Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

31/07/2010

Ponta de Sao Lourenço

La marina de Quinta do Lorde est située sur la Ponta de Sao Lourenço, péninsule avancée vers l‘est de l’ile de Madère, d’environ 9 km de long sur 2 km de large. Cette pointe fait partie du parc naturel de Madère (http://www.pnm.pt/), prolongée par deux iles : l’ilheu do Desembarcadouro et ilheu do Farol.

La Ponta de Sao Lourenço
Baia d'Abra
Une baie abritée

L’équipe de la marina ayant programmée une après-midi découverte avec un des guides du parc, Catia nous a gentiment proposé d’y participer.

Un topo, heureusement accompagné d’un diaporama, commenté en portugais par notre guide, nous a permis de découvrir, la flore et la faune spécifique de cette langue de roche balayée par les vents avant de se rendre sur le terrain pour une balade à pieds. Nous embarquons dans le 4x4 pour rejoindre le parking de la Baia d’Abra.

L'équipe de la marina
et notre guide

Du parking,  part le chemin qui nous fait découvrir des paysages de toute beauté. Les roches volcaniques aux couleurs torturées plongent dans une mer qui joue avec les gammes de bleu.

Jeux de roche
et
de couleurs

Les fleurs sont rares et s’abritent derrière les rochers dans une petite tache de couleur. Seuls les chardons semblent résister au vent et au soleil.

Accrochée au rocher
courgette sauvage
palette de violet

Quelques rapaces sont aperçus, mais ce sont surtout les lézards qui courent en tout sens qui constitue l’essentiel des animaux rencontrés. Certains se fondent dans le paysage pendant que d’autres font bombance de sucreries.

Camouflage
et gourmandise

Après un arrêt rafraichissement à la Cais do Sardinha, ancienne maison de campagne qui sert actuellement de refuge et d’exposition, nous prenons le chemin de la cale où viendra nous récupérer le zodiac de la marina. C’est l’occasion de prendre un bon bain dans une eau limpide et qui nous remet de notre marche.

La cais sardinha
La cale
et le bain

17:43 Publié dans 11 Escales | Commentaires (1) | Tags : escale

25/07/2010

Calme à Porto Santo

20100719CColomb.jpgDécouverte un an avant Madère en 1418 par un bateau portugais en route pour les côte d’Afrique, qui s’était réfugié dans la baie lors d’une tempête, d’où le nom de Porto Santo (Port béni). De la, ils avaient aperçu une ile plus montagneuse visible au sud-ouest , qu’après un retour rapide à Lisbonne fut explorée lors d’un nouveau voyage l’année suivante. Bartolomeu Perestrelo qui accompagnait les  navigateurs lors du deuxième voyage fut le premier gouverneur de l’ile et devint le beau-père de Christophe Colomb.

Comme Madère, elle est d’origine volcanique et reste très désertique à l’intérieur, sa côte est s’étalant sur une longue plage de sable de plus de 9 km.

C’est sur cette ile que fut construit le premier aéroport de l’Archipel en 1960 qui traverse toute l’ile d’ouest en est. Après un afflux de touristes dans ces années la, l’ile retrouva une vie plus calme après l’ouverture de l’aéroport de Madère. Le rythme de vie s’écoule lentement et les touristes qui occupent les hôtels le long de la plage restent en nombre limité, ne troublant pas la quiétude des lieux.

La longue plage
vue du haut
et le port

La marina située dans le port où arrive deux fois par jour le ferry, est bien abritée de la mer, quelques rafales descendent des montagnes. Nous y avons été très bien accueilli, tant par les autorités douanières, que par Nelson, responsable de la marina dans un français impeccable. Nous assisterons à la mise à quai deux soir de suite d’un chimiquier guidé par deux remorqueurs, sous les commentaires éclairés du lieutenant du bord.

Vila Baleira
Maison de Colomb
Dans les rues

La plage de sable fin, débute de l’autre côté de la jetée du port, avec une eau limpide vert émeraude. Nous la longeons jusqu’à Vila Baleira, capital de 5000 hab, éloignée d’un quart d’heure à pied du port. Des jardins fleuris, s’étalent de la mer à la vieille ville où nous visitons la maison (présumée) de Christophe Colomb.

