navigation, avant de passer à la grande aventure.

Prise de quai
Au revoir

« La maîtrise du bateau par notre skipper et le catamaran m’ont réconcilié avec les voiliers.Même si la mer est forte, le bateau ne gîte pas, c’est tant mieux pour l’estomac. La navigation aux Antilles, c’est super ! »

« Avec discrétion et modestie, Dominique est l’artisan de ces belles vacances. Les formules magiques du skipper ont guidé le bateau en toutes circonstances et sans encombre. C’est donc un vrai sorcier de la mer caraïbe (en Bretagne on appelle cela un marin) »

Moralité : « le chef a toujours raison, même quand il gueule un peu ! … PS : ne pas confondre mauvaise humeur et fermeté…

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17/11/2008

Baléares - 1995

Afin de poursuivre notre découverte des Baléares, nous embarquons en famille sur un Edel Cat 35. Ce catamaran avec son rouf indépendant et ses deux coques habitables indépendantes présente de bonnes performances sous voile.

199507edelcat35.jpg

Il existe de nombreux petits problèmes lors de la prise en main dont notamment les lazy jack qui nécessitent une montée au mat et l’absence de patte d’oie pour le mouillage qui sera réalisée sur un modèle personnel.

Nous mettons le cap sur Puerto Campos par 8 nds de vent de brise sou GV et foc. Devant le vent favorable et un bateau qui marche bien, on poussera jusqu’à port Petro où nous mouillons en fin d’après-midi. Premières baignades pour l’équipage.

Au moment de partir, le moteur refuse de démarrer. Ce sera l’occasion d’un joli départ sous voile. Par 10 à 20 nds, nous marchons à environ 5 nds.Le speedomètre n’est pas étalonné, ce que je répare par des points successifs.

J’en profite pour regarder le souci de moteur, il s’agit juste d’une durite d’arrivée de carburant. On répare.

Le lendemain nous poursuivons notre remontée de la côte est de majorque, laissant défiler les cala sur babord : cala Mangraner, déjà visitée l’année précédente, Port Cristo, Cpo des Pinar Cala Verney et nous atterrissons à la Cala Rajtada.

Débarquement et repas de paëlla pour l’anniversaire de la cap’tine arrosé au Rosado. Les cadeaux seront déballés de retour au bateau après avoir soufflé les bougies.

Nous changeons d’île le lendemain en tirant sur Minorque. Pour nous accueillir, Quatre à cinq dauphins jouent avec les coques.

199507CalaSanSaura.jpgNous mouillerons à la Cala San Saura après une belle traversée.

La côte sud va nous mener à port Mahon. Au passage, nous faisons un petit tour à la Cala Turqueta où je note dans le livre de bord : Belle crique où il faudra revenir par vent autre que sud. Nous ferons halte pour la nuit à la Cala San Galdena.

 

 

199507Calaturqueta.jpgThibault en gardera les traces, car il se fait accrocher par une méduse particulièrement virulente qui le fait jaillir de l’eau. Il présente de grandes marques sur la cheville. Bien entendu, nous n’avons pas grand chose pour traiter. Je pars chercher une pommade à terre. C’est l’occasion de rencontrer un français en villégiature qui me renseigne et me donne des informations utiles sur Minorque. Le plus difficile sera par la suite de limiter les bains chez un mousse très aquatique entouré par une mer si tentante.

 

Nous nous orientons vers la Cala Mitjaner. Le vent de brise étant favorable nous irons jusqu’à Mahon en passant à terre de l’île d’Air où nous mouillerons à la Cala Teulera.

199507calamijana.jpg

Nous passerons une bonne journée à visiter Mahon et nous en profitons pour faire l’avitaillement.
En fin de matinée , le vent de N nous permet d’envoyer le spi pour revenir vers l’ouest. Nous laissons la Cala Porter, car il y a trop de monde pour aller mouiller à la Cala Treluger après un petit pas de deux avec nos amis dauphins.
Nous allons rester deux jours devant une plage quasi déserte, avec une rivière qui vient mouiller la mer où les poissons multicolores jouent avec les courants.

Bien à l’abri du vent de NW, nous poursuivons ces instants de bien être pour le bonheur de tous.

Le rythme se ralenti et les distances s’en ressente pour le plaisir de se laisser vivre. Nous allons mouiller à l’abri de la Cala Macarella, une aussière tournée à terre sur un rocher. Nous y restons une journée supplémentaire.

Il est temps de rejoindre Majorque. Ce sera fait sur un bord de près sous pilote, nommé « gege » par Emeric. Dans l’après-midi nous mouillerons dans l’anse Est de Cala Rajtada. Le mouillage sera un peu rouleur.

Nous décidons de retrouver la Cala Mangraner, où nous avions passé deux merveilleux jours il y a deux ans. En route nous croisons un superbe trois mats « le bateau du petit mousse ». le début du trajet s’est fait sous moteur, puis il est possible d’envoyer toute la toile sous les brises marines.

Le mouillage est l’occasion d’observer une belle raie ondulant sur les fonds sableux.

Au petit matin la houle rentre dans la Cala et nous sommes obligé de partir de bonne heure.

D’un petit bord, nous nous abritons de la houle à Port Colom dans l’anse Arsenal. Repos pour l’équipage avec baignade et farniente.

La Cala Llombart sera notre prochaine escale. Pas facile à repérer je me fais un petit croquis, pour un éventuel futur passage. Nous affalons les voiles pour mouiller sur fond de sable.

199507cabrera.jpgCette année nous avons pris nos précautions en demandant une autorisation de débarquer à l’île de Cabrera. Nous irons directement sous spi rejoindre le coffre où nous passerons la nuit. Il est interdit de mouiller pour ne pas altérer les fonds. Je suis sidéré par le nombre de poissons qui se bousculent dès que l’on met la tête sous l’eau. C’est comme s’ils savaient qu’ils ne risquaient rien dans ce parc national, où la pêche est interdite. Nous ferons une bonne promenade sur l’île.
Nous retrouverons notre mouillage derrière l’île de Moltona le lendemain rejoint par 10 nds de vent d’Est.

