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18/11/2008

Antilles - Noël 2000

Après cinq ans sans naviguer, pris pas les impératifs professionnels et familiaux, il est temps d’entonner un bel air d’opéra en retrouvant sur « Tosca » les airs chauds des Antilles. Il y a 20 ans, l’aîné des mousses naviguait dans les eaux maternelles, réchauffé dans les eaux Grenadines. Le mousse a grandi, rejoint par les autres membres de l’équipe. C’est avec un équipage physiquement solide, que nous embarquons au Marin, en Martinique,sur un Venezia 42 en cette veille de Noël.

Découverte du Tosca
Aube au marin
Découverte du Tosca

Romain, Yolande, Quentin et Erwan arrivé depuis deux jours, nous attendent au bateau avec un petit punch et des acras qui nous remettent du décalage horaire. La première nuit sera bercée au son d’un orchestre antillais proche.

Après les formalités d’usage, nous pouvons appareiller le lendemain après un déjeuner à bord en direction de Grenade. L’alizé est bien établi et soufflera entre 15 et 30 nds toute la nuit avec grains. Nous mettons rapidement deux ris dans la grand voile avec le génois.

Départ du Marin
Réglages avant la nuit
Petit matin sur Grenade

Le bateau file au petit largue avec des pointes à 10 nds. Je tire au large des îles pour limiter les effets des canaux entre les îles.

L’équipage n’est pas dans la meilleure forme, la mer étant un peu agitée pour s’amariner. Le réveillon de Noël sera frugal, sauf pour les poissons. Après les grains, le ciel nous offrira une belle nuit étoilée ou Capella brille au zénith.

Après avoir laissé dans l’est, Ste Lucie, St Vincent, Bequia, Canouan, Union, Cariacou, à 6 heures avec le lever du jour, Grenade est en vue dans le sud. Nous longeons Grenade par l’ouest et remontons ensuite au près sur Prickly Bay où nous mouillons à 11 heures le jour de Noël. Nous sommes descendus à sept nœuds de moyenne.

Petite fatigue du matin
Grosse fatigue du marin
Réveil du marin

Dans le calme de la baie, sous le soleil, le moral de l’équipage remonte au beau fixe et les estomacs se remplissent avec un petit punch pour arroser la première grande traversée de nos amis.

La douane étant fermée pour cause de « christmas day », il nous faudra attendre le lendemain pour faire la clearance. C’est l’occasion des premiers bains alternant avec les siestes pour récupérer de la traversée et du décalage horaire.

Diner de Noël
St Georges
Diner de Noël

La clearance peut être faîte le lendemain, où le douanier sera présent à neuf heures, bien que nous soyons jour férié. A juste titre, dans un cadre aussi enchanteur, il demande, d’un ton sévère « somebody smoking ? » et une femme fumeuse de redescendre de la terrasse du cabanon qui sert de douane, ce qui nous permettra de passer remplit nos 8 exemplaires de liste d’équipage. Nous en profitons pour faire également la clearance de sortie, pour nous éviter un nouveau passage en douane lorsque nous quitterons les eaux de Grenade après la Petite Martinique.

Dans les rues
de
St Georges

Nous partons ensuite en minibus pour un tour dans l’île. Après arrêt à St George, la capitale avec ses rues en pente, où nous accompagne un grand gars en planche à roulette, nous partons pour Annandal falls. De solides gaillards, plonge d’une quinzaine de mètres dans la vasque sous la cascade. Les nôtres se lancent mais de plus bas.

Rencontre musicale
Annandal
Falls

On poursuit à travers de petites routes jusqu’à un lac d’altitude dont les eaux douces et la chaleur ambiante incitent au bain.

Noël
sous les tropiques
un hôte des lieux

Nous retrouvons des quantités importantes de noix de muscade dont Grande est le 2éme producteur mondial.
Les jeunes jouent à tarzan avec les lianes et rencontre Chita à proximité.

Affaire
de
lianes

La première soirée est l'occasion de prendre en main l'annexe pour les jeunes équipiers.

D'annexe
en
annexe

C'est l'occasion de quelques parties de cartes devant de belles unités comme Velesdha.

Velesdha
Matelotage
Coucher de soleil

Après cette bonne journée à Grenade, nous mettons le cap sur La Petite Martinique par 20 nds d’est.

