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30/04/2010

L'Almanach - Avril 2010


Avril 2010
Pensée du mois

Aventure: du latin vulgaire "Adventura": Ce qui doit arriver

Nouvelles de Brise dhe Mar

Brise dhe Mar reprend la mer

Après avoir briqué le pont qui en avait bien besoin compte tenu des traces laissées par la neige et les oiseaux, protégé les inox, les voiles d'avant ayant retrouvé leur place sur les enrouleurs, nous sommes passés aux menus travaux d'entretien ainsi que ceux permettant d'améliorer la vie à bord après notre première expérience de navigation : calage des bossoirs, décapage des hélices, mise en place d'un dispositif de filtration de l'eau assurant une eau pure au robinet...

La cap'tine qui s'était fait la main sur les inox a bichonné les aménagements intérieurs  ce qui contribuera au confort de nos futurs équipiers et amis.


La cap'tine et les inox
Des hélices rutilantes

L'équipe de Géocaréne a parachevé l'antifouling, avec un ponçage des coques et des dérives afin de retrouver une belle glisse.


Le trio de Géocaréne
Des étraves bien lisses

Pour les techniciens: l'antifouling Océoprotec est une epoxy bi-composant à l'eau (sans solvant) qui mélangé avec une poudre de cuivre s'applique au pistolet. De part la forte charge de poudre métallique (85%), le produit prend une fois sec, l'aspect d'un film de cuivre, dont les propriétés anti-salissures et anti-bactériennes naturelles sont connues depuis des siécles. le produit est garanti 5 ans. Nous verrons à l'usage ce qu'il en est.


Retour dans son élément
Avitaillement

Le bateau a rejoint son élément le 26 Avril . Après avitaillement complet (nourriture pour 15 jours, reserve pour quelques mois dont l'ovomaltine du cap'tain, cave achalandée de bourgognes et de vins de pays..). Les moteurs, le groupe électrogène, le moteur d'annexe sont testés ainsi que l'électronique et les communications. Le bateau se met en code rouge pour attendre la bonne fenêtre météo qui permettra de profiter d'un vent portant pour passer le Cap Creus dans de bonnes conditions et faire mentir un vieux compares. Un grand merci à Bruno, skipper poli-valant pour ses nombreux conseils avisés.

Evènements du monde

Nous avons profité du séjour lié à la préparation du bateau pour assister à un très vieil évènement, puisqu'il date de 1416 : La procession de la Sanch qui a lieu le vendredi saint à Perpignan. Cette procession est à la fois émouvante et impressionnante, permettant de mieux appréhender les peurs et le pouvoir religieux à cette époque. On s'aperçoit que de la ferveur croyante au fanatisme, le pas pourrait être vite franchi. Pour ceux qui veulent en savoir plus : cliquer ici



Météo du mois


Paré
Pavillon bourguignon au vent

Un début d'avril qui n'a pas fait mentir le dicton avec des averses et une saine fraicheur alternant avec des journées estivales. La dernière semaine nous a gratifié d'un beau soleil et de la chaleur pour la mise à l'eau et les derniers préparatifs

En avril ne te découvre pas d'un fil

14/08/2009

Actualités

Une inspection de la coque de Brise dhe Mar a confirmé des problèmes d'antifouling (revêtement appliqué sur la coque et destiné à la protéger des algues et autres mollusques) et quelques problèmes de finition de la stratification qui après confirmation des spécialistes nécessitent un convoyage vers le chantier de Canet en Roussillon. Le travail sera ainsi parfaitement réalisé par les professionnels connaissant bien le bateau. Au vu de ces évênements, la suite du programme sera revue ultérieurement car Brise dhe Mar va être immobilisé provisoirement.

17:45 Publié dans 11 Escales | Commentaires (0) | Tags : escales, construction

26/07/2009

Lagune de Faro

De Portimao à la lagune qui s’étale entre Faro et Olhao (prononcer »O-lé-o ») protégée par les ilha de Barreta et Culatra, environ 30 milles. Départ à 8 heure pour essayer d’arriver à l’étale de pleine mer à l’entrée de la lagune à Cabo de santa Maria, pour éviter les courants forts.

La marina est quittée rapidement et nous envoyons la GV dans la rade de Portimao. Dès la sortie le vent monte rapidement d’un cran pour atteindre 18 à 20 nds ce qui nous oblige de prendre un ris car nous sommes au bon plein. La mer est courte, un peu hachée mais non formée car le vent vient de terre. Le bateau file à plus de 8 nds qui nous font gagner de l’avance sur l’horaire. C’est la fin de la brise de terre qui devrait nous lâcher vers 10 heures. Une veille permanente est nécessaire devant la présence de nombreux filets de pêche. Comme prévu le vent molli en fin de matinée et nous finirons au moteur sur une mer lisse pour franchir l’entrée de la lagune par la barra nova. Il faut bien arrondir la pointe car il existe une remontée des fonds par banc de sable. Nous arrivons au bon moment de la marée et le courant est encore un peu favorable. Après avoir repéré les bouées, nous prenons le chenal qui nous conduit à Ponte Cais, petit port sur l’île de Culatra devant lequel nous mouillons à l’endroit prévu par 3 mètres de fond. A côté de nous, un beau cata du nom de Boa Ideia, dont le propriétaire nous fait un salut que nous lui rendons.

