Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

08/12/2013

Coup de coeur

Ferry à 7 heure pour traverser le chenal qui sépare l’ile de Sao Vicente de celle de Santo Antao. Nous faisons la traversée en compagnie de Mathieu et Sev, nos voisins de ponton dont nous reparlerons.

A l’arrivée, c’est la bousculade des aluguers qui se font la guerre des prix pour emmener les arrivants. Un jeune actif réussi à nous détourner vers son véhicule. Bien entendu on attend qu’il se remplisse puis on démarre. Nous remarquons rapidement qu’il ne prend pas la direction de la route de la côte que nous voulons emprunter. Il faut monter un peu la voix pour qu’il fasse demi-tour et nous ramène à notre point de départ pour nous confier à un autre alluguer qui va dans le bon sens. Tout se termine avec le sourire et des excuses de sa part. il a tenté un coup, cela ne marche pas, pas de problème : no stress.

20131207puntodosol1.jpg Le deuxième véhicule rempli à plein nous partons en direction de Punta Do sol où nous avons réservé des chambres chez l’habitant depuis la marina (un tuyau de radio ponton). La route goudronnée sur 15 km (cadeau du Luxembourg) retrouve son revêtement d’origine en petit pavé. Elle suit une côte abrupte et désertique avec des criques rocheuses où viennent butter les vagues bleu turquoise. C’est une ballade d’une petite heure de toute beauté. Peu avant l'arrivée on découvre les sommets et les vallées vertes de la côte nord de l'ile.


Nous arrivons à Punto Do Sol, au nord de l’ile. Petit port de pêche de 4500 habitants qui était le port principal de l’ile avant que Porto Novo où le ferry nous a déposé ne reprenne le dessus. Cette petite ville a retrouvé un rythme très calme et on finit vite par reconnaître les habitants. Tout le monde se salue dans une ambiance cordiale.

20131207puntodosol5.jpg

Notre aluguer nous arrête devant chez Sissi, notre hôte potentiel qui nous indique qu’il y a eu une confusion et qu’elle ne peut nous recevoir, mais cela ne pose pas de problème, nous sommes immédiatement aiguillé chez « Dedey » un peu plus loin mais plus proche du « centre ville ». Nous sommes très bien accueilli par un couple âgé, dont le mari parle allemand. On nous conduit vers une autre bâtisse où nous attendent deux chambres avec salle de bain. Confort spartiate mais propre avec vue sur le port. Nous prendrons nos petit déjeuners, copieux, chez nos hôtes.


Nous avions acheté une carte de l’ile avec les chemins de randonnées et après une petite douche, froide, nous décidons de partir sur le chemin en corniche pour rejoindre le village de Fontainhas. Martine et moi poussons jusqu’à la corniche et rebroussons chemin (environ 3 heures de marche), Thibault et Anne So poussent jusqu’à
Formiguinhas / Aranhas / et Cruzinha da Garça (= 4 heures environ à flanc de falaises).

Pour rentrer, ils prendront un aluguer qui passera dans le lit du torrent avant de rejoindre une petite route, traverser un col et rejoindre Punto Do Sol. (voir la note sur la ballade).

20131207puntodosol4.jpg

Le soir nous allons prendre "om clebs" (une pression en créole Cap Verdien) à la Caleta por Sol tenue par une française avec vue sur mer. On y restera diner, très bien, dans une bonne ambiance. Partageant éducation langage créole et langage français avec le serveur. Nous y prendrons pension pour nos diners rencontrant les habitués.


 

 


D’autres ballades vont se succéder les jours suivants que nous vous ferons partager.

20131207puntodosol3.jpg

17:25 Publié dans 11 Escales | Commentaires (0) | Tags : escale

06/12/2013

Révision technique

20131201ovomaltine.jpg

Dès le lendemain de notre arrivée, nous entreprenons le nettoyage du bateau après près d’un mois de mer sans toucher de port. On refait un peu le plein de frais et miracle, pour les intimes, on trouve même à Mindelo de l'Ovomaltine

Nettoyage du pont à l’eau de mer et rinçage à l’eau douce, car sur Mindelo l’eau douce est comptée (elle provient d’usine de dessalinisation) et nous essayons de l’économiser comme en navigation.

On décape les inox qui ont pris du sel, ce qui permet de vérifier tous les écrous et l’ensemble des points de fragilité.

Nous nous occupons du frigo car depuis Sal il est en panne. Nous avions constaté qu’il ne faisait pas de froid. Thibault notre chef méca avait cherché les causes de la panne, sans trouver le problème. Nous avions décidé d’attendre Mindelo pour approfondir la question. En attendant, nous faisions congeler des bouteilles dans le congelateur et les mettions dans le frigo transformé en glacière.

Un spécialiste local fait le tour de la question avec Thibault remontant le long du circuit du froid. Après une demi-journée de recherche on s’aperçoit que le courant ne passe plus entre le thermostat et le moteur. On est obligé de sortir le frigo de son logement et on s’aperçoit que le câble électrique est rongé sur 10 cm. C’est le cadeau d’adieu de notre passager clandestin (voir la note). Un fois tout remonté, nous retrouvons le froid à bord.

