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21/11/2008

Marcel Bardiaux - Un marin indépendant

 

" En ce qui concerne ma franchise, je m’imaginais candidement que c’était une qualité… Tout cela et bien d’autres choses aussi prouvent qu’il vaut encore mieux se mouiller les fesses en mer que de se salir à terre… "
(Marcel Bardiaux -
Aux 4 vents de l’aventure – Ed. Arthaud)

199911Bardiaux.jpgMarcel Bardiaux (photo) est avant tout un esprit indépendant. Né en 1910, il réalise le premier tour du monde à la voile contre les vents à partir de 1950 sur le voilier de 9,38 m en bois qu’il a entièrement construit de ses main Les Quatre-Vents. Il est le premier solitaire à avoir franchi le cap Horn d'est en ouest (contre les vents dominants), en plein hiver (austral) 1952 .

En 1966, Bardiaux achève la construction par lui-même, particulièrement difficile, d'un second voilier de 15 mètres et 22 tonnes, premier navire de plaisance en Inox connu, d'où son nom.

Marcel Bardiaux rapatrie son voilier en France (sa 40e traversée de l’Atlantique en solitaire à 88 ans !) et s'installe à Redon où il décède en 2000 dans l'anonymat.

Je rêvais de rencontrer ce personnage hors du commun dont j’avais entendu parler par mon père dans mon enfance. Je l’avais raté lors de son passage à Nantes, d’où il était reparti, têtu, chassé par la bêtise administrative incapable de faire une place honorable à ce grand monsieur qui avait porté les couleurs du pays à un haut niveau.

En 1999, j’apprends par hasard qu’il est revenu en France et que son bateau Inox est amarré au port de Redon. Après lui avoir écrit une lettre lui demandant s’il était possible de le rencontrer, il me donne rendez-vous à 11 Heures un samedi.

199911cockpitinox.jpgJe vais découvrir ce marin,qui rêvait de devenir le premier marin centenaire, fidèle à son image. Etant à l’heure au rendez-vous, il m’accueille à l’entrée de son minuscule cockpit. Ses premiers mots sont : «  c’est vous qui aviez rendez-vous à 10 heures, il faudra revenir. Je n’ai pas que cela à faire à attendre les gens qui arrivent en retard. » (je rappelle qu’il a alors 89 ans)

Je le rassure et lui montre son courrier comme quoi, je suis bien à l’heure. Il m’observe un instant, pose le regard sur la Cap’tine et les mousses qui nous accompagnent. Je suppose que l’examen est satisfaisant car nous entamons la conversation. Après une bonne demi-heure, le deuxième examen doit être réussi car nous sommes invités à monter à bord.

Nous pénétrons dans ce carré où il vit depuis 33 ans sur toutes les mers du monde. La simplicité règne, et je capte le regard, un peu inquiet, de la capt’tine posé sur le coin cuisine, noir de fumée où trône une casserole pleine de riz collé.

Ayant gardé son esprit malicieux, il propose à la cap’tine qui porte Emeric sur ses genoux de venir s’asseoir sur les siens pour faire de la place. Le végétarien est encore vert.

Nous abordons ses navigations et particulièrement cette traversée hivernale entre Halifax et La France (novembre 1994), où il essuie un ouragan force 12. À 84 ans, le vieux marin est projeté à la mer au cours d'une manœuvre. Il parvient miraculeusement à regagner son bord et touche enfin la France après 33 jours de mer. A ma question comment avez-vous géré cela, il me répond simplement : « je me suis attaché sur ma couchette, et j’ai attendu que cela se passe »

Je l’invite ensuite au restaurant, moment qui reste inoubliable. Il faut dire que le service est d’une lenteur que je n’ai jamais vue. Après avoir demandé à la serveuse si elle allait pêcher le poisson avant de nous le servir, ce grand impatient commence à fulminer en disant qu’il n’a pas que cela à faire. Il doit être sur son bateau au cas où on viendrait lui acheter ses livres ou autres choses. Pour vivre, il vend progressivement des pièces de son bateau et ses livres.

Le repas arrive enfin. Les enfants prennent une bonne leçon de vie. Alors qu’ils laissent quelques feuilles de salade dans l’assiette, il s’adresse à eux. « Quand on a quelque chose dans l’assiette, on mange tout. On ne sait pas si on aura quelque chose le lendemain. » . Ayant toute sa vie voulu ne compter que sur lui-même, il est très ancré sur des valeurs simples, mais efficaces. Pour finir le repas, où j’avais commandé à la carte et lui au menu, il me demande pourquoi je ne mange pas de fromage, ponctué d’un «  c’est compris dans le prix ».