Après-midi farniente, pour prendre la mesure du mouillage est être certain que le bateau est solidement ancré au fond.

Port et Mouillage Ponte Cais
Coucher de soleil sur Faro

Le lendemain, on part en repérage en annexe pour une petite ballade dans l’île. Un port de pêcheurs, pas de voitures, quelques tracteurs. Nous traversons la rue principale du village recouverte de grandes dalles posées sur lit de sable qui nous conduit par un petit chemin sur pilotis jusqu’à la plage en face de l’océan de l’autre côté de l’île.

La Grande Rue
de Ponte Cais

Une fête se prépare pour l’anniversaire de l’île. Dimanche, c’est fête au village avec accordéons, démonstration de danse de salon sur une piste de danse improvisée avec lino posé sur le sable. Les jeunes couples montrent leurs talents et les danses arabes sont particulièrement appréciées par les spectateurs hommes. Tous les officiels sont là : sapeurs pompiers, officiers de marines… Une forte activité anime le port et la soirée se poursuivra tard dans la nuit « berçant » nos oreilles par une sono bien sentie. On vous l’avait dit, on est abonné aux fêtes estivales portugaises.

La place des festivités
la Chapelle

Un gros nuage noir et du vent nous tirent de la couchette sur le matin. Le plan d’eau sera un peu animé jusqu’en fin de matinée avec même quelques gouttes, puis tout se calme. Nous invitons nos voisins de Boa Ideia à venir à bord. C’est l’occasion de faire connaissance de Pedro et Eduarda. Ils laissent leur catamaran, un casamance datant de 1991 de Chez Fountaine Pajot, depuis un an ici après l’avoir retapé lors de l’achat. Ils s’expriment très bien en Français et nous pouvons mieux faire connaissance des lieux dont ils sont devenu des familiers. Ils prennent leur temps pour découvrir et connaître.

Boia Idiea
Les voisins de mouillage

Prendre son temps, cela ne va pas de soit, contrairement à ce que l’on pourrait penser. C’est toute une éducation à mettre en œuvre. En deux mots passés avec un navigateur français au mouillage, venu me demander une météo, lui qui vit de cette façon depuis plusieurs années, il m’indique qu’il faut parfois plusieurs mois pour s’adapter à ce nouveau rythme du temps.

Petit matin sur Culatra
Le ferry pour Faro

Par temps un peu voilé, nous prenons le bus de la lagune en direction d’Olhao avec remontée du chenal qui nous laisse tout loisir d’admirer les nombreuses cigognes qui se sont établies ici. Elles ne descendent plus au Maroc pour hiverner, signe d’un réchauffement climatique. Il faut dire qu’elles ont tout ce qu’il faut ici : soleil, poissons à profusion et lagune découvrant largement à marée basse permettant de picorer. A marée basse c’est les travaux « des champs ». Chacun va ramasser des coques dans sa parcelle découverte.

Travail "aux champs"
Les cigognes

Le bateau-bus nous dépose près de la marina, qui est d’un accès difficile avec des bancs de sable qui ne laissent qu’un passage étroit pour y accéder.

Après un petit tour au marché couvert où s’étalent de nombreuses variétés de poissons, nous exerçons notre portugais auprès d’un policier local pour trouver un taxi pour Faro. Les sons commencent à rentrer dans l’oreille car nous trouvons facilement, sur ses indications, le chemin à travers de petites rues piétonnes très agréables et animées.

La vieille ville de Faro, où l’on pénètre par l’Arco da Vila où sont perchés les nids de cigogne est très calme. De petites rues pavées permettent d’accéder à la Se cathédrale qui préside une belle place où poussent les orangers. Une fois les remparts franchis, on aperçoit les bateaux au mouillage dans les derniers méandres du chenal de la lagune. Les rues piétonnes du quartier commerçant nous mène à un restaurant avec sa terrasse ombragée où s’entremêlent orangers, citronniers, arbre à fruit de la passion. Les perroquets de l’estaminet voisin contribuent au charme de l’endroit.

Arco da Villa
La Se

Sur le chemin du retour, nous rencontrons Pedro et Eduarda en discussion avec Loic, Français qui séjourne sur place avec son bateau dans la marina et effectue des petits travaux en électricité pour faire bouillir la marmite.

Ils sont venus avec leur bateau et nous allons rentrer au mouillage à leur bord.

La soirée se déroulera sur leur bateau qu’ils ont aménagé avec goût, à déguster des huîtres de la lagune et écouter des musiques originales. Morceaux de fusion entre Bach et musique Africaine très étonnant ainsi que Vivaldi et musique irlandaise (c’était l’époque des échanges musicaux : 0’Carolan, musicien irlandais aveugle qui avait rencontré le compositeur Geminiani découvrait par son intermédiaire les œuvres de Vivaldi qu’il allait diffuser à travers l’Irlande avec des arrangements personnels). La soirée se termine par un magnifique coucher de soleil sur la lagune avant un retour en annexe à bord.

Voisins de mouillage
Coucher de soleil

17:01 Publié dans 11 Escales | Commentaires (2) | Tags : escales, rencontres

16/07/2009

Au gré des rencontres

Un des plaisir de la navigation, et qui fait partie de nos objectifs, est la capacité de rencontres diverses. Les temps de contact étant souvent brefs, ils n’en sont que plus riches. Pas de long temps d’observation. Un salut, un sourire, une réponse sympathique et c’est un nouveau contact qui se noue.

