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15/11/2008

Corse - Sardaigne - 1993

Après une année d’interruption pour obligations professionnelles, Nous retrouvons la Méditerranée, la Corse et le catamaran.

Nous naviguerons sur un Antigua 37 (L. 11,10m,l. l,60m, tirant d’eau 0,90, Moteur 2*18 cv) qui nous promet des navigations toniques, puisqu’il se nomme « catatonique ».

199307antigua37.jpg

Hormis l’équipage familial, se joint à nous mon frère Bernard. François et David nous rejoindrons plus tard en Corse à Bonifacio.

Nous quittons Antibes par 2O nds d’Est sous 2 ris foc. Jusqu’en milieu de nuit, nous aurons une bonne brise qui nous permettra d’avaler 94 milles en 12 heures (près de 8 nds de moyenne). Le vent va ensuite nous lâcher pour finir au moteur vers 5 heures du matin à La Girolata. Devant les rafales de vent en tout sens, nous procédons à un affourchage. Bien nous en a pris car le lendemain , un avis de coup de vent est en cours et nous récupérons tranquillement sur un mouillage sur.

Cap au large
D'attaque après la traversée
Le mouillage de La Girolata

Sous Grand’voile, foc puis Spi nous gagnons Ajaccio après une bonne journée de mer sous 5 à 10 nds de vent qui a débuté au louvoyage et s’est terminée au portant.

Ajaccio
Quart de barre
relais à la barre

Après une petite promenade dans les rues, nous appareillons avec un régime de brises qui nous permet d’arriver à Cala Conca, dans l’après-midi. Nous retrouvons avec plaisir cette anse qui reste toujours aussi sauvage et calme. Les conditions anticycloniques nous permettent une halte de 24 heures dans cet endroit merveilleux.

Une cala bien cachée
la tête de mort
Mouillage de rêve

On y reste encore un peu

Demystifier la tête de mort
Les pirates
Bernard vers Bonifacio

La croisière se poursuit vers Bonifacio où nous avons rendez-vous avec François et son fils. Nous partons de bonne heure avec toute la toile sous 1O nds de SE. En milieu de matinée, alors que nous avançons tranquillement, nous croisons un bateau avec deux ris. Je ne comprends pas pourquoi il navigue avec une voilure si réduite. Quelque temps après nous croisons un autre navire, sous même voilure. Il est temps de se poser des questions. Par VHF, j’interroge le bateau croisé qui m’indique environ 40 nds de vent à environ 5 milles. Connaissant les changements de temps subit en Méditerranée, je prends immédiatement deux ris pendant que la mer est calme. Effectivement une demi-heure plus tard, nous sommes confrontés à 35, puis 40 nds qui m’obligent à donner plusieurs tours sur le foc.

Le baromètre commence à descendre rapidement et nous passerons de 781 à 775 mb en six heures. Nous arrivons vers 16 heures à Bonifacio en tirant des bords pour atteindre le goulet.

L’entrée est un peu difficile et nos moteurs appuyés par la voile, nous permettent juste de passer.

Le mouillage par vent de travers nécessite de porter notre ancre le plus loin possible et nous arrivons à passer une aussière à quai à un équipier d’un autre bateau venu nous donner un coup de main.

La nuit sera agitée avec des rafales entre 45 et 50 nds, mais nous sommes solidement amarré d’autant plus que j’ai porté une autre ancre sur l’avant.

Le lendemain même type de temps avec un baromètre qui remonte rapidement. Nous en profitons pour nous promener dans la ville et Bernard pour peindre quelques vues. Ce sera l’occasion de fêter dignement l’anniversaire de la cap’tine.

La forteresse
A l'abri du vent
Le port

Le baro a retrouvé des hauteurs digne de l’été, le vent s’en est allé, nous prenons la direction de la Sardaigne avec deux équipiers supplémentaires: François et David

Le départ est un peu retardé après quelques déboires avec nos batteries. Lorsque nous levons l’ancre nous nous rendons compte que les bateaux arrivés après nous ont mouillé sur notre mouillage. Il va falloir démêler l’écheveau.

L’après midi sera tranquille avec un passage des Bouches très agréable qui nous amène à Porto Puddu pour un mouillage sympathique.

Nous allons faire des sauts de puce, pour permettre à l’équipage de profiter pleinement des joies de la baignade et de la plage. Nous mouillons dans une petite anse au sud de l’île de Budelli.

Nous rejoignons ensuite l’île de Caprera où le mouillage devant la Cala Corticcio s’avère intenable en raison des rafales de vent. Nous poussons jusqu’à la Cala Portese. Pour une bonne nuit.

Après un crochet à port Cannigioni pour avitaillement, nous mouillons sous voile, pour le plaisir, en vent arrière sous foc seul sur un splendide fond sableux. Sitôt croché, les enfants sont dans l’eau.

On ne peut pas venir dans cette régions sans faire un tour à Porto Cervo, que nous visitons avant d’aller mouiller au Golfo Peveno.

Nous remontons ensuite vers la Baie de Rondinara sous spi par 5 à 10 nds d’Est pour un mouillage en début de soirée. Puis ce sera Porto Vecchio où nous nous amarrons le lendemain. Nous profitons d’une journée à terre pour nous enquérir d’amis qui sont en vacances dans la région.

Rendez-vous est pris le lendemain en baie de San Ciprian pour une ballade en mer. Au départ de Porto Vecchio, devant des problèmes de winch de GV, nous faisons demi-tour pour réparation d’autant plus que du vent est annoncé pour l’après-midi.

Nous mouillons en Baie de San Ciprian, et après un déjeuner ensemble, je propose un petit tour à ceux qui veulent. Le vent a forci et nous appareillons par 20 nds d’W et mer plate. Le vent va monter à 30 nds, et par mer abritée le catamaran donne toute sa puissance. Certains équipiers de passage, préfèrent s’attarder sur le rouge que regarder le bleu défiler.Ils sont très heureux de leur ballade mais je crois encore plus heureux de rejoindre la terre ferme où on se pose quelques questions sur la nature de leur démarche. La nuit sera bercée par le vent sur un mouillage solidement ancré.

Le retour sur Rondinara sera rondement mené par mer plate et 30 nds d’W .

Les falaises de Bonifacio
A la manoeuvre
En approche

La dernière journée sera clémente avec un vent d’W entre 5 et 10 nds qui nous mènera à bon port à Bonifacio pour rendre le bateau.

Le bateau aura tenu ses promesses avec des journées toniques.

Après le nettoyage de rigueur, il n’y aura pas de retour sur le continent par mer, cette fois, car étant limité en temps nous avions préféré privilégier la navigation dans le sud de la Corse.

Nettoyage
Débarquement
Prochaine croisière

Encore une belle balade de 432 milles qui se termine. Nous décidons de changer de zone de navigation l’année suivante et à nouveau de type de catamaran.

C’est un des intérêts de la location lorsque les temps de congés sont limités.

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