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15/12/2013

Kyte à salamansa

De retour au bateau nous essayons d’en savoir plus sur les modalités pour régler notre problème. Les contacts, bien qu’un peu difficiles, sont possible grâce à internet (vive les clés 3G ) et le téléphone.

Il faut clarifier les responsabilités et les intermédiaires avec qui traiter. Nous en profitons pour reposer les  carcasses après les « trek » des derniers jours.


la plage de Salamansa

Thibault et Anne-So profitent du vent qui s’est levé pour rejoindre un beau spot de kyte-surf sur la plage de Salamansa. Une baie fermée, une belle plage de sable, des couleurs turquoises et des rouleaux qui rendent parfois le décollage un peu difficile.

Peu de monde sur un spot qui s’organise autour de deux containers transformés en bar.


Kyte-surf

Le paysage est superbe avec une vue sur l’ile de Santo Antao de l’autre côté.

Cela permet aux deux sportifs de s’en donner à cœur joie et de tirer une belle langue en fin de journée.


Un spot Sportif

Les amis des bateaux Sylva (Mathieu et Sev), Marie-Galante (Yves), les Brigantin sont de passage à Salamansa au cours de leurs nombreuses marches à travers l'ile. Nous nous retrouverons tous pour une superbe soirée.

20131221rencontre.jpg

15:25 Publié dans 11 Escales | Commentaires (0) | Tags : escale

10/12/2013

Trek à Santo Antao

Les jambes encore souples, après la balade de la veille, nous décidons de nous lancer dans un grand trek au départ de Agua de Caldeiras à 1500 métres d’altitude pour rejoindre Ribeira Grande tout en bas en bord de mer.Nous prenons un aluguer qui va nous faire découvrir la petite route de la corde . Nous mettrons une heure pour faire les 20 km compte tenu du dénivelé important et des nombreux virages d’une route qui serpente entre les crêtes et les cols. Nous avons de la chance, les sommets sont bien dégagés.


Nous prenons un chemin fleuri qui traverse une forêt de mimosa, contourne le cratère de Cova de Paul et  sous les conifères nous mène au bord d’une crête vertigineuse qui nous permet d’apercevoir notre destination tout au bout de la vallée en contrebas.

Foret de Mimosas
Cavo de Paul
La vallée à descendre

La descente est impressionnante, empruntant un chemin empierré, ressemblant le plus souvent à un immense escalier qui descend en zig-zag à flanc de montagne.


Une descente raide

Malgré quelques passages difficiles où il faut mieux regarder où l’on met les pieds, nous pouvons admirer les paysages grandioses qui s’offrent à nous.

Plaisir
des
yeux

Nous atteignons un peu plus bas l’altitude des cultures en terrasse. La vallée est toujours irriguée par des sources qui sont canalisée vers les cultures. C’est un travail colossal qui a été réalisé. Il faut de bonnes jambes pour entretenir les parcelles et récolter les fruits du labeur.

Entre Terrasse
et
cascades

On y trouve, canne à sucre pour la production de rhum local, bananes, café et  autres cultures vivrières.

canne à sucre
banane
Café

En début d’après-midi nous atteignons les premiers villages accrochés au escarpement. Nous croisons des jeunes qui s’adressent à nous en  français en riant de leurs essais dans notre langue. Les enfants vont tous à l’école avec parfois plus d’une heure de marche dans des chemins très raides. On est loin du dépôt en voiture devant l’entrée de l’école en France.

Un petit regard en arrière sur la vallée et sur un bananier en pleine croissance et nous abordons la dernière partie de notre trajet en rejoignant la route qui nous mènera, 3 km plus loin à Ribeira Grande.

Les cultures en terrasse
Comment naissent les bananes

Nous sommes content de rejoindre Punta Do Sol en aluguer, une certaine lassitude dans les jambes.

Après une bonne douche froide et un peu de repos, on dégustera une bonne langouste.

Le lendemain, Martine et les jeunes repartent pour  Cavo de Paul, pour faire la descente depuis le cratère occupé par de nombreuses parcelles agricoles jusqu'à Paul dans la vallée.


Cavo de Paul

La descente est un peu moins raide que celle de la veille, mais reste rude. Il sera difficile de descendre les escaliers pendant un à deux jours compte tenu des tensions sur les cuisses.

A suivre
une descente
un peu rude

Le lendemain nous rejoignons, Porto Novo, par aluguer pour nous par un dernier trek pour les jeunes. Notre ferry ne navigue plus depuis deux jours pour une raison que nous ignorons. Nous arrivons à prendre des places pour la seule liaison restante avec Mindelo sur un petit bateau où la place est limitée.. La traversée est sans souci et nous retrouvons Brise dhe Mar dans la soirée.

16:08 Publié dans 11 Escales | Commentaires (1) | Tags : escale

09/12/2013

Ballade à Cruzinha da Garça

 Après avoir demandé notre chemin en Franco-portugais à un entrepreneur en construction, nous longeons le terrain de foot, puis tournons à gauche après le cimetière avant de rejoindre une « route » en petites pierres taillées qui longe la mer en corniche. Malgré le vent qui nous rafraichit, il fait une bonne chaleur et nous profitons des falaises qui nous délivrent des passages à l’ombre.

La route
Une corniche superbe
Fontainhas

Après une heure de marche où Les dénivelés ne sont jamais importants, mais avec des montées et des descentes qui se succèdent à un rythme soutenu, nous découvrons au détour d’un virage le petit village de Fontainhas sur son éperon rocheux. Autour du village s’étalent des cultures en terrasse qui nécessitent une bonne condition physique (d’ailleurs nous ne rencontrons aucun obèses sur le chemin). Les aluguers ne vont pas plus loin que ce village. Après les deux ruelles qui le traverse, le chemin est un chemin de muletier.


Un mur naturel

 Après une petite pause casse croute nous montons jusqu’à la corniche qui ferme la vallée. Nous décidons de rebrousser chemin pendant que les jeunes poussent jusqu’à Cruzinha da Garça à 3 heures de marche de là.Le chemin, bordé de murs de roche, réserve quelques surprises aux géologues amateurs. Grottes, orgues de basalte, trous crées par l’érosion, pitons rocheux…

En contrebas, quelques criques abritent des plages. L’eau est turquoise, les vagues viennent se fracasser sur les récifs. A Aranhas, les maisons de pierre de ce village abandonné servent désormais à stocker le maïs cultivé aux alentours.


Vers Cruzinha

 A Cruzinha, les enfants ont inventé de belles voiture « télécommandées » à commande directe.


Voiture "télécommandée"

Cruzinha vit au rythme de son petit port de pêche. Les jeunes trouve un aluguer qui va les ramener à Punto Do Sol.

Aluguer
Cruzinha
Clim

Pas besoin de clim, on est directement à l’air. Pour quitter le village, le véhicule emprunte le lit d’un torrent avant de rejoindre une petite route qui passera un col dans les nuages avant de redescendre dans la vallée.

Premiers kilométres
le col à franchir
Dans les nuages

Demain, grand trek au départ de Agua de Caldeiras à  1500 m d’altitude.

