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09/11/2008

Grenadines - 1982

Notre voyage de noces ayant tardé, et un moussaillon semblant se dessiner à l’horizon, nous décidons de partir naviguer aux Antilles.L’expérience en catamaran étant positive mais encore insuffisante nous font nous orienter vers un bateau marin. Il s’agit198212planpouvreau.jpgd’un Pouvreau 11,30 m (11,39 m, tirant d’eau : 1,61m) sur plan Vaton. Ce grand architecte a notamment dessiné d’un bateau qui faisait rêver dans les années 1980. Le Charles Heidsieck III, avec Alain Gabbay comme skipper s’est imposé comme le plus en avance de sa génération. Il frôle la victoire dans la Whitbread 81/8 2, avec une 2e place au général derrière le maxi Flyer. Il s’empare ensuite de la 3e place au SORC, gagne l’EDHEC 83, la transat Quebec - Lorient en catégorie monocoque et la Nioulargue 86 en IOR. Second dans La transat La Rochelle – Quebec.

Nous décidons de partir à deux pour profiter de notre lune de miel, déjà bien avancée.

La première journée en Martinique se déroule au rythme métropolitain avec avitaillement après une traversée rapide de la Pointe du Bout vers le port de carénage de Fort-de-France. Les courses sont expédiées en deux heures et retour à la baie des Flamands pour un premier mouillage. Tout cela en moins de six heures ce qui me vaudra une belle déshydratation le lendemain.

Le lendemain, dès neuf heures nous appareillons en direction de Ste Lucie. Passage un peu agité dans le chenal nécessitant de prendre un ris et avant la nuit nous sommes à Port Castries de Ste Lucie.

Nous décidons de ralentir un peu le rythme et de ne pousser que vers Marigot Bay à quelques miles de là. La carte postale recommandée dans tous les guides est effectivement merveilleuse avec le soleil qui se couche derrière les cocotiers en sirotant un petit punch. Enfin, juste le cap’tain car compte tenu du moussaillon qui flotte dans son ventre, la cap’tine n’a pas le droit à l’alcool.

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Cet endroit merveilleux s’est complètement dégradé au fil du temps et lors de notre dernier passage en 2001, nous n’avons retrouvé qu’un marigot puant où il est fortement déconseillé de se baigner, sauf si on est adepte « des p’tits boutons »

Une soixantaine de miles nous séparent de notre prochaine étape, Bequia. Nous mettrons une petite dizaine d’heures pour mouiller à Admiralty Bay, arrivant juste avant la nuit : une bonne moyenne au largue. Le bateau est bon marin et nous commençons à trouver notre tempo.

198212mayero.jpgNous cherchons à nous rapprocher rapidement des grenadines avec un départ en fin de matinée pour Mayero. Le vent nous lâche et comme je ne suis pas un adepte du moteur intensif, nous nous arrêterons à Canouan.

Nous gardons un souvenir ému de ce mouillage avec des yeux bien cernés le lendemain matin. Je vois tout de suite les esprits égrillards laisser libre court à leur imagination. Ils ont tort (cette fois). En fait, Canouan est un mouillage particulièrement rouleur avec une houle qui rentre dans la baie. Afin de garder le bateau dans l’axe j’expérimente le mouillage avant-arrière. Nous allons le regretter. Le bateau oscille entre l’ancre avant et après un bon coup de rappel se lance sur l’ancre arrière pour nous jouer la même scène. On finit par compter les moutons, je veux parler de ceux des vagues qui n’on aucune propriété pour vous endormir. Heureusement, nous avons mouillé à proximité, d’un monocoque skippé par un écossais accompagné par une Néo-zélandaise. Nous les rejoignons en annexe, à l’aviron car je n’avais pas pris de moteur d’annexe qui grevait notre budget.

Pour l’aller aucun problème, le retour sera un peu plus difficile après avoir appris à parler divers langues à coup de rhum.

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Pour se remettre, on ne prévoit qu’une petite heure de navigation pour rejoindre les tobago cayes. Le mouillage est idyllique derriere l’îlot de Barabal. Nous négocions une belle langouste contre un camenbert bien fait. Tout le monde est heureux. Un petit crochet par Mayer nous donnera l’occasion de dépanner Torirapa II qui est en panne de batterie. La mer est turquoise et le sable fin.

Direction Union, avec départ en début de matinée et arrivée en début d’après-midi, ce qui nous permettra d’aller empanner devant Morpion et Punaise, deux petits îlots devant Petit St Vincent.

Mayero, nous a plu. On y retourne.

198212bequia.jpgIl est temps de songer au retour. Nous remontons sur Bequia. Pour éviter St Vincent, qui n’a pas bonne réputation en terme de sécurité, nous décidons de remonter d’une traite à Fort-de-France. Le passage des canaux est un peu agité et nous prenons un bon grain à 40 Nds à l’arrivée à destination nécessitant d’affaler la Grand Voile car je ne l’ai pas vu venir. Nous avons fait nos 80 miles avec une moyenne de 5 nds, ce dont je ne suis pas mécontent, compte tenu du fait que nous avons été déventé derrière les îles.
L’arrivée de bonne heure, nous permet d’attendre de faire le plein de gaz-oil en se reposant un peu après cette remontée. Le plein fait, nous mouillons dans l’après-midi en baie des Flamands pour notre dernière soirée à bord et un petit réveillon de noël aux boudins antillais et cocktail de fruits.

Le lendemain, on rend le bateau à l’ anse du Mitan arrosé du dernier punch pour le cap’tain avant de rejoindre les froidures qui nous attendent en métropole.

On reviendra vingt ans plus tard avec les équipiers pour une belle balade, cette fois en catamaran.

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