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23/10/2013

Un quart de rêve

20131020lune.jpgLes moments magiques sont souvent bref mais laissent une trace indélébile dans notre perception du monde.

Mer belle, 11 nds de vent, le bateau file sur une mer plate sous gennaker et GV à 8 nds faisant jaillir des embruns qui brillent sous la lumière vive d’une pleine lune qui s’étale dans le ciel dans toute sa splendeur.

Assis au poste de barre, la musique de Purcel du King Arthur se mêle au rythme des vagues glissant le long de la coque..

 Dans le ciel, pas un nuage, des étoiles brillantes comme seul horizon.

 La perception des sensations que l’on perd à terre reprend le dessus sur la pensée consciente, et une fusion des sensations s’effectue.

 Il est très difficile de décrire tout cela, car la perception est par essence même hors du champ de la pensée.

 Mais que c’était beau !!!!!

 

17:37 Publié dans 03 Chez le Cap'tain | Commentaires (1)

05/10/2013

Brise Dhe Mar reprend la mer

201310depart.jpgVoyez vous, dans la vie, il n’y a pas de solutions. Il y a des forces en marche : Il faut les créer et les solutions suivent. Antoine de St Exupéry - (Vol de nuit - Chapitre XIX)

Dans mes propos préliminaires à la création de ce blog, je rappelais cette citation de St Exupéry.

Depuis notre retour, tirant les enseignements de nos expériences et des difficultés qui nous avaient fait mettre le projet en stand-by, nous avons pris le temps de la réflexion. Cette période m'a permis d'accompagner ma mère pour la dernière année de sa longue vie et de renouer avec les racines familiales. De nouvelles opportunités se sont présentées,riches de nouvelles expériences, mais le temps déroulant son tapis inexorable, il est temps de reprendre le large.


20120817salou.jpgLe contact avec la mer n'a pas été rompu. De petites navigations le long des côtes espagnoles avec Brice, Emeric et leurs compagnes, ont permis à Brisedhemar, de rester en forme, d'entretenir ses petits bobos et de le garder prêt à repartir.

20120821puertescala.jpgMais, le désir de poursuivre le projet, restait au fond de la tête, tout en tenant Mais, le désir de poursuivre le projet, restait au fond de la tête, tout en tenant compte des aléas qui devaient le faire aborder sous une autre forme. La cap'tine, qui avait affronté sans arrière-pensée les deux premières tentatives, ne se sentait pas de repartir en équipage restreint. Il fallait donc trouver d'autre solutions.


Les forces étant restées en marche, les solutions suivent.

20130523canet.jpg

Une petite croisière printanière sous les chaleurs "clémentes" du Roussillon, nous permettait de profiter de ce temps, pas si clément que cela, pour faire les menues réparations qui s'imposent. Prendre sa douche en doudoune, ce n'est pas si fréquent à cette saison sous ces latitudes! Certaines mauvaises langues disent qu'il y aurait une relation entre mes venues et ce type de temps...

 

20130424FLORES.jpgThibault après une année de travail en Nouvelle-Calédonie, partait pour la Polynésie, achetait avec des copains un vieux Damien 40 et travaillait plusieurs mois avec Anne-Sophie et leur couple d'amis à sa remise en état. Les premières navigations, permettaient de voir que la co-habitation serait difficile entre les deux couples. C'est la faute à personne, juste 4 caractères qui se frottent dans 10 m2.

Abrégeant le projet, le retour anticipé vers la France  va permettre pour le plus grand bonheur du cap'tain de repartir avec un équipage familial et amical.

Le bateau a été sorti de l'eau, car bien qu'ayant été caréné en mai, il avait de grande algues qui lui donnaient un air de tenue de soirée, et qui surtout nous ralentiraient et boucheraient les crépines. Tous les bateaux du port avaient été frappé dans l'été de cette attaque: Pollution?

En un mois, après un tour au bateau pour revoir les derniers préparatifs, nous allons pouvoir appareiller.

