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10/11/2013

De Lanzarotte à Fuertoventura

Nous quittons Arrecife au matin pour tirer sur l’Isla Lobos au nord de Fuertoventura. Le mouillage est paraît-il très beau derrière une ile, réserve naturelle. C’est l’occasion pour les nouveaux équipiers de se remettre à la manœuvre et à redécouvrir la barre. Belle traversée tranquille qui nous permet de mouiller sur un fond sableux.

Arrecife vu du large
premières manoeuvres
On teste la barre


La houle contourne l’ile et nous balance par le travers. On descend avec l’annexe pour découvrir cette ile volcanique, avec quelques maisons de pêcheurs, des lagunes d’eau de mer et un restaurant dont le restaurateur prépare les poulpes. Nous n’irons pas les déguster car la nuit nous met en évidence que le mouillage, s’il est bien protégé du vent ne l’est pas de la houle.

le petit port de pêche
lagune
Le restaurateur


Nous appareillons le lendemain pour Gran Tarajal où j’ai repéré une baie qui pourrait nous abriter pour les vents forts annoncés pour le lendemain. La traversée se termine avec des vents de 20 à 25 nds portants, nous permettant de faire de belle vitesses à 8/9 nds. Deux grands bords. La cap’tine est à la barre et nous mène dans la baie  qui s’avère agitée par la houle. Nous faisons un tour dans le port qui offre des places libres. Nous allons pour les deux jours rester à l’abri et profiter de cette belle petite bourgade.

Le guetteur à la barre
Arrivée
La cap'tine à la barre


Nous retrouvons nos compagnons de voyage, Arnaud et Michel sur leur bateau AlterEgo que nous avons déjà rencontré à Gibraltar et Arrecife. Ce sera l’occasion de faire plus ample connaissance autour d’un apéritif amical.

Entrée du port
Brisedhemar au ponton
Le port de pêche


La journée de repos sera consacrée à la visite de la ville aux maisons décorées de dessins amusants. Les jeunes partent faire de la plongée et farniente pour le reste de l’équipage.

les promeneurs
le chameau
la murène


Demain à l'abordage des Grandes Canaries.

20131109abordage.jpg

11:08 Publié dans 10 Carnets de navigation | Commentaires (0) | Tags : navigation

06/11/2013

Arrecife et Lanzarote

Après un essai de kyte au départ du bateau, une bonne nuit et un bon petit déjeuner au pain fait maison, nous quittons Graciosa pour le port d’Arrecife où nous procéderons au changement d’équipage. Philippe rejoint les frais climats parisiens automnaux mais la chaleur du foyer. Nos chères et tendres arrivent avec Dominique, le guetteur (voir précédents équipiers).

Kyte
Petit pain maison
Punta Fariones

Après une traversée rapide débutée avec 15 nds et terminée avec 25 nds, nous entrons dans le port d’Arrecife avec un chenal étroit mais bien balisé. Porté par le vent nous rejoignons une place libre. Après formalités au port il faut changer de place . Une dernière manœuvre nous met bien calé face au vent. Le paysage n’est pas idyllique car la marina est en construction, mais l’accueil est sympathique.

Kyte
le fort de Arrecife
Punta Fariones

La pluie fera son apparition dans la nuit et s’arrêtera de tomber après avoir bien rincé le bateau à l’arrivée du nouvel équipage qui trouvera le soleil et une température plus clémente que celle qu’il a quitté quelques heures avant.

Nous faisons la connaissance de Dominique et Patrice qui sont arrivé dans la nuit après une traversée difficile contre le vent et la mer. Ils vont pouvoir récupérer leur bôme. Bien entendu toutes ces rencontres se passent dans la bonne humeur et devant un petit verre. Rendez-vous est pris pour le lendemain pour une soirée tapas préparé par Dominique arrosé de sangria et rosé.

Dans la mesure où Philippe est encore deux jours avec nous, on en profite pour visiter l’ile qui recèle des petites merveilles géologiques. On loue une voiture familiale et direction le sud de l’ile pour visiter la montanas del fuego ou timanfaya.  Il s’agit d’une vaste zone affectée par les éruptions volcaniques qui ont eu lieu à Lanzarotte entre 1730 et 1736 puis 1824. Un quart de l’ile avait été ensevelie sous une épaisse couche de lave et de cendres.

Un paysage
rare
et étonnant

Nous y rencontrons les chameaux qui ont été importé sur l’ile au XVIéme siécle pour les divers travaux de la terre et qui maintenant servent à promener les touristes.