14:36 Publié dans 11 Escales | Commentaires (0) | Tags : escale

08/12/2013

Coup de coeur

Ferry à 7 heure pour traverser le chenal qui sépare l’ile de Sao Vicente de celle de Santo Antao. Nous faisons la traversée en compagnie de Mathieu et Sev, nos voisins de ponton dont nous reparlerons.

A l’arrivée, c’est la bousculade des aluguers qui se font la guerre des prix pour emmener les arrivants. Un jeune actif réussi à nous détourner vers son véhicule. Bien entendu on attend qu’il se remplisse puis on démarre. Nous remarquons rapidement qu’il ne prend pas la direction de la route de la côte que nous voulons emprunter. Il faut monter un peu la voix pour qu’il fasse demi-tour et nous ramène à notre point de départ pour nous confier à un autre alluguer qui va dans le bon sens. Tout se termine avec le sourire et des excuses de sa part. il a tenté un coup, cela ne marche pas, pas de problème : no stress.

20131207puntodosol1.jpg Le deuxième véhicule rempli à plein nous partons en direction de Punta Do sol où nous avons réservé des chambres chez l’habitant depuis la marina (un tuyau de radio ponton). La route goudronnée sur 15 km (cadeau du Luxembourg) retrouve son revêtement d’origine en petit pavé. Elle suit une côte abrupte et désertique avec des criques rocheuses où viennent butter les vagues bleu turquoise. C’est une ballade d’une petite heure de toute beauté. Peu avant l'arrivée on découvre les sommets et les vallées vertes de la côte nord de l'ile.


Nous arrivons à Punto Do Sol, au nord de l’ile. Petit port de pêche de 4500 habitants qui était le port principal de l’ile avant que Porto Novo où le ferry nous a déposé ne reprenne le dessus. Cette petite ville a retrouvé un rythme très calme et on finit vite par reconnaître les habitants. Tout le monde se salue dans une ambiance cordiale.

20131207puntodosol5.jpg

Notre aluguer nous arrête devant chez Sissi, notre hôte potentiel qui nous indique qu’il y a eu une confusion et qu’elle ne peut nous recevoir, mais cela ne pose pas de problème, nous sommes immédiatement aiguillé chez « Dedey » un peu plus loin mais plus proche du « centre ville ». Nous sommes très bien accueilli par un couple âgé, dont le mari parle allemand. On nous conduit vers une autre bâtisse où nous attendent deux chambres avec salle de bain. Confort spartiate mais propre avec vue sur le port. Nous prendrons nos petit déjeuners, copieux, chez nos hôtes.


Nous avions acheté une carte de l’ile avec les chemins de randonnées et après une petite douche, froide, nous décidons de partir sur le chemin en corniche pour rejoindre le village de Fontainhas. Martine et moi poussons jusqu’à la corniche et rebroussons chemin (environ 3 heures de marche), Thibault et Anne So poussent jusqu’à
Formiguinhas / Aranhas / et Cruzinha da Garça (= 4 heures environ à flanc de falaises).

Pour rentrer, ils prendront un aluguer qui passera dans le lit du torrent avant de rejoindre une petite route, traverser un col et rejoindre Punto Do Sol. (voir la note sur la ballade).

20131207puntodosol4.jpg

Le soir nous allons prendre "om clebs" (une pression en créole Cap Verdien) à la Caleta por Sol tenue par une française avec vue sur mer. On y restera diner, très bien, dans une bonne ambiance. Partageant éducation langage créole et langage français avec le serveur. Nous y prendrons pension pour nos diners rencontrant les habitués.


 

 


D’autres ballades vont se succéder les jours suivants que nous vous ferons partager.

20131207puntodosol3.jpg

17:25 Publié dans 11 Escales | Commentaires (0) | Tags : escale

06/12/2013

Révision technique

20131201ovomaltine.jpg

Dès le lendemain de notre arrivée, nous entreprenons le nettoyage du bateau après près d’un mois de mer sans toucher de port. On refait un peu le plein de frais et miracle, pour les intimes, on trouve même à Mindelo de l'Ovomaltine

Nettoyage du pont à l’eau de mer et rinçage à l’eau douce, car sur Mindelo l’eau douce est comptée (elle provient d’usine de dessalinisation) et nous essayons de l’économiser comme en navigation.

On décape les inox qui ont pris du sel, ce qui permet de vérifier tous les écrous et l’ensemble des points de fragilité.

Nous nous occupons du frigo car depuis Sal il est en panne. Nous avions constaté qu’il ne faisait pas de froid. Thibault notre chef méca avait cherché les causes de la panne, sans trouver le problème. Nous avions décidé d’attendre Mindelo pour approfondir la question. En attendant, nous faisions congeler des bouteilles dans le congelateur et les mettions dans le frigo transformé en glacière.

Un spécialiste local fait le tour de la question avec Thibault remontant le long du circuit du froid. Après une demi-journée de recherche on s’aperçoit que le courant ne passe plus entre le thermostat et le moteur. On est obligé de sortir le frigo de son logement et on s’aperçoit que le câble électrique est rongé sur 10 cm. C’est le cadeau d’adieu de notre passager clandestin (voir la note). Un fois tout remonté, nous retrouvons le froid à bord.

20131201tetemat.jpg

On termine l’inspection par un tour en tête de mat. Cela donne l’occasion de revisser une antenne. Ensuite, Thibault vérifie la fixation des cadènes et remarque un aspect anormal qui nous pose des questions. On interroge le chantier. Au vu des photos réalisées in situ, il apparaît qu’il existe un problème nécessitant de consulter l’assurance et de réaliser une expertise.

Nous devons donc attendre que toutes ces démarches se mettent en place pour prendre une décision sur la suite à donner. Il est conseillé de ne pas naviguer en attente d'avis spécialisé.



Notre programme est mis en stand-by et nous allons devoir attendre plusieurs jours avant d'en savoir plus. Nous essayons de garder le moral et décidons de visiter l'ile proche de Santo Antao dont on nous a dit le plus grand bien. Nous décidons de partir trois jours pour se changer les idées.

16:26 Publié dans 11 Escales | Commentaires (2) | Tags : escale, techniques

15/11/2013

De Gran Tarajal à La GOMERA

On quitte Gran Tarajal en début d’après-midi pour une traversée de nuit  afin d’arriver au petit matin au mouillage d’Anfi del mar sur Grande canarie dont nous a parlé Patrice. C’est une tirée de 55 MN et la première nuit de navigation pour les nouveaux équipiers. On organise les quarts pour la traversée. Les équipières feront le début de nuit, les équipiers la nuit.

Gran tarajal
Crépuscule
Barre de nuit


Petite brise pour partir jusqu’à la zone de survente qui contourné les iles avec un vent qui forci à 23-25 nds.  Le bateau sous I ris+ Solent allonge la foulée avec 8 à 9 nds de moyenne. Résultat nous arrivons un peu tôt au mouillage et nous mouillerons de nuit en nous calant sur l’enseigne lumineuse d’un grand hôtel de luxe. Le lendemain matin, nous sommes au milieu d’un circuit de jet ski et nous nous rapprochons de la côte pour être tranquille.

La journée débute par un petit bain matinal de la cap’tine dans une eau à 23°. La baie est entourée d’hôtels, mais reste agréable. Le mouillage est bon.