L'équipée sauvage
en quad
et scoot'

Nous nous motorisons pour faire le tour de l’ile qui ne fait que 11 km de long sur 6 de large. La pointe sud-ouest, fin de la longue plage, est rocheuse et découvre à marée basse une piscine naturelle.

La calheta
bleu azur
et piscine naturelle

Nous rejoignons la côte ouest par les chemins de terre où le quad est le scooter ont parfois du mal à grimper les côtes. Cette côte, très découpée, voit la roche plonger dans la mer. Anne-Sophie et Thibault sont très intéressés par la diversité des roches rencontrées qui dessinent des formes variées avec une palette de couleur du blanc au noir en passant par l’ocre.

Sur les hauteurs
une eau limpide
Tout terrain

Après rencontre d’animaux insolites sur fond d’ile sauvage, nous ferons une pause pique-nique à la vereda da fonta de Areia, où des lézards, en grand nombre, font preuve d’une insolence incroyable, montant dans les sacs, sur les casques sans aucune crainte. Nous vérifierons avant de partir que nous n’emmenons pas de passager clandestin.

Rencontre
Veredada da
fonte de Areia

Restaurés nous nous attaquerons à un des sommets de l’ile, le pico do Castelo (444 m) d’où nous aurons une belle vue sur l’ensemble de l’ile.

Côte Sud-Ouest
Pico do Castelo
Le jardin au sommet

Le lendemain, nous finirons notre périple à la pointe nord est de l’ile, où une baie rocheuse est balayée par les vagues venant du large : la Serra de fora. Une petite bière Coral et des patelles grillées nous permettront de parfaire notre connaissance du portugais sur les corrections de la serveuse.

Serra de Fora
Géologie
Restauration

Après ces journées agréables, nous partirons dans la matinée vers Madère éloignée de 30 MN. Après une traversée rapide, sous 15 à 18 nds de vent, nous virerons l’Ilheu de Fora, pointe est de l’ile de Madère 3 heures plus tard. Le vent forcissant et tournant dans la baie, nous tirerons un bord au près pour s’approcher de la côte.

Approche de Madère
Pointe est
Ilheu de Fora

La marina de Quinta do Lorde, nous enverra Bruno, un Marineros, pour nous guider vers notre place. Nous ferons connaissance de l’équipe de la marina avec un accueil très amical de Catia, la capitaine de la marina et de son équipe : Joanna, Carlos, Bruno, Orlando.  En début d’après-midi, nous étions amarrés devant l’immense falaise de roche noire qui protège la marina. A proximité de la sortie du port, nous avons la vue sur ce village en construction, actuellement inhabité et qui devrait devenir un complexe touristique respectueux de l’environnement.

La roche
Le phare
Au catway

17:28 Publié dans 11 Escales | Commentaires (0) | Tags : escale, navigation

12/07/2010

Entre Palma et Ibiza

L’avitaillement fait, les pleins de gaz-oil et d’eau également, nous appareillons en direction de Cabrera, avec cette fois une autorisation en bonne et due forme. C’est l’occasion d’une petite traversée pour permettre à Anne Sophie de s’amariner. Nous retournons vers ce havre de paix à la nature préservée pour le faire découvrir à notre nouvel équipage. On voit que le mois de juillet est engagé, car il y a déjà plus de monde que lors de notre précédent passage, mais le cadre reste aussi beau avec son eau limpide et ses collines vertes. Note à redécouvrir

La Cap'tine et le lieutenant
Bain à Cabrera
Une baie paisible

Après une bonne nuit et un bon bain, nous mettons le cap sur Ensenada de Santa Ponsa au sud de Majorque. Le vent nous abandonne et c’est au moteur que nous terminons cette traversée. Après être passé entre Isla Malgrats et Islo de Los conejos, passage étroit d’une centaine de mètres. Nous mouillons dans la bonne humeur devant la Playa Gras de Toro, belle plage mais entourée d’hôtels peu esthétiques.

