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17/11/2008

Baléares - 1995

Afin de poursuivre notre découverte des Baléares, nous embarquons en famille sur un Edel Cat 35. Ce catamaran avec son rouf indépendant et ses deux coques habitables indépendantes présente de bonnes performances sous voile.

199507edelcat35.jpg

Il existe de nombreux petits problèmes lors de la prise en main dont notamment les lazy jack qui nécessitent une montée au mat et l’absence de patte d’oie pour le mouillage qui sera réalisée sur un modèle personnel.

Nous mettons le cap sur Puerto Campos par 8 nds de vent de brise sou GV et foc. Devant le vent favorable et un bateau qui marche bien, on poussera jusqu’à port Petro où nous mouillons en fin d’après-midi. Premières baignades pour l’équipage.

Au moment de partir, le moteur refuse de démarrer. Ce sera l’occasion d’un joli départ sous voile. Par 10 à 20 nds, nous marchons à environ 5 nds.Le speedomètre n’est pas étalonné, ce que je répare par des points successifs.

J’en profite pour regarder le souci de moteur, il s’agit juste d’une durite d’arrivée de carburant. On répare.

Le lendemain nous poursuivons notre remontée de la côte est de majorque, laissant défiler les cala sur babord : cala Mangraner, déjà visitée l’année précédente, Port Cristo, Cpo des Pinar Cala Verney et nous atterrissons à la Cala Rajtada.

Débarquement et repas de paëlla pour l’anniversaire de la cap’tine arrosé au Rosado. Les cadeaux seront déballés de retour au bateau après avoir soufflé les bougies.

Nous changeons d’île le lendemain en tirant sur Minorque. Pour nous accueillir, Quatre à cinq dauphins jouent avec les coques.

199507CalaSanSaura.jpgNous mouillerons à la Cala San Saura après une belle traversée.

La côte sud va nous mener à port Mahon. Au passage, nous faisons un petit tour à la Cala Turqueta où je note dans le livre de bord : Belle crique où il faudra revenir par vent autre que sud. Nous ferons halte pour la nuit à la Cala San Galdena.

 

 

199507Calaturqueta.jpgThibault en gardera les traces, car il se fait accrocher par une méduse particulièrement virulente qui le fait jaillir de l’eau. Il présente de grandes marques sur la cheville. Bien entendu, nous n’avons pas grand chose pour traiter. Je pars chercher une pommade à terre. C’est l’occasion de rencontrer un français en villégiature qui me renseigne et me donne des informations utiles sur Minorque. Le plus difficile sera par la suite de limiter les bains chez un mousse très aquatique entouré par une mer si tentante.

 

Nous nous orientons vers la Cala Mitjaner. Le vent de brise étant favorable nous irons jusqu’à Mahon en passant à terre de l’île d’Air où nous mouillerons à la Cala Teulera.

199507calamijana.jpg

Nous passerons une bonne journée à visiter Mahon et nous en profitons pour faire l’avitaillement.
En fin de matinée , le vent de N nous permet d’envoyer le spi pour revenir vers l’ouest. Nous laissons la Cala Porter, car il y a trop de monde pour aller mouiller à la Cala Treluger après un petit pas de deux avec nos amis dauphins.
Nous allons rester deux jours devant une plage quasi déserte, avec une rivière qui vient mouiller la mer où les poissons multicolores jouent avec les courants.

Bien à l’abri du vent de NW, nous poursuivons ces instants de bien être pour le bonheur de tous.

Le rythme se ralenti et les distances s’en ressente pour le plaisir de se laisser vivre. Nous allons mouiller à l’abri de la Cala Macarella, une aussière tournée à terre sur un rocher. Nous y restons une journée supplémentaire.

Il est temps de rejoindre Majorque. Ce sera fait sur un bord de près sous pilote, nommé « gege » par Emeric. Dans l’après-midi nous mouillerons dans l’anse Est de Cala Rajtada. Le mouillage sera un peu rouleur.

Nous décidons de retrouver la Cala Mangraner, où nous avions passé deux merveilleux jours il y a deux ans. En route nous croisons un superbe trois mats « le bateau du petit mousse ». le début du trajet s’est fait sous moteur, puis il est possible d’envoyer toute la toile sous les brises marines.

Le mouillage est l’occasion d’observer une belle raie ondulant sur les fonds sableux.

Au petit matin la houle rentre dans la Cala et nous sommes obligé de partir de bonne heure.

D’un petit bord, nous nous abritons de la houle à Port Colom dans l’anse Arsenal. Repos pour l’équipage avec baignade et farniente.

La Cala Llombart sera notre prochaine escale. Pas facile à repérer je me fais un petit croquis, pour un éventuel futur passage. Nous affalons les voiles pour mouiller sur fond de sable.

199507cabrera.jpgCette année nous avons pris nos précautions en demandant une autorisation de débarquer à l’île de Cabrera. Nous irons directement sous spi rejoindre le coffre où nous passerons la nuit. Il est interdit de mouiller pour ne pas altérer les fonds. Je suis sidéré par le nombre de poissons qui se bousculent dès que l’on met la tête sous l’eau. C’est comme s’ils savaient qu’ils ne risquaient rien dans ce parc national, où la pêche est interdite. Nous ferons une bonne promenade sur l’île.
Nous retrouverons notre mouillage derrière l’île de Moltona le lendemain rejoint par 10 nds de vent d’Est.

Pour les 12 ans de Brice, Bain, étude des étoiles de mer et ramassage de « ptits gornaux » (bigornaux pour les non initiés) sur l’île qui accompagnerons avec bonheur l’apéritif.

Ce sera le retour sur Palma par 15 nds d’Est qui nous offrira de belles glisses vers 11 nds.

Brice fera l’entrée du port à la barre. Je reprends la main pour la prise de quai.

Cette belle croisière, nous incite à revenir rapidement. Les évènements de la vie vont entraîner une interruption de navigation de près de cinq ans et un retour aux Baléares qui attendra plus de dix ans.

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