La baie
Petit bain
Mouillage


Nous consacrons la journée à la visite de Grande Canarie. Nous louons une voiture et  notre première étape nous conduit à puerto Mogan, joli petit port d’une vingtaine d’années avec des canaux et des ruelles fleuries.

 
Puerto Mogan
 


Nous poursuivons notre périple par les dunes de Maspalomas à la pointe sud de l’Ile.  On se croirait en plein Sahara, d’autant plus que le soleil est de la partie.

Les dunes
de
Maspalomas

 

C’est l’occasion pour l’équipe de jouer aux explorateurs.

     


Cap au nord vers Arucas pour visiter une distillerie de Rhum Canarien. Pas de chance, elle est fermée. Cela nous donne l’occasion de visiter  les rues de cette petite ville, de découvrir sa cathédrale en pierre de lave et de se restaurer de quelques tapas.

 
Arucas
 


Nous rejoignons Firgas, réputée pour ses fontaines qui dévalent les rues.

les Fontaines
Firgas
 


Des céramiques représentent  les diverses iles des Canaries. Un petit panel de nos escales.

Nous sommes à près de 600 mètres et il fait nettement moins chaud qu’au niveau de la mer.

Lanzarotte
 Fuertoventura  Gran Canarie


Après une soirée calme au mouillage, nous appareillons au lever du jour. Un petit tour à Puerto Rico, port proche de notre mouillage pour faire le plein de gaz oil et nous mettons le cap sur Ténérife (55 MN). Après quelques milles nous rencontrons la zone de survente ouest. Pour une navigation plus tranquille nous avons pris un deuxième ris en prévision. Nous filons quand même à 8 nds. C’est l’occasion pour la cap’tine qui s’est pris un petit paquet de mer, de lancer la mode tendance du ciré mini-jupe, et pour les hommes notre mannequin du bord propose le ciré short.

Mode tendance femme
Un monstre
Mode tendance homme


Nous apercevons à mi-parcours le pico de Teide (3718 m) plus haut sommet d’Espagne qui sort des nuages. Nous croisons un monstre des mers qui se détourne pour passer derrière nous. Nous arrivons en fin d’après-midi à Los Christianos. Il n’est plus possible d’entrer dans le port et nous mouillons devant une petite anse pour admirer un magnifique coucher de soleil sur l’ile de la Goméra, notre prochaine destination.

Pico de Teide
déjeuner
Coucher de soleil sur Gomera


Une traversée courte débutée au moteur, permettant de charger les batteries et de faire fonctionner le dessalinisateur pour remplir nos réservoirs d’eau, retrouve nos habituelles zone de survente qui nous permettent de faire du chemin. Malgré un vent soutenu de 23-25 nds, chacun s’occupent entre jeux de société, farniente et barre.

Pointe de la Goméra
Jeux
la Cap'tine à la Barre


Nous atteignons la pointe de l’ile de la Goméra impressionnante avec ses falaises multicolores qui plongent dans la mer.

 
Les falaises
 


Nous arrivons en début d’après-midi au Puerto de Veltas pour nous mettre à quai. Des pécheurs viennent de rentrer et nous en profitons pour acheter une belle bonite. Le port est au pied des falaises, très encaissé. Des rafales de vent dévalent de la Vallée. Mais nous sommes bien amarré.

 
Puerto Velas
 


La journée d'escale nous permet de préparer le bateau et de visiter Gran Valley avant de partir pour le Cap vert demain.

20131111firgasgomera.jpg

la Goméra

A la prochaine

06/11/2013

Arrecife et Lanzarote

Après un essai de kyte au départ du bateau, une bonne nuit et un bon petit déjeuner au pain fait maison, nous quittons Graciosa pour le port d’Arrecife où nous procéderons au changement d’équipage. Philippe rejoint les frais climats parisiens automnaux mais la chaleur du foyer. Nos chères et tendres arrivent avec Dominique, le guetteur (voir précédents équipiers).

Kyte
Petit pain maison
Punta Fariones

Après une traversée rapide débutée avec 15 nds et terminée avec 25 nds, nous entrons dans le port d’Arrecife avec un chenal étroit mais bien balisé. Porté par le vent nous rejoignons une place libre. Après formalités au port il faut changer de place . Une dernière manœuvre nous met bien calé face au vent. Le paysage n’est pas idyllique car la marina est en construction, mais l’accueil est sympathique.

Kyte
le fort de Arrecife
Punta Fariones

La pluie fera son apparition dans la nuit et s’arrêtera de tomber après avoir bien rincé le bateau à l’arrivée du nouvel équipage qui trouvera le soleil et une température plus clémente que celle qu’il a quitté quelques heures avant.

Nous faisons la connaissance de Dominique et Patrice qui sont arrivé dans la nuit après une traversée difficile contre le vent et la mer. Ils vont pouvoir récupérer leur bôme. Bien entendu toutes ces rencontres se passent dans la bonne humeur et devant un petit verre. Rendez-vous est pris pour le lendemain pour une soirée tapas préparé par Dominique arrosé de sangria et rosé.

Dans la mesure où Philippe est encore deux jours avec nous, on en profite pour visiter l’ile qui recèle des petites merveilles géologiques. On loue une voiture familiale et direction le sud de l’ile pour visiter la montanas del fuego ou timanfaya.  Il s’agit d’une vaste zone affectée par les éruptions volcaniques qui ont eu lieu à Lanzarotte entre 1730 et 1736 puis 1824. Un quart de l’ile avait été ensevelie sous une épaisse couche de lave et de cendres.

Un paysage
rare
et étonnant

Nous y rencontrons les chameaux qui ont été importé sur l’ile au XVIéme siécle pour les divers travaux de la terre et qui maintenant servent à promener les touristes.

Livraison de touristes
Livraison de vin

Au sommet, le volcan distribue encore sa chaleur, permettant d’embraser les arbustes ou de dégager les gaz, mais aussi de faire un bon barbecue

Un petit feu sur volcan
Pression garantie
Barbecue sur volcan

 

En revenant , on fait une halte à une bodega pour gouter le vin local, qui ne nous laisse pas un souvenir impérissable. Il faut dire que ce ne doit pas être très facile de remplir une pièce de vin quand on voit qu’il faut abriter chaque plan de vigne derrière des murets.

paysage agricole
Vous avez soif?
Les vignes

 

Nous serons discrets sur la soirée tapas qui s’est très bien passée dans une saine ambiance.

Deuxième jour de visite pour le nord de l’ile. Nous découvrons en premier le merveilleux jardin de cactus dessiné par l’artiste de Lanzarotte reconnu Césare Manrique.

Sculpture Manrique
Le jardin
de cactus

 

L’artiste a composé avec les centaines d’espèces de cactus et la nature volcanique pour créer un ensemble coloré et varié superbe. On trouve des cactus aux formes parfois étonnantes sous le regard réjoui de l’équipage.