Pour finir notre entretien, je lui pose quelques questions sur sa vie actuelle. J’ai appris qu’il était désormais seul, ayant perdu sa sœur à l’age de 87 ans l’année précédente. J’en profite pour lui exprimer mes regrets. Il me remerciera par cette sentence : « Elle est morte jeune, car elle a eu une vie trop facile » (ce dont je sais que ce fut pas totalement le cas). Un bon moyen de cacher son émotion.

199903portredon.jpgNous nous quitterons après le récit son dernier exploit. L'hiver précédent , nous sommes en mars, il est tombé dans le port de Redon. Il m’explique, qu’un imbécile avait laissé traîner un tuyau d’arrosage sur le quai. Rentrant de ses courses avec son mini-vélo, il s’est pris les roues dedans et à plongé dans les eaux particulièrement fraîches du port.

Tout à chacun, aurait immédiatement rejoint le bord. C’est mal connaître notre homme. Il a continué à surnager, ayant serré les jambes autour du vélo pour ne pas le perdre : « je n’en avais pas les moyens ». Sous les encouragements des sauveteurs qui cherchaient à le sortir de l’eau, il a fini par le lâcher.

Il n’a pas été question d’aller à l’hôpital, malgré les conseils éclairés de l’entourage. Et, fidèle à son image, le lendemain matin ce marin de 99 ans, draguait le port avec un grappin pour récupérer son vélo qui a rejoint le bord.

Nous nous quittons définitivement après que je lui ait acheté, les livres de lui que je n’avais pas. Lui ayant apporté, ceux que j’avais déjà en ma possession, il tiendra à tous me les dédicacer. Alors que je lui disait qu’une dédicace serait déjà très sympathique, il m’a dit de son ton bourru, que quand il s’engageait il le faisait jusqu’au bout. Chacun de ses livres dont je recommande la lecture, porte une dédicace spécifique et adaptée dont j’en rapporte une, reflet de discussions de deux têtus : « Au docteur Dominique C. qui ne partagera peut-être pas tous mes points de vue, mais ils ont fait leurs preuves pour transformer un gamin chétif en homme costaud » Il aura eu le dernier mot.

Merci Marcel Bardiaux

Ses bateaux: une belle collection photo d'inox réalisée par Thierry Weber

Les 4 vents
Inox

Opiniâtre, entêté, il supportait mal les critiques injustes et vouait un culte à la -ou sa- vérité dit un article sur lui.

Le souvenir bref et inoubliable que j’en ai est celui d’un homme fier et attachant qui n’a pas été reconnu à sa vraie valeur de marin. Marin qui a tracé un formidable sillage de quatre cent mille milles, l'équivalent de dix-huit fois le tour de la Terre, un exploit probablement inégalé…


Dernières nouvelles d'Inox: pour savoir ce qu'est devenu INOX aller sur le site de http://www.entre2toursdumonde.com/index.htm  qui permet de voir la remise à neuf de ce bateau mythique


Bibliographie:

- L'école de la vie (1910-1994) - publié en 1994 par l'auteur,
- La mer ou la fille - publié en 1959 par les Editions Plaisance,
- Les aventures de Marcel Bardiaux - édité en 1960 par Marcel Bardiaux,
- Aux 4 vents de mes amours - édité en 1975 par Marcel Bardiaux,
- Entre deux tours du monde - édité en 1995 par Marcel Bardiaux,
- Aux 4 vents de l'aventure : 1. le défi au cap Horn - éditions Arthaud,
- Aux 4 vents de l'aventure : 2. Par le chemin des écoliers - éditions Arthaud.