L'équipage reposant sur les deux marins de la famille, va se compléter des amis, puis des compagnes respectives des pauv'es marins!!!.

La cap'tine après réflexion(s), ne laissera pas très longtemps le cap'tain seul, le rejoignant aux Canaries. Elle sera heureuse de ne pas être la seule femme, puisque Anne-Sophie sera aussi de la partie. Elles pourront papoter entre les quarts, pendant que les hommes discuteront de choses sérieuses. (C'est pour mettre un peu d'ambiance dès le début!!!!!!)

Nous laisserons Madère, que nous avions bien visitée lors de précédent départ, à Tribord, pour profiter plus longuement des Canaries que nous ne connaissons pas.

Puis suivant le vent, nous continuerons le descente vers le sud en passant par le Cap Vert.

A suivre....

18:12 Publié dans 03 Chez le Cap'tain | Commentaires (0) | Tags : cap'tain

14/07/2009

Mais que font-ils donc toute la journée ? ...

20090710mouillageportimao.jpg

Cette question est souvent posée par ceux qui ne naviguent pas. Que peut-on bien faire toute la journée sur un espace aussi restreint que celui d’un bateau à voile ?

Pendant la navigation, la veille, le réglage des voiles le suivi de la navigation sont considérés comme occupant une grande partie du temps. Laissons un flou sur cette partie.

Mais à terre, comment occuper son temps. Je ne m’étendrai pas sur l’entretien du bateau car la liste des menus travaux à faire où à suivre serait fastidieuse pour le lecteur. Nous prendrons seulement quelques exemples pour indiquer que le temps marin n’a pas la même durée que le temps terrestre. Il ne faut pas occulter, par ailleurs, le temps de découverte, de relation de voisinage, d'écriture et de méditation.

Le mouillage :

Avant d’arriver à Portimao, une étude sérieuse de la carte nous a donné des indications sur l’endroit où nous devrions pouvoir poser notre ancre. Quelle est l’heure de la marée ? Quelle est la hauteur d’eau à ajouter à la hauteur indiquée sur la carte pour savoir si nous aurons assez d’eau sous la quille à marée basse, en connaissant la hauteur et l’heure de cette marée basse. Ces éléments intégrés, on se donne un point avec des repères à terre et une ligne de sonde que l’on pourra surveiller avec le sondeur.

Les voiles sont affalées bout au vent et le mouillage préparé. On peut faire un tour vers l’endroit repéré. Il faut tenir compte des autres bateaux mouillés et venir nez au vent dans un endroit dégagé qui permettra de laisser culer le bateau pour dérouler la chaîne sur le fond.

Après une dizaine de mètres, on bloque la chaîne et on sent le rappel sur l’ancre, nous sommes accrochés sur le fond. Selon la hauteur d’eau, on va laisser dérouler encore quelques mètres.

On prend alors des repères latéraux à terre pour être certain que le bateau ne bouge pas et que l’ancre ne dérape pas. Après une dizaine de minutes, rien ne bouge. On peut alors mettre en place la patte d’Oie. Je rassure le lecteur, nous n’emmenons pas de basse-cour à bord. La patte d’oie est une aussière accrochée en son milieu sur la chaîne et dont les extrémités sont fixées sur chacune des coques. Le catamaran assez large, avec peu de tirant d’eau aurait tendance, s’il n’était fixé que par son milieu sur la chaîne à vagabonder de droite et de gauche. Le fixer aux extrémités des coques diminue nettement cette tendance.

Il va être temps de ranger le bateau et de boire une petite bière pour profiter du mouillage. Entre l’entrée dans l’avant-port et la bière, il s’est passé entre 30 et 45 mn. C’est un peu plus long que de faire son créneau en ville.

Mais que font-ils donc toute la journée ?

Les courses au mouillage :

Lorsque l’on arrive dans un nouveau mouillage, par excellence on ne connaît rien de l’environnement. Les premières courses, si elles passent par le supermarché du coin dans nos régions, prennent une autre dimension temps dès qu’on navigue.

