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02/11/2013

Descente musclée aux canaries

20131026depart.jpg

Départ à 10h30 pour respecter les impératifs  de marée et de courant dans le détroit. A chaque fois un casse tête : Soit on part à l’heure on va trop vite on rattrape les courants contraires, soit c’est l’inverse. Enfin bref, sans peu de vent on rejoint Tarifa.




Dernier coup d'oeil au rocher
Adieu Gibraltar
Tarifa

On traverse le rail des cargos et on tire vers l’ouest en attendant la renverse des vents qui doivent passer Nord. Il faudra attendre le lendemain dans la nuit pour toucher un nord encore un peu faiblard. Il va se rattraper.

Chacun prend son quart de 4 heures avec gestion de la navigation et barre, quand Bebert l’équipier clandestin n’est pas au travail.

Chacun son style

La barre pépère
Le style appliqué
le style kyteur

Chacun s’organise pendant son quart pour répondre aux besoins quotidiens :

Repos
Cuisine
Sextan

Au petit matin, on atteint les 20/25 nds (force 4 à 6) . La houle générée par une très forte dépression en atlantique commence à nous rejoindre avec une belle hauteur (environ 3 m) qui se conjugue avec la mer du vent. Comme dirait James se sera au shaker pas à la cuillère. Dans ce cas la, chacun porte son harnais de sécurité car étant seul sur le pont, une chute passerait inaperçue (et les côtes africaines sont un peu loin à la nage).

capelé
de jour comme
de nuit

Dans la nuit et les trois jours qui vont suivre, le vent va osciller entre 25 et 30 nds (force 7) avec des rafales un peu supérieures. La bateau sous 2 ris et solent passe très bien la mer. A l’intérieur, c’est un peu plus bruyant avec les vagues  qui n’altèrent pas la marche de Brisedhemar qui file entre 7 et 9 nœuds en surfant.

vitesse du vent
vitesse du bateau

On enverra un contre bord vers Casablanca avant de retirer vers les iles solvagens entre Madère et Canaries. Un dernier grand bord de largue nous mènera tout droit  à la pointe de l’Ile de Graciosa pour y trouver un bon mouillage à la Playa Francesa. 

en approche
Dernier cap
Notre mouillage


Vivre la traversée en vidéo :



Descente musclée aux Canaries

Un petit punch, au soleil,  avec vue sur la baie et repos pour l’équipage.

Notre montagne
A votre santé
Vue de la terrasse

Après une bonne nuit de sommeil bercé par le vent qui continue à souffler et par les petites oscillations du bateau, l’équipage est d’attaque pour une journée de découverte. Matinée de préparation du moteur d’annexe et de divers petits travaux .  Après un bon graissage, le moteur part au quart de tour et  on part faire un tour de rodage. Thibault part à la chasse sous-marine ave une belle prise à la clé qui fera l’ordinaire du déjeuner.

Préparation moteur annexe
essai moteur
Une prise

Alors qu’il est sur le retour en levant les yeux on voit l’annexe dériver vers le large. Thibault avec ses grandes palmes la rattrape alors qu’un marin d’un autre bateau qui avait vu ce qui se passait prend au passage le coupe circuit qui permet de faire démarrer le moteur. De retour au bateau on s’aperçoit que c’est l’amarre en dynéma qui a lâché sur l’annexe. Une petite frayeur qui permettra de refaire la fixation au propre.

Après-midi promenade, on gravit le sommet de la colline  qui surplombe le mouillage (200 m de dénivelé)  qui nous permet d’avoir un beau point de vue sur la baie et le bateau.

Ile Graciosa
Au sommet
Le tumulus

Sur la crête, le vent souffle fort, mais permet d’admirer l’ile désertique qui nous abrite.

Le temps devient favorable pour partir vers Arrecif où Philippe va nous quitter et où nous allons retrouver la cap'tine et Anne So. Dominique sera aussi de la partie. 35 milles avec 25 nds de vent nous emmène à la marina en travaux mais accueillante.