00:00 Publié dans 05 Rencontres | Commentaires (29) | Tags : rencontres, le bateau

Commentaires

merci de parler de Marcel , je l'ai vu dans le port de Redon mais je ne connaissais même pas son nom , je n'ai pas osé lui parler , les respect peu être, quand je me suis rendu compte qui était ce personnage , il était trop tard , il était décédé . Son bateau Inox a été racheté , il est maintenant dans le port de la Roche Bernard . A la Capitainerie j'ai acheté pour plus de 100€ de livres de Marcel, la jeune fille qui était la était surprise, quand on aime on ne compte pas. J'ai trouvé d'autre livres sur Internet , je suis devenu un mordu , même si on est pas toujours d'accord avec Marcel , ses récits c'est que du bonheur , le rêve dans ce monde de brut . Je ne navigue pas , que dans ma tète . Mon rêve traverser l'atlantique, mais pas tout seul, je ne sais pas naviguer, ma fille ainée a fait de la voile , mon fils ainé fait de la compétition, le Spi Ouest France en autres , ce que papa n'a pas fait ils le font , que du bonheur . J'ai découvert aussi un autre marin très attachant Alain Maignan , c'est aussi beaucoup de bonheur en le lisant .
A bientot
un Breton qui vous dit Kenavo

JBK

Écrit par : Jean Bernard Ker. | 15/02/2009

J'ai acheté "Aux 4 vents de mes amours" j'en ai gardé une image très négative du personnage.
réponse du cap'tain:
Il était d'un abord difficile, mais c'était une figure et un marin exceptionnel. Lisez "Aux quatre vents de l'aventure" et ses autres livres; On parle d'un marin indépendant qui s'est battu pour conserver son autonomie jusqu'à sa mort.

Écrit par : Philippe | 01/05/2009

J'avais lu a l'adolescence "au 4 vents de l'aventure" puis relu une petite dizaine d'années après avec un regard plus technique. Si je ne peux qu'être admiratif pour l'exploit je n'aime ni sa prétention ni son coté donneur de leçon de vie.
Définitivement je n'aime pas ce Monsieur. Le cap'tain a-t-il lu "Aux 4 vents de mes amours"? c'est assez gratiné coté auto-satisfaction.

Écrit par : Philippe | 05/05/2009

Bonjour, plus satisfait de lui que "vantard" (un vantard est quelqu'un qui se pare de qualités et de faits qu'il n'a ou n'a pas réalisé) Lui a réalisé "ses prétentions", même si cela énerve certains, c'est un sacré bonhomme, je me souviens d'avoir été le voir au port de Nantes ou il faisait escale après sa traversé du Canada en France. Le bonhomme était tout courbé (une chute au sec du pont d'Inox au Canada) il récupérait de l'eau dans son annexe pour sa toilette, mais bien qu'en fin de vie et diminué, toujours un sacré temperament

Écrit par : Francis | 07/12/2014

Je suis comme vous admiratif pour ce qu'il a fait , mais des qu'il se met a parler d'autre chose que de la mer ou de son voilier c'est vrai c'est vite lassant. Mais il faut reconnaitre qu'il a eu une vie bien remplie. Il n'y a pas si longtemps j'étais en vacances prés de La Roche Bernard, j'ai revu Inox, et on se met a rêver

Kénavo

JBK

Écrit par : Jean Bernard Ker. | 15/05/2009

Marcel a un jour débarqué à Cherbourg, après avoir talonné dans le raz Blanchard. J'étais petit. Mon père, qui a bouffé des millliers de milles en Manche, a été intrigué par ce Monsieur qui réparait seul son bateau sur la cale de l'école de voile.
Il a fait connaissance, sympathisé et, finalement, Marcel a passé six mois à la maison. L'homme était hâbleur, vantard, mais quel personnage et quel vécu ! Tous les soirs je me régalais de ses récits de mer, de ses incroyables réparations. Marcel était capable de fabriquer à bord de son bateau un rivet lorsqu'il arrivait que l'un des milliers de rivets de son bateau "Inox" cède. Il avait construit lui même le dôme en plexiglas. Marcel était un homme à femme, mais avant tout, un homme de mer. Ne le jugez pas sur ses livres, jugez le sur son expérience de marin, sur son incroyable ténacité.

Marcel m'a dédicacé ses livres, qui doivent être rangés quelque part. Je me souviens de l'homme chaleureux, des heures passées à côté de lui, à explorer ses boites en fer d'où il exhumait ses souvenirs personnels, des timbres dont il m'a fait cadeau. Je le revois à quatre pattes, plonger la main dans les coffres de son bateau pour chercher un livre, je revois aussi son vélo entreposé dans le bateau, ou la meuleuse qui trônait non loin du carré.

Marcel, ce n'est pas l'adulte, mais l'enfant qui te dit merci pour ses moments de rêve avec toi.