Pour les 12 ans de Brice, Bain, étude des étoiles de mer et ramassage de « ptits gornaux » (bigornaux pour les non initiés) sur l’île qui accompagnerons avec bonheur l’apéritif.

Ce sera le retour sur Palma par 15 nds d’Est qui nous offrira de belles glisses vers 11 nds.

Brice fera l’entrée du port à la barre. Je reprends la main pour la prise de quai.

Cette belle croisière, nous incite à revenir rapidement. Les évènements de la vie vont entraîner une interruption de navigation de près de cinq ans et un retour aux Baléares qui attendra plus de dix ans.

16/11/2008

Premier contact avec les Baléares - 1994

J’avais longtemps hésité à naviguer aux Baléares, avec dans la tête l’image de côtes bétonnées et de lumières de boites de nuit.

On décide toutefois de tenter l’expérience, n’ayant que onze jours de congés, en louant sur place un Antigua 37, ce qui évitera de perdre du temps à s’acclimater au bateau., ayant navigué l’année précédente sur la même unité en Corse.

Port de Pollenca
Cap des Pinar
Baie de Pollenca

L’équipage cette fois est uniquement familial.

Nous appareillons le 3 juillet par 5 nds de SW qui nous oblige à tirer des bords sous GV et foc. Le départ a été un peu perturbé par un premier bain motivé par une épontille prise dans l’hélice. Pour une première journée, et afin de laisser le temps à l’équipage de s’amariner, nous ferons environ 40 milles pour mouiller derrière l’île Moltona. Le fond rocheux recouvert de sable n’est pas de bonne tenue et nous mouillons pour la nuit devant la plage de sable désertée.

L'équipage au complet
Les plongeurs
l'annexe plongeoir

Pour amortir une année chargée sur le plan professionnel, nous restons la journée au mouillage avec activité aquatique pour l’équipage et promenade sur le petit îlot.

Le vent ENE 8 à 15 nds, nous obligera à poursuivre au louvoyage vers Port Colom où nous arrivons en fin d’après-midi.

Petite visite de la ville, loin des clichés bétonnés. Très agréable.

Nous poursuivons notre remontée des côtes est de Majorque en visitant les nombreuses Cala. La Cala Mitjana qui était prévue pour le mouillage, est un peu encombrée, nous poussons jusqu’à la Cala Arseneau où nous serons seuls pour la nuit. Le mouillage est un peu danseur, mais avec le catamaran ce n’est pas un problème.

Cala Arseneau - alignement
Cala Arseneau
Cala Arseneau - Le calme

Un peu plus loin, nous découvrons la Cala Magraner où nous mouillons sur fonds sableux. La Cala est étroite entourée de falaises où se nichent de nombreux oiseaux. Dans ce cadre très sauvage, nous pouvons nous baigner dans des eaux bleues turquoises.

Nous pousserons jusqu’à la Cala Mandrago, pour retrouver là encore des paysages superbes dans un calme serein.

Cala Mandrago
Cala Mandrago
Cala Mandrago

La cala Figuera, avec sa tour typique qui signale l’entrée, nous permettra d’accoster au quai pour une visite du village. Des rochers surplombent une eau bleue et c’est l’occasion pour les mousses de jouer aux plongeurs de la mort en sautant de 3 à 4 mètres dans une eau au bleu pur.

Entrée Cala Figuera
Les Plongeurs de la mort
Cala Figuera

Nous décidons de faire un cochet par l’île de Cabrera qui avec les nombreux îlots qui constituent l’archipel est un parc national (Parque Nacional del Archipiélago de Cabrera). Sur le trajet pour fêter l’anniversaire de la cap’tine, les dauphins viennent jouer sous les coques, passant sous le filet pour la plus grande joie des mousses. Nous longeons le nombreux îlots, mais nous ne mouillerons pas car il faut une autorisation préalable. La journée se terminera au mouillage à Puerto campos où nous resterons une journée tranquille car les vacances tirent à leur fin.

Nous passons devant la Cala Pi où il est impossible de rentrer car il y a trop de monde : nous approchons de Palma. Nous irons mouiller à Cala Portals.

Cala Portals
Baie de Palma
Fin de croisière

Puis ce sera le retour sous spi vers Palma où nous resterons une journée pour visiter l’intérieur de l’île. Nous traversons de petits villages avec des terrasses couvertes de treilles. Sorti de l’agglomération de Palma, on retrouve un charme très agréable.

Avant de rentrer, nous ferons un petit dîner de tapas, savoureux à point.

Cette courte croisière nous a changé notre opinion sur les Baléares, et nous projetons d’y revenir pour visiter les autres îles de l’archipel.

Des animaux domestiques
où sauvages

15/11/2008

Corse - Sardaigne - 1993

Après une année d’interruption pour obligations professionnelles, Nous retrouvons la Méditerranée, la Corse et le catamaran.

Nous naviguerons sur un Antigua 37 (L. 11,10m,l. l,60m, tirant d’eau 0,90, Moteur 2*18 cv) qui nous promet des navigations toniques, puisqu’il se nomme « catatonique ».

199307antigua37.jpg

Hormis l’équipage familial, se joint à nous mon frère Bernard. François et David nous rejoindrons plus tard en Corse à Bonifacio.

Nous quittons Antibes par 2O nds d’Est sous 2 ris foc. Jusqu’en milieu de nuit, nous aurons une bonne brise qui nous permettra d’avaler 94 milles en 12 heures (près de 8 nds de moyenne). Le vent va ensuite nous lâcher pour finir au moteur vers 5 heures du matin à La Girolata. Devant les rafales de vent en tout sens, nous procédons à un affourchage. Bien nous en a pris car le lendemain , un avis de coup de vent est en cours et nous récupérons tranquillement sur un mouillage sur.

Cap au large
D'attaque après la traversée
Le mouillage de La Girolata

Sous Grand’voile, foc puis Spi nous gagnons Ajaccio après une bonne journée de mer sous 5 à 10 nds de vent qui a débuté au louvoyage et s’est terminée au portant.