Cap sur Petite Martinique
La vaisselle
Le matelotage

Cette fois l’équipage est amariné et profite pleinement de la navigation sous un soleil radieux.
Lectures, farniente et  quelques leçons de matelotage pour les novices.

Lecture
Farniente
Cariacou devant

Nous naviguons sous Grand voile haute et génois, partant de bonne heure pour profiter pleinement de la journée à l’arrivée. Il ne faut pas oublier que sous ces latitudes, le jour dure une douzaine d’heures avec lever à 6 heures et coucher à 18 heures.

Le catamaran nous offre des moyennes de 8 nds qui nous permettent d’abattre de la route dans d’excellentes conditions.

Cariacou
Déjeuner en mer
Systers Rock

Nous mouillerons à Albert Bay. Après une chasse au lambis sur fond de sable noir et visite d’un petit chantier naval où deux bateaux sont en cours de construction, nous finirons la soirée au Palétuvier Beach pour déguster nos premières langoustes de la croisière.

Petite Martinique
Albert Bay
Départ de Petite Martinique

Direction Union, après être passé entre Morpion et Punaise. Deux petits îlots de sable avec son parasol unique pour Morpion.

La traversée est rapide, et ce sera pour nous une escale technique. Nous nous amarrons au quai pour procéder à un certain nombre de réparations avec un technicien de l’agence que j’avais contacté par radio. Nouvelle Clearance qui nous fait défiler devant de nombreux agents en uniforme aux galons nombreux.

Velesdha
Goelette
Mayereau

Nous repartons rapidement après avoir refait le plein d’eau et de pain  en direction de Mayereau. Nous retrouvons avec plaisir Salt Whistle Bay où nous avions fait escale il y a 20 ans. La baie n’a pas changé avec sa langue de sable bordée de cocotier qui la sépare à l’est des Tobago Cayes. L’ancre bien accrochée à 20 mètres de la plage, c’est l’occasion pour chacun de mettre les masques et de partir à la recherche des poissons. A défaut de poissons , peu nombreux, les enfants rencontrent le Zizou national qui vient de débarquer d’un monocoque sur lequel il navigue.

La baie
La chapelle
Petit matin

Nous ferons la visite de cette petite île de 200 âmes, avec sa chapelle au sommet de la colline qui domine le village. Montée par un chemin ombragé et descente par une rue bétonnée avec vue sur Union. Les maisons comportent un système de récupération d’eau de pluie sur le toit. Le  Paquebot voilier du Club Med, mouillé dans la baie devant la plage du village déverse à grand renfort de navettes les transat et les matériels de plage pour les premiers GM qui débarquent pour la journée. Nous rejoignons notre petite baie beaucoup plus calme.

Après une sortie un peu difficile du mouillage en raison d’un bateau qui a collé son mouillage à côté du notre, nous gagnons les Togago en une heure.

Les Tobago
Langoustes à vendre
Cayes

Un premier essai de mouillage derrière Petit Rameau se solde avec un filin dans l’hélice qu’il faut aller débrider au couteau. Nous repartons pour mouiller au sud de Barabal, derrière la Horse Shoc reef. Cette fois-ci, contrairement à il y a 20 ans nous avons un moteur d’annexe et nous pouvons débarquer sur les îlots, dont Jamesby. Dans une eau turquoise, visite aux poissons coffre et aux tortues marines qui viennent tourner autour du bateau.

Nous avons la visite du vendeur de langouste et c’est un dîner festif qui nous attend.

De belles bêtes
Une bonne soirée
annoncée

La barrière arrête la mer mais pas l’alizé. Nous serons bercés toute la nuit par le vent qui joue sa musique entre les coques.

Sous 1 ris , génois avec un ou deux tours, nous allons tirer quelques bords par 20 à 30 nds en direction de Mustique où nous mouillons à Grand Bay après une traversée à 7 nds de moyenne.

Pour le dernier jour de l’année, du siècle, du millénaire, nous nous offrons une escale à l’île des milliardaires. (Bowie, Jagger, Welsh…).

Nous visitons cette île aux pelouses tondues ras entourant des villas rivalisant en surface et en architecture. Le seul établissement de l’île « le Basil Bar » rassemble une foule cosmopolite de l’américain aux scandinaves, en passant par les italiens et les anglais typiques. Les orchestres affinent leurs décibels pour la soirée.

Mustique
Voisin de palier
Baie de Bequia

Dès la tombée de la nuit, les trompes de brume, les pétards et les fusées de détresses illuminent le ciel. Les français fêtent le passage de l’année en France, Vers 20 heures, ce sont les Anglais. Vers minuit, tout le monde remet cela.