Mister Greg

Écrit par : Grégory | 15/10/2009

Idée très intéressante, j'espère vous lire à nouveau très bientôt. Votre blog me donne envie d'en créer un également... j'espère que j'y arriverai !

Écrit par : cote | 06/04/2010

Bonjour,

Un vrai marin comme on les aime mais aujourd'hui comme dit Eugene Riguidel autre têtu parmi les têtus : beaucoup de bateaux à présent et de moins en moins de marins !!!.....

le WAY POINT est vite fait mais les hommes aiment t ils vraiment la mer ?

J'ai eu la chance d'etre béni par Neptune et d'etre né sur un bateau et ai tjs aimé ce Marcel Bardiaux car l'aventure c'est l'aventure ....rien donc à voir avec les garages à bateaux !

INOX comme OCEANONOX quelque chose comme l'appel du large qui ne peut etre compris par le terrien trop terre à terre qui ne sait pas que la Terre est ronde , qu'elle est une ile finalement donc un exil loin de ce royaume !

Liberté de vivre ce que l'on pense et que l'on aime malgré vents et marées ne plaît pas à tout le monde et dérange ceux qui n'ont jamais levé l'ancre ou qui ne sont pas ancres et qui dérivent sans le savoir au gré des modes journalistiques ou des quatre vents mauvais qui les emportent tous !!.

Marcel Bardiaux prit son temps de vivre et là est l'essentiel car l'homme n'est qu'un passant et lui a voulu l'expérimenter jusqu'au bout des ongles mais personne ne s'est vraiment intéressé à cet ULYSSE DES TEMPS MODERNES car hors de saison en somme et comme le dit si bien le poete de Douarnenez G. PERROS " En Epique Epoque ne sommes ! ....

Homme libre bien sur avant d'etre Français libre car Petainiste mais bon !!!, lui n'a jamais eu ni la francisque par PETAIN ni la légion d'honneur par le President Mitterand ....car trop de latitude prises par rapport à ces babioles !!!! ( peut on lui reprocher vraiment çà pour le reduire à quelqu'un qui n'aurait vecu que pour sa verité qui ne serait pas celle des hommes ?

KENAVO ET merci à vous pour l'intérêt que vous avez su porter à cet "homme marin" et Kenavo de chez les PENN's SARDIN et du TINA ex CAPTAIN BROWNE !

Christian.

réponse du cap'tain

J'ai rencontré Loic Fougeron il y a de nombreuses années lorsqu'il était venu présenter dans ma région ses aventure avec CAPTAIN BROWN. Bateau qui a connu de belles aventures. je suis heureux de voir qu'il continue sa vie maritime

Écrit par : MALHOMME CHRISTIAN | 21/09/2010

J'ai rencontré M Bardiaux à Nantes le 19 juin 1995.
Ce n'était pas facile de l'apprivoiser et il était surtout intéressé par la vente d'un livre.
Il ne s'embêtait pas à passer trop de temps avec ses clients.
Mais j'ai pu approcher une légende et voir ce bateau commençé à Cherbourg.
J'aimerais qu'on le cite plus souvent dans les grands navigateurs français.
Bruno (voileux)

Écrit par : Bessin | 03/10/2010

bravo à Marcel bardiaux que tout le monde a semblé oublier. c'est sur, ce n est pas kersauson ou autre navigateur avec leurs balises de detresse ou leurs radio par satelite mais il vaut plus qu'eux ma mere m'a acheté ce livre aux 4 vents de l aventure j avais 14 ans ne en 1942 j ai aujourd hui 68 ans le 31 decembre cette année je n' oublierai pas marcel bardiaux que je continue a lire le soir parfois au lit. Pour moi c est un grand navigateur autant que Gerbault ou les autres le Toumelins sa mémoire me restera a jamais. Il n a rien perdu de connaitre ce monde d' imbecile actuel. je ne l'oublierai jamais il a bercé les reves de mon enfance il est pour moi l un des plus grand navigateur merçi de m avoir lu. Marcel si tu me vois je ne t' oublie pas jean pierrre

Réponse du cap'tain.
Si j'ai évoqué la vie de ce grand marin d'une autre époque, c'est par respect pour ses exploits. cela n'enlève rien aux autres navigateurs, qui se sont adaptés aux nouveaux moyens de navigation. le seul fait de partir en mer est déja une aventure en soi.