Ajaccio
Quart de barre
relais à la barre

Après une petite promenade dans les rues, nous appareillons avec un régime de brises qui nous permet d’arriver à Cala Conca, dans l’après-midi. Nous retrouvons avec plaisir cette anse qui reste toujours aussi sauvage et calme. Les conditions anticycloniques nous permettent une halte de 24 heures dans cet endroit merveilleux.

Une cala bien cachée
la tête de mort
Mouillage de rêve

On y reste encore un peu

Demystifier la tête de mort
Les pirates
Bernard vers Bonifacio

La croisière se poursuit vers Bonifacio où nous avons rendez-vous avec François et son fils. Nous partons de bonne heure avec toute la toile sous 1O nds de SE. En milieu de matinée, alors que nous avançons tranquillement, nous croisons un bateau avec deux ris. Je ne comprends pas pourquoi il navigue avec une voilure si réduite. Quelque temps après nous croisons un autre navire, sous même voilure. Il est temps de se poser des questions. Par VHF, j’interroge le bateau croisé qui m’indique environ 40 nds de vent à environ 5 milles. Connaissant les changements de temps subit en Méditerranée, je prends immédiatement deux ris pendant que la mer est calme. Effectivement une demi-heure plus tard, nous sommes confrontés à 35, puis 40 nds qui m’obligent à donner plusieurs tours sur le foc.

Le baromètre commence à descendre rapidement et nous passerons de 781 à 775 mb en six heures. Nous arrivons vers 16 heures à Bonifacio en tirant des bords pour atteindre le goulet.

L’entrée est un peu difficile et nos moteurs appuyés par la voile, nous permettent juste de passer.

Le mouillage par vent de travers nécessite de porter notre ancre le plus loin possible et nous arrivons à passer une aussière à quai à un équipier d’un autre bateau venu nous donner un coup de main.

La nuit sera agitée avec des rafales entre 45 et 50 nds, mais nous sommes solidement amarré d’autant plus que j’ai porté une autre ancre sur l’avant.

Le lendemain même type de temps avec un baromètre qui remonte rapidement. Nous en profitons pour nous promener dans la ville et Bernard pour peindre quelques vues. Ce sera l’occasion de fêter dignement l’anniversaire de la cap’tine.

La forteresse
A l'abri du vent
Le port

Le baro a retrouvé des hauteurs digne de l’été, le vent s’en est allé, nous prenons la direction de la Sardaigne avec deux équipiers supplémentaires: François et David

Le départ est un peu retardé après quelques déboires avec nos batteries. Lorsque nous levons l’ancre nous nous rendons compte que les bateaux arrivés après nous ont mouillé sur notre mouillage. Il va falloir démêler l’écheveau.

L’après midi sera tranquille avec un passage des Bouches très agréable qui nous amène à Porto Puddu pour un mouillage sympathique.

Nous allons faire des sauts de puce, pour permettre à l’équipage de profiter pleinement des joies de la baignade et de la plage. Nous mouillons dans une petite anse au sud de l’île de Budelli.

Nous rejoignons ensuite l’île de Caprera où le mouillage devant la Cala Corticcio s’avère intenable en raison des rafales de vent. Nous poussons jusqu’à la Cala Portese. Pour une bonne nuit.

Après un crochet à port Cannigioni pour avitaillement, nous mouillons sous voile, pour le plaisir, en vent arrière sous foc seul sur un splendide fond sableux. Sitôt croché, les enfants sont dans l’eau.

On ne peut pas venir dans cette régions sans faire un tour à Porto Cervo, que nous visitons avant d’aller mouiller au Golfo Peveno.

Nous remontons ensuite vers la Baie de Rondinara sous spi par 5 à 10 nds d’Est pour un mouillage en début de soirée. Puis ce sera Porto Vecchio où nous nous amarrons le lendemain. Nous profitons d’une journée à terre pour nous enquérir d’amis qui sont en vacances dans la région.

Rendez-vous est pris le lendemain en baie de San Ciprian pour une ballade en mer. Au départ de Porto Vecchio, devant des problèmes de winch de GV, nous faisons demi-tour pour réparation d’autant plus que du vent est annoncé pour l’après-midi.

Nous mouillons en Baie de San Ciprian, et après un déjeuner ensemble, je propose un petit tour à ceux qui veulent. Le vent a forci et nous appareillons par 20 nds d’W et mer plate. Le vent va monter à 30 nds, et par mer abritée le catamaran donne toute sa puissance. Certains équipiers de passage, préfèrent s’attarder sur le rouge que regarder le bleu défiler.Ils sont très heureux de leur ballade mais je crois encore plus heureux de rejoindre la terre ferme où on se pose quelques questions sur la nature de leur démarche. La nuit sera bercée par le vent sur un mouillage solidement ancré.

Le retour sur Rondinara sera rondement mené par mer plate et 30 nds d’W .

Les falaises de Bonifacio
A la manoeuvre
En approche

La dernière journée sera clémente avec un vent d’W entre 5 et 10 nds qui nous mènera à bon port à Bonifacio pour rendre le bateau.

Le bateau aura tenu ses promesses avec des journées toniques.

Après le nettoyage de rigueur, il n’y aura pas de retour sur le continent par mer, cette fois, car étant limité en temps nous avions préféré privilégier la navigation dans le sud de la Corse.

Nettoyage
Débarquement
Prochaine croisière

Encore une belle balade de 432 milles qui se termine. Nous décidons de changer de zone de navigation l’année suivante et à nouveau de type de catamaran.

C’est un des intérêts de la location lorsque les temps de congés sont limités.

14/11/2008

Hyères - Corse - 1991

Après avoir goûté aux embruns vivifiants de la Bretagne et aux coups de vents hivernaux de la Méditerranée, la cap’tine a suggéré d’en goûter un autre aspect plus ensoleillé.

L’équipage ayant grandi, il est décidé de passer quelques semaines en Corse en partant de Hyères.

199107corsemaldives2.jpg

Bien sûr, nous restons fidèle au catamaran et repartons sur un Maldives. Ce bateau a l’originalité d’avoir un toit de carré qui peut se soulever, offrant au mouillage un espace de vie plus aéré et plus clair.