20090716bateaumouillage.jpgLors de notre mouillage à Portimao, nous voyons un bateau français arborant les couleurs de STW (Sail the World) ainsi qu’un pavillon breton et un corse. Je hisse à babord mon propre pavillon de STW (association qui regroupe des plaisanciers) et c’est l’occasion d’un salut et d’une invitation à bord.

Chacun vaquant à ses activités, nous nous retrouvons le lendemain soir dans le cockpit de Brise dhe Mar. Nos voisins ont accosté avec leur annexe, une bouteille de champagne à la main. Présentations réciproques et la soirée s’engage. Patrick et Josiane viennent de Toulon et sont partis pour 18 à 24 mois sur leur monocoque de 33 pieds. La conversation va bon train sur les expériences passées, les escales pratiquées et à venir. Etant un peu plus ancien dans le mouillage, c’est l’occasion de donner quelques tuyaux qui facilitent la vie. Ils sont en attente pour rejoindre Madère, puis le Sénégal.

Le lendemain, nous quittons le mouillage pour deux à trois jours à la marina, histoire de dessaler le bateau, faire quelques menus travaux et l’avitaillement.

20090716mack1.jpgAprès un créneau nécessitant une sérieuse attention nous sommes placés entre deux catway. Après une première journée de travaux pour nettoyage de la coque et entretien des inox, nous avons un peu le temps de faire connaissance de notre voisin d’en face, Ted. Je lui demande les moyens pour se rendre au supermarché et il me propose très gentiment de nous y conduire avec sa voiture le lendemain. Rendez-vous est pris pour le soir pour lui faire déguster, ainsi qu’à Loren, sa femme un petit Côtes-de-Nuits. C’est devant un verre, que nous apprenons qu’il a quitté l’Angleterre et qu’il vit depuis six ans dans la marina sur son bateau, Mack1, qui n’en bouge pratiquement pas. C'est un autre style de vie. Une bonne soirée franco-anglaise qui nous aide à perfectionner la langue. Il fera le voyage au supermarché uniquement pour nous : merci Ted.

17:11 Publié dans 05 Rencontres | Commentaires (0) | Tags : escales, rencontres

La vie à Bord à Portimao

La journée à bord n’est-elle soumise qu’à des obligations techniques et organisationnelles ? Que nenni. Si ces éléments décrits par le cap’tain sont un passage obligé, ne vous méprenez pas. Le plaisir de l’arrivée est aussi une détente : découverte de la baie où les plages de sable fin s’entrelacent entre rochers et falaises donnant envie de baignade. La couleur ocre et blanc de la côte, pigmentée du vert de la végétation environnante que nous irons peut être parcourir aux heures plus fraîches. Le plaisir d’un déjeuner ou d’un dîner de poissons grillés sur le brasero du petit quai de Ferrugado, pots face à la baie. C’est aussi la douceur des lumières le soir au couchant, l’arrivée d’un plaisancier avec qui peut être nous trinquerons à bord en évoquant nos anciennes et nos prochaines escales, le passage des pêcheurs, les odeurs mêlées de mer et de terre. C’est chaque fois différent et toujours attirant. Je vous parlais de l’appel du bain certes il est réel mais au Portugal il se mérite ! L’eau passée de 17°à 19°depuis notre arrivée,contraste avec la chaleur extérieure, 35° et oblige à une certaine motivation non regrettée après coup.

La journée est différente selon que l’option est mouillage ou marina. Pour la première, tous déplacements nécessiteront l’utilisation de l’annexe avec l’attente du vent favorable, les mouvements du bateau sont plus soumis au rythme de la mer. Pour la seconde un emplacement au ponton permet une plus grande souplesse et l’amarrage du bateau entraîne peu de balancement. Dans ce cas aussi le confort est renforcé par les raccords à l’eau et électricité qui permettent d’être plus souple dans l’utilisation, sans pour autant gaspiller (pour le respect de la planète pas de souci pour nous). Dans les deux cas la convivialité reste de rigueur. C’est un monde où les relations sont éphémères mais où tous partagent la vie de la mer qu’elle soit hauturière, côtière ou tout simplement au port et la solidarité garde encore toute sa valeur. Il est par contre nécessaire de se familiariser avec les langues car sans anglais point de salut. Quand on voyage, on se rend compte combien ce peuple a su étendre son égémonie linguistique ! De l’Anglais, un peu d’Espagnol, quelques mots de Portugais appris au fil des jours et tout va bien.

Mais les heures passent, je vais préparer la séance coloration cheveux qui nécessitera la participation du cap’tain…. Vous voyez, on fait tout à bord car même en mer on reste coquet !

Salle d'attente
Coiffeur pour dames

 

17:07 Publié dans 04 Chez la Cap'tine | Commentaires (0) | Tags : escales, cap'tine

14/07/2009

Mais que font-ils donc toute la journée ? ...

20090710mouillageportimao.jpg

Cette question est souvent posée par ceux qui ne naviguent pas. Que peut-on bien faire toute la journée sur un espace aussi restreint que celui d’un bateau à voile ?

Pendant la navigation, la veille, le réglage des voiles le suivi de la navigation sont considérés comme occupant une grande partie du temps. Laissons un flou sur cette partie.