Écrit par : gatineau | 27/11/2010

Bonjour,

A moi aussi, les 2 tomes de "Aux quatre vents de l'aventure", m'avaient été offerts pour mes 12 ans. Après avoir longtemps boudé le livre (les histoires de navigation ne m'attiraient pas), j'ai fini par les lire vers 14 ans, un jour de désoeuvrement.
Ensuite, ce n'est pas 10 fois, ni 100 fois que je les ai relus, mais beaucoup plus que ça, au point de les connaître par coeur. De mémoire, alors que Marcel démarre son tour du monde à la rame, car au sortir de la guerre, le petit moteur Couach manquait de fiabilité, "... du pont Alexandre III, un titi me lança : "Bravo mon gars, mais si tu comptes faire le tour du monde comme ça, t'auras mal aux poignets !"

Solitaire, les deux livres comblaient mon besoin d'aventures... par procuration.

En désordre, Marcel qui plonge dans l'eau froide à Honfleur pour décrocher l'ancre, Marcel qui prend la bôme en pleine tête, Marcel poursuivi par le gendarme des marquises, Marcel qui fait trois tonneaux en voiture avec Fréhel (Tunisie ?), Marcel qui saute sur un récife de corail à Tahiti pour dégager son bateau et qui chope un ver vrilleur tenace, Marcel qui fait le coup de poing avec le planton de l'ambassadeur, Marcel poursuivi par un prao malais, arraisonné par la marine américaine, dont le bateau fait 2 tours, en pleine nuit, au large du cap Horne, Marcel dans un magasin sélect de New York avec sa sandalette sur la tête etc.

Marcel n'avait pas connu son père et manifestement il en souffrit toute sa vie, au point de toujours partir et d'avoir des avis tranchés et des opinions à l'emporte pièce par impossibilité d'accéder à la complexité des êtres et des événements.

Delphin

Écrit par : Delphin | 29/10/2012

mes commentaires ou plutôt mes révélations sur Marcel Bardiaux sont les suivantes: lorsque celui-ci
est mort il a déshérité son neveux et sa nièce et a fait héritier unique le gaspésien qui l avait aidé lors
de son accident sur les côtes gaspésiennes, ce monsieur s appelle Robert Pagès, c est un francais
d origine arrivé au Canada en 1955. Ce dernier s est rendue de suite en France après la mort de M.
Bardiaux est a récupéré tout ce qui avait de la valeur sur et dans le bateau(trophées,livres et autres
objets de valeur) il fallait qu'il fasse vite car le neveux et la nièce de Bardiaux allait faire un arrêt à
la succession, voilà la vérité sur la suite de la mort de ce navigateur au caractère assez particulier,
de plus, le gouvernement francais a essayer de récupérer le bateaux Inox comme pièce du patrimoine
historique, contacter-moi si vous souhaitez d autres info!

Reponse du cap'tain
Jusqu'au bout il aura eu une attitude tranchée que personne ne peux juger compte tenu de son parcours particulier qu'il a mené seul du début à la fin. Merci pour les informations

Écrit par : A. de Beaufort | 20/05/2011

Week-end de Pentecôte, j'ai vu Marcel roder autour d'Inox sur le terre plein d'Arzal, son bateau est au sec, il est à vendre, j'espère qu'il trouvera un bon acquéreur qui saura le chérir comme un trésor.
Bon vent à toutes et à tous.

Écrit par : Olivier enter Paris et Arzal | 14/06/2011

c'est vrai l'autre jour je trainais sur Le Bon Coin
son bateau est a vendre, il y a aussi un youyou de sa conception
ce serait intéressant que l'acheteur continue d'informer les passionnés
sur le devenir de ce bateau

kenavo

JBK

Écrit par : JBK | 28/09/2011

au sujet d'"Inox"... il devrait d'évidence rejoindre le musée maritime de La Rochelle, à la suite de "Joshua" de Moitessier, ou de "Damien" de Poncet et Janichon.

Ce ne serait que justice...

Écrit par : guy | 10/11/2011

Passionné de kayak et alors navigateur en chambre, j'ai correspondu en 1995 avec Marcel BARDIAUX qui m'a toujours répondu aimablement en me joignant des photos à ses livres dédicacés. Aujourd'hui retraité et me lançant dans la voile, je me délecte en relisant ses livres et apprécie beaucoup ses conseils de grand navigateur. J'aimerai trouver les quelques ouvrages qui me manquent de lui et voir son bateau Inox. Y-a-t'il une association des amis de Marcel BARDIAUX ?