Des formes
L'équipage
particulières

 

Scupture
et
Nature

 

Nous quittons ce lieu superbe pour une autre réalisation de Manrique, les jameaos del Agua se situent à l’intérieur d’un tunnel volcanique  produit par l’éruption du volcan de la Corona. Autour d’un lac intérieur rempli de crevettes blanches, l’artiste a construit un environnement décoratif qui se marie parfaitement avec le milieu naturel. On peut même y assister à des concerts dans la grotte volcanique.

Lac souterrain
Ecrevisse décolorée
aménagements

 

la piscine
et
la salle de concert

 


un bar sympa

 

Nous finirons notre journée découverte par une plongée aux enfers dans les entrailles de la terre avec la visite de la Cueva de los Verdes, grotte qui suit le trajet d’une coulée de lave.  Dans les tréfonds de la grotte est installée une salle de concert. Les chants grégoriens qui nous accueille nous transporteraient presque à L’abbaye de Solesme.

descente
au centre
de la terre

Notre dernière journée d’escale nous permettra de terminer les petits travaux (vis sur le guindant de gennaker, joint au pied des cadènes…) et de faire une grosse lessive avant plusieurs journées de mer.

Les outils et les conseils sont échangés entre les bateaux avec des échanges de coup de main, qui sur un moteur, qui sur une voile. Une bonne ambiance règne sur les catway avec des échanges en espéranto (français, anglais, espagnol, allemand….)

Demain départ pour l’isla Lobos où paraît-il le mouillage est superbe. Nous y resterons quelques jours pour laisser passer un coup de vent avant de descendre vers les Grandes Canaries.

15:19 Publié dans 11 Escales | Commentaires (0) | Tags : escale

26/10/2013

Escale technique

Arrivée le 22 avec soirée tranquille après l’amarrage. Une bonne nuit pour tous et il est temps de s’atteler aux  réparations nécessaires liées aux problèmes mis en évidence pendant la traversée. Le chef Méca a fait ses diagnostics, il ne reste plus qu’à travailler.

Il y avait de l’eau dans la cale moteur bâbord, il s’agit d’une fuite sur la boite à eau des gaz d’échappement par un petit orifice lié à une électrolyse de l’inox, qui n’avait pas été vue malgré la surveillance du chantier Catana et la révision des moteurs par l’agent Volvo de Canet en Roussillon. Dommage cela aurait pu être fait avant le départ.

Le Chef méca
Le trou
recherche réparateur

Démontage, et vérification rapide. Le tournevis passe à travers la paroi. Heureusement il y a un agent Volvo à coté de la marina. Ils acceptent de refaire un joint par soudure. Les déplacements en vélo raccourcissent les distances.

Le groupe dont nous avions changé le clapet anti-retour de l’arrivée du refroidissement par eau de mer s’est arrêté en cours de route. On vérifie les arrivées d’eau et la pompe. Nettoyage des filtres et des tuyaux. Cela semble marcher.

On retrouve de l’eau dans les fonds. Nettoyage des passe-coques et découverte d’une fuite sur le circuit de vidange de l’évier. On répare et on surveille.

Une vis du rail d’enrouleur du génnaker est partie. Thibault, le singe de Gibraltar monte le long du guindant et la remplace. On en profite pour faire une vérification en tête de mat.

Une belle hauteur
le singe
la fée du logis

Chacun s’adonne à ses tâches. Nettoyage des joints de hublot, nettoyage de l’intérieur par la fée du logis.

20131024piste.jpgAprès avoir bien travaillé le cap’tain octroie une permission à l’équipage pour aller visiter « Le Rocher ». On en profitera pour faire les courses. Traversée à pied de la piste d’aviation qui fait quasiment office de frontière entre l'Espagne et Gibraltar.

 

 

20131024singe.jpg



Ballade dans les rues pour faire découvrir la ville à Philippe et montée du Rocher par le téléphérique. Les singes sont toujours là et l’un deux cherche à nous prendre nos sac à dos. On aura le dernier mot.

 



Toujours aussi belle vue sur la baie et les côtes africaines (voir les anciennes notes) . On voit la nouvelle marina de « La linéa » et l’emplacement de notre bateau.

La Linéa
Notre bateau

On profite d’internet au bar de la marina pour charger les fichiers météo  qui nous donnent comme option un départ le 26 pour profiter de vents de nord assez forts qui devraient nous pousser sur un bord vers les Canaries.
A priori, la balise a du être réinitialisée correctement et semble fonctionner pour donner notre position.

Notre vue pendant l’escale. Le bacon est bien situé.

20131024vueterrasse.jpg

10:49 Publié dans 11 Escales | Commentaires (4) | Tags : escale

17/10/2013

Préparatifs

Après une descente vers le sud sans problème, arrivée en début d’après-midi pour mettre le bateau à l’eau. Comme d’habitude, c’est un peu la course pour le chantier qui met la dernière main aux divers petits travaux prévus.

A 15 heures, Brisedhemar retrouve son élément et rejoint avec l’équipage à bord son ponton.

La liste des tâches est vite pleine et chacun s’y attelle jusqu’à l’heure de récupérer Philippe à la Gare de Perpignan.

Retour en soirée et grosse nuit sans un souffle de vent pour récupérer  de la grosse journée.

20131015petitdej.jpg


Le lendemain, petit déjeuner en terrasse pour s’accoutumer aux températures plus douces que celles que nous avons quitté en Bourgogne.


 

20131016cave.jpgUne journée de préparation du bateau : plein de gaz oil,  moteurs, groupe, dessalinisateur, voiles, écoutes….. sans oublier la cave  a réaménager dans les fonds et à remplir. On n’est pas bourguignon pour rien

Une journée d’avitaillement nous attend. La liste est longue pour stocker l’essentiel de ce qui nous sera utile pour les mois à venir. A  l’arrivée à la caisse du supermarché, on nous demande si c’est pour une colonie. Une petite dame, futée, reste derrière nous bien que nous lui ayons dit qu’il y en avait pour un moment. Elle nous aide à mettre les paquets sur le tapis. Arrivés à la caisse, elle nous demande si elle peut mettre la note sur sa carte de fidélité. La caissière étant d’accord, c’est OK. C’est pour ses chats nous dit-elle. Vu la note ils vont bien manger pendant quelques temps.

En pratique : on rempli les chariots, on les vide à la caisse, on les remplit, on les vide dans la voiture, on descend les marchandises au bateau, on les range après avoir tout pointé pour savoir où cela se trouve dans les recoins du bateau. Ouf !!!!

20131016sante.jpgCela mérite un bon apéritif au Crémant. A votre santé.

Dernier jour de préparatif. vérification des communications satellites, prise de Météo qui confirme la possibilité de départ pour le 17 dans la matinée. Derniers rangements et avitaillement du frais sous la direction de la cap’tine.

 

On n’attend plus que la bôme que l’on doit emmener aux Canaries pour dépanner le bateau d’un ami, d’un ami du père d’Anne-So.Il a cassé la sienne et avait des difficultés pour la récupérer en France. La bôme vient de La rochelle et nous la chargerons à bord pour lui donner à Lanzarotte où il doit nous rejoindre.

Prochain rendez-vous:  Les Canaries…..

