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21/06/2009

Escale à Lisbonne

Avant une nuit qui s’annonce bonne, nous faisons un petit tour dans la marina d’Oeiras. Depuis le balcon de Brise dhe Mar (le toit du bimini) à marée haute, on retrouve sous le soleil le forte Bugio et le Ponte de 25 Abril qui se découpe sous le ciel bleu.

Forte Buggio
Ponte de 25 Abril

Brise dhe Mar conserve sa place en bout de catway ce qui nous donne une ouverture sur la passe et nous permet de jouer les vamp’s en faisant des commentaires sur les allers et venues incessantes. L’accueil dans cette marina est excellent avec un sourire à toutes les lèvres. Je ne devrais pas en parler car sinon elle sera trop vite complète et il deviendrait difficile d’y trouver une place.

Brise dhe Mar
La passe de la Marina
Forte San Juliao

Pour protéger nos arrières le forte de Sao Juliao avec les pêcheurs du matin au soir qui envoient leurs lignes dans le courant.

Après une bonne nuit qui fût, je le confirme très bonne, il est temps de s’occuper du petit. Grand dessalage au karcher des voiles au pont. La cap’tine s’affaire à mettre un peu d’ordre dans notre home, sweet home. Le cap’tain fait les chromes (où plutôt les inox) qui doivent être revus tous les 15 jours sous risque de rouille rapide. Nous sommes en milieu salé.



Nous faisons connaissance avec nos voisins de palier qui partent faire un tour sur Solitude, magnifique monocoque à la coque gris perle, acquis il y a un an. Depuis ce temps, le propriétaire n’en finit pas de régler les problèmes de finitions. La « finitionite chronique » semble à priori une maladie qui touche le milieu de l’industrie nautique. Il est étonnant que personne ne se soit penché sur une recherche de thérapeutique.

Quelques menus travaux de matelotage, un petit farniente pour la cap’tine.

Les problèmes avec nos dérives à régler avec le SAV et on pourra partir découvrir les environs avant de se rendre à Lisbonne pour récupérer divers produits pour affiner les réglages.

C’est fou comme le petit est preneur de temps.

Déjà une semaine à Oeiras. Les premiers jours se sont écoulés dans la torpeur tropicale qui touche Lisbonne. Le dynamisme du cap’tain n’était pas au rendez-vous : amortissement de la fatigue physique et psychologique accumulée depuis des mois, questions sur les problèmes techniques encore sans réponse…

Nous avons attaqué les visites de Lisbonne en bons touristes, de bonne heure. Après plusieurs heures à déambuler de la Torra de Belem à la marina d’Alcantara sous le Ponte du 25 abril, nous avons été contents de faire une petite pause pour manger les sardines, plat de prédilection pour la fête de San Antonio, saint patron de Lisbonne. L’arrivée sous le pont est surprenante, avec le bruit des voitures qui donne l’impression de rentrer dans un essaim d’abeilles.

Torra de Belem
Torra de Belem
Ponte 25 Abril

Par 36° nous avons poursuivi nos périgrinations pour trouver avec bonheur le havre de fraîcheur de l’appartement d’Agnès et Jean Marc dont ils nous ont très gentiment laissé les clés en leur absence. Lisbonne est une ville de collines et ce jour là on a plus eu l’impression de monter que de descendre. Cela nous a toutefois permis de découvrir l’architecture locale avec des maisons décorées pour la San Antonio.

Maisons ...
... décorées

Passé le week-end, les choses se précisent avec le SAV et nous entrons en contact avec l’agent Catana au Portugal, Joao Gomes qui vient nous voir avec Victor Catella, chantier qui va s’occuper des réparations. L’inventaire est fait et rendez-vous est pris pour le lendemain. L’après-midi étant libre, nous allons faire un tour à Cascais, station balnéaire et résidentielle depuis 1879 donnant directement sur l’Atlantique à l’entrée du Tage et peu éloignée d’Oeiras. En 10 mn de train, nous y sommes. Il faut dire que l’équivalent du RER local est très sympathique, longeant le Tage, c’est une vraie ballade et pour un prix très bon marché. Cette petite ville est très agréable avec des petites rues et des maisons magnifiques.

Maison décorée
Place

La citadelle protége l’entrée du Tag. A proximité on trouve le Phare de Guia, certainement l’un des premiers construits au Portugal vers le XIV éme siècle.

La citadelle
Le phare de Guia

Nous pouvons nous rafraîchir en déambulant dans le parc Municipal où se promène fièrement des couples de paon.

Parc municipal
Couple de paon

Nous finissons notre promenade par les petites rues où le linge qui sèche aux fenêtres donne des couleurs variées qui se marient avec celles des arbustes fleuris. La soirée sera l’occasion de déguster de bons produits frais de la mer par 38° 41’53.894 N et 9°25'150 W à O Pescador.