18:44 Publié dans 10 Carnets de navigation | Commentaires (3) | Tags : navigation

26/10/2013

Escale technique

Arrivée le 22 avec soirée tranquille après l’amarrage. Une bonne nuit pour tous et il est temps de s’atteler aux  réparations nécessaires liées aux problèmes mis en évidence pendant la traversée. Le chef Méca a fait ses diagnostics, il ne reste plus qu’à travailler.

Il y avait de l’eau dans la cale moteur bâbord, il s’agit d’une fuite sur la boite à eau des gaz d’échappement par un petit orifice lié à une électrolyse de l’inox, qui n’avait pas été vue malgré la surveillance du chantier Catana et la révision des moteurs par l’agent Volvo de Canet en Roussillon. Dommage cela aurait pu être fait avant le départ.

Le Chef méca
Le trou
recherche réparateur

Démontage, et vérification rapide. Le tournevis passe à travers la paroi. Heureusement il y a un agent Volvo à coté de la marina. Ils acceptent de refaire un joint par soudure. Les déplacements en vélo raccourcissent les distances.

Le groupe dont nous avions changé le clapet anti-retour de l’arrivée du refroidissement par eau de mer s’est arrêté en cours de route. On vérifie les arrivées d’eau et la pompe. Nettoyage des filtres et des tuyaux. Cela semble marcher.

On retrouve de l’eau dans les fonds. Nettoyage des passe-coques et découverte d’une fuite sur le circuit de vidange de l’évier. On répare et on surveille.

Une vis du rail d’enrouleur du génnaker est partie. Thibault, le singe de Gibraltar monte le long du guindant et la remplace. On en profite pour faire une vérification en tête de mat.

Une belle hauteur
le singe
la fée du logis

Chacun s’adonne à ses tâches. Nettoyage des joints de hublot, nettoyage de l’intérieur par la fée du logis.

20131024piste.jpgAprès avoir bien travaillé le cap’tain octroie une permission à l’équipage pour aller visiter « Le Rocher ». On en profitera pour faire les courses. Traversée à pied de la piste d’aviation qui fait quasiment office de frontière entre l'Espagne et Gibraltar.

 

 

20131024singe.jpg



Ballade dans les rues pour faire découvrir la ville à Philippe et montée du Rocher par le téléphérique. Les singes sont toujours là et l’un deux cherche à nous prendre nos sac à dos. On aura le dernier mot.

 



Toujours aussi belle vue sur la baie et les côtes africaines (voir les anciennes notes) . On voit la nouvelle marina de « La linéa » et l’emplacement de notre bateau.

La Linéa
Notre bateau

On profite d’internet au bar de la marina pour charger les fichiers météo  qui nous donnent comme option un départ le 26 pour profiter de vents de nord assez forts qui devraient nous pousser sur un bord vers les Canaries.
A priori, la balise a du être réinitialisée correctement et semble fonctionner pour donner notre position.

Notre vue pendant l’escale. Le bacon est bien situé.

20131024vueterrasse.jpg

10:49 Publié dans 11 Escales | Commentaires (4) | Tags : escale

23/10/2013

Un quart de rêve

20131020lune.jpgLes moments magiques sont souvent bref mais laissent une trace indélébile dans notre perception du monde.

Mer belle, 11 nds de vent, le bateau file sur une mer plate sous gennaker et GV à 8 nds faisant jaillir des embruns qui brillent sous la lumière vive d’une pleine lune qui s’étale dans le ciel dans toute sa splendeur.

Assis au poste de barre, la musique de Purcel du King Arthur se mêle au rythme des vagues glissant le long de la coque..

 Dans le ciel, pas un nuage, des étoiles brillantes comme seul horizon.

 La perception des sensations que l’on perd à terre reprend le dessus sur la pensée consciente, et une fusion des sensations s’effectue.

 Il est très difficile de décrire tout cela, car la perception est par essence même hors du champ de la pensée.

 Mais que c’était beau !!!!!

 

17:37 Publié dans 03 Chez le Cap'tain | Commentaires (1)