09:31 Publié dans 11 Escales | Commentaires (0) | Tags : escale

31/07/2010

Ponta de Sao Lourenço

La marina de Quinta do Lorde est située sur la Ponta de Sao Lourenço, péninsule avancée vers l‘est de l’ile de Madère, d’environ 9 km de long sur 2 km de large. Cette pointe fait partie du parc naturel de Madère (http://www.pnm.pt/), prolongée par deux iles : l’ilheu do Desembarcadouro et ilheu do Farol.

La Ponta de Sao Lourenço
Baia d'Abra
Une baie abritée

L’équipe de la marina ayant programmée une après-midi découverte avec un des guides du parc, Catia nous a gentiment proposé d’y participer.

Un topo, heureusement accompagné d’un diaporama, commenté en portugais par notre guide, nous a permis de découvrir, la flore et la faune spécifique de cette langue de roche balayée par les vents avant de se rendre sur le terrain pour une balade à pieds. Nous embarquons dans le 4x4 pour rejoindre le parking de la Baia d’Abra.

L'équipe de la marina
et notre guide

Du parking,  part le chemin qui nous fait découvrir des paysages de toute beauté. Les roches volcaniques aux couleurs torturées plongent dans une mer qui joue avec les gammes de bleu.

Jeux de roche
et
de couleurs

Les fleurs sont rares et s’abritent derrière les rochers dans une petite tache de couleur. Seuls les chardons semblent résister au vent et au soleil.

Accrochée au rocher
courgette sauvage
palette de violet

Quelques rapaces sont aperçus, mais ce sont surtout les lézards qui courent en tout sens qui constitue l’essentiel des animaux rencontrés. Certains se fondent dans le paysage pendant que d’autres font bombance de sucreries.

Camouflage
et gourmandise

Après un arrêt rafraichissement à la Cais do Sardinha, ancienne maison de campagne qui sert actuellement de refuge et d’exposition, nous prenons le chemin de la cale où viendra nous récupérer le zodiac de la marina. C’est l’occasion de prendre un bon bain dans une eau limpide et qui nous remet de notre marche.

La cais sardinha
La cale
et le bain

17:43 Publié dans 11 Escales | Commentaires (1) | Tags : escale

25/07/2010

Calme à Porto Santo

20100719CColomb.jpgDécouverte un an avant Madère en 1418 par un bateau portugais en route pour les côte d’Afrique, qui s’était réfugié dans la baie lors d’une tempête, d’où le nom de Porto Santo (Port béni). De la, ils avaient aperçu une ile plus montagneuse visible au sud-ouest , qu’après un retour rapide à Lisbonne fut explorée lors d’un nouveau voyage l’année suivante. Bartolomeu Perestrelo qui accompagnait les  navigateurs lors du deuxième voyage fut le premier gouverneur de l’ile et devint le beau-père de Christophe Colomb.

Comme Madère, elle est d’origine volcanique et reste très désertique à l’intérieur, sa côte est s’étalant sur une longue plage de sable de plus de 9 km.

C’est sur cette ile que fut construit le premier aéroport de l’Archipel en 1960 qui traverse toute l’ile d’ouest en est. Après un afflux de touristes dans ces années la, l’ile retrouva une vie plus calme après l’ouverture de l’aéroport de Madère. Le rythme de vie s’écoule lentement et les touristes qui occupent les hôtels le long de la plage restent en nombre limité, ne troublant pas la quiétude des lieux.

La longue plage
vue du haut
et le port

La marina située dans le port où arrive deux fois par jour le ferry, est bien abritée de la mer, quelques rafales descendent des montagnes. Nous y avons été très bien accueilli, tant par les autorités douanières, que par Nelson, responsable de la marina dans un français impeccable. Nous assisterons à la mise à quai deux soir de suite d’un chimiquier guidé par deux remorqueurs, sous les commentaires éclairés du lieutenant du bord.

Vila Baleira
Maison de Colomb
Dans les rues

La plage de sable fin, débute de l’autre côté de la jetée du port, avec une eau limpide vert émeraude. Nous la longeons jusqu’à Vila Baleira, capital de 5000 hab, éloignée d’un quart d’heure à pied du port. Des jardins fleuris, s’étalent de la mer à la vieille ville où nous visitons la maison (présumée) de Christophe Colomb.

L'équipée sauvage
en quad
et scoot'

Nous nous motorisons pour faire le tour de l’ile qui ne fait que 11 km de long sur 6 de large. La pointe sud-ouest, fin de la longue plage, est rocheuse et découvre à marée basse une piscine naturelle.

La calheta
bleu azur
et piscine naturelle

Nous rejoignons la côte ouest par les chemins de terre où le quad est le scooter ont parfois du mal à grimper les côtes. Cette côte, très découpée, voit la roche plonger dans la mer. Anne-Sophie et Thibault sont très intéressés par la diversité des roches rencontrées qui dessinent des formes variées avec une palette de couleur du blanc au noir en passant par l’ocre.

Sur les hauteurs
une eau limpide
Tout terrain

Après rencontre d’animaux insolites sur fond d’ile sauvage, nous ferons une pause pique-nique à la vereda da fonta de Areia, où des lézards, en grand nombre, font preuve d’une insolence incroyable, montant dans les sacs, sur les casques sans aucune crainte. Nous vérifierons avant de partir que nous n’emmenons pas de passager clandestin.

Rencontre
Veredada da
fonte de Areia

Restaurés nous nous attaquerons à un des sommets de l’ile, le pico do Castelo (444 m) d’où nous aurons une belle vue sur l’ensemble de l’ile.

Côte Sud-Ouest
Pico do Castelo
Le jardin au sommet

Le lendemain, nous finirons notre périple à la pointe nord est de l’ile, où une baie rocheuse est balayée par les vagues venant du large : la Serra de fora. Une petite bière Coral et des patelles grillées nous permettront de parfaire notre connaissance du portugais sur les corrections de la serveuse.

Serra de Fora
Géologie
Restauration

Après ces journées agréables, nous partirons dans la matinée vers Madère éloignée de 30 MN. Après une traversée rapide, sous 15 à 18 nds de vent, nous virerons l’Ilheu de Fora, pointe est de l’ile de Madère 3 heures plus tard. Le vent forcissant et tournant dans la baie, nous tirerons un bord au près pour s’approcher de la côte.

Approche de Madère
Pointe est
Ilheu de Fora

La marina de Quinta do Lorde, nous enverra Bruno, un Marineros, pour nous guider vers notre place. Nous ferons connaissance de l’équipe de la marina avec un accueil très amical de Catia, la capitaine de la marina et de son équipe : Joanna, Carlos, Bruno, Orlando.  En début d’après-midi, nous étions amarrés devant l’immense falaise de roche noire qui protège la marina. A proximité de la sortie du port, nous avons la vue sur ce village en construction, actuellement inhabité et qui devrait devenir un complexe touristique respectueux de l’environnement.