D'une Ruelle
à l'autre
Restaurant Pescador

Une journée de réparations prend le relais avec découverte de nombreux nouveaux problèmes électriques liés à des défauts de finition. Heureusement, Rui, l’ouvrier du chantier est attentif.

Devant les problèmes qui perdurent, le SAV de chez Catana décide de nous envoyer une équipe du chantier pour régler tout ce qui est en suspend. L’équipe n’arrivera pas avant le mercredi 24.

Prenant notre mal en patience et n’ayant rien d’autre à faire pendant quatre jours nous allons un peu décanter et profiter de l’offre très sympathique d’Agnès et Jean Marc qui sont repartis quelques jours, pour passer deux jours à Lisbonne.

Le couvent de ...
... Los Jeronimos

Nous visitons le couvent de Los Jeronimos où repose Vasco de Gama. Le cloître est superbe est a parfaitement résisté aux temps et au tremblement de terre qui a secoue Lisbonne il y a plus de trois cents ans.

Tombe de Vasco de Gama
Le cloitre

Le musée de la Marine qui est à coté est très riche en maquette de toutes les époques et la visite se termine par une galerie impressionnante de galères magnifiques (vu de notre point de vue, ce qui n’était peut-être pas le cas de ceux qui poussaient sur les avirons).

Galère Royale (de profil)
Galère royale (du haut)

La soirée nous fera déambuler dans les ruelles de l’Alfama, vieux quartier de Lisbonne avec ses escaliers qui grimpent les collines d’une église à une autre. C’est la fête de San Antonio, saint patron de la Se, collégiale que nous visiterons le lendemain et de ce quartier. Cette fête est finie depuis une semaine, mais devant le temps chaud elle se prolonge. C’est l’occasion d’aller pousser une petite danse car il y a bal dans la rue.

Ruelles ...
... de l'Alfama

Après une bonne nuit, nous prenons l’electrico 25. Ces vieux trams montent et dévalent les rues et nous pousse jusqu’à la Se. De là, par nos petites ruelles, nous montons jusqu’au Castelo Sao Jorge où il y a une vue superbe sur tout Lisbonne.

La SE
Castello Sao Jorge
Quartier de Rossio
Vues de Lisbonne

Une petite pause sous les ombrages pendant les heures chaudes est la bienvenue. Nous reviendrons par l’electrico 28 qui nous dépose après un bon tour dans les rues sinueuses de la ville.

L'Electrico 28 (dedans)
L'Electrico 28 (dehors)

Il sera temps le lendemain de s’occuper de Brise dhe Mar qui doit recevoir une nouvelle couche de protection de ses inox, plus particulièrement sur certaines pièces pièces extérieures. Est également prévu un lavage approfondi du gel coat qui se ressent encore de sa sortie de chantier.

18:19 Publié dans 11 Escales | Commentaires (0) | Tags : escales

06/06/2009

Escale à Gibraltar

Pour des raisons de météo et des problèmes techniques à résoudre nous avons fait escale à Gibraltar avant de poursuivre sur Lisbonne. Ce port entre Océan et Méditerranée a fait l’objet de nombreuses convoitises compte tenu de sa position stratégique privilégiée.

La péninsule ne fait que 4 km de long et à peine 1,5 de large occupé en grande partie par une énorme colline qui fait 427 mètre de haut et tombe à pic dans la mer.

Le rocher
Le Rocher
La baie

Des vestiges humains retrouvés dans les grottes qui percent ce promontoire de calcaire font évoquer une première présence aux environs de 40000 ans avant J.C. La plus célèbre des cavernes est la St Michaël cave dont la première description détaillée remonte à l’an 45 de notre ère par le géographe Pomponius Mela. Les écrits d’Homère indiquent qu’elle était bien connue des Grecs et des Phéniciens.

Le Rocher représentait l’un des piliers légendaires d’Hercule et les cavernes les portes d’Hades, l’entrée aux enfers.

On commença à vivre à Gibraltar au VIIIéme siècle avec l’invasion des Maures. C’est de la que parti le chef maure Tarik-ibn-Zeyad pour conquérir la péninsule ibérique. Le Rocher fût baptisé Djebel Tarik (la montagne de Tarik), nom qui s’est transformé en Gibraltar.

Le rocher fût le spectateur de la bataille de Trafalgar et il accueilli le corps de l’Amiral Nelson à bord du HMS Victory.

Le territoire est pratiquement autonome avec une assemblée élue, bien que possession britannique.

La population est de 30000 habitants d’origines variées surtout espagnole et britannique. La langue officielle est l’anglais, mais l’espagnol est très pratiqué.

La vie y est agréable en escale. La montée au Rocher par le cable car s’impose pour y découvrir une vue magnifique sur la baie, le détroit et les côtes marocaines peu éloignées.

Le Cable Car
Le Cable Car
Le Maroc

On y rencontre les macaques, habitants attitrés qui mènent leur vie sans trop faire attention aux touristes qui ont interdiction absolue de les nourrir pour éviter tout risque de morsure. Ce qui paraît une sage précaution quand on voit la taille de leurs dents.