Mais à terre, comment occuper son temps. Je ne m’étendrai pas sur l’entretien du bateau car la liste des menus travaux à faire où à suivre serait fastidieuse pour le lecteur. Nous prendrons seulement quelques exemples pour indiquer que le temps marin n’a pas la même durée que le temps terrestre. Il ne faut pas occulter, par ailleurs, le temps de découverte, de relation de voisinage, d'écriture et de méditation.

Le mouillage :

Avant d’arriver à Portimao, une étude sérieuse de la carte nous a donné des indications sur l’endroit où nous devrions pouvoir poser notre ancre. Quelle est l’heure de la marée ? Quelle est la hauteur d’eau à ajouter à la hauteur indiquée sur la carte pour savoir si nous aurons assez d’eau sous la quille à marée basse, en connaissant la hauteur et l’heure de cette marée basse. Ces éléments intégrés, on se donne un point avec des repères à terre et une ligne de sonde que l’on pourra surveiller avec le sondeur.

Les voiles sont affalées bout au vent et le mouillage préparé. On peut faire un tour vers l’endroit repéré. Il faut tenir compte des autres bateaux mouillés et venir nez au vent dans un endroit dégagé qui permettra de laisser culer le bateau pour dérouler la chaîne sur le fond.

Après une dizaine de mètres, on bloque la chaîne et on sent le rappel sur l’ancre, nous sommes accrochés sur le fond. Selon la hauteur d’eau, on va laisser dérouler encore quelques mètres.

On prend alors des repères latéraux à terre pour être certain que le bateau ne bouge pas et que l’ancre ne dérape pas. Après une dizaine de minutes, rien ne bouge. On peut alors mettre en place la patte d’Oie. Je rassure le lecteur, nous n’emmenons pas de basse-cour à bord. La patte d’oie est une aussière accrochée en son milieu sur la chaîne et dont les extrémités sont fixées sur chacune des coques. Le catamaran assez large, avec peu de tirant d’eau aurait tendance, s’il n’était fixé que par son milieu sur la chaîne à vagabonder de droite et de gauche. Le fixer aux extrémités des coques diminue nettement cette tendance.

Il va être temps de ranger le bateau et de boire une petite bière pour profiter du mouillage. Entre l’entrée dans l’avant-port et la bière, il s’est passé entre 30 et 45 mn. C’est un peu plus long que de faire son créneau en ville.

Mais que font-ils donc toute la journée ?

Les courses au mouillage :

Lorsque l’on arrive dans un nouveau mouillage, par excellence on ne connaît rien de l’environnement. Les premières courses, si elles passent par le supermarché du coin dans nos régions, prennent une autre dimension temps dès qu’on navigue.

Nous sommes toujours à Portimao et la première étape va nous faire passer à la marina en face où nous espérons pouvoir laisser l’annexe (le canot qui nous sert à nous déplacer à terre). Bien entendu, il a fallu le mettre à l’eau, charger la nourrice d’essence, préparer sac à dos et sac étanche (au cas où..) pour ramener les courses.

Arrivée à la marina où nous nous amarrons à un catway (ponton flottant) proche de la réception. Quelques renseignements pour voir la possibilité d’y passer quelques jours ( rinçage du bateau et grosses courses à prévoir..) et nous apprenons qu’il n’est pas possible de laisser l’annexe à la marina. Nous devons trouver un autre emplacement. On récupère un plan de la ville qui est plus éloignée le long du Rio Arade. On remonte donc le cours du Rio avec l’annexe. Le long de la rive, se trouve le Clube Naval réservé aux petites embarcations locales. On y pénètre et un ponton se présente à nous devant le Museu. Nous allons demander s’il y a problème à rester où nous sommes, ce qui ne semble pas être le cas. On laisse donc l’annexe la, et on part à pied en longeant le Rio à la recherche de notre supermarché. Le soleil commence à chauffer et nous avons oublié d’emporter à boire. A priori cela ne devrait pas être trop loin. Nous nous engageons dans les petites rues commerçantes dont aucune ne correspond aux noms que nous avons sur notre petit plan. On s’arrête à une boutique avec deux charmantes dames qui ne s’y retrouvent pas plus que nous sur le plan. On poursuit donc notre quête, et nous avons le bonheur de trouver un plan de la ville qui nous permet de nous resituer. Il est normal que nous ne retrouvions aucun nom de rue car nos périgrinations nous ont fait sortir du cadre du plan.

On fait demi-tour, et finissons par trouver l’objet de notre déplacement. Petit tour dans les rayons et approvisionnement en frais pour deux à trois jours car tout doit tenir dans les sacs emportés. Le retour vers l’annexe est beaucoup plus rapide en passant par le bon chemin. Nous nous offrons une boisson fraîche au bar du Clube Naval bien méritée. Tout est chargé dans l’annexe puis descente du Rio jusqu’au bateau. Déchargement et remontée de l’annexe pour la nuit.

Entre notre départ et les derniers rangements, il s’est passé environ 6 heures.

Mais que font-ils donc toute la journée ?