Passage Isla Malgrats
Islo dos Conejos
Ambiance à bord

Nous tirons le lendemain en direction de l’ile d’Ibiza, distante d’une quarantaine de milles, par vent faible nécessitant de s’appuyer sur la voile vapeur. Mais nous devons commencer à descendre dans le sud pour prendre la bonne fenêtre météo pour arriver à Gibraltar. Nous aurons la chance de voir un espadon jaillir de l’eau précédé par un gros thon: ils doivent être en chasse. Nous ferons escale à Cala San Vicente (patron des vignerons) qui nous bercera avec la houle une partie de la nuit.

Cala San Vincente
Bercé par la houle
Nos voisins italiens

Le puerta de Santa Eulalia nous accueillera le lendemain sous un ciel grisâtre pour une escale de deux jours. Nous avons remarqué que les antennes en tête de mat bougent et nous voulons les refixer avant les traversées à venir.

20100705Thibaultmat.jpg

Thibault, notre monkey du bord, sera hissé en tête (22 mètres). Malheureusement en bricolant, il se fait une grosse entaille au pouce qui nécessite de le redescendre rapidement. Le médecin du bord reprend du service et après désinfection il est mis en place des stéri-strip pour refermer la plaie, Heureusement rien n’est touché. Pour se remettre de nos émotions, nous irons déguster une caipirhina au Sydney Café, d’où nous pouvons relever nos mails et la météo par le net, le WIFI étant gratuit pour les clients. De plus l’accueil est charmant par des jeunes filles souriantes dont une parle français couramment. Le lendemain, Thibault retournera en tête de mat pour finir de fixer les antennes avec du grip autofixant. Nous devrons revoir cela à Madeire. Ce port est très onéreux et la promenade le soir sur la rambla en bordure de plage reflète le caractère très touristique de cette station. Même la victoire de l’Espagne sur le Paraguay n’arrivera pas à donner une âme à cet endroit. Nous faisons le lendemain un avitaillement complet et après une dernière météo, nous sommes près à appareiller le lendemain, sans nostalgie de ce lieu.

Vers Santa Eulalia
Approche
Préparation pour le mat

A 15 milles, nous retrouvons des eaux couleur émeraude sur fond de sable au sud de l’Isla d’Espalmador, derrière Los Trocados, prolongement plat de l’ile de Formentera. Une langue de sable, recouverte de moins d’un mètre d’eau relie cette pointe à Espalmador, ile privée. Après une bonne sieste, au frais dans les cabines, pendant les grosses chaleurs, nous débarquons avec l’annexe sur Los Trocados.  Nous en profitons pour regarder les fonds autour de notre ancre pour vérifier qu’il n’y a pas de rocher mal placé que nous pourrions toucher si le bateau évitait durant la nuit sous l’action des brises thermiques. (Eviter : bateau qui tourne au tour de son ancre en fonction des vents, ou des courants). Nous prenons le petit chemin de sable qui suit la crête de cette avancée où nous croisons une race déjà rencontrée sur les bateaux à Cabrera : les Qunus. Ils se répartissent sur les plages et les criques avec des mœurs particuliers : Certains portent leurs vêtements sur la tête, d’autres se cachent pour se couvrir après être sorti de l’eau nu comme un ver. Beaucoup sont des mutants récents si l’on en croit la couleur claire ce certaines parties de leur anatomie.

Des eaux d'émeraude
On ne peut résister
En famille

Nous découvrons des monticules de pierre et de déchets de la mer qui forment une multitude de compositions variées et débordantes d’imagination. Le squelette construit autour d’une petite roche en forme de bassin, reste encore bien vivant selon son constructeur et le trône de ce village fantasmatique recevra sa déesse marine.

Un squelette en vit'alité
Chateau fort
Le trône de la déesse

Le soir, les bateaux à moteurs retournent sur Ibiza et nous bénéficions quasiment seul de cette baie aux eaux cristallines. Nous avons droit à un coucher de soleil qui nous découpe Isla Vedra à la pointe d’Ibiza, ressemblant au rocher de l’Indien dans les plaines de Monument Vallee. Le bain dans l’eau à 27° le lendemain est parfait avant le petit déjeuner. Nous ferons le plein d’eau avec le dessalinisateur pendant que le groupe électrogène qui a retrouvé ses capacités rechargera les batteries du bord.

Nous profitons une bonne partie de la journée de ce mouillage magnifique avant de mettre le cap sur Gibraltar pour une traversée de 3 jours.

Calme du soir
avec coucher de soleil
de rêve