La météo nous annonce des conditions anticycloniques avec de l’E/SE variable. Nous appareillons vers 15 h avec 10 nds, à 5,5 nds. Vers 18 h, nous envoyons le spi que nous porterons toute la nuit pour une traversée qui sera merveilleuse sous les étoiles avec un vent mollissant de fin de nuit. C'est l'occasion de donner quelques leçons de barre et de navigation à mon neveu Sébastien qui a rejoint l'équipage.  Les mousses se préparent à leur première traversée de leur jeune carrière de marin.

Sentir la barre
A la veille
Crépuscule

Au petit matin, nous pouvons apercevoir les montagnes de Corse. la cap'tine est très contente de la fin de son quart.

Lever du soleil
Fin de quart
La Corse droit devant

Le calme plat m’incite à faire deux heures de moteur pour recharger les batteries, puis je renvoie le spi, touchant les brises côtières de la Corse. A 11h le loch, le speedo et le pilote tombent en panne. On continue à l’estime pour arriver vers 15h à la Girolata.. Moyenne de 5,6 nds. Une petite journée de détente permet à l’équipage de découvrir les abords de cette anse approvisionnée par un facteur au jarret solide.

Nous allons descendre ensuite sur Ajaccio sous Spi avec 10 nds d’W, naviguant à l’ancienne au loch à main fait maison avec une bouteille d’eau minérale. Nous passons le capo Rosso puis les îles Sanguinaires qui défendent la baie d’Ajaccio. Nous nous amarrons au quai en fin d’après-midi.

Le lendemain, nous essayons de régler nos problèmes techniques et nous en profitons pour rencontrer Alain et Françoise, corse d’adoption, qui rentrent en France. Nous irons mouiller pour la nuit à l’anse Ste Barbe. L’anticyclone est toujours stationnaire et nous naviguons avec le régime de brise pour rejoindre Campo Moro où la fin de journée se passe en baignade et farniente.

La Girolata
Cala conca
Cala Conca

Nous continuons notre descente vers le sud et allons passer la nuit à la calanque Conca avec son rocher en forme de tête de mort qui impressionne les enfants. L’eau est verte, le sable fin et nous sommes seuls car l’accès par terre semble assez difficile.

Nous y sommes si bien que nous y restons une journée supplémentaire avec une météo stable.

La descente vers Bonifacio se poursuit sous spi et se termine au moteur faute de vent. Nous découvrons cette belle ville, avec sa calanque impressionnante et ses petites rues étroites perchée au dessus de la mer, qui permettent de se protéger des rayons du soleil.

Entrée Bonifacio
La ville perchée
Anse Fornello

Il est temps de songer à remonter vers le nord. Sur la remontée, nous mouillons dans l’anse de Fornello où nous rencontrons une des multiples facettes de la connerie humaine. Quelques autochtones trouvent mon bateau trop près de la plage alors que je suis mouillé de telle façon que je reste au-delà des bouées délimitant les zones de baignade. Ils commencent à nous insulter et à vouloir venir à bord. Ils me disent de retourner dans mon pays ce qui en dit long sur leur esprit d’intégration. Je suis obligé de montrer les dents et ma manivelle de winch pour les calmer. La soirée sera douce, les cons étant partis se coucher.

Quel dommage qu’une minorité jette une telle image sur une région française si riche sur le plan humain et touristique. N’est-ce pas Toussaint, Alex et les autres… 20 milles plus nord nous mouillons à Portiglio après avoir pu faire porter à nouveau le spi.

Le lendemain, le vent rentre un peu et c’est au près que nous rejoignons l’anse d’Orzo pour mouiller sur un beau lit de sable fin. Le vent portant nous incite à pousser jusqu’à Cargese où nous arrivons dans l’après-midi, ce qui nous donnera l’occasion d’être aux premières loges pour les feux d’artifice de la fête nationale.

Le 14 juillet, le ciel excité par les feux de la veille nous délivre un avis de coup de vent. Nous restons sagement au port avec les mousses prenant un peu de repos avant la traversée de retour. C'est l'occasion de procéder au désalage de l'équipage sur le pont. C'est également le moment pour les jeunes équipiers de mettre la main à la pâte.

Cargese
Douche au jet
Tâches ménagères

Nous appareillons en milieu de matinée par une bonne houle avec 20 nds de NNW sous 1 ris et foc. Le vent mollissant à 15 nds il est possible de renvoyer toute la toile. Nous marchons à 6 nds. Nous retrouvons des calmes dans la nuit et j’en profite pour faire un peu de moteur pour les batteries.Sur le matin, le vent rentre de NE et il est possible d’envoyer le spi avec de belles pointes à 8/9 nds. A 13h nous mouillons à Port Cros.

Le plaisir de la barre
Début de nuit
Concentré sur l'horizon

Le lendemain nous faisons cap sur l’hôtel « La Rose des mers » où nous embarquons François et son fils David. Nous faisons un beau départ du mouillage à la voile et sous spi nous filons vers Port Man.

La vie à bord
Une petite balancoire
Fin de croisière

La nuit sera un peu agitée avec une ancre qui chasse malgré une veille nocturne mise en place pour roder les jeunes. La nuit suivante sera plus calme en Baie d’Alycastre, que nous avons rejoint par petite brise.

Puis il est temps de rendre le bateau et de penser aux croisières à venir. C’était la première traversée des mousses, ils auront parcourus 450 milles. Il y en aura d’autres.

13/11/2008

Equipage au complet - Bretagne sud - 1990

Pendant deux ans, bien que m’étant rapproché professionnellement de la mer, les occasions de naviguer se sont faites rares. Après avoir pris un bon cap, les tempêtes professionnelles ont nécessité une mise à la cape avant de repartir pour de nouvelles directions. Le temps de stabiliser le navire et son équipage et il est à nouveau possible de retrouver avec un équipage renforcé d’un troisième mousse, l’élément marin.

Avec trois mousses de 2 à 7 ans, le programme sera tranquille pour poursuivre l’adaptation au milieu et le faire apprécier au jeune équipage.