Écrit par : GODEAU | 30/11/2011

Hello

Lorsque le bateau de Marcel a été vendu, ces cales ont été vidées.Tous les bouquins avec lesquels Marcel co-habitait se sont retrouvés en partie au Café du Commerce - 25 Rue Crespel de Latouche - 56130 La Roche Bernard - 02 99 90 90 42 et aussi à La Capitainerie de La Roche Bernard, là ou se trouve Inox en ce moment.
On trouve aussi ses bouquins à Paris à La Librairie Maritime av de La Grande Armée. Quant à l'association, je ne sais pas, on peut toujours la créer et avec un peu d'argent racheter son bateau ! A nous de jouer. Keep in touch. Olivier

Écrit par : Olivier de Paris | 01/12/2011

pouvez vs me dire ou se trouve inox maintenant? est il REVENDU? J'ai connu marcel de 1995 à la fin.je l'ai emmené à La Rochelle à son garage.il ne le retrouvait pas.il me dit
il n'y avait pas d'immeubles ici. j'ai su qu'il n'était pas venu depuis 15 ans.
j'ai remonté la Loire en 96,jusqu'à St Nazaire,ou il est reparti pour la dernière fois traversé l atlantique,et essuyé cette fameuse tempete en arrivant.il reviendra avec un bateau meurtri pour finir à redon.mais entre temps il était revenu chez moi et avait été faire une cure en thalasso à quiberon (je l'avais emmené) il dit à l'hotesse qui lui faisait visiter. elle est garnie ma chambre? sacré marcel.
je livre des anecdotes ,comme il me vienne,mais je garde de lui une immense admiration .un des plus grands marins,qui ne revenait pas au port à la moindre avarie. il avait horreur de dépendre des autres et avait organisé sa vie pour tout faire lui meme.,aussi vetements ,chaussures ,voiture.
merci de me dire donc,ou se trouve INOX maintenant.
hubert

Écrit par : hubert | 11/03/2012

Je suis trés intéressé par tout ce qui concerne la vie de Marcel BARDIAUX et le devenir de ses bateaux.
Cordialement,
Jeran GODEAU

Écrit par : GODEAU | 11/03/2012

Bonsoir,

Je suis moi-même un fervent admirateur de Marcel Bardiaux et j'ai relu récemment toutes ses oeuvres (à l'exception de "Entre deux tours du monde" et "382 milles de navigation solitaire ?" que je recherche).
Je ne l'ai jamais rencontré mais j'ai correspondu avec lui à plusieurs reprises dans les années 1995 et lui ai commandé tous ses ouvrages, y compris les bulletins du GALMB. A chaque fois, il m'a envoyé, en plus des livres dédicacés, un courrier trés aimable (je suis kayakiste) et des photos de lui.
J'ai essayé de faire des recherches et j'ai appris que son bateau "INOX" était au quai Saint-Antoine, 56130 LA ROCHE-BERNARD.
Il aurait été racheté à Monsieur Robert PAGES, légataire universel de Marcel BARDIAUX, par une personne de Haute-Savoie. La mairie de LA ROCHE BERNARD, la capitainerie et le café du commerce (25, rue Crespel de Latouche) sont en mesure de donner plus de renseignements. Je compte m'y rendre aux alentours de PAQUES.
Quant à son premier bateau en bois 'Les 4 vents", je ne sais pas ce qu'il est devenu et serait trés intéressé de le savoir.
En espérant recevoir d'autres nouvelles,


Le 11 mars 2012 18:21, Hautetfort Service a écrit :
Bonjour,Un nouveau commentaire vient d'être posté sur la note "http://brisedhemar.hautetfort.com/archive/2008/12/24/marcel-bardiaux-un-marin-independant.html" du weblog "BriseDheMar" :"pouvez vs me dire ou se trouve inox maintenant? est il REVENDU? J'ai connu marcel de 1995 à la fin.je l'ai emmené à la rochelle à son garage.il ne le retrouvait pas.il me dit
il n'y avait pas d'immeubles ici. j'ai su qu il n'était pas venu depuis 15 ans.
j'ai remonté la loire en 96,jusqu a st nazaire,ou il est reparti pour la dernière fois traversé l atlantique,et essuyé cette fameuse tempete en arrivant.il reviendra avec un bateau meurtri pour finir à redon.mais entre temps il était revenu chez moi et avait été faire une cure en thalasso à quiberon(je l'avais emmené)il dit à l'hotesse qui lui faisait visiter. elle est garnie ma chambre? sacré marcel.
je livre des anecdotes ,comme il me vienne,mais je garde de lui une immense admiration .un des plus grands marins,qui ne revenait pas au port à la moindre avarie. iil avait horreur de dépendre des autres.
et avait organiser sa vie pour tout faire lui meme.,aussi vetements ,chaussures ,voiture.
merci de me dire donc,ou se trouve INOX maintenant.
hubert t"Si vous ne souhaitez plus recevoir de commentaires sur cette note, veuillez cliquer sur le lien ci-dessous :Se désabonner Bien cordialement,L'équipe Hautetfort
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Écrit par : GODEAU | 12/03/2012