La roche
Le phare
Au catway

17:28 Publié dans 11 Escales | Commentaires (0) | Tags : escale, navigation

12/07/2010

Entre Palma et Ibiza

L’avitaillement fait, les pleins de gaz-oil et d’eau également, nous appareillons en direction de Cabrera, avec cette fois une autorisation en bonne et due forme. C’est l’occasion d’une petite traversée pour permettre à Anne Sophie de s’amariner. Nous retournons vers ce havre de paix à la nature préservée pour le faire découvrir à notre nouvel équipage. On voit que le mois de juillet est engagé, car il y a déjà plus de monde que lors de notre précédent passage, mais le cadre reste aussi beau avec son eau limpide et ses collines vertes. Note à redécouvrir

La Cap'tine et le lieutenant
Bain à Cabrera
Une baie paisible

Après une bonne nuit et un bon bain, nous mettons le cap sur Ensenada de Santa Ponsa au sud de Majorque. Le vent nous abandonne et c’est au moteur que nous terminons cette traversée. Après être passé entre Isla Malgrats et Islo de Los conejos, passage étroit d’une centaine de mètres. Nous mouillons dans la bonne humeur devant la Playa Gras de Toro, belle plage mais entourée d’hôtels peu esthétiques.

Passage Isla Malgrats
Islo dos Conejos
Ambiance à bord

Nous tirons le lendemain en direction de l’ile d’Ibiza, distante d’une quarantaine de milles, par vent faible nécessitant de s’appuyer sur la voile vapeur. Mais nous devons commencer à descendre dans le sud pour prendre la bonne fenêtre météo pour arriver à Gibraltar. Nous aurons la chance de voir un espadon jaillir de l’eau précédé par un gros thon: ils doivent être en chasse. Nous ferons escale à Cala San Vicente (patron des vignerons) qui nous bercera avec la houle une partie de la nuit.

Cala San Vincente
Bercé par la houle
Nos voisins italiens

Le puerta de Santa Eulalia nous accueillera le lendemain sous un ciel grisâtre pour une escale de deux jours. Nous avons remarqué que les antennes en tête de mat bougent et nous voulons les refixer avant les traversées à venir.

20100705Thibaultmat.jpg

Thibault, notre monkey du bord, sera hissé en tête (22 mètres). Malheureusement en bricolant, il se fait une grosse entaille au pouce qui nécessite de le redescendre rapidement. Le médecin du bord reprend du service et après désinfection il est mis en place des stéri-strip pour refermer la plaie, Heureusement rien n’est touché. Pour se remettre de nos émotions, nous irons déguster une caipirhina au Sydney Café, d’où nous pouvons relever nos mails et la météo par le net, le WIFI étant gratuit pour les clients. De plus l’accueil est charmant par des jeunes filles souriantes dont une parle français couramment. Le lendemain, Thibault retournera en tête de mat pour finir de fixer les antennes avec du grip autofixant. Nous devrons revoir cela à Madeire. Ce port est très onéreux et la promenade le soir sur la rambla en bordure de plage reflète le caractère très touristique de cette station. Même la victoire de l’Espagne sur le Paraguay n’arrivera pas à donner une âme à cet endroit. Nous faisons le lendemain un avitaillement complet et après une dernière météo, nous sommes près à appareiller le lendemain, sans nostalgie de ce lieu.

Vers Santa Eulalia
Approche
Préparation pour le mat

A 15 milles, nous retrouvons des eaux couleur émeraude sur fond de sable au sud de l’Isla d’Espalmador, derrière Los Trocados, prolongement plat de l’ile de Formentera. Une langue de sable, recouverte de moins d’un mètre d’eau relie cette pointe à Espalmador, ile privée. Après une bonne sieste, au frais dans les cabines, pendant les grosses chaleurs, nous débarquons avec l’annexe sur Los Trocados.  Nous en profitons pour regarder les fonds autour de notre ancre pour vérifier qu’il n’y a pas de rocher mal placé que nous pourrions toucher si le bateau évitait durant la nuit sous l’action des brises thermiques. (Eviter : bateau qui tourne au tour de son ancre en fonction des vents, ou des courants). Nous prenons le petit chemin de sable qui suit la crête de cette avancée où nous croisons une race déjà rencontrée sur les bateaux à Cabrera : les Qunus. Ils se répartissent sur les plages et les criques avec des mœurs particuliers : Certains portent leurs vêtements sur la tête, d’autres se cachent pour se couvrir après être sorti de l’eau nu comme un ver. Beaucoup sont des mutants récents si l’on en croit la couleur claire ce certaines parties de leur anatomie.

Des eaux d'émeraude
On ne peut résister
En famille

Nous découvrons des monticules de pierre et de déchets de la mer qui forment une multitude de compositions variées et débordantes d’imagination. Le squelette construit autour d’une petite roche en forme de bassin, reste encore bien vivant selon son constructeur et le trône de ce village fantasmatique recevra sa déesse marine.

Un squelette en vit'alité
Chateau fort
Le trône de la déesse

Le soir, les bateaux à moteurs retournent sur Ibiza et nous bénéficions quasiment seul de cette baie aux eaux cristallines. Nous avons droit à un coucher de soleil qui nous découpe Isla Vedra à la pointe d’Ibiza, ressemblant au rocher de l’Indien dans les plaines de Monument Vallee. Le bain dans l’eau à 27° le lendemain est parfait avant le petit déjeuner. Nous ferons le plein d’eau avec le dessalinisateur pendant que le groupe électrogène qui a retrouvé ses capacités rechargera les batteries du bord.

Nous profitons une bonne partie de la journée de ce mouillage magnifique avant de mettre le cap sur Gibraltar pour une traversée de 3 jours.

Calme du soir
avec coucher de soleil
de rêve

01/07/2010

Palma sous le soleil

Après le départ regretté de Dominique, nous avons quelques jours d’escale à Palma pour attendre Thibault qui nous rejoint avec Anne-Sophie. Etape découverte avec son petit marché où le marchand de fruits et légumes s’exprime en français et nous fait des petits cadeaux en voyant que nous avons acheté deux steack de charolais chez son ami français qui tient l’étal de boucherie. Nous y trouvons même un vrai Brie, délicieux. La vie en bateau est faite de plaisirs simples : un bon steack, un bon Brie arrosé d’un rosé bien frais « Es Vermadors » conseillé à Dominique par la « petite » dame qui tient un étal de vin de pays qu’elle fait déguster et que nous retournerons voir.

La Boucherie et la cave
Le Mercat San Catalina
Un etal de poisson de rêve

C’est l’occasion pour les Bourguignons que nous sommes de continuer d’affiner nos connaissances sur les vins majorquins dans des boutiques bien achalandées. Bien échantillonnés en rouge et en blanc les vignobles majorquins s’étirent vers Binissalem, Inca, Consell au pied de la chaine montagneuse qui s’étend du Nord-est au Nord-ouest de l’ile.

20100628vins.jpgLes rouges marient sirah, merlot, cabernet, sauvignon auxquels s’ajoutent des cépages typiques comme le Monto Négro. Le chardonnay entre dans la composition des blancs de blancs comme le Macia Battle. Plus typique le Son Bordils est exclusivement composé du cépage Prensal Blanc, depuis sa fondation en 1434. Du même cépage, les vins de Sebastia Pastor dégagent des arômes variés de fruits tropicaux (ananas, melon,..).

Ces vins se boivent frais entre 6° et 8°, les rouges vers 18° ce qui nécessite de les laisser à fond de cale pour profiter de la fraicheur marine.