199007maldivenavp.jpgNous retenons un Maldives au nom épicé de « Paprikat » (L. 9,60 m,l.5,33m,Tirant d’eau.0,90 m), bien équipé avec spi et moteur hord bord 9,9cv.

Nous prenons le bateau à Port Kernevel de Lorient le 15 juillet. Nous appareillons avec petite brise de 5nds qui nous pousse jusqu’au Palais de Belle-Ile où nous mouillons dans l’avant port pour amariner l’équipage. C’est la première fois que nous naviguons la famille au complet.

Emeric a été baptisé à la mer et il a salué Neptune par ses premières « fusées ». Cela ne lui coupe pas le moral, ni l’appétit après une petite sieste bien méritée.
Pour le baptême, le soleil dégage la brume à l’arrivée.

Le lendemain nous irons nous échouer au pied de la citadelle pour la faire découvrir aux enfants, puis nous ferons un petit tour sur le port avec ses étale de poissons frais.

Pour le premier tour en Bretagne sud de l’équipage complet, l’escale à Port Argol d’Hoëdic s’impose. La brume nous accompagne, puis le vent tombe. Nous terminerons au moteur, mais avec le retour du soleil. Nous plantons l’étrave dans le sable, un bout à terre, une ancre à l’arrière. La nuit se passera au sec.

La journée ensoleillée du lendemain incite au farniente, aux châteaux de sable et au carénage pour le cap’tain.

La météo annonce un anticyclone centré sur la mer du Nord générant des vents E à SE 2 à 4 beaufort. Cap sur les Glénans, avec une navigation de nuit. Nous levons l’ancre à 1 heure du matin, heure de déséchouage fonction de la marée. La Teignouse est passée vers 3H puis les Birvidaux.

Vers 6 h, Thibault émerge de son sommeil et vient se caler contre moi qui barre un bateau qui taille sa route. Je n’oublierai jamais son regard lorsque le soleil fait miroiter ses premiers rayons sur la surface bleutée. Un signe pour l’avenir ?

Vers 7h, je relève Pen Men de Groix au 45 et à 9h nous plantons la pioche devant Penfret.

La première nuit en mer des mousses s’est très bien passé, Ils peuvent s’égayer sur le pont sous un soleil magnifique.

Nous avons fait une belle traversée à 6,6 nds de moyenne dans les conditions optimums. Comme je l’avais écrit sur le livre de bord : « une belle nuit en mer »

199007navequipage.jpgAprès une bonne journée de baignade et de ballade sur Penfret, nous allons échouer sur l’île du Loch après une traversée du lagon sous Foc et soleil.
Cette île privée, n’est pas habitée et abrite des colonies d’oiseaux qui passe en rasant, comme pour nous signaler notre intrusion. Deux petits poneys se promènent en toute liberté.C’est un endroit magique pour les mousses qui peuvent se croire sur une île déserte.

Nous mouillons pour la nuit devant Pen Maryse à Penfret. J’ai été chef de centre cet endroit, pour stage débutant avec des départs de plage souvent mouvementés compte tenu des rouleaux.

On décide un aller-retour vers Concarneau pour avitaillement et petite toilette de l’équipage. Sur le retour en fin d’après-midi, je verrai mon premier mirage en mer, comme s’il existait une forteresse sur les îles des Glénans défendue par de hautes murailles rocheuses ressemblant aux falaises d’Etretat. Je rassure le lecteur : j’étais à jeun.

Le lendemain, je note chaleur torride, vent nul. Nous mouillons derrière Guignenec pour une journée farniente-baignade .

199007lestroisgarsaven.jpgAyant apprécié l’Anse Toulven, je veux la faire découvrir aux enfants. Nous quittons l’Archipel par le Run et embouquons l’Odet en fin de matinée. Pour attendre le courant nous crochons un coffre devant le château de Karantec.

Le flot nous rejoint vers 15 h et nous mouillons en vue d’un échouage avec une aussière à terre en fin d’après-midi. Nous retrouvons les paysages ruraux et les hérons. Pendant la nuit nous aurons droit à un magnifique son et lumière distribué gracieusement par le ciel qui se soulageait de ses excès de chaleur.

Au petit matin retour avec le courant vers Benodet pour un avitaillement et retour sous une brise de SE 10 nds vers St Nicolas où nous attendent moules marinières, lieu et far breton chez Castric, la meilleure auberge des Glénans.

Pour ne pas rester en reste avec les rivières bretonnes, nous mettons le cap sur Port-Manech pour remonter la rivière de Pont-Aven. Moins majestueuses que l’Odet, mais plus sauvage, c’est une belle balade qui nous conduit à Pont-Aven en début de soirée. La promenade nous permet d’apprécier le charme de cette bourgade aux maisons anciennes,ses galeries de peinture et sa célèbre Ecole de Pont-aven

199007portpontaven.jpgCrêpes pour tout le monde et bonne nuit échoué à quai.
Le départ est sonné pour 8h30 pour prendre le courant et une heure plus tard nous mettons le cap depuis Port Manech en tirant des bords toute la matinée.
En début d’après-midi nous laissons le sémaphore de Groix à tribord, de même qu’un sous marin sortant de Lorient. Nous avons le plaisir de finir la croisière sous Spi pour arriver à Kernevel en fin d’après-midi.

Le lendemain sera consacré au nettoyage du bateau après avoir laissé échapper le réveil, les mousses commençant à mettre la main à la pâte.

La reprise n’a laissé que de bons souvenirs et on songe déjà au futures croisières que la cap’tine aimerait faire sous des cieux plus doux.

Brice
Thibault
Émeric

12/11/2008

Iles d'Hyères - Bretagne sud - 1987

Après une année sans navigation pour cause de renforcement de l’équipage avec l’arrivée de Thibault dans l’été 1986, il est temps de reprendre la mer.

En mai, fait ce qu’il te plait, dit le dicton. Il nous plait de retourner naviguer sur un Louisiane (Architecte Joubert et Nivelt) (L.11 m,l.6m, T.eau :1,01m) en méditerranée dans le cadre de l’ASCOLA.

Nous allons naviguer en escadre entre les îles d’Hyères et St Tropez ce qui donnera lieu à de petites régates sympathiques.