Je suis passé à LA-ROCHE-BERNARD le 17/04/2012 et, après avoir acquis l'ouvrage de M. BARDIAUX (Entre 2 tours du Monde) qui me manquait au café du commerce (trés bon accueil), j'ai pu apercevoir de loin le voilier INOX qui est amarré à un corps mort dans le vieux port. J'ai appris qu'il était à vendre et suis intéressé par toute personne (ou groupe de...) voulant le racheter, ainsi que par tout objet ayant appartenu à M.B.
A vous lire.
J.G.

Écrit par : GODEAU | 01/05/2012

Nous avons connu Marcel lorsqu'il est venu mettre INOX au Marinas de Bel Air à DAKAR, voisin de notre TRISMUS 37 d'abord en 1982, nous nous sommes acceptés et ainsi Marcel venait à notre bord partager le déjeuner dominical, végétarien qu'il disait etre ne l'empechait pas d'accepter un bon steack "ce qui est dans l'assiete n'est pas à refuser"
Au marinas il se servait de l'atelier pour refaire l'arbre et l'hélice inox, il y resta 2 ans et sympathisa avec notre fils de 8 ans ainsi qu'avec le proprietaire du marinas et les autres navigateurs, toujours discret et paressant etre intouchable.
En 1998 j'ai retrouvé Marcel au port de ST NAZAIRE ou je m'étais réinstallé architecte en 1987, nous l'invitions fréquemment le dimanche à PORNICHET, puis ce fut REDON et sa derniere nav.
J.C. GOURET

Écrit par : GOURET | 07/09/2012

En recherchant des archives INA sur Marcel, je suis tombé sur un site qui parlait d'informations du 29 mai 1942 ou on parlait de Marcel. Il s'agit d'une compétition de canoë kayak que Marcel a gagné, c'est au tout début de la vidéo.
http://www.ina.fr/video/AFE86004277/les-actualites-mondiales-edition-du-29-mai-1942.fr.html
pour ceux qui recherchent des souvenirs de Marcel. Il y a ses livres au café du commerce, son bateau qui est a vendre tout cela a La Roche Bernard. Régulièrement sur le Bon Coin on trouve un de ses Youyou a vendre
en plus ou moins bon état.
Kenavo
JBK

Écrit par : Kerjouan | 20/11/2012

J'ai découvert Marcel Bardiaux, ces dernières semaines après avoir commencé à acheter tous les livres des circumnavigateurs les plus célèbres j'ai appris l'existence de ce grand marin, et bien entendu j'ai acheté tous ses livres que j'ai dévorés.
Il s'avère que dans le dernier édité, en 1994 : "l'école de la vie", soit 6 ans avant sa mort, il fait allusion à un futur livre que semble-t-il, il aurait commencé à écrire, il évoque le titre "352 000 milles de navigations solitaires". C'est en fait les navigations qu'il a faites avec son dernier bateau Inox, pour lequel il avait écrit un livre sur les péripéties de sa construction mais aucun sur les navigations qu'il a réalisées de 1969 à 1995, soit durant toute la période durant laquelle il a quitté la France.
il est probable, compte tenu qu'il était son propre éditeur, qu'il devait se trouver à court de trésorerie pour envisager de faire imprimer ce dernier ouvrage, ce qui pourrait expliquer l'absence d'édition pour ce livre. Cependant, je suis étonné que son légataire universel, en l'occurrence un québécois, ou ses neveux, qui ont peut être visité le bateau avant l'arrivée du canadien, ni l'un ni l'autre n'aient tenté de trouver un éditeur pour le manuscrit, si manuscrit il y a, bien entendu.
Si quelqu'un a entendu parler de l'existence de ce manuscrit, merci de nous en faire part.