20131201tetemat.jpg

On termine l’inspection par un tour en tête de mat. Cela donne l’occasion de revisser une antenne. Ensuite, Thibault vérifie la fixation des cadènes et remarque un aspect anormal qui nous pose des questions. On interroge le chantier. Au vu des photos réalisées in situ, il apparaît qu’il existe un problème nécessitant de consulter l’assurance et de réaliser une expertise.

Nous devons donc attendre que toutes ces démarches se mettent en place pour prendre une décision sur la suite à donner. Il est conseillé de ne pas naviguer en attente d'avis spécialisé.



Notre programme est mis en stand-by et nous allons devoir attendre plusieurs jours avant d'en savoir plus. Nous essayons de garder le moral et décidons de visiter l'ile proche de Santo Antao dont on nous a dit le plus grand bien. Nous décidons de partir trois jours pour se changer les idées.

16:26 Publié dans 11 Escales | Commentaires (2) | Tags : escale, techniques

01/12/2013

Sao Nicolau

La traversée vers Sao Nicolau débute avec une petite brise de 14 nds qui nous lache à en cours de route, nous obligeant à faire tourner les moulins pour la fin du parcours.

Traversée
vers
Sao Nicolau


Nous arrivons au petit matin pour découvrir les côtes escarpées et désertiques de l’ile. Après avoir contourné la Punta Vermelharia, nous mettons le cap sur Porto do Tarafal. La baie est protégée par une petite jetée et le mouillage se fait sur fond de sable noir devant des falaises ocres. Une quinzaine de bateaux sont au mouillage. On vérifie la stabilité du mouillage et, après un bon petit déjeuner, tout le monde va faire un petit somme réparateur.

la baie
de
Tarafal


Le lendemain on décide d’aller visiter Vila da Ribeira Brava, capitale de l’ile nichée dans une vallée verte au centre de l’ile après être passé faire les formalités administratives à la police maritime comme on doit le faire dans chaque ile sous peine d’amende. On trouve un aluguer (Taxi collectif) qui nous conduit à Cachaço à 700 mètres d’altitude. Il nous dépose au col du Mirador, qui nous permet d’avoir une vue éblouissante sur toute la vallée.Après un petit tour à la Chapelle N.Sra, nous amorçons la descente qui va nous mener après 5 à 6 km à la ville.

La vallée
vers
Vila Ribeira Brava


La descente emprunte un chemin de pierres taillées et nous fait traverser des petites cultures avec orangers, papayer, maïs et des maisons qui deviennent plus coquettes au fur et à mesure de la descente. De nombreux points d’eau jalonnent le chemin, résultant d’une conduite qui alimente depuis les sommets les secteurs peuplés. La vue est superbe.


La vallée


Les maisons et le chemin sont traversés par des étoiles d’araignées géantes qui servent de protection contre les moustiques. Je n’en avais jamais vu d’aussi grosse. Une pensée pour Laura.


Les araignées


Nous arrivons à la ville qui étale ses couleurs chatoyantes au fond de la vallée. Une ambiance bon enfant y règne.


Vila Ribeira Brava


Nous faisons un petit tour au mercado municipal avant de se restaurer.


Mercado Municipal

Nous rentrons sur Tarafal dans un Aluguer qui fait le plein maximum de passagers. Il emprunte une route qui contourne l’ile ce qui nous permet de visiter tranquillement la côte opposée à celle où nous sommes. Il s’arrête à la demande pour décharger ou charger des clients. Discute avec des amis le long de la route. Il nous propose de faire des photos à certains « point de vue ». Nous arrivons sans stress au port pour faire quelques emplettes. Nous retrouvons dans un bar un jeune qui a fait le voyage avec nous et qui nous recommande le restaurant où nous sommes. On y dinera très bien le soir d’un thon préparation maison accompagné de riz et frites pour un régiment. Le tout pour 20 euros à 4 boissons comprises.

Le lendemain, les jeunes et Martine partent faire une ballade vers une plage avec des dunes de sable blanc.


la Braixa Playa

 je vous en remet un petit peu pour réchauffer vos os au soleil.

sable blanc
et
mer turquoise

Je reste au bateau car le vent peut bouger dans l’après-midi, ce qui se passera sans conséquence. Je peux admirer les bateaux de pêcheurs qui rentrent à la voile.

20131128pecheurs.jpg

Le soir diner à bord avec Christophe et Stéphanie qui naviguent sur leur Ovni, YO et chez qui nous avions pris un apéro sympa la veille. Menu : merou grillé, purée patate douce carottes et tarte au pomme. Coteaux du Layon et Coteaux d’Auxerre. Les deux bateaux appareillent le lendemain pour Sao Vicente, port de Mindelo.

Dernière nuit
à Tarafal

19:24 Publié dans 11 Escales | Commentaires (0)