Maurice, qui me succèdera à la présidence de l’association est le chef de bord du deuxième bateau.

C’est l’occasion d’embarquer avec une partie de la famille, Bernard mon frère et Jacques mon beau frère.
Nous aurons un temps magnifique, naviguant avec les brises marines et profitant de mouillages calmes et encore déserts.

∞ ∞ ∞ ∞ ∞

198707blueII.jpgL’été débutera de manière un peu plus sévère. Nous avons loué un Blue II de chez Bénéteau (L.10,50 m, l.6 m) au Crouesty. Après 12 heures de route, nous arrivons vers 4 heures du matin avec les deux mousses sous une pluie battante et cherchons notre bateau dont le loueur nous avait précisé l’emplacement : Pas de mat de cata à l’horizon bruineux après deux tours de port. Les enfants commencent à exprimer leur désaccord et il continue à pleuvoir. Poursuivant ma recherche, j’aperçois une coque en bas du quai à marée basse et je me rends compte qu’il s’agit de notre bateau, mais sans mat.

Vu l’heure et la fatigue nous descendons les échelons avec les enfants dans le dos pour arriver sur un carré inondé par le pied de mat qui, bien sur, n’est plus étanche. Après un bon coup de serpillière, tout le monde rejoint ses couchettes. On verra demain.

Réveillé de bonne heure, car les goélands du bord qui ont dormi sur tout le trajet sont en pleine forme et réclame leur pitance, je fais le tour du bateau et je m’aperçois que la grand voile est déchirée sur une grande longueur. Bien remonté, je remonte sur le quai avec moins d’échelons et plus d’énergie car nous sommes à marée haute.

La rencontre avec le loueur est un peu houleuse d’autant plus que j’apprends que le bateau est dématé depuis trois jours, et qu’il ne me l’a pas indiqué alors que je l’ai appelé la veille et que de plus nous sommes à la veille du week-end prolongé du 14 Juillet.

Nous allons devoir patienter quatre jours dans l’attente des réparations. Compte tenu du marnage, nous visiterons le quai de haute en bas toutes les six heures avec des mousses qui se transforment en alpinistes pour atteindre le quai. Le plus jeune abusant de la chaise à porteur du haut de ses un ans.

198707blueIIbrice.jpgNous visiterons les plages du golfe, et en compagnie de François qui nous a rejoint, quelques bons restaurants à l’excellent rapport qualité/prix.

Le mat enfin à la verticale, un jeu de voiles neuves qu’il a fallu âprement négocier, nous voilà prêt à appareiller. Nous décidons de faire un petit tour dans le golfe et dans la mesure où le vent est idéal de remonter la rivière d’Auray jusqu’à Auray. Cette remontée merveilleuse, porté par le flot avec un vent portant sans bruit de moteur, nous permet de rencontrer de nombreux oiseaux aquatiques.

198707portauray.jpgNous accostons à Saint Goustan, le port d’Auray et nous dînerons dans une petite crêperie pour fêter cela.

Le lendemain, nous avons la chance d’une rotation du vent qui nous permet de faire le chemin en sens inverse au portant avec le jusant.
A la sortie du golfe, on ne peut résister à l’envie de retourner à Hoedic où nous échouons le nez sur la plage au port d’Argoll.
Les mousses peuvent découvrir les secrets de l’estran et courir en toute sécurité dans l’île.
Nous en profitons pour refaire un petit tour au fort et sa vue sur le large et à l’église de St goustan qui abrite de nombreux ex-voto.


198707kurun.jpgDe la, nous tirons sur Le Croisic, patrie de Jacques-Yves Le Toumelin.(photo) Celui-ci a effectué son tour du Monde entre 1949 et 1952 sur son voilier Kurun, dont la lecture du récit a fait partie de ma culture maritime. C’est sur un trajet un peu similaire que nous allons bientôt nous lancer. La carte, qu’il avait tracé, a servi de fond d’écran de mon ordinateur pendant près de deux ans avant notre départ.

Une mésaventure va nous faire rencontrer une fois encore la bêtise humaine. Dans les darses du Croisic, il existe un courant de marée assez fort avec lequel il faut mieux être en phase. Arrivé en fin d’après-midi, je trouve un emplacement à quai facile d’accès avec les trois mousses. Sachant que je suis dans un port de pêche, je vais me renseigner à plusieurs endroits pour savoir si je ne dérange pas à cet endroit. A priori, il n’y a pas de problèmes. Après un petit dîner dans la crêperie en face, nous allons coucher tout l’équipage.

En pleine, nuit vers 4 heures du matin, je suis réveillé par des bruits sur le bateau. Je me précipite dehors pour me rendre compte que je suis à la dérive dans le courant qui m’entraîne vers les bancs de sable. Des pécheurs m’insultent, ce sont eux qui m’ont largués sans prévenir. Même chez les pêcheurs, il y a du maquereau. Parant à l’urgence, le mets le moteur en route et retourne m’amarrer un peu plus loin. Bien entendu les enfants sont réveillés et je rassure tout le monde, faisant appel au calme intérieur devant tant de stupidité.

198707lecroisic.jpgNous visiterons cette petite ville charmante par ailleurs, proche du centre de rééducation de Pen Bron où depuis 25 ans, mon ami François M., médecin chef, organise tous les ans une croisière de trois jours avec plus de 300 personnes handicapées qui rejoignent des valides sur des bateaux de toutes sortes pour relier le barrage d’Arzal et remonter la Vilaine. C’est un instant magique pour tous.

Nous poursuivrons la route vers Les Glénans avec escale à Houat pour un petit en cas où nous aurons l’impression de se trouver en plein débarquement. Il se déroule des manœuvres aériennes et navales qui font le bonheur des mousses.

Pour ne pas perturber le rythme des enfants et leur permettre de profiter au mieux du milieu et de l’apprécier nous avons décidé de faire les grands trajets de nuit. Nous appareillons pour les Glénans pour une belle traversée qui nous fait arriver au petit matin. Nous y restons quelques jours pour profiter de ce lagon des mers du sud …Bretagne. Le lagon a du séduire la cap’tine qui se transforme en sirène n’ayant pas froid aux yeux et nous fait la preuve de ses capacités aquatiques dans une eau à 16°, ce que nous encourageons fièrement une bonne bière à la main.