Livraison de touristes
Livraison de vin

Au sommet, le volcan distribue encore sa chaleur, permettant d’embraser les arbustes ou de dégager les gaz, mais aussi de faire un bon barbecue

Un petit feu sur volcan
Pression garantie
Barbecue sur volcan

 

En revenant , on fait une halte à une bodega pour gouter le vin local, qui ne nous laisse pas un souvenir impérissable. Il faut dire que ce ne doit pas être très facile de remplir une pièce de vin quand on voit qu’il faut abriter chaque plan de vigne derrière des murets.

paysage agricole
Vous avez soif?
Les vignes

 

Nous serons discrets sur la soirée tapas qui s’est très bien passée dans une saine ambiance.

Deuxième jour de visite pour le nord de l’ile. Nous découvrons en premier le merveilleux jardin de cactus dessiné par l’artiste de Lanzarotte reconnu Césare Manrique.

Sculpture Manrique
Le jardin
de cactus

 

L’artiste a composé avec les centaines d’espèces de cactus et la nature volcanique pour créer un ensemble coloré et varié superbe. On trouve des cactus aux formes parfois étonnantes sous le regard réjoui de l’équipage.

Des formes
L'équipage
particulières

 

Scupture
et
Nature

 

Nous quittons ce lieu superbe pour une autre réalisation de Manrique, les jameaos del Agua se situent à l’intérieur d’un tunnel volcanique  produit par l’éruption du volcan de la Corona. Autour d’un lac intérieur rempli de crevettes blanches, l’artiste a construit un environnement décoratif qui se marie parfaitement avec le milieu naturel. On peut même y assister à des concerts dans la grotte volcanique.

Lac souterrain
Ecrevisse décolorée
aménagements

 

la piscine
et
la salle de concert

 


un bar sympa

 

Nous finirons notre journée découverte par une plongée aux enfers dans les entrailles de la terre avec la visite de la Cueva de los Verdes, grotte qui suit le trajet d’une coulée de lave.  Dans les tréfonds de la grotte est installée une salle de concert. Les chants grégoriens qui nous accueille nous transporteraient presque à L’abbaye de Solesme.

descente
au centre
de la terre

Notre dernière journée d’escale nous permettra de terminer les petits travaux (vis sur le guindant de gennaker, joint au pied des cadènes…) et de faire une grosse lessive avant plusieurs journées de mer.

Les outils et les conseils sont échangés entre les bateaux avec des échanges de coup de main, qui sur un moteur, qui sur une voile. Une bonne ambiance règne sur les catway avec des échanges en espéranto (français, anglais, espagnol, allemand….)

Demain départ pour l’isla Lobos où paraît-il le mouillage est superbe. Nous y resterons quelques jours pour laisser passer un coup de vent avant de descendre vers les Grandes Canaries.

15:19 Publié dans 11 Escales | Commentaires (0) | Tags : escale

02/11/2013

Le bizuth marin

20131028barreharnaisphilippe.jpgDépart de Canet, passage par Gibraltar et filer tout droit vers les Canaries. Un programme alléchant pour le matelot néophyte que je suis.

Armé pour tout bagage de quelques régates en dériveurs il y a quelques 35 ans de cela et d’une tranquille traversée entre Barcelone et les Baléares (en grande partie au moteur) cela me suffirait il pour trouver mes marques sur un bateau qui ne ressemble pas vraiment à un 420 ?

La première partie en Méditerranée  m’a tranquillisé. Bon la mer c’est pas si compliqué, et les quarts de nuit pas si stressants.

Las, le Cap’tain Dom et le Lieutenant Thibault ne m’avaient pas tout dit les  bougres. La suite du voyage s’avère beaucoup plus sportive ! Et que je t’envoie trente nœuds de vents, et que je te pimente tout ça d’une houle bien grosse et bien croisée. Hou la la, ce n’est plus du tout la même tisane ma bonne Suzanne. Quoi c’est à moi de prendre le quart, vous êtes sûr ?

Bon ben vogue la galère si je puis dire. Les quatre heures passent vite finalement et demain sera sûrement plus calme. Et bien non, c’est raté, cela dure trois jours et on s’habitue (mais faudrait pas que cela forcisse encore plus)

L’avantage c’est qu’à ce rythme les miles défilent très vite et qu’au bout de ce « dépucelage maritime salé » on profite du rythme tranquille  et des paysages superbes de l’escale dans une crique de rêve.

Tout cela me laissera plus riche de pleins de beaux souvenirs et du plaisir d’avoir touché, de bien loin certes mais un peu quant même des sensations des navigateurs  dont j’ai longtemps pris plaisir à lire les récits.

Le bizuth marin remercie ses officiers émérites de leur bienveillance.

19:22 Publié dans 09 Le coin de l'équipage | Commentaires (1) | Tags : équipiers