Un tour chez le shipchandler :

L’équipement de l’annexe n’est pas totalement terminé et nous devons acheter quelques éléments d’accastillage. Le shipchandler est à vue plus haut dans le Rio vers le chantier naval. Après un réveil tranquille, départ vers 10 heures. Une petite vingtaine de minutes d’annexe le long des rives puis arrivée à proximité. Où trouver à débarquer ? Il y a bien des marches, mais nous sommes à marée basse et elles sont un peu hautes et très glissantes et il n’y a rien pour accrocher l’annexe. Après deux tours, nous trouvons un magnifique catway avec un homme assis contre un canot. Nous nous amarrons en douceur. C’est alors qu’il nous explique qu’il y a un problème. Le catway n’est pas relié à la terre. Un coup pour rien. Sous un quai élevé, derrière un bateau de pêche, nous finissons par trouver une échelle métallique qui s’élève à la verticale. On s’amarre dessus et la cap’tine attaque la montée. Le ship’ est à portée. Les achats faits, descente de l’échelle en rappel puis retour au bateau. Il est 13 heures. Il reste à mettre le groupe en route ainsi que le déssalinisateur pour refaire le plein d’eau douce et charger les accus du bord. Préparer les éléments de l’annexe, les traiter et les fixer et il est déjà 14 h30. Il va être temps de se mettre à table. Puis la sieste s’impose.

Mais que font-ils donc toute la journée ?

16:36 Publié dans 03 Chez le Cap'tain | Commentaires (0) | Tags : escales

03/07/2009

L'Almanach - Juin 2009


Juin 2009
Pensée du mois

Apprendre à s’adapter, c’est aller vers l’enrichissement personnel

Nouvelles de Brise dhe Mar

Brise dhe Mar ne remontera pas en Bretagne

Après délibération entre la cap’tine et le cap’tain, il a été décidé, à l'unanimité, de stopper à Lisbonne la montée vers le nord. Il n’y aura donc pas de passage en Bretagne. Nous sommes désolés pour tous les amis de l’Ouest. Ils seront donc dans l’obligation de nous rejoindre sous d’autres latitudes où nous nous ferons un plaisir de les accueillir à bord.

Le mois de juin fut l’objet d’un long stand by à Lisbonne (voir autres notes) après une remontée de plus de 1000 milles depuis Canet en Roussillon. Des problèmes techniques s’étaient révélés à l’usage sur un bateau qui n’avait pas été suivi au niveau de la finition par le chantier, avec peu d’essais.

Ce long convoyage avait pour objet de tester bateau et équipage. Ce qui fut fait. Le chantier ayant envoyé les Saints Apôtres, Pierre et Paul, des pros du Catana (avec la chaleur leurs chevilles vont gonfler), les problèmes ont trouvé progressivement leurs solutions. Un grand merci à tous les deux pour leur compétence, leur gentillesse, leur sens de l’humour et leur délicatesse. Merci à Jean-Jacques qui s’est occupé de l'expédition du moteur de l’annexe, qui nous est parvenu après un long périple.

Les saints apôtres - Pierre & Paul
Un cadeau délicat

Avec les retards accumulés dans la livraison et le suivi, le programme initial ne pouvait être tenu  sans une navigation fastidieuse à lutter contre les alizés portugais pour revenir ensuite à notre point de départ qui ne tentait pas l’équipage.

Nous avons le bonheur de pouvoir accueillir Emeric, notre fils, que nous n’avons pas revu depuis le baptême et qui va passer quelque temps avec nous pour découvrir le bateau et le Portugal. Avant de partir, il en profite pour faire un petit tour de Lisbonne avec Laura et après avoir pris une dernière fois au départ de notre station  de Santo Amoro le RER portugais, nous visitons l’Oceanario, le magnifique aquarium où nous découvrons le Sunfish, poisson énorme pouvant atteindre 2 tonnes.

Notre petite station
Le Sunfish

Nous allons adopter un rythme plus calme nous permettant de découvrir les côtes du Portugal et de l’Andalousie que nous n’avions fait que longer d’une traite à l’aller, grâce aux conseils des amis rencontrés lors de notre escale.

Nous disposons d'un mois et demi pour refaire en direction du Sud le trajet qui nous avait pris trois jours en direction du Nord à l'aller. Dans la mesure du possible, nous choisirons les options météo qui nous permettront de profiter des capacités du bateau au portant.

Le Portugal est un pays avec des gens très accueillants et un sens de l’hospitalité peu commun. On comprend les « expat » dont nous avons fait la connaissance, qui n’ont aucune envie de rentrer en France compte tenu de la qualité de vie trouvée dans ce pays qui semble présenter une grand richesse du cœur. Nous souscrirons un peu à la « Saudade » qui gagne Agnès et Jean-Marc qui vont regagner la France.

Evènements du monde

Disparition d’Annie Van de Wiel à l’age de 86 ans. Sur son ketch Omoo, en compagnie de son mari, elle  a été la première femme à boucler un tour du monde à la voile. Nous ne pouvons que recommander la lecture de son livre « Pénélope était du voyage » dont la fraîcheur et la vision féminine ne se dément pas avec le temps et qui fait partie de la bibliothèque du bord.

Météo du mois

Les premières vraies chaleurs se sont fait sentir à Lisbonne avec jusqu’à 35 ° à l’ombre. La fraîcheur nocturne du bord a été appréciable. Le passage à l’Ouest à rendu les soirées fraîches et les journées agréables avec 25 à 30 ° la journée et un petit 18°-20° la nuit pour s’endormir facilement.

Le vingt juin, jour de Saint Sylvère, est le plus long jour de lumière.