L'almeida
Les petites rues
La Cathédrale

Au hasard de nos déambulations, nous nous arrêtons pour diner au Provenzal attiré par les sons d’une guitare. Devant notre espagnol aux accents français, le patron nous aborde dans un français parfait pour nous apprendre qu’il est de Lille. Entre deux coups de bourre, car son établissement étant petit, il ne perd pas de temps pour pouvoir passer plusieurs services dans la soirée, nous discutons un peu.

Une belle table
Le héros de la fête
L'équipe du Provenzal

Nous y retournerons pour fêter l’anniversaire de Thibault, avec un peu de retard, sur une table décorée spécialement par le patron. Après des tapas excellents, nous verrons arriver en dessert un sorbet au cava avec feux scintillants, délicate attention de la maison.

Le Rotor en tort
La cap'tine et le tuyau
Le systéme D

Bien entendu nous avons eu notre récurrente étape réparation avec le changement du rotor de la pompe à eau de mer du groupe électrogène qui avait lâché ce qui est fréquent et nécessite d'en avoir une à bord ce qui est le cas.  En deux heures, cela est fait par un professionnel compétent et sympathique qui m’explique en anglais comment faire. Ce sera bon pour la révision dans 200 heures moteur. J’en profite pour trouver un système qui m’éviterait d’avoir de l’eau dans les fonds chaque fois que le chauffe-eau fonctionne avec les moteurs, la valve de sécurité jouant son rôle et évacuant l’eau sous pression. Le chantier laisse la sortie sans évacuation et l’eau part directement dans les fonds obligeant à éponger à chaque fois. Nous armant d’un tuyau d’arrosage, d’embouts de type Gardéna que j’avais emporté à profusion, nous cherchons à rejoindre la valve depuis les coques. Il y a, malheureusement, trois passages étroits sous les réservoirs d’eau à passer et le tuyau s’évertue à se rouler sur lui-même avant chaque passage. On réfléchit et avec un porte manteau, la pince flexible à long manche, un fil rigide on franchit progressivement tous les obstacles. La cap’tine fait coulisser le tuyau pendant que j’essaie de lui faire franchir les obstacles sur sa route. Deux heures après les tuyaux sont connectés à la sortie de la valve des chauffe-eaux. Il reste à affiner le système : un bidon d’eau de 5 litre servira de bac de décantation qu’il nous suffira de vider en conservant ainsi l’eau douce qui pourra nous servir pour la vaisselle. On verra à l’usage si on peut faire breveter le système et le soumettre au bureau d’étude du chantier.

Nous découvrons avec délice les petites rues étroites de la vieille ville qui serpentent derrière la cathédrale et l’imposante Almeida.

L'olivier centenaire
La Citadelle
Une maison moderniste

Pour accéder à internet et vous faire part de nos heurts et bonheurs, j’ai trouvé un hôtel avec un WIFI performant et non protégé que je capte aisément depuis le trottoir en face. Cela ne fait de mal a personne et nous facilite les échanges. Il nous restera à faire l’approvisionnement en frais au marché et en consommable longue durée au supermarché pour tenir jusqu’à la prochaine escale d’approvisionnement : Gibraltar ? À moins que cela soit ailleurs selon les humeurs de la météo.

Jeux de lumières
Le Faucon sommeille
Les grands Yacht

Les soirées sont douces et au hasard de nos promenades, nous bénéficions des jeux de lumières  autour du port. La cathédrale, jaillit de la nuit, pendant que les grand yacht sommeillent. Le « faucon Maltais » nous offre un jeux de lumières étonnant.

08:31 Publié dans 11 Escales | Commentaires (0) | Tags : escale

12/06/2010

La vision de la cap'tine

Si depuis le nouveau départ de Brise Dhe Mar, la cap'tine est restée discrète, ce n'est pas qu'elle n'avait rien à dire mais elle se réservait pour des passages forts. Eh bien, question moment intense, j'ai été servie !

Si les deux aller et retour, Canet-Les Baléares, ont apporté leurs premiers lots d'expériences à deux, la nuit à Soller fut l'apothéose.  Le capitaine vous a conté par le menu les péripéties de cette nuit. Je ne veux pas refaire l'histoire mais vous relater comment j'ai perçu la situation.

Loin d'être encore une navigatrice confirmée, mile après mile, l'apprentissage s'affine et les gestes se confirment. Toutefois je ne pensais pas devoir mettre en pratique mes connaissances dans l'urgence.

20100610mouillage.jpgAprès une journée tranquille au mouillage, précautions prises pour la nuit, c'est l'heure du dîner, papillotes de lotte sur lit de courgettes et poivrons mijotés, fromage et melon. L'esprit en repos, une tisane apaisante pour digestif, j'admire le majestueux coucher de soleil sur l'horizon et  regagne la couchette pour un sommeil réparateur. En pleine méditation j'entends soudain un bruit de moteur. L'espace d'une seconde comprenant que c'est notre bateau, tel un zébulon, je jaillis hors de la couchette. Cheveux en bataille, petite robe de nuit mais chaussure de pont, je prends la mesure du problème en voyant le capitaine. A la barre, dans un costume surprenant, caleçon, polaire ouverte au vent, pieds nus, il a les yeux rivés sur l'avant du bateau et me lance « on dérape ». Ciel d'encre, vent sifflant, mer agitée le bateau louvoie au milieu des voiliers endormis, inconscients du danger qui peut les guetter. Alors tout s'enchaîne, j'allume le guindeau, vérifie que tout est clair et sur ordre du capitaine, dont la tonalité de l'organe vocal, connu de tous est le bienvenu dans ce vent, je remonte le mouillage. Tout va bien quand d'un seul coup plus rien, la chaine reste bloquée et j'ai beau appuyer, plus de courant. Dans le même temps le capitaine a ses soucis de moteur et chacun doit agir. Je remets en manuel et évidemment le frein est impossible à débloquer pour mes petits bras ! Aide du capitaine qui comprend que j'ai oublié de décrocher la patte d'oie ce qui bloque tout. L'urgence et l'inexpérience ont fait que j'ai zappé ce point pensant déjà à beaucoup de choses. Comme m'a gentiment dit un compagnon voilier, on apprend tous les jours. Qui n'a jamais commis d'erreur !  En tout cas impossible de solutionner le problème à ce moment et il faut faire avec. Brise dhe mar suit sa route en crabe grâce à la maîtrise du capitaine. Il faut préparer la suite pour un accostage difficile sans s'affoler. Mais le récit vous a été déjà narré. L'important est que tout se soit bien terminé. Seuls bobos, une légère éraflure sur la jupe  pour le bateau et un bleu à l'œil pour la cap'tine. En effet la porte vitrée a dû se refermer et dans le noir lorsque rapidement je suis allée chercher un pare-battage pour protéger le bateau j'ai goulument embrassé la vitre ! Je jure que ce n'est pas le capitaine en représailles...