R.Pinto.

Écrit par : Robert Pinto | 11/07/2013

réponse aux commentaires de Mr.Robert Pinto 11/07/2013. Rapidement et pour ce que je sache, ce québécois se nomme Robert Pages, il a hébergé Marcel lors de son accident sur les côtes gaspésiennes, c'est lui qui devint héritier de ce dernier, et lorsqu'il est mort, R.Pagès à fait un voyage spécial en France pour récupérer tout ce qui avait de la valeur dans l'Inox, les citations, les médaillles et les coupes, sûrement le manuscrit s'il existe, de plus, il a mis la vente du bateau entre les mains d'un vendeur pour que son nom ne soit pas cité, surtout à la suite de Bardiaux de déshériter ces neveux et nièces, pour ce qui est de ces infos elles sont de sources sûres!

Écrit par : A.de Beaufort | 06/04/2014

Peut être n'avait il pas commencé a compiler ses notes, comme il espérait vivre jusqu’à 100 ans, il lui restait de la marge. Mais je pense que ce dernier livre aurait pu être intéressant. Si on pouvait avoir des informations, nous ne resterions pas sur notre faim
JBK

Écrit par : JBK | 11/07/2013

Bonjour. Tombant fortuitement sur ce forum et venant de rénover un youyou Bardiaux, j'en profite pour demander si quelqu'un aurait des renseignements concernant le lieu et les dates de fabrication de ce dernier. Toute information complémentaire serait la bienvenue, car c'est une petite annexe sympathique, attachante et qui me rend bien service... Merci d'avance

Écrit par : Meslé | 14/09/2013

j'ai connu Bardiaux a Oleron en novembre 1969 et c'estvrai que le personnage etait pour le moins "difficile " il allait vendre son 4 vents qui etait en remorque derriere son"inox " (!!!) quand il est tombé en panne de moteur , comme quoi , même les "lister" son faillible ! J'avais a l'epoque 23 ans et faisait de la croisiere sur un corsaire depuis 6 ans et venais d'acheter un " GOLIF " de 6,50 m avec lequel je commencais a vadrouiller un peu partout...Après avoir refusé l'aide du chantier local, bien que completement désinteressé , il a fallu une bonne demi huere de dialogue sur le bord du quai pour qu'il se décide a nous laisser monter a board mon camarade et moi : grand moment !! on avait l'impression de faire partie d'une certaine élite car le maitre avait daigné nous laisser entrer !! je ne raconte pas le bordel dans le bateau resultat de l'arret non prévu a Oleron !! Tout de suite il a fallu acheter un livre , et vu le ton de l'individu , ca ne trétait pas a discutions !!! Au bout de quelques minutes il nous a indiqué la sortie en n'ayant qu'a peine répondu de facon très rugueuse a nos questions : ben oui , on avait une presque legende vivante sous les yeux !! Nous sommes reparti sans un au revoir de sa part alors que l'on voulait lui proposer une aide .....Mais bon , c'est comme çà on a pensé " quel vieux con !!" car pour nous le carrosse se transformait en citrouille !! Une question , : qu'est devenue la Fameuse "Mary " ??? si quelqu'un a une réponse......

Écrit par : Tihoti | 11/04/2014

bonjour , je suis passé a la roche Bernard ,fin juin 2014 ,et chaque fois je recherche inox dans le port ,je l'ai trouvé accosté au bout du ponton le plus en amont . aujourd'hui inox est a vendre a 69000 euro , on le trouve sur internet avec des changements importants concernant l'intérieure qui a été entièrement refait j'étais monté a bord a Redon le 13 5 1999 ou j'ai acheté les livres qui me manquait,j'ai eu le privilège de connaître cet extraordinaire marin qui a toujours ramené ses bateaux au port.
l'idéal pour inox serai qu'il soit racheté par un musée par exemple celui de la Rochelle ou se trouve joshua de moitessier , ou lorient ou sont les pen duick ,
quand a kurun de jacques yves le toumelin ,il est la propriété de la ville du croisic ,et il est dans le port et navigue encore
les quatres vent est au fond de la méditerranée au sud de la Sicile
Si un riche admirateur entend mon appel ? ce bateaux est un monument historique

Écrit par : boutin michel | 07/07/2014

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