Ce sera un tour par Concarneau et retour par Belle-Ile.

Les deux mousses ont reçu le baptême de la mer et semblent y prendre goût. La navigation en catamaran leur laisse une grande liberté de mouvement en totale sécurité en navigation leur permettant de s’adapter facilement à la vie à bord.

Le golfe du Morbihan

10/11/2008

Bretagne sud - 1984

L’année 1983 fut consacrée aux courses croisières (EDHEC, Tour de France à la Voile), la cap’tine restant à domicile en l’attente d’un heureux évènement. Nous en reparlerons dans un autre chapitre.

Le moussaillon ayant rejoint l’équipage,pour son premier anniversaire nous retrouvons notre bon vieux Sirocco au Magouer sur la rivière d’Etel. François est à bord et Philou, mon frère nous rejoins pour un petit tour en Bretagne sud, ses îles, ses rivières.

198407sauzon.jpgNous descendons vers le golfe du Morbihan avec une escale àSauzon de Belle-Ile et profitons de la marée pour rejoindre rapidement l’île d’Arz. C’est l’occasion de vérifier les alignements pour être certain que le mouillage est bien croché. Cela occasionnera un léger désaccord entre le cap’tain et la cap’tine compte tenu d’une incertitude qui occasionnera plusieurs mouillages.

Après une soirée à La Grange, base des Glénans, dans le Golfe, nous mettons le cap sur Hoedic. Cette perle de Bretagne sud est toujours un régal à déguster sana modération. Nous échouons le Sirocco et nous pouvons nous promener tranquillement en ce début de saison qui respecte encore le calme du lieu.

Avec le SW annoncé, nous remontons vers le nord avec une escale à Douelan et un bel orage nocturne.

198407manoirodet.jpg

Puis direction de Bénodet pour remonter l’Odet. Après une escale pour avitaillement, nous profitons de la marée et du vent favorable pour remonter cette rivière bordée çà et là de châteaux, manoirs et parcs,. propriétés aux murs rugueux du granit breton .

Pour passer la nuit, nous prenons un coffre à côté de Pen Duick III devant Gouesnac’h où Eric Tabarly a sa demeure. Cela me rappelle de bons souvenirs.

Pour descendre à terre, il faut jouer avec le courant. Nous n’avons pas de moteur sur notre annexe, et une bonne aussière accrochée derrière le Bip, me permet à grands coups d’aviron de rejoindre la rive où je fixe l’aussière. Notre pont de singe est établi ce qui permettra de débarquer le mousse sans risque.

198407manRosulienvire-court.jpgNous poursuivons notre remontée avec le flux et passé les Vire Court, méandres encaissés dans une très belle vallée boisée, nous prenons à droite,un bras latéral, l’Anse de Toulven avec une entrée resserrée où le courant s’accélère qui nous emmène très loin dans les terres.
Quel sentiment étrange de naviguer au milieu des prés et des vaches qui nous regardent passer un peu étonnées. Notre faible tirant d’eau nous permet de s’échouer en pleine forêt et d’aller faire une petite promenade dans les bruyères.

Après une nuit calme à sec, la mer nous rejoint et profitant de l’étal nous faisons un petit tour en Baie de Kerogan, qui avait vu ma première fortune de mer (lien avec glénans). Le jusant nous permet sans difficulté avec un peu de vent dans les voiles de gagner Bénodet, puis Concarneau.

Nous décidons de passer la nuit au mouillage à Penfret, dans l’anse à l’est du Phare. Le vent est d’ouest, nous dégageant de la côte. François, toujours prévoyant me demande ce qui se passerait si le vent venait à tourner. Je le rassure par un bulletin météo qui paraît clair. C’était sans compter sur les effets de brise. Au petit matin, le vent opère une rotation de 180° ce qui met le cul du bateau quasiment sur la plage. Le bruit du ressac me réveille et c’est un départ un peu rapide et matinal qui nous fait débuter la journée ; cela restera un évènement qui me vaudra quelques sarcasmes futurs...

198407lepalais.jpgDirection vers Port-Tudy de Groix pour passer la nuit puis nous rejoignons Le Palais de Belle-Ile pour deux jours. A quai, c’est plus facile pour descendre le mousse dans le sac à dos et cela permet d’utiliser les douches du camping proche où l’on se rend en vélo .

Le lendemain, retour prévu vers Etel. Le temps est d’W-NW assez frais avec une bonne houle. Nous quittons Le Palais et le moussaillon délivre copieusement ses petits pots sur le ciré de sa maman. Nous marchons bien et nous risquons d’arriver trop tôt à Etel. Compte tenu de la houle et des conditions d’entrée dans la rivière d’Etel avec sa barre à mauvaise réputation, je décide de faire demi-tour en attendant l’accalmie ce qui réjouit l’équipage. Nous nous amarrons à une tonne de l’avant port et je vais en annexe revoir la météo.

198407barreetel.jpgPour mémoire : afin de tester un nouveau type de canot de sauvetage, Alain Bombard, en compagnie de six volontaires, tente le 3 octobre 1958, de franchir à bord d’un canot de survie de sa conception la barre d'Étel formée par la conjonction de la marée montante, le flot et les eaux qui s'écoulent de la rivière. Le canot se retourne alors, suivi peu après du Vice Amiral Schwerer II, le bateau de sauvetage présent sur zone.198407SemaphoreEtel.jpg
Le bilan est lourd : neuf morts dont 3 sur le canot de Bombard et 6 parmi les sauveteurs.

Le vent et la mer se calmant dans l’après-midi nous appareillons et nous présentons devant l’embouchure d’Etel. On doit attendre les signaux d’entrée du sémaphore.

Le sémaphore de la barre d'Etel (situé sur la rive droite, sur la commune de Plouhinec) assure la sécurité du passage de la barre. C'est le seul sémaphore de France tenu par une femme. Des vacations sont organisées 3 heures avant la pleine mer et 2 après la pleine mer

 

198407barreetelB.jpg

Nous sommes à marée basse, proche de l’étal et la mer étant plus calme nous décidons de passer. Moment un peu tendu qui nous permet, après quelques surf sur les rouleaux, de rejoindre les eaux calmes de la rivière.

