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14/11/2008

Hyères - Corse - 1991

Après avoir goûté aux embruns vivifiants de la Bretagne et aux coups de vents hivernaux de la Méditerranée, la cap’tine a suggéré d’en goûter un autre aspect plus ensoleillé.

L’équipage ayant grandi, il est décidé de passer quelques semaines en Corse en partant de Hyères.

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Bien sûr, nous restons fidèle au catamaran et repartons sur un Maldives. Ce bateau a l’originalité d’avoir un toit de carré qui peut se soulever, offrant au mouillage un espace de vie plus aéré et plus clair.

La météo nous annonce des conditions anticycloniques avec de l’E/SE variable. Nous appareillons vers 15 h avec 10 nds, à 5,5 nds. Vers 18 h, nous envoyons le spi que nous porterons toute la nuit pour une traversée qui sera merveilleuse sous les étoiles avec un vent mollissant de fin de nuit. C'est l'occasion de donner quelques leçons de barre et de navigation à mon neveu Sébastien qui a rejoint l'équipage.  Les mousses se préparent à leur première traversée de leur jeune carrière de marin.

Sentir la barre
A la veille
Crépuscule

Au petit matin, nous pouvons apercevoir les montagnes de Corse. la cap'tine est très contente de la fin de son quart.

Lever du soleil
Fin de quart
La Corse droit devant

Le calme plat m’incite à faire deux heures de moteur pour recharger les batteries, puis je renvoie le spi, touchant les brises côtières de la Corse. A 11h le loch, le speedo et le pilote tombent en panne. On continue à l’estime pour arriver vers 15h à la Girolata.. Moyenne de 5,6 nds. Une petite journée de détente permet à l’équipage de découvrir les abords de cette anse approvisionnée par un facteur au jarret solide.

Nous allons descendre ensuite sur Ajaccio sous Spi avec 10 nds d’W, naviguant à l’ancienne au loch à main fait maison avec une bouteille d’eau minérale. Nous passons le capo Rosso puis les îles Sanguinaires qui défendent la baie d’Ajaccio. Nous nous amarrons au quai en fin d’après-midi.

Le lendemain, nous essayons de régler nos problèmes techniques et nous en profitons pour rencontrer Alain et Françoise, corse d’adoption, qui rentrent en France. Nous irons mouiller pour la nuit à l’anse Ste Barbe. L’anticyclone est toujours stationnaire et nous naviguons avec le régime de brise pour rejoindre Campo Moro où la fin de journée se passe en baignade et farniente.

La Girolata
Cala conca
Cala Conca

Nous continuons notre descente vers le sud et allons passer la nuit à la calanque Conca avec son rocher en forme de tête de mort qui impressionne les enfants. L’eau est verte, le sable fin et nous sommes seuls car l’accès par terre semble assez difficile.

Nous y sommes si bien que nous y restons une journée supplémentaire avec une météo stable.

La descente vers Bonifacio se poursuit sous spi et se termine au moteur faute de vent. Nous découvrons cette belle ville, avec sa calanque impressionnante et ses petites rues étroites perchée au dessus de la mer, qui permettent de se protéger des rayons du soleil.

Entrée Bonifacio
La ville perchée
Anse Fornello

Il est temps de songer à remonter vers le nord. Sur la remontée, nous mouillons dans l’anse de Fornello où nous rencontrons une des multiples facettes de la connerie humaine. Quelques autochtones trouvent mon bateau trop près de la plage alors que je suis mouillé de telle façon que je reste au-delà des bouées délimitant les zones de baignade. Ils commencent à nous insulter et à vouloir venir à bord. Ils me disent de retourner dans mon pays ce qui en dit long sur leur esprit d’intégration. Je suis obligé de montrer les dents et ma manivelle de winch pour les calmer. La soirée sera douce, les cons étant partis se coucher.

Quel dommage qu’une minorité jette une telle image sur une région française si riche sur le plan humain et touristique. N’est-ce pas Toussaint, Alex et les autres… 20 milles plus nord nous mouillons à Portiglio après avoir pu faire porter à nouveau le spi.

Le lendemain, le vent rentre un peu et c’est au près que nous rejoignons l’anse d’Orzo pour mouiller sur un beau lit de sable fin. Le vent portant nous incite à pousser jusqu’à Cargese où nous arrivons dans l’après-midi, ce qui nous donnera l’occasion d’être aux premières loges pour les feux d’artifice de la fête nationale.

Le 14 juillet, le ciel excité par les feux de la veille nous délivre un avis de coup de vent. Nous restons sagement au port avec les mousses prenant un peu de repos avant la traversée de retour. C'est l'occasion de procéder au désalage de l'équipage sur le pont. C'est également le moment pour les jeunes équipiers de mettre la main à la pâte.

Cargese
Douche au jet
Tâches ménagères

Nous appareillons en milieu de matinée par une bonne houle avec 20 nds de NNW sous 1 ris et foc. Le vent mollissant à 15 nds il est possible de renvoyer toute la toile. Nous marchons à 6 nds. Nous retrouvons des calmes dans la nuit et j’en profite pour faire un peu de moteur pour les batteries.Sur le matin, le vent rentre de NE et il est possible d’envoyer le spi avec de belles pointes à 8/9 nds. A 13h nous mouillons à Port Cros.

Le plaisir de la barre
Début de nuit
Concentré sur l'horizon

Le lendemain nous faisons cap sur l’hôtel « La Rose des mers » où nous embarquons François et son fils David. Nous faisons un beau départ du mouillage à la voile et sous spi nous filons vers Port Man.

La vie à bord
Une petite balancoire
Fin de croisière

La nuit sera un peu agitée avec une ancre qui chasse malgré une veille nocturne mise en place pour roder les jeunes. La nuit suivante sera plus calme en Baie d’Alycastre, que nous avons rejoint par petite brise.

Puis il est temps de rendre le bateau et de penser aux croisières à venir. C’était la première traversée des mousses, ils auront parcourus 450 milles. Il y en aura d’autres.

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