De nombreux bateaux ont sorti les guirlandes et les lumières et ce sont autant de sapins de Noël qui illuminent la baie.

Pour le cap’tain, le deuxième coup de semonce pour annoncer la nouvelle année passera totalement inaperçu. La fatigue du début de croisière cumulé avec celle de l’année, a laquelle se rajoute un ou deux punch ont eu raison de son état d’éveil.

Après une grasse matinée, en ce premier jour de l’année, on met le cap sur Port Elisabeth de Bequia que nous allons atteindre en deux heures avec de belles pointes à 10 nds, terminant au louvoyage par 30 nds de vent. Qui dit que les catamarans ne remontent pas au près.

L’après-midi permet la plongée avec PMT qui donne l’occasion de voir de beaux oursins noirs ainsi qu’une murène en ballade. La nuit sera calme.

C’est l’occasion de refaire du frais en visitant les étals et le marché de Port Elisabeth le lendemain. On traîne un peu le long des boutiques des vendeurs d’artisanat.

Les marchés
Côtes de baleine
Plage de Bequia

L’après-midi donne l’occasion de baignade sur la plage.

Lever de bonne heure, nous partons en direction de Ste Lucie. Le vent reste soutenu, et nous naviguons sous 1 à 2 ris et quelques tours dans le génois par 15 à 25 nds. Laissant st Vincent sur notre ouest, nous sommes obligés de faire un peu de moteur sous le dévent de l’île. Le canal entre St Vincent et Ste Lucie est avalé au près avec une houle régulière. Nous arrivons à Marigot Baie en milieu d’après-midi.

Les amis
Vers St Lucie
Les équipiers

La clearance faîte, nous pouvons constater la dégradation de cet endroit qui était si plaisant il y a 20 ans. De nombreux voiliers se bousculent sur une eau noire peu engageante. Une seule idée : quitter rapidement cet endroit promu, à tort, dans tous les dépliants touristiques.

Les pitoons
Marigot Bay
Derniers milles

Nous quittons la moiteur de Marigot bay, après la clearance, en direction de Rodney bay. Nous retrouvons un bon air marin. Nous voyons défiler le complexe pétrolier de Port Castries avant d’atteindre l’anse de Rodney Bay à 10 milles de notre point de départ.

L’anse est délimitée au nord par la presqu’île du Pigeon. Le national landmark est une zone protégée qui se visite.

Un hôtel assez vaste au toit bleu borde la plage calme près de laquelle nous mouillerons notre ancre. D’énormes étoiles de mer sont posées sur le sable sous le bateau.

Après un petit tour en haut du mat, pour vérifier les drisses, nous finissons l’après-midi en baignades et visite de la presqu’île du Pigeon où les arrivées de plage sont un peu sportives avec les rouleaux.

Après un magnifique départ sous voile du mouillage, pour le plaisir d’une belle manœuvre, nous mettons le cap sur la Martinique pour une traversée à 5 nds par 15 nds de vent. Le canal est avalé rapidement et nous mouillons devant St Anne pour une soirée calme sans être gêné par les Club-Med proches. C’est l’occasion de mettre un peu d’ordre dans les affaires et de procéder au nettoyage du bateau, en alternant avec les baignades.

Bricolage
Vieille marine
Ohé du mat

Après un dernier bain du matin, retour du marin au Marin.

La croisière va se terminer comme elle a commencé avec Ti-punch et accras.

Je remercie Romain et Yolande pour les commentaires transcrits sur le livre de bord, qui concluent cette première partie de ma courte expérience de navigation, avant de passer à la grande aventure.

Prise de quai
Au revoir

« La maîtrise du bateau par notre skipper et le catamaran m’ont réconcilié avec les voiliers.Même si la mer est forte, le bateau ne gîte pas, c’est tant mieux pour l’estomac. La navigation aux Antilles, c’est super ! »

« Avec discrétion et modestie, Dominique est l’artisan de ces belles vacances. Les formules magiques du skipper ont guidé le bateau en toutes circonstances et sans encombre. C’est donc un vrai sorcier de la mer caraïbe (en Bretagne on appelle cela un marin) »

Moralité : « le chef a toujours raison, même quand il gueule un peu ! … PS : ne pas confondre mauvaise humeur et fermeté…

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