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09/11/2008

Sirocco 26

27/06/1982 – 9/07/1982 : Atlantique: Croisière sur SIROCCO 26, premier essai de catamaran

Equipage : Cap’tain, cap’tine, Jean François N., François L.

Nous décidons de faire une croisière avec François et pour des raisons de stabilité et d’équilibre, je m’oriente vers un catamaran. Mon expérience sur ce type de bateau est nulle et a cette époque et le nombre de bateaux disponibles est assez limités. Après recherche, nous trouvons un loueur à Etel, Cazenove Catamaran qui peut nous louer un Sirocco de 8,50 mètres.

198207sirocco.jpgAccompagné de Jean François, qui venait aux réunions du groupe des Glénans, nous découvrons la rivière d’Etel au Magouer et Monsieur Cazenove. C’est un personnage qui a fait toutes les côtes sur catamaran de sport avec camping. Sa notion des besoins en navigation se résume à l’essentiel et il possède un fort sens du bricolage qui fait penser à Berrurier et sa traction.
Après quelques essais infructueux de démarrage du moteur, on s’aperçoit qu’il suffit de pomper, puis de tirer sur une languette métallique en faisant je ne sais plus quoi encore et alors le moteur démarre sans problème. Tout est à l’avenant, mais les voiles sont propres, le mouillage correct ce qui représente les seuls éléments nécessaires pour naviguer et assurer les mouillages. Nous allons faire une belle virée avec cette caravane de la mer qui fait 3 nds dans le vent.


L’avitaillement terminé, nous partons en fin de matinée par 15 à 20 nds de SW vers Sauzon de Belle-Ile. Nous ne sommes pas à la meilleure allure pour ce petit crapaud de la mer, mais malgré tout, nous mouillons pour une petite escale en début d’après-midi. Mieux amarinés, nous repartons en direction de l’île d’Arz dans le golfe du Morbihan. Après passage de la Teignouse, que François n’a pas encore eu le temps d’étudier, nous mouillons en début de nuit devant la Grange, base des Glénans dans le Golfe. Nous sommes fiers de nos premiers 45 miles sur un type de bateau qui pour le moment ne paraît pas très performant.


Première journée avec grasse matinée pour profiter de la marée qui nous éjecte du Golfe en direction de Hoedic par 20 nds W. Nous échouons en fin d’après-midi et nous découvrons le plaisir de débarquer à sec, sans annexe à gonfler. Nous mettons à profit les longues journées d’été pour se promener dans ce petit joyau. A cette date il n’y a presque personne.
Après cette journée de détente, nous décidons d’allonger la foulée et de rejoindre l’Archipel des Glénans. Une petite brise de 15 nds d’W nous accompagne toute la journée. Cette fois-ci, François a eue le temps de potasser les instructions nautiques et le passage de la Teignouse est plus tendu en raison de mes libertés avec le chenal. Compte tenu de l’axe du vent et des capacités au près de l’embarcation, nous ferons halte à Douelan en début de soirée. Nous avons fait nos 85 miles en 13 heures, soit 6 nds de moyenne route fond. Je suis assez content.
Le lendemain, le vent est insignifiant et nous mettons 6 heures pour atteindre Penfret. Nous faisons un petit tour dans l’archipel avant de prendre la direction de Concarneau où nous arrivons en début de nuit au moteur sans vent.
Le calme plat se poursuit mais nous voulons avancer. Après cap sur l’embouchure de l’Odet, c’est au moteur que nous rejoignons Le Guilvinec.
Après ces mornes journées, le Nord de 10 nds, nous permet de faire une bonne journée de 80 mile avec une moyenne de 6,5 nds. Nous rejoignons Camaret avec passage du Raz de Sein. L’îlot de Tevennec laisse un bon souvenir à François resté à l’intérieur, car avec le vent contre le courant de fin de flot, la mer est un peu dure et submerge notre petit esquif, ce qui lui donne l’impression de naviguer en sous-marin.
Il nous restera cette belle expression : «  vive la Vieille » (parlant bien sur du Phare que nous aurons le temps d’admirer)
Après ce petit périple, nous faisons en tour en rade de Brest le lendemain après-midi avec retour sur Camaret.


198207siroccovoile.jpgDe l’W/SW étant annoncé pour le lendemain nous remontons la mer d’Iroise pour aller mouiller à Ouessant dans la baie du Stif.45 miles en 7 heures, nous  maintenons notre moyenne de 6,5 nds ce qui n’est pas mal pour un petit bateau. Nous profitons de la soirée pour faire le tour de l’île en vélo. Les mollets de quelques uns s’en souviendront le lendemain.
Après Ouessant, les vents faibles nous incitent à tenter un tour à Sein par la passe nord. Les alignements dérivants sont très impressionnants, et nous sommes fiers de s’échouer le nez à quai pour prendre un pot bien mérité. Quand on se promène dans les ruelles étroites, de la largeur d’un tonneau de cidre, on comprend mieux la vie rude lorsque les tempêtes d’hiver soufflent sur l’île, qui a forgé de si solides marins.
Réveil matinal pour les 30 miles, par vent NNW-10 nds, qui nous séparent de Bénodet, où nous arrivons le soir.
Retour sur l’Archipel après avitaillement. Après une petite traversée tranquille nous mouillons devant l’ïle de Guignenec. Le lendemain, mouillages successifs à Fort Cigogne, puis à St Nicolas pour pêcher dans le vivier une belle langouste qui fera le bonheur de l’équipage. Départ en fin d’après midi pour Brigneau en passant devant Port Manech où j’allais passer quelques années plus tard, un de mes plus mauvais mouillage dans le cadre d’une croisière entre chefs de bord glénans.


Nous terminons notre périple sous Noroît 15 nds qui, après une escale à Port Tudy de Groix, nous porte jusqu’à Etel à la moyenne de 7 nds. Le catamaran est définitivement adopté.

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