Nous sommes toujours à Portimao et la première étape va nous faire passer à la marina en face où nous espérons pouvoir laisser l’annexe (le canot qui nous sert à nous déplacer à terre). Bien entendu, il a fallu le mettre à l’eau, charger la nourrice d’essence, préparer sac à dos et sac étanche (au cas où..) pour ramener les courses.

Arrivée à la marina où nous nous amarrons à un catway (ponton flottant) proche de la réception. Quelques renseignements pour voir la possibilité d’y passer quelques jours ( rinçage du bateau et grosses courses à prévoir..) et nous apprenons qu’il n’est pas possible de laisser l’annexe à la marina. Nous devons trouver un autre emplacement. On récupère un plan de la ville qui est plus éloignée le long du Rio Arade. On remonte donc le cours du Rio avec l’annexe. Le long de la rive, se trouve le Clube Naval réservé aux petites embarcations locales. On y pénètre et un ponton se présente à nous devant le Museu. Nous allons demander s’il y a problème à rester où nous sommes, ce qui ne semble pas être le cas. On laisse donc l’annexe la, et on part à pied en longeant le Rio à la recherche de notre supermarché. Le soleil commence à chauffer et nous avons oublié d’emporter à boire. A priori cela ne devrait pas être trop loin. Nous nous engageons dans les petites rues commerçantes dont aucune ne correspond aux noms que nous avons sur notre petit plan. On s’arrête à une boutique avec deux charmantes dames qui ne s’y retrouvent pas plus que nous sur le plan. On poursuit donc notre quête, et nous avons le bonheur de trouver un plan de la ville qui nous permet de nous resituer. Il est normal que nous ne retrouvions aucun nom de rue car nos périgrinations nous ont fait sortir du cadre du plan.

On fait demi-tour, et finissons par trouver l’objet de notre déplacement. Petit tour dans les rayons et approvisionnement en frais pour deux à trois jours car tout doit tenir dans les sacs emportés. Le retour vers l’annexe est beaucoup plus rapide en passant par le bon chemin. Nous nous offrons une boisson fraîche au bar du Clube Naval bien méritée. Tout est chargé dans l’annexe puis descente du Rio jusqu’au bateau. Déchargement et remontée de l’annexe pour la nuit.

Entre notre départ et les derniers rangements, il s’est passé environ 6 heures.

Mais que font-ils donc toute la journée ?

Un tour chez le shipchandler :

L’équipement de l’annexe n’est pas totalement terminé et nous devons acheter quelques éléments d’accastillage. Le shipchandler est à vue plus haut dans le Rio vers le chantier naval. Après un réveil tranquille, départ vers 10 heures. Une petite vingtaine de minutes d’annexe le long des rives puis arrivée à proximité. Où trouver à débarquer ? Il y a bien des marches, mais nous sommes à marée basse et elles sont un peu hautes et très glissantes et il n’y a rien pour accrocher l’annexe. Après deux tours, nous trouvons un magnifique catway avec un homme assis contre un canot. Nous nous amarrons en douceur. C’est alors qu’il nous explique qu’il y a un problème. Le catway n’est pas relié à la terre. Un coup pour rien. Sous un quai élevé, derrière un bateau de pêche, nous finissons par trouver une échelle métallique qui s’élève à la verticale. On s’amarre dessus et la cap’tine attaque la montée. Le ship’ est à portée. Les achats faits, descente de l’échelle en rappel puis retour au bateau. Il est 13 heures. Il reste à mettre le groupe en route ainsi que le déssalinisateur pour refaire le plein d’eau douce et charger les accus du bord. Préparer les éléments de l’annexe, les traiter et les fixer et il est déjà 14 h30. Il va être temps de se mettre à table. Puis la sieste s’impose.

Mais que font-ils donc toute la journée ?

16:36 Publié dans 03 Chez le Cap'tain | Commentaires (0) | Tags : escales