Puis nous retrouvons le Magouer et notre loueur, Mr Cazenove, ce personnage un peu rugueux mais très attachant.

 

La barre d'Etel vue par satellite

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09/11/2008

Grenadines - 1982

Notre voyage de noces ayant tardé, et un moussaillon semblant se dessiner à l’horizon, nous décidons de partir naviguer aux Antilles.L’expérience en catamaran étant positive mais encore insuffisante nous font nous orienter vers un bateau marin. Il s’agit198212planpouvreau.jpgd’un Pouvreau 11,30 m (11,39 m, tirant d’eau : 1,61m) sur plan Vaton. Ce grand architecte a notamment dessiné d’un bateau qui faisait rêver dans les années 1980. Le Charles Heidsieck III, avec Alain Gabbay comme skipper s’est imposé comme le plus en avance de sa génération. Il frôle la victoire dans la Whitbread 81/8 2, avec une 2e place au général derrière le maxi Flyer. Il s’empare ensuite de la 3e place au SORC, gagne l’EDHEC 83, la transat Quebec - Lorient en catégorie monocoque et la Nioulargue 86 en IOR. Second dans La transat La Rochelle – Quebec.

Nous décidons de partir à deux pour profiter de notre lune de miel, déjà bien avancée.

La première journée en Martinique se déroule au rythme métropolitain avec avitaillement après une traversée rapide de la Pointe du Bout vers le port de carénage de Fort-de-France. Les courses sont expédiées en deux heures et retour à la baie des Flamands pour un premier mouillage. Tout cela en moins de six heures ce qui me vaudra une belle déshydratation le lendemain.

Le lendemain, dès neuf heures nous appareillons en direction de Ste Lucie. Passage un peu agité dans le chenal nécessitant de prendre un ris et avant la nuit nous sommes à Port Castries de Ste Lucie.

Nous décidons de ralentir un peu le rythme et de ne pousser que vers Marigot Bay à quelques miles de là. La carte postale recommandée dans tous les guides est effectivement merveilleuse avec le soleil qui se couche derrière les cocotiers en sirotant un petit punch. Enfin, juste le cap’tain car compte tenu du moussaillon qui flotte dans son ventre, la cap’tine n’a pas le droit à l’alcool.

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Cet endroit merveilleux s’est complètement dégradé au fil du temps et lors de notre dernier passage en 2001, nous n’avons retrouvé qu’un marigot puant où il est fortement déconseillé de se baigner, sauf si on est adepte « des p’tits boutons »

Une soixantaine de miles nous séparent de notre prochaine étape, Bequia. Nous mettrons une petite dizaine d’heures pour mouiller à Admiralty Bay, arrivant juste avant la nuit : une bonne moyenne au largue. Le bateau est bon marin et nous commençons à trouver notre tempo.

198212mayero.jpgNous cherchons à nous rapprocher rapidement des grenadines avec un départ en fin de matinée pour Mayero. Le vent nous lâche et comme je ne suis pas un adepte du moteur intensif, nous nous arrêterons à Canouan.

Nous gardons un souvenir ému de ce mouillage avec des yeux bien cernés le lendemain matin. Je vois tout de suite les esprits égrillards laisser libre court à leur imagination. Ils ont tort (cette fois). En fait, Canouan est un mouillage particulièrement rouleur avec une houle qui rentre dans la baie. Afin de garder le bateau dans l’axe j’expérimente le mouillage avant-arrière. Nous allons le regretter. Le bateau oscille entre l’ancre avant et après un bon coup de rappel se lance sur l’ancre arrière pour nous jouer la même scène. On finit par compter les moutons, je veux parler de ceux des vagues qui n’on aucune propriété pour vous endormir. Heureusement, nous avons mouillé à proximité, d’un monocoque skippé par un écossais accompagné par une Néo-zélandaise. Nous les rejoignons en annexe, à l’aviron car je n’avais pas pris de moteur d’annexe qui grevait notre budget.

Pour l’aller aucun problème, le retour sera un peu plus difficile après avoir appris à parler divers langues à coup de rhum.

198212pouvreautobago.jpg

Pour se remettre, on ne prévoit qu’une petite heure de navigation pour rejoindre les tobago cayes. Le mouillage est idyllique derriere l’îlot de Barabal. Nous négocions une belle langouste contre un camenbert bien fait. Tout le monde est heureux. Un petit crochet par Mayer nous donnera l’occasion de dépanner Torirapa II qui est en panne de batterie. La mer est turquoise et le sable fin.

Direction Union, avec départ en début de matinée et arrivée en début d’après-midi, ce qui nous permettra d’aller empanner devant Morpion et Punaise, deux petits îlots devant Petit St Vincent.

Mayero, nous a plu. On y retourne.

198212bequia.jpgIl est temps de songer au retour. Nous remontons sur Bequia. Pour éviter St Vincent, qui n’a pas bonne réputation en terme de sécurité, nous décidons de remonter d’une traite à Fort-de-France. Le passage des canaux est un peu agité et nous prenons un bon grain à 40 Nds à l’arrivée à destination nécessitant d’affaler la Grand Voile car je ne l’ai pas vu venir. Nous avons fait nos 80 miles avec une moyenne de 5 nds, ce dont je ne suis pas mécontent, compte tenu du fait que nous avons été déventé derrière les îles.
L’arrivée de bonne heure, nous permet d’attendre de faire le plein de gaz-oil en se reposant un peu après cette remontée. Le plein fait, nous mouillons dans l’après-midi en baie des Flamands pour notre dernière soirée à bord et un petit réveillon de noël aux boudins antillais et cocktail de fruits.

Le lendemain, on rend le bateau à l’ anse du Mitan arrosé du dernier punch pour le cap’tain avant de rejoindre les froidures qui nous attendent en métropole.

On reviendra vingt ans plus tard avec les équipiers pour une belle balade, cette fois en catamaran.