20100612portrait.jpg

Je pense que tous les gens de mer comprendront aisément ce que furent ces deux heures pour nous, les non initiés peuvent imaginer.
En tout état de cause, la solidarité en mer reste réelle et c'est bien devant les difficultés et l'urgence que l'humain se révèle. Si je ne souhaite pas revivre ce moment, je suis satisfaite de savoir que je peux seconder dans la mesure de mes moyens le capitaine, qui a toute ma confiance, ce qui est indispensable dans ce genre d'aventure.
La mer est dit-on une école de vie et cela est bien vrai car entre le virtuel d'une situation dans son salon et la réalité, c'est un grand écart.

J'espère vous retracer d'autres moments forts mais plus ludiques dans les prochaines semaines.

16:49 Publié dans 04 Chez la Cap'tine | Commentaires (3) | Tags : cap'tine, escale

10/06/2010

Une nuit mouvementée

Au mouillage dans la baie de Soller depuis deux jours, j'avais pris mes repères terrestres de jour et de nuit qui me confortaient sur le fait que mon mouillage tenait bien.

20100610mouillagebaie.jpgLa soirée du 9 juin, le vent fraichit un peu entre 15 nds et 18 nds toute l'après-midi et, avant de se coucher, un dernier repérage est fait pour s'assurer que rien ne bouge.  La météo annonce le même type de vent pour la nuit. On s'endort tranquillement quand vers 3 heures du matin je me réveille sans raison particulière. Le vent est monté d'un cran et je jette un coup d'œil sur mes repères. Ceux-ci défilent sous le regard et je bondis sur le pont pour constater que nous dérapons sur l'ancre. Je mets les moteurs en route ce qui réveille la cap'tine qui me rejoint.

Nous sommes dans le fond de la baie d'où souffle le vent et nous dérivons très vite entre les bateaux au mouillage. J'essaie de reprendre la main au moteur  mais la marche avant ne s'enclenche pas. Je contrôle tant bien que mal en marche arrière. Pendant ce temps, je demande à la cap'tine de relever le mouillage. Dans l'empressement, elle oublie que la pate d'oie est enclenchée et la tension sur la chaine fait disjoncter le guindeau. Je laisse la barre quelques instants et décroche la pate d'oie. Nous n'avons plus le moyen de remonter la chaine car vu les bourrasques de vent il me faut contrôler la dérive du bateau dans le mouillage et je n'ai pas le temps de voir le problème du guindeau.

Nous dérivons vers la cale du port militaire de l'autre côté de la baie. Je réussi à relâcher de la chaine qui semble accrocher car nous avons un rappel. Je lance un appel sur le canal 16 et un bateau me réponde qu'il m'envoie deux personnes que nous voyons arriver sur leur annexe.

Compte tenu des bords que tire le bateau sur le mouillage, j'envisage de pouvoir me mettre au quai militaire. Je relâche un peu de chaine.

20100610quaimarine.jpgPendant ce temps la cap'tine a préparé les pare-battages et les aussières. Nos aides sont sur le quai et après deux tentatives, ils peuvent tourner nos amarres sur les bittes d'amarrages et nous nous rapprochons du quai avec le vent qui souffle parallèle à celui-ci. Sous sommes amarrés au quai et je complète l'amarrage avec les gardes. On apprendra le lendemain, par l'équipage sympa d'un cata venu prendre de nos nouvelles que le vent soufflait en rafales entre 32 et 35 nds.

Le bateau en sécurité, nous rejoignons nos couchettes pour récupérer un peu.

Le lendemain, un « holla » nous réveille de bonne heure. C'est un militaire qui nous dit qu'il est interdit de s'amarrer au quai. Je lui explique en Espagnanglais nos soucis de la nuit et lui indique que nous allons partir. Je m'aperçois alors qu'une aussière est passée dans l'hélice tribord, certainement peu de temps après l'amarrage.

Voyant cela, il me demande si je suis plongeur, ce que je ne suis pas vraiment. Il m'indique que lui l'est et qu'il va demander à son commandant s'il peut me dégager. Voyant nos ennuis, une relation sympathique s'établi. Nous attendons un petit moment en prenant le petit déjeuner puis il arrive avec son matériel de plongée. Le commandant vient nous rendre visite et en anglais je lui explique nos soucis. Je me demande si mon ancre ne s'est pas engagée sous une chaine car nous ne sommes pas loin des grosses pendilles des bateaux de tourisme. Le plongeur ira voir. Il balance son équipement depuis le quai et saute dans l'eau pour s'équiper. Pour l'aussière, pas de problème, elle est défaite rapidement et ne porte aucune trace de frottement. L'ancre paraît clair à ses dires. Deux bonnes bouteilles le remercieront.

Nous prenons contact avec la marina, et nous y trouvons une place avec le vent dans le dos ce qui compte tenu des problèmes de moteur devrait me faciliter la manœuvre.

On largue tout, on remonte la chaine qui force un peu en fin de course : une énorme poulie métallique est accrochée à son extrémité. Depuis quand l'avons nous ? Est-ce la cause de notre dérapage ? Nous verrons cela plus tard.

20100610marinatramontana.jpgEn entrant dans le port, La manoeuvre d'approche se fait sans trop de problèmes et « Santi » le marineros de la marina passe une énorme pendille à la cap'tine que je viens seconder pour la fixer à l'avant. Les aussières arrière sont tournées et on met un peu d'ordre dans le bateau.

Avant de déjeuner, je porte un petit tastevin, emblème du bateau, au commandant du poste de Soller pour le remercier de son hospitalité et de sa gentillesse pendant que la cap'tine donne un coup de jet sur le pont. Je descend l'annexe et emporte une bonne bouteille de Bourgogne aux anglais mouillés dans la baie qui nous ont si bien aidé dans la nuit.

Après cela, un déjeuner et une sieste commencent à réparer les nuisances nocturnes.

Il reste à voir ce problème de commande moteur et le sondeur.

Analyse à froid de la situation :

En négatif :

Nous avions mouillé environ 25 m de chaine, n'ayant pas de sondeur j'avais estimé la profondeur à 4 m alors que notre voisin en cata venu nous rendre visite  le lendemain m'indiquait 6m. j'aurais du sonder à main et mettre une dizaine de mètres de plus. L'ancre était-elle déjà engagée dans la poulie métallique ?

Je pouvais difficilement contrôler le problème de commande moteur.

La cap'tine, un peu encore abasourdie par le réveil rapide et le côté un peu effrayant du bateau dérivant dans la nuit sous les bourrasques et un ciel d'encre a entrainé le blocage du gindeau, rendant difficile les manœuvres de chaine.

En positif :

Nous avons eu une belle chance de ne crocher aucune ancre d'un autre bateau au mouillage et de pouvoir manœuvrer, presque tout en marche arrière (question qui reviendra le matin aux équipages venus nous rendre visite : pourquoi ?)

Nous avons su garder nos réflexes et pouvoir bénéficier d'un quai dégagé pour s'amarrer. La cap'tine a pleinement assuré son rôle de second

Nous avons trouvé une aide spontanée et sympathique tant de l'équipage venu nous aider que de la marine espagnole.

Globalement, à part un gros coup de frayeur, deux heures nocturnes assez pénibles, nous nous en tirons bien, cela aurait pu être nettement plus grave.

Nous allons essayer de régler les problèmes en suspend avant de recevoir notre équipier nantais.

19:54 Publié dans 11 Escales | Commentaires (7) | Tags : escale, croisieres