21/06/2009

Visite du trimaran Groupama 3

Au programme du dimanche, on retourne à Cascais, ce port apprécié des plaisanciers et vacanciers de Lisbonne, situé à 10 km à l'ouest dOeiras (Portugal), où est arrivé le maxi trimaran Groupama 3 qui achève ici sa "Route des Filiales" entamée en mars 2009.

Le trimaran Groupama 3 de Franck Cammas en escale à Cascais

C’est l’occasion pour nous de visiter un trimaran de course aux dimensions impressionnantes : longueur 31.5 m - largeur : 22.5 m - tirant d'air : 41 m. - poids : 18 tonnes. Le second de Franck Cammas nous indique faire des pointes à 45 nds et une vitesse fréquente à 40 nds. Je n’imagine pas les sensations que cela doit procurer. La taille des winch impressionne la cap’tine qui préfère nettement notre petit chez nous à l’aménagement spartiate du grand chez les autres.

Groupama 3 doit quitter le Portugal le 24 juin, pour rejoindre New-York afin de se mettre en stand-by pour une tentative de record de la traversée de l'Atlantique Nord (2925 milles nautiques), qui est détenu par un certain ... Franck Cammas en 4 jours 3 heures 57 minutes et 54 secondes.

Visite guidée du trimaran

23:05 Publié dans 11 Escales | Commentaires (1) | Tags : escales

Escale à Lisbonne

Avant une nuit qui s’annonce bonne, nous faisons un petit tour dans la marina d’Oeiras. Depuis le balcon de Brise dhe Mar (le toit du bimini) à marée haute, on retrouve sous le soleil le forte Bugio et le Ponte de 25 Abril qui se découpe sous le ciel bleu.

Forte Buggio
Ponte de 25 Abril

Brise dhe Mar conserve sa place en bout de catway ce qui nous donne une ouverture sur la passe et nous permet de jouer les vamp’s en faisant des commentaires sur les allers et venues incessantes. L’accueil dans cette marina est excellent avec un sourire à toutes les lèvres. Je ne devrais pas en parler car sinon elle sera trop vite complète et il deviendrait difficile d’y trouver une place.

Brise dhe Mar
La passe de la Marina
Forte San Juliao

Pour protéger nos arrières le forte de Sao Juliao avec les pêcheurs du matin au soir qui envoient leurs lignes dans le courant.

Après une bonne nuit qui fût, je le confirme très bonne, il est temps de s’occuper du petit. Grand dessalage au karcher des voiles au pont. La cap’tine s’affaire à mettre un peu d’ordre dans notre home, sweet home. Le cap’tain fait les chromes (où plutôt les inox) qui doivent être revus tous les 15 jours sous risque de rouille rapide. Nous sommes en milieu salé.



Nous faisons connaissance avec nos voisins de palier qui partent faire un tour sur Solitude, magnifique monocoque à la coque gris perle, acquis il y a un an. Depuis ce temps, le propriétaire n’en finit pas de régler les problèmes de finitions. La « finitionite chronique » semble à priori une maladie qui touche le milieu de l’industrie nautique. Il est étonnant que personne ne se soit penché sur une recherche de thérapeutique.

Quelques menus travaux de matelotage, un petit farniente pour la cap’tine.

Les problèmes avec nos dérives à régler avec le SAV et on pourra partir découvrir les environs avant de se rendre à Lisbonne pour récupérer divers produits pour affiner les réglages.

C’est fou comme le petit est preneur de temps.

Déjà une semaine à Oeiras. Les premiers jours se sont écoulés dans la torpeur tropicale qui touche Lisbonne. Le dynamisme du cap’tain n’était pas au rendez-vous : amortissement de la fatigue physique et psychologique accumulée depuis des mois, questions sur les problèmes techniques encore sans réponse…

Nous avons attaqué les visites de Lisbonne en bons touristes, de bonne heure. Après plusieurs heures à déambuler de la Torra de Belem à la marina d’Alcantara sous le Ponte du 25 abril, nous avons été contents de faire une petite pause pour manger les sardines, plat de prédilection pour la fête de San Antonio, saint patron de Lisbonne. L’arrivée sous le pont est surprenante, avec le bruit des voitures qui donne l’impression de rentrer dans un essaim d’abeilles.

Torra de Belem
Torra de Belem
Ponte 25 Abril

Par 36° nous avons poursuivi nos périgrinations pour trouver avec bonheur le havre de fraîcheur de l’appartement d’Agnès et Jean Marc dont ils nous ont très gentiment laissé les clés en leur absence. Lisbonne est une ville de collines et ce jour là on a plus eu l’impression de monter que de descendre. Cela nous a toutefois permis de découvrir l’architecture locale avec des maisons décorées pour la San Antonio.

Maisons ...
... décorées

Passé le week-end, les choses se précisent avec le SAV et nous entrons en contact avec l’agent Catana au Portugal, Joao Gomes qui vient nous voir avec Victor Catella, chantier qui va s’occuper des réparations. L’inventaire est fait et rendez-vous est pris pour le lendemain. L’après-midi étant libre, nous allons faire un tour à Cascais, station balnéaire et résidentielle depuis 1879 donnant directement sur l’Atlantique à l’entrée du Tage et peu éloignée d’Oeiras. En 10 mn de train, nous y sommes. Il faut dire que l’équivalent du RER local est très sympathique, longeant le Tage, c’est une vraie ballade et pour un prix très bon marché. Cette petite ville est très agréable avec des petites rues et des maisons magnifiques.