Les Macaques de Gibraltar

En pénétrant dans la St Michaël cave, on pénètre au cœur du rocher et on peut voir l’évolution géologique de la région sur une magnifique coupe transversale d’une stalactite qui s’est effondrée.

Les grottes St-Michael de Gibraltar

On est surpris de la présence d’une magnifique salle de spectacle à l’acoustique très fine, un petit air de Bach était diffusé lors de notre passage, entourée par des colonnes aux formes variées.

Dès le 19éme siécle, cette grande salle naturelle était très fréquentée pour des pique-niques, concert et mariages à la lueur de torches maintenues par des soldats perchés sur les stalagmites.

La ville est ceinturée par une muraille renforcée par de nombreux fortins. Plusieurs portes donnent accès à la vieille ville.

Le port est protégé par plusieurs digues et l’aéroport est situé sur la presqu’île, plongeant sur la mer. Les avions décollent au raz de l’eau.

Vieille porte
Le chateau
L'aéroport

17:28 Publié dans 11 Escales | Commentaires (0) | Tags : escales

31/12/2007

Procession de la Sanch

L'originalité de la Semaine Sainte en Roussillon et à Perpignan, sa capitale, ne se situe pas particulièrement dans le rituel mais dans son mode d'expression. Les traditions ont su garder ici une réelle authenticité. La ferveur d'aujourd'hui n'a d'égale que celle d'hier. Tout ce qui touche au cérémonial des fêtes de la Semaine Sainte et de la Passion est prévu, réglé depuis des siècles.

Place St Jean
Caparutxe

Depuis près de six siècles, ce rituel est immuable. La Confrérie de la Sanch (« Précieux Sang du Seigneur ») a été fondée en 1416, en l'église Saint-Jacques à Perpignan, suite à la prédication de Saint Vincent Ferrier, moine dominicain. La Confrérie de la Sanch avait pour vocation de soutenir les condamnés à mort, qui comme jésus vivaient dans l’angoisse et la solitude leurs derniers moments. Ce qu'avait bien connu ce moine qui avait eu maille à partir avec l'intégrisme de La Sainte Inquisition. Les membres de la confrérie visitaient les condamnés les jours précédent l’application de la peine et les menaient à l’échafaud, vêtus de caparutxe (Longue robe rouge ou noire surmontée d'une cagoule pointue)  comme le condamné afin que celui-ci ne se fasse pas lyncher en cours de route et aille à la mort dans la « dignité ». Outre cet aspect d'assistance, l'aspect spirituel était présent par la commémoration de la Passion par les processions.

Les pénitents
Ombre et lumière

Les processions avaient lieu autrefois le Jeudi Saint et le Vendredi Saint. Avec les pénitents qu'on retrouve aujourd'hui, les flagellants étaient les plus impressionnants. Le dos nu, ils prenaient un soin particulier à se fouetter avec ardeur. Ces pratiques d'une démonstration de foi un peu véhémente incitèrent l'autorité religieuse et le Conseil Souverain du Roussillon à limiter progressivement ces processions.

Au XVIIIème siècle, elles furent tout bonnement interdites, car jugées trop baroques et espagnoles au goût des autorités françaises. Pendant plus d'un siècle, la Confrérie de la Sanch a survécu intra-muros dans l'église Saint-Jacques.

Ce n'est qu'en 1950, sous l'impulsion de Josep Deloncle, initiateur de la Casa Pairal, que les processions, avec le défilé de « misteris », reprirent leur itinéraire tout autour du centre-ville de Perpignan. Il en est ainsi aujourd'hui chaque vendredi Saint.

Les Misteris
Les porteurs

En début d'après-midi par un doux soleil de printemps, les différentes paroisses de Perpignan et des alentours ont sorti les 35 mystères ou "mistéris" qui relatent les différentes scènes de la passion, entre Madone affligée et Christ crucifié. Au départ de l'église ST Jacques, église de la confrérie de la Sanch, le cortège de 620 personnes va s'étirer dans les rues étroites de la vieille ville au rythme des cantiques, du son des clochettes et des tambours qui ouvrent le défilé. Lors des arrêts retenti le martélement des supports qui permettent aux porteurs de poser quelques instants leur lourd fardeau qu'ils vont ainsi mener quatre heures durant. Les pieds nus, certains pénitents vivent leur souffrance pour expier, dans un instant de piété. Les visages des femmes sont graves, fermés en elle-mêmes.

Recueillement
La Madone

Signe des temps, une foule compacte assiste a cette procession sans age pendant que d'autres vaquent à leurs occupations dans les rues avoisinantes. Les terrasses de La place de l'hotel de ville, émettent des rires plein de vie pendant que défile à proximité cette procession empreinte de piété et d'effroi.

La piété
et l'effroi

20:31 Publié dans 11 Escales | Commentaires (0) | Tags : escales, découverte, vie locale