Maison décorée
Place

La citadelle protége l’entrée du Tag. A proximité on trouve le Phare de Guia, certainement l’un des premiers construits au Portugal vers le XIV éme siècle.

La citadelle
Le phare de Guia

Nous pouvons nous rafraîchir en déambulant dans le parc Municipal où se promène fièrement des couples de paon.

Parc municipal
Couple de paon

Nous finissons notre promenade par les petites rues où le linge qui sèche aux fenêtres donne des couleurs variées qui se marient avec celles des arbustes fleuris. La soirée sera l’occasion de déguster de bons produits frais de la mer par 38° 41’53.894 N et 9°25'150 W à O Pescador.

D'une Ruelle
à l'autre
Restaurant Pescador

Une journée de réparations prend le relais avec découverte de nombreux nouveaux problèmes électriques liés à des défauts de finition. Heureusement, Rui, l’ouvrier du chantier est attentif.

Devant les problèmes qui perdurent, le SAV de chez Catana décide de nous envoyer une équipe du chantier pour régler tout ce qui est en suspend. L’équipe n’arrivera pas avant le mercredi 24.

Prenant notre mal en patience et n’ayant rien d’autre à faire pendant quatre jours nous allons un peu décanter et profiter de l’offre très sympathique d’Agnès et Jean Marc qui sont repartis quelques jours, pour passer deux jours à Lisbonne.

Le couvent de ...
... Los Jeronimos

Nous visitons le couvent de Los Jeronimos où repose Vasco de Gama. Le cloître est superbe est a parfaitement résisté aux temps et au tremblement de terre qui a secoue Lisbonne il y a plus de trois cents ans.

Tombe de Vasco de Gama
Le cloitre

Le musée de la Marine qui est à coté est très riche en maquette de toutes les époques et la visite se termine par une galerie impressionnante de galères magnifiques (vu de notre point de vue, ce qui n’était peut-être pas le cas de ceux qui poussaient sur les avirons).

Galère Royale (de profil)
Galère royale (du haut)

La soirée nous fera déambuler dans les ruelles de l’Alfama, vieux quartier de Lisbonne avec ses escaliers qui grimpent les collines d’une église à une autre. C’est la fête de San Antonio, saint patron de la Se, collégiale que nous visiterons le lendemain et de ce quartier. Cette fête est finie depuis une semaine, mais devant le temps chaud elle se prolonge. C’est l’occasion d’aller pousser une petite danse car il y a bal dans la rue.

Ruelles ...
... de l'Alfama

Après une bonne nuit, nous prenons l’electrico 25. Ces vieux trams montent et dévalent les rues et nous pousse jusqu’à la Se. De là, par nos petites ruelles, nous montons jusqu’au Castelo Sao Jorge où il y a une vue superbe sur tout Lisbonne.

La SE
Castello Sao Jorge
Quartier de Rossio
Vues de Lisbonne

Une petite pause sous les ombrages pendant les heures chaudes est la bienvenue. Nous reviendrons par l’electrico 28 qui nous dépose après un bon tour dans les rues sinueuses de la ville.

L'Electrico 28 (dedans)
L'Electrico 28 (dehors)

Il sera temps le lendemain de s’occuper de Brise dhe Mar qui doit recevoir une nouvelle couche de protection de ses inox, plus particulièrement sur certaines pièces pièces extérieures. Est également prévu un lavage approfondi du gel coat qui se ressent encore de sa sortie de chantier.

18:19 Publié dans 11 Escales | Commentaires (0) | Tags : escales

06/06/2009

Escale à Gibraltar

Pour des raisons de météo et des problèmes techniques à résoudre nous avons fait escale à Gibraltar avant de poursuivre sur Lisbonne. Ce port entre Océan et Méditerranée a fait l’objet de nombreuses convoitises compte tenu de sa position stratégique privilégiée.

La péninsule ne fait que 4 km de long et à peine 1,5 de large occupé en grande partie par une énorme colline qui fait 427 mètre de haut et tombe à pic dans la mer.

Le rocher
Le Rocher
La baie

Des vestiges humains retrouvés dans les grottes qui percent ce promontoire de calcaire font évoquer une première présence aux environs de 40000 ans avant J.C. La plus célèbre des cavernes est la St Michaël cave dont la première description détaillée remonte à l’an 45 de notre ère par le géographe Pomponius Mela. Les écrits d’Homère indiquent qu’elle était bien connue des Grecs et des Phéniciens.

Le Rocher représentait l’un des piliers légendaires d’Hercule et les cavernes les portes d’Hades, l’entrée aux enfers.

On commença à vivre à Gibraltar au VIIIéme siècle avec l’invasion des Maures. C’est de la que parti le chef maure Tarik-ibn-Zeyad pour conquérir la péninsule ibérique. Le Rocher fût baptisé Djebel Tarik (la montagne de Tarik), nom qui s’est transformé en Gibraltar.

Le rocher fût le spectateur de la bataille de Trafalgar et il accueilli le corps de l’Amiral Nelson à bord du HMS Victory.

Le territoire est pratiquement autonome avec une assemblée élue, bien que possession britannique.

La population est de 30000 habitants d’origines variées surtout espagnole et britannique. La langue officielle est l’anglais, mais l’espagnol est très pratiqué.

La vie y est agréable en escale. La montée au Rocher par le cable car s’impose pour y découvrir une vue magnifique sur la baie, le détroit et les côtes marocaines peu éloignées.

Le Cable Car
Le Cable Car
Le Maroc

On y rencontre les macaques, habitants attitrés qui mènent leur vie sans trop faire attention aux touristes qui ont interdiction absolue de les nourrir pour éviter tout risque de morsure. Ce qui paraît une sage précaution quand on voit la taille de leurs dents.

Les Macaques de Gibraltar

En pénétrant dans la St Michaël cave, on pénètre au cœur du rocher et on peut voir l’évolution géologique de la région sur une magnifique coupe transversale d’une stalactite qui s’est effondrée.

Les grottes St-Michael de Gibraltar

On est surpris de la présence d’une magnifique salle de spectacle à l’acoustique très fine, un petit air de Bach était diffusé lors de notre passage, entourée par des colonnes aux formes variées.

Dès le 19éme siécle, cette grande salle naturelle était très fréquentée pour des pique-niques, concert et mariages à la lueur de torches maintenues par des soldats perchés sur les stalagmites.

La ville est ceinturée par une muraille renforcée par de nombreux fortins. Plusieurs portes donnent accès à la vieille ville.

Le port est protégé par plusieurs digues et l’aéroport est situé sur la presqu’île, plongeant sur la mer. Les avions décollent au raz de l’eau.

Vieille porte
Le chateau
L'aéroport

17:28 Publié dans 11 Escales | Commentaires (0) | Tags : escales

31/12/2007

Procession de la Sanch

L'originalité de la Semaine Sainte en Roussillon et à Perpignan, sa capitale, ne se situe pas particulièrement dans le rituel mais dans son mode d'expression. Les traditions ont su garder ici une réelle authenticité. La ferveur d'aujourd'hui n'a d'égale que celle d'hier. Tout ce qui touche au cérémonial des fêtes de la Semaine Sainte et de la Passion est prévu, réglé depuis des siècles.

Place St Jean
Caparutxe

Depuis près de six siècles, ce rituel est immuable. La Confrérie de la Sanch (« Précieux Sang du Seigneur ») a été fondée en 1416, en l'église Saint-Jacques à Perpignan, suite à la prédication de Saint Vincent Ferrier, moine dominicain. La Confrérie de la Sanch avait pour vocation de soutenir les condamnés à mort, qui comme jésus vivaient dans l’angoisse et la solitude leurs derniers moments. Ce qu'avait bien connu ce moine qui avait eu maille à partir avec l'intégrisme de La Sainte Inquisition. Les membres de la confrérie visitaient les condamnés les jours précédent l’application de la peine et les menaient à l’échafaud, vêtus de caparutxe (Longue robe rouge ou noire surmontée d'une cagoule pointue)  comme le condamné afin que celui-ci ne se fasse pas lyncher en cours de route et aille à la mort dans la « dignité ». Outre cet aspect d'assistance, l'aspect spirituel était présent par la commémoration de la Passion par les processions.

Les pénitents
Ombre et lumière

Les processions avaient lieu autrefois le Jeudi Saint et le Vendredi Saint. Avec les pénitents qu'on retrouve aujourd'hui, les flagellants étaient les plus impressionnants. Le dos nu, ils prenaient un soin particulier à se fouetter avec ardeur. Ces pratiques d'une démonstration de foi un peu véhémente incitèrent l'autorité religieuse et le Conseil Souverain du Roussillon à limiter progressivement ces processions.

Au XVIIIème siècle, elles furent tout bonnement interdites, car jugées trop baroques et espagnoles au goût des autorités françaises. Pendant plus d'un siècle, la Confrérie de la Sanch a survécu intra-muros dans l'église Saint-Jacques.

Ce n'est qu'en 1950, sous l'impulsion de Josep Deloncle, initiateur de la Casa Pairal, que les processions, avec le défilé de « misteris », reprirent leur itinéraire tout autour du centre-ville de Perpignan. Il en est ainsi aujourd'hui chaque vendredi Saint.

Les Misteris
Les porteurs

En début d'après-midi par un doux soleil de printemps, les différentes paroisses de Perpignan et des alentours ont sorti les 35 mystères ou "mistéris" qui relatent les différentes scènes de la passion, entre Madone affligée et Christ crucifié. Au départ de l'église ST Jacques, église de la confrérie de la Sanch, le cortège de 620 personnes va s'étirer dans les rues étroites de la vieille ville au rythme des cantiques, du son des clochettes et des tambours qui ouvrent le défilé. Lors des arrêts retenti le martélement des supports qui permettent aux porteurs de poser quelques instants leur lourd fardeau qu'ils vont ainsi mener quatre heures durant. Les pieds nus, certains pénitents vivent leur souffrance pour expier, dans un instant de piété. Les visages des femmes sont graves, fermés en elle-mêmes.

Recueillement
La Madone

Signe des temps, une foule compacte assiste a cette procession sans age pendant que d'autres vaquent à leurs occupations dans les rues avoisinantes. Les terrasses de La place de l'hotel de ville, émettent des rires plein de vie pendant que défile à proximité cette procession empreinte de piété et d'effroi.

La piété
et l'effroi

20:31 Publié dans 11 Escales | Commentaires (0) | Tags